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Le ministère de la Justice, garde des Sceaux, chargé des droits humains organise du 27 au 29 avril un forum national des droits de l’homme sous le thème « intégrer la dimension, droit de l’homme dans le processus de transition ». L’objectif de ce forum est de faire le point de la situation sur les violations des libertés fondamentales dans le contexte de transition et de faire de suggestions qui feront l’objet d’un débat national au dialogue prochain. Reportage

La situation délétère et surtout les violations des droits de l’homme ce dernier temps inquiètent. Le ministère de la Justice, Garde des Sceaux et chargé des Droits humains, a décidé d’organiser un forum national de 3 jours sous le thème « intégrer la dimension, droit de l’homme dans le processus de transition ». Des experts juristes, des leaders des organisations de la défense des droits humains et des responsables de la société civile vont passer au peigne feint la situation des droits de l’Homme au Tchad ces dernières années et vont faire de propositions en vue de l’intégrer dans le débat du DNI.

Pour le représentant de la haut-commissaire des Nations Unies (UN) au droit de l’homme au Tchad, Ahouansou Félix, l’initiative d’organiser un forum national de droit de l’homme est une preuve d’ouverture du gouvernement de transition et un engagement à garantir les espaces civiques libres, mais aussi le témoignage de la volonté de travailler avec les différentes parties prenantes pour relever le défi des droits de l’homme au Tchad. Il souligne que les questions de droits de l’homme sont restées au cœur de l’action gouvernementale. Selon lui, malgré ces avancées, le pays a besoin de poursuivre sa marche vers la jouissance effective des droits civiques, culturels, économiques, politiques et sociaux de tous, sans discrimination.

Pendant 3 jours, le forum va aborder les thématiques dictées les défis majeurs auxquels fait face le Tchad actuel. Il s’agit des thématiques telles que l’administration de la justice et le droit à un procès équitable, les conflits entre agriculteurs et éleveurs et leur impact sur le droit à l’alimentation, les droits de l’homme et les industries extractives, les droits de l’homme et les élections, la protection des défenseurs des droits de l’homme, la cohésion sociale et la réconciliation nationale, etc.

La coordinatrice résidente du système des Nations unies au Tchad, Mme Violette Kakyomya, précise que le droit en matière de participation aux affaires politiques et publiques joue un rôle primordial dans les renforcements de la gouvernance démocratique de l’État de droit, de l’intégration sociale et au développement économique et dans la promotion des droits de l’homme. Selon elle, le droit de participer à la vie politique est important pour l’autonomisation des individus et des groupes et est essentiel pour supprimer la marginalisation et la discrimination. Pour la représente du système des Nations Unies au Tchad, les droits de participation sont indissociablement liés aux autres droits de l’homme. Elle propose que les droits de l’homme doivent être un sujet central dans tout processus politique pour garantir leur réussite.

Pour le ministre de la Justice, garde de sceaux et chargé des droits humains, M. Mahamat Ahmat Alhabo, le président du conseil militaire de transition (PCMT) fait de la question des droits de l’homme et de réconciliation nationale son crédo en vue de rebâtir un Tchad nouveau. Selon lui, ce forum se tient à quelques jours du dialogue national inclusif dont l’objectif principal est de rassembler tous les Tchadiens en vue de se réconcilier, faire la paix et se consacrer au développement de notre pays. M. Alhabo précise que les recommandations qui sortiront de ce forum seront transmises au gouvernement et à la commission d’organisation du dialogue. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux souligne que la question des droits de l’homme est une question fondamentale qui touche tous les citoyens sans exclusion. Il ajoute que le gouvernement de transition a élaboré une feuille de route de la transition qui devrait s’achever par la mise en place des institutions démocratiques élues. Pour le ministre, ces dernières années, il y’a eu des avancées notoires en matière des droits de l’homme au Tchad.

Dans le même chapitre des droits de l’homme l’élection du secrétaire général de la convention nationale tchadienne de défense des droits de l’homme (CNTDH), Mahamat Nour Ibedou est contestée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Il est reproché à cet ancien activiste et militant virulent des droits de l’homme d’être proche du gouvernement de la transition et que son élection biaiserait l’institution publique en matière de droit de l’homme.

Jules Doukoundjé

La cérémonie du lancement de la formation des élus locaux organisée par le Comité pour le développement du volontariat au Tchad (CDVT) a démarré ce mercredi 27 avril au Centre d’Étude et de formation pour le Développement (CEFOD). Reportage.

Ils sont au total 15 acteurs  de la société civile et des élus locaux à suivre la formation sous le thème : «  la mobilisation des ambassadeurs de dialogue social entre les organisations de la société civile et les institutions communales et le renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile (OSC) ».

Pour Khadidja Abderrahmane Koko la coordonnatrice du comité pour  le développement du volontariat au Tchad. Le comité pour le développement du volontariat au Tchad (CDVT), un collectif de cinq (05) organisations soucieuses de renforcer l’employabilité et la socialisation des jeunes à travers un corps de volontariat opérationnel et efficace. Le CDVT a eu le mandat du gouvernement tchadien pour la mise en œuvre du programme Nationale de volontariat du Tchad (PNVT) de 2015 à 2017. C’est dans le cadre de ce programme que le CDVT a implanté des projets tels que «  les ambassadeurs du civisme ».  Khadîdja Abderrahmane rajoute que certaines communes ont bénéficié des volontaires financés par l’ambassade de France, comme le projet d’appui aux activités éducatives sur le site des réfugiés de Zafaye.

Selon Bakhit Youssouf Idriss Coordonateur du projet d’appui à la société civile (PASOC), « c’est un projet  sur le financement du  11e  Fond européen pour le  Développement  qui couvre les élus locaux, les organisations de la société civile, les ONG, les acteurs au développement et les structures de recherche. L’ensemble de ces acteurs qui contribuent au développement et entrent dans le champ d’action de PASOC au niveau local et national. »

Alifa Dangal Ali le secrétaire permanent de l’association nationale des communes du Tchad explique les objectifs de cette formation. Pour lui, cette formation vise à l’enracinement de la démocratie et de la culture de dialogue et de la paix au Tchad, à travers une participation croissante des organisations de la société civile en s’appuyant sur le citoyen, en l’impliquant dans la vie politique, économique et sociale du pays. Le projet vise aussi au renforcement des capacités des organisations de la société, des institutions communales et de la mobilisation des ambassadeurs de dialogue social. Signalons qu’en plus des activités de renforcement des capacités à l’endroit des acteurs au développement, le comité pour le développement du volontariat au Tchad appuie la mise en œuvre du projet d’appui à la société civile en déployant des ambassadeurs du dialogue dans les centres de documentations et d’informations des organisations de la société civile (CD-OSC) .

Ousmane Bello Daoudou
Haoua Adoum Ibeth

Le Parti pour le Rassemblement et d’Equité au Tchad (PRET) traverse une crise sans précédent. Plusieurs membres du bureau politique national ont démissionné pour des raisons de la gestion opaque du Président national. Mais celui-ci rejette cette allégation et justifie que son parti est victime d’une évolution fulgurante en moins de 4 ans et de la jalousie des aînés. Reportage 

Rien ne va plus au Parti pour le Rassemblement et l’Equité au Tchad (PRET), de Me Bongoro Théophile. Plusieurs démissions ont été enregistrées au bureau politique national.

Pour le président national du Parti PRET et membre du Conseil national de la transition (CNT) Me Bongoro Théophile, son parti ne traverse pas seulement une crise. Lui préfère parler de crise de croissance parce que le parti a grandi très vite. Selon lui, le parti a précédé ses fondateurs et l’intelligence humaine n’aime pas de telles assations. « Le parti date de 4 ans seulement, mais il a fait parler de lui tout de suite par rapport à certaines formations politiques qui l’ont précédée », explique-t-il. Il souligne que son parti est parti au primaire et c’est ce qui est rare au Tchad. Son parti a battu le leader de l’opposition de l’époque (Saleh Kebzabo). Autre raison, selon l’opposant, c’est le fait d’avoir conduit une liste au CNT, une liste investie par des partis qui sont anciens à son parti, mais qui leur a permis de prendre place au Comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) et au CNT. Le président national du PRET estime que cela a fait croire aux gens avec qui il mène la lutte et qui font de la politique un emploi, pensent que vous êtes venus pour gêner. « Le tchadien est resté dans ce schéma stéréotypé que l’enfant ne peut rien faire sans son père », justifie-t-il.

Au sujet de la défection des trois vice-présidents, il précise que ces vice-présidents n’ont pas démissionné. Il soutient que le premier vice-président est fonctionnaire international et le statut de son employeur ne lui permet pas de faire la politique et c’est pareil pour les deux autres. Concernant sa méthode peu orthodoxe à gérer le parti, Me Bongoro dit que son parti est composé de gens du métier libéral, et des enseignants qui sont des penseurs. Il souligne que si l’on ne met pas une petite goûte d’autorité, qu’ils appellent dictature, il n'y aura pas de discipline dans le parti. Au sujet de sa participation au CNT, le président national du PRET précise que son adversaire est en train de vouloir vendre parti. Il ajoute qu’ils ont été accompagnés par 16 formations politiques aux dernières élections en tant que membres de l’opposition et c’est à ce titre qu’ils ont été contactés après le décès du Maréchal pour participer au CNT. À propos de la suspension du parti souhaité par son adversaire, il répond que son adversaire est juriste. Et qu’il y a des conditions limitatives énumérées dans les lois portant régime des partis politiques au Tchad. Me Bongoro annonce que son adversaire a été radié du parti PRET.

Mais Me Fonessoubo Timothée ex-secrétaire national administratif du parti, a balayé du revers de la main les arguments du président national. Selon lui le PRET a été réfléchi pour ne pas ressembler aux autres formations politiques au Tchad. Il affirme que le PRET a un véritable problème managérial qui a entamé la cohésion au sein du bureau politique national et a déstructuré tout mécanisme de prise de décision. Me Fonessoubo estime que le parti a été créé pour militer dans l’opposition démocratique, et pour ce faire, des verrous ont été prévus pour empêcher les élites dirigeantes d’abuser de la confiance des militants. Pour étayer son argument, il cite l’article 10 du règlement intérieur du parti qui stipule que « aucune nomination à un poste politique ne peut se faire sans avis formel de la direction du parti ». Il précise aussi que le même règlement intérieur dans son article 11 prévoit que « tout militant qui se fera nommé en violation des directives du parti, s’auto exclut d’office sans qu’il ait lieu de faire recours à la convention nationale pour se prononcer sur les éventuelles sanctions ».

L’ex-secrétaire national administratif souhaite qu’après sa démission, ceux qui les ont remplacés soient signalés au ministère de l’Administration. Il affirme qu’il quitte le parti et il n’est plus comptable de ce qui adviendra.

Jules Doukoundjé

Ouvert depuis le samedi 23 avril 2022 au palais du 15 janvier, la foire spéciale ramadan continu d’accueillir les clients pour les achats des petits cadeaux relatifs à la fête du ramadan. Cette foire est organisée par la Chambre de Commerce d’Industrie d’Agriculture, de Mine et d’Artisanat CCIAMA. Ialtchad a fait un tour dans cette foire pour vous. Reportage.

Des animations culturelles et l’exposition de divers articles d’accoutrement et des produits alimentaires sont étalées dans les stands. Il y a des habits de différentes qualités pour hommes, femmes et enfants. Des chaussures, des voiles et des produits alimentaires nécessaires pour la fête de la fin de ramadan. La foire accueille les visiteurs à partir de 22h et ferme ses portes à 00h. D’un côté, il y a le groupe culturel des jeunes dénommé Chabab qui anime l’évènement. Et de l’autre côté, il y a les vendeurs assis devant leurs marchandises dans les stands construits pour la circonstance. C’est un véritable lieu de rencontre et de retrouvailles entre vieux amis qui discutent entre eux en petits groupes. Abderaman  Adoum  est venu visiter la foire. Il apprécie l’initiative et souhaite qu’elle soit pérennisée. « C’est une très bonne initiative, mais qui vient malheureusement à la fin du ramadan. Tout de même on profite de la foire pour changer un peu d’air. Je propose que dans les années à avenir, la foire puisse s’agrandir et s’ouvre au premier jour du ramadan pour que les gens puissent profiter de toutes les expositions », a-t-il indiqué.

Mme Koubra Massifa vend les produits cosmétiques. Elle a une grande expérience dans la vente de ces produits. Elle a été de toutes les foires organisées. Elle trouve celle de cette année exceptionnelle vu l’ambiance. Mais elle déplore le fait que les gens viennent faire le tour des stands sans acheter. Pour elle, les visiteurs viennent flâner pour demander le prix des produits et passer leur chemin. Un autre vendeur Rondouba Frédéric trouve formidable la foire. Il apprécie la visite des uns et autres dans son stand. Pour lui, comme la fête est dans quelques jours, les produits alimentaires n’intéressent pas les visiteurs, ils achètent seulement les habits et les chaussures. En plus de l’exposition des produits cosmétiques et autres, on trouve aussi des panneaux solaires avec des batteries, etc. L’exposition prend fin la veille du jour de la fête.

Ousmane Bello Daoudou

La coordination de la plateforme le Tchad d’abord a fait une déclaration d’intention de sa participation au Dialogue National Inclusif (DNI) ce samedi 23 avril 2022 dans un Hôtel de la place. Cette affirmation de la plateforme le Tchad d’abord s’est faite en présence de Secrétaire Général du Ministère  chargé de Dialogue  et de la Réconciliation Nationale et les différents  leaders des associations membres de la plateforme reportage .

À l’approche de ce grand rendez-vous les (soixante-neuf) 69 Associations de la Société Civile regroupées au sein de la plateforme le Tchad d’abord déclare leur intention de s’engager sans condition à participer au DNI  qui s’ouvrira le 10 Mai prochain. « Cette plateforme veut mettre en commun leurs  forces et intelligences pour répondre aux attentes des Tchadiens à travers les assises du ce rendez-vous pour discuter d’un Tchad nouveau réconcilié avec lui-même » disent les dirigeants de « Tchad d’abord ».

Le coordinateur  de la plateforme Tchad confirme « nous sommes déterminés à contribuer, conformément à des objectifs statutaires, au maintien d’un climat de cohabitation pacifique permettant de privilégier les intérêts du Tchad d’abord ».

La plateforme demande au Président du Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif, au Ministre d’État chargé de la Réconciliation et du dialogue de prendre en compte l’intention de la participation de la plateforme le Tchad d’abord.

M. Houlé Djonkala a mentionné que depuis le lancement de processus de la transition, le gouvernement est resté constant. Il a intégré toujours l’apport  de l’ensemble des forces vives de la Nation dans toutes ses composantes.  À son avis la volonté  du gouvernement s’est  manifestée à travers la déclaration du chef de l’État qui a promis aux Tchadiens d’organiser un dialogue inclusif. Le Secrétaire Général Houlé Djonkamla précise que cette volonté s’est réaffirmée lors de la déclaration des politiques du gouvernement de la transition aux Conseils National de la Transition. Cette volonté s’est retrouvée plus tard dans la feuille de route. Selon lui ce chronogramme a prévu des concertations préalables avec toutes des  sensibilités pour la mise en place de Comité d’Organisation du Dialogue.

Pour la déclaration d’intention de la plateforme le Tchad d’abord, M. Houlé  Djonkala  promet les  transmettre  à qui de droit. Il n’a pas manqué de rappeler les contributions, les idées et l’engagement des différentes coopérations pour la réussite du DNI ne sont pas perdus de  vue par le Comité d’Organisation de Dialogue National Inclusif(CODNI).

Ousmane Bello Daoudou

  

La Chambre de Commerce, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA) du Tchad organise depuis hier une foire dénommée Foire Ramadan au palais du 15-janvier de la capitale tchadienne, N’Djamena. Pour avoir plus d’information sur les enjeux socioéconomiques de cette activité du patronat, Ialtchad s’est entretenue avec Ali Adji Mahamat Seïd, Président de la Chambre de commerce du Tchad ce 25 avril 2022. Entrevue.

M. Ali Adji Mahamat Seïd, Président de la Chambre de commerce du Tchad affirme que son institution organise cette foire afin d’alléger un peu la souffrance des consommateurs tchadiens.  Selon lui, c’est aussi une manière d’encourager l’importation massive des produits. Ce qui pourrait, dit-il, influencer ceux qui font souffrir la loi de l’offre et la demande. M. Ali Adji constate que la guerre en Ukraine, accentué par le déficit céréalier de notre agriculture l’année dernière a fait que certains produits commencent à être rares sur les marchés. D’après lui, même les produits disponibles ont flambé. « On s’est dit que pendant cette période, nous allons proposer au gouvernement d’organiser une foire alimentaire. Ce qui a été accepté et on a adressé une correspondance au ministère de commerce, avisé les plus hautes autorités de l’État sur notre action. C’est un projet qui est encouragé et soutenu par le président de la transition. Il a donné toutes les instructions pour nous accompagner dans cette phase », a confié le président de la Chambre de Commerce, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA).

A son avis, c’est une foire spécialement du mois de ramadan afin d’aider la population à trouver surplace certains produits inhérents à la fête (gâteaux, habits et autres). Pour motiver l’ouverture de la foire que dans la soirée, M. Ali Adji évoque la forte chaleur dans la journée. Le soir selon lui est mieux indiqué et le climat est favorable. « Nous ne pouvons pas demander aux commerçants de vendre moins cher ou à perte. Nous sommes les représentants des opérateurs économiques qui ont de grandes entreprises. Nous ce qu’on leur demande c’est d’être correctes et de ne pas profiter de cette situation de pénurie pour augmenter le prix », souligne le chef du patronat. Il insiste pour dire que l’enjeu de cette foire est d’encourager les importateurs à faire une importation de masse. Le président de la Chambre de commerce souhaite que l’équilibre s’établisse entre l’offre et la demande. Il précise que l’intervention de la CCIAMA est beaucoup plus technique afin que les commerçants et les consommateurs trouvent chacun leur compte.

Pour répondre à notre question pourquoi organiser la foire à la fin du ramadan, M. Ali affirme que le retard vient de la mise en place de la logistique. L’idéal selon lui, c’était de la faire bien avant le ramadan, mais les procédures administratives ont traîné. « Étant donné que nous avons demandé l’exonération pour plus d’importation. L’attestation d’exonération a pris aussi du retard. Voilà les raisons fondamentales du retard. Mais la cherté de vie continue et ce n’est pas seulement le ramadan, il faut agir sur l’offre d’une manière globale. La dynamique, c’est de continuer la foire pour que cette période difficile d’offre puisse avoir sa raison sur le marché », dit-il. La CCIAMA assure M. Ali Adji, voudrait accompagner les actions du gouvernement. Il demande à la population de visiter la foire afin de constater d’elle-même, les différentes offres. À titre informatif, il signale que certaines entreprises ont tout de même accepté de diminuer si peu soit-il, le prix de certains produits. C’est encourageant et cela va permettre à la population de faire une petite économie, soutient-il.

Le président de la chambre de commerce déclare que ce n’est ni une première ni une dernière foire. Mais après cette année plusieurs autres vont en suivre. L’organisation de la foire fait partie de la mission assignée à la CCIAMA, affirme-t-il. La foire en cours va durer 20 jours, conclut M. Ali Adji Mahamat Seïd.

Moyalbaye Nadjasna

Déguerpis depuis le dimanche 20 mars dans la matinée de leur ancien site, les vendeurs du marché de Dembé n’ont toujours pas trouvé un site amélioré pour s’installer. Dépassés, ils ont fini par occuper les voies bitumées et les devantures des maisons des particuliers pour vendre leurs marchandises. Nous sommes allés à la rencontre de ces vendeurs qui nous raconte leur vécu quotidien. Reportage.

Les klaxons des engins demandant le passage aux usagers se font entendre toutes les secondes, surtout pendant les heures de pointe. Les vendeurs des différents produits alimentaires occupent la moitié de la voie bitumée qui quitte Dembé jusqu’au magasin de l’ONASA à Chagoua. L’autre voie qui divise une agence de voyages de la capitale est aussi occupée. Assis à même la voie bitumée et sous la chaleur ardente, les vendeurs comme ils disent tiennent le coup malgré eux. Les vendeurs et les vendeuses refusent ce qu’ils appellent « l’arnaque de la mairie municipale ». Ils livrent bagarre à la mairie qui selon, eux, prélève des taxes appelées « patentes » » tous les jours pour rien.

Nodjihassal Émelie est vendeuse de poissons séchés. Elle nous raconte son vécu quotidien avec les agents de la mairie municipale. « Les agents viennent par équipe pour prendre les pièces avec nous. Une équipe prend 250FCFA, 4 autres équipes passent pour prendre 100FCFA par équipe et la dernière équipe prend 50. Au total, nous donnons 650FCFA par jour et par vendeur. Ce qui fait mal dans tout cela, c’est la seule l’équipe de 50F qui nous donne de ticket. Le reste de l’argent on ne sait pas où il va », raconte-t-elle. Elle ajoute que même la voie bitumée qu’elles occupent pour étaler leurs marchandises n’est pas nettoyée. Mais elle ignore au nom de quoi la mairie se fait payer. Une autre vendeuse dame Kadjidja Mahamat elle, se plaint du comportement antisocial des propriétaires des maisons. Pour elle, les propriétaires des maisons les chassent de leur devanture tous les jours. Mais comme c’est la seule activité génératrice de revenus qu’elle sait faire, Kadjidja est obligé de négocier avec les propriétaires.

Si d’un côté on chasse les vendeurs des devantures des concessions, de l’autre côté on fait de cette occupation un vrai business. Mahamat Abakar occupe la devanture d’un particulier ou il vend les habits. Ils ont signé un contrat ou Mahamat doit payer 500 fcfa par jour à son désormais bailleur. Il revendique de revenir sur l’ancien site. « Nous voulons notre site d’avant ou alors qu’on nous donne un nouveau site pour nous permettre de faire des tentes et nous mettre à l’abri su soleil. En plus du soleil, le goudron dégage aussi de la chaleur. Et il y a encore quelqu’un à qui tu dois 500F par jour qu’il y ait marché ou pas. Vraiment nous souffrons trop. Il faut que les autorités nous trouvent une solution urgente », dit-il. Madame Guinanodji Aurélie par contre est tombée dans les mains d’une personne gentille qui ne lui a jamais demandé 5F depuis qu’elle occupe sa devanture. Elle s’en réjouit. « Martine est trop compatissante. Elle comprend nos peines et a mis gracieusement pour nous l’espace que nous occupons maintenant. On utilise, ses toilettes, son eau et quelquefois elle nous donne même à manger. Que Dieu la bénisse » a-t-elle conclut.

Kouladoum Mireille Modestine

Le Tchad célèbre ce 25 avril la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Le thème de cette 15e édition est : « innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies ». C’est aussi l’occasion pour le Ministère de la Santé publique de faire l’état de lieux de la lutte contre cette maladie qui constitue la première cause de mortalité. La cérémonie de la campagne a lieu en présence de la secrétaire d’État à la santé publique et de la solidarité nationale. Reportage.

Le paludisme est la première cause de la mortalité au Tchad. Ce taux de mortalité et de morbidité le plus élevé en Afrique centrale serait lié aux pesanteurs socioculturelles et au système de santé peu développé. La célébration de cette 15e édition a pour thème « innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies ». La journée mondiale de lutte contre le paludisme a pour objectif de mettre en exergue les progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre cette maladie et d’inciter les pays à accélérer leur intervention visant l’élimination du palu dans le monde.

Pour la secrétaire d’État à la Santé publique et à la solidarité nationale, Mme Mbaidedji Dékandji Francine, ce thème, souligne la nécessité d’élaborer et de renforcer les stratégies adaptées pour une lutte plus efficace contre le paludisme qui demeure toujours un problème majeur de santé publique au Tchad. Selon elle, le palu est le premier motif de consultation et la première cause de décès dans le milieu hospitalier. Elle ajoute que l’année dernière, cette maladie a été la cause de 42 % d’hospitalisation dont 29 % sont des enfants de moins de 5 ans et 18% des femmes enceintes.  La secrétaire d’État à la santé publique et de la solidarité nationale souligne aussi que 31 % de décès étaient dus au palu. « Il faut par conséquent accorder la priorité à la prévention et à la prise en charge médicale de cette maladie, tout en tenant compte de la dimension de l’innovation qui reflète le thème », suggère-t-elle.

Pour ce qui est de la prise en charge à base communautaire, Mme Mbaidedji Dékandji Francine affirme que 81 % des cas suspectés ont fait l’objet des tests rapides du diagnostic et le taux le positivité est de 79%. Alors que le taux des cas confirmés pris en charge est de 97%. Elle estime que ces résultats montrent que les efforts dans le domaine de la prise en charge sont louables.

Rupture des intrants

Les hôpitaux ont enregistré des ruptures et le secrétaire d’État estime que des efforts devraient être fournis pour que ces désagréments soient corrigés. Dans le domaine de la prévention, elle révèle que les formations sanitaires ont distribué 564.393 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action en routine dont 235.183 aux enfants, 329.210 aux femmes enceintes, avec un pourcentage de 58%. Concernant le traitement préventif, la Secrétaire d’État à la santé publique et à la solidarité nationale ajoute que la proportion des femmes enceintes qui ont reçu au moins 3 doses est de 34% et pour chimio-prévention du palu, elle dit que, tous les 72 districts éligibles ont été couverts. Au sujet de la distribution des moustiquaires imprégnées, elle affirme que 10 millions de moustiquaires ont été distribués en 2021.

Dans le même sens Dr Ignace Bimenyimana, coordonnateur du projet d’appui antipaludique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Tchad, les efforts restent encore à faire. Il souligne que le plus grand problème reste la lutte contre le palu chez les femmes enceintes. Il soutient aussi que les consultations prénatales qui sont faibles au Tchad et ne permettent pas d’atteindre le maximum des femmes étant les cibles les plus importantes et les enfants. Selon Dr Ignace, l’autre défi concerne l’utilisation des moustiquaires imprégnées, le taux de couverture reste faible et des efforts importants doivent être déployés pour la mise à la disposition de ces groupes vulnérables qui sont les femmes et les enfants. Il estime que la bonne gestion et l’utilisation des médicaments et autres moyens de lutte contre le palu qui sont mises à la disposition des formations sanitaires posent problème. Il suggère que le ministère de la Santé publique veille à tous ces moyens de prévention pour qu’ils parviennent aux bénéficiaires.

Jules Doukoundjé

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