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La question énergétique a toujours mis les Tchadiens sous tension. Les gouvernants n’ont plus d’arguments pour convaincre les citoyens tchadiens. La Société nationale d’Électricité (SNE) malgré ses 120 kW, n’arrive plus à desservir les ménages. Pas plus tard qu’hier la Banque Mondiale (BM) et le gouvernement tchadien viennent de signer 2 conventions. Il s’agit du Projet d'Accroissement de l'Accès à l'Énergie au Tchad (PAAET) et le Projet d'Amélioration des Résultats d'Apprentissage de l'Éducation de Base (PARAEB). Quelles sont les attentes et les enjeux d’un tel accord ? Décryptage.

Le Projet d'Accroissement de l'Accès à l'Énergie au Tchad (PAAET) et le Projet d'Amélioration des Résultats d'Apprentissage de l'Éducation de Base (PARAEB) sont les enjeux des conventions signées hier entre la Banque Mondiale et le Tchad. La première impression qu’on peut faire du discours du ministre tchadien du plan, M. Mahamat Hamid Koua qui a paraphé ce document est la grosseur de l’enveloppe. Un montant de deux cent douze millions de Droits de Tirage Spéciaux (212.000.000 DTS) équivalent à deux cent quatre-vingt-quinze millions de dollars américains (295.000.000 USD). Impressionnant, mais quand même vrai, depuis 60 ans, le taux d’accès à l’électricité est seulement de 6 %. Il faut attendre 70 ans pour peut-être arriver à 30 %, défi principal de cette signature facilitée par l'Association Internationale de Développement (IDA). Les attentes sont immenses. Sur les 15 millions de Tchadiens, seulement 1 million de ménages seront électrifiés d'ici 2027. Et les 14 millions ?

Autre impression qu’on peut faire du propos du ministre de plan, les résultats préliminaires de l'enquête nationale en cours au Tchad. A son avis, une priorité est donnée aux systèmes électriques par mini-réseaux isolés pour les villes et aux Systèmes solaires pour les zones rurales jusqu'en 2027. Il annonce que, la SNE ne sera pas entièrement chargée que l'extension de l'accès à N'Djamena. Concernant l'extension, l'exploitation et la maintenance des systèmes électriques des 12 villes secondaires, le ministre précise qu’elle sera déléguée au secteur privé. Il évoque quelques retombées humaines. Il s’agit de l’amélioration de la qualité de vie des Tchadiens par le développement du capital humain et social, la protection sociale et l'autonomisation économique.

Autre enveloppe, c’est celui destiné l’Éducation nationale. Elle est d’une valeur de cent sept millions six cents milles, de Droits de Tirage Spéciaux (107.600.000 DTS) équivalent à cent cinquante millions de dollars américains (150.000.000 USD). Son enjeu c’est l’amélioration des Résultats d'Apprentissage de l'Éducation de Base (PARAEB). Le résultat attendu c’est un système éducatif de qualité, plus dynamique qui redonne à l’école tchadienne sa lettre de noblesse. Il faut souligner qu’actuellement, l’école tchadienne fait face à nombreux défis de baisse de niveau, d’infrastructure et de manque de matériels didactiques et pédagogiques.

Impressionnante intervention du représentant résident de la Banque Mondiale (BM) au Tchad, Rasit Pertev. Selon lui il va mobiliser les équipes techniques de la Banque mondiale pour la réalisation de ces projets. « En réussissant à mobiliser en un mois quelques 700 millions de dollars pour financer ces projets, le Conseil d'Administration a signifié par-là que l'appui de la Banque mondiale est total pour permettre au Tchad de sortir du piège de manque d'énergie et d'infrastructures routières et d'un système éducatif en difficulté », a-t-il signifié.

Autrement dit, le Tchad dispose le strict minimum pour sortir de la crise énergétique si on fait usage de cet appui. M. Pertev soutient que ces projets structurants vont changer positivement le visage du Tchad en termes d'opportunité d'emplois, d'éducation, de business et de développement en général. Ça, c’est dans le discours. Il faudra attendre de voir ces paroles se matérialiser avant de commencer à croire. Le problème de manque d’énergie et les milliers de promesses de solution ont fait des Tchadiens des St-Thomas. Ils veulent voir avant de croire.

Moyalbaye Nadjasna

Le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, représentant du président du conseil militaire de la transition (PCMT) a procédé ce jeudi à N’Djamena au lancement du 11e congrès ordinaire de l’Ordre national des médecins du Tchad (ONMT). Cette édition a pour thème « Médecins du Tchad, leadership, compétences et difficultés au cours de la COVID19 ». Pendant 4 jours, les médecins vont décortiquer les maux qui minent le système de santé au Tchad, mais vont se pencher sur l’éthique et la déontologie de leur métier. Reportage

L’ONMT organise son 11e congrès national ordinaire. Ce congrès de 4 jours va permettre aux médecins tchadiens d’analyser les maux qui minent le système sanitaire du pays, mais aussi, de réfléchir sur l’éthique et la déontologie de leur métier. Plusieurs seront abordés.

Pour le président du comité d’organisation, Dr Fandebnet Siniki, après 30 ans d’existence, on peut affirmer que l’ONMT a atteint l’âge de la maturité au point d’être une force de propositions concrètes pour le développement sanitaire harmonieux au profit de la population. Pour cette raison, il demande que l’ordre soit écouté pour les problèmes liés à la santé au Tchad. L’ONMT promet de prendre ses responsabilités dans la recherche de solutions au dysfonctionnement du système de santé aux côtés d’autres acteurs. « Le corps médical est devenu à un moment, à tort ou à raison, le bouc émissaire pour tous les ratés de notre système de santé, alors qu’il se donne pour sa population en travaillant dans de conditions difficiles », soutient le président du comité d’organisation.

Emboîtant les mêmes pas, le président de l’ONMT, Dr Mbainguinam Dionadji, pointe le tableau sombre de la condition de travail du médecin tchadien. Selon lui, la profession médicale n’est pas reconnue à sa juste valeur dans notre pays. Il estime que les médecins tchadiens et les professionnels de la santé ne sont pas particuliers, mais ils sont un trésor pour un système de santé performant et ajoute qu’ils ne sont pas un coût pour le pays, mais ils enrichissent la société. Il affirme qu’il y a inadéquation entre les moyens d’investigation biologique mis en place dans nos hôpitaux et les résultats qu’on attend en termes de réduction de mortalité. Il soutient que cette situation est source de stress et de frustration du personnel de la santé. Le Président de l’ONMT ajoute que si certains Tchadiens préfèrent aller à l’étranger pour les soins médicaux, c’est à cause d’insuffisance du plateau technique et non à cause de l’incompétence des médecins. Il souligne que l’ONMT est engagé au côté des autres acteurs à faire aboutir le Code de la santé qui est en chantier et exhorte les autorités de transition de tout faire pour que cette loi soit adoptée, vulgarisée et que l’on se donne de moyens de l’appliquer.

Le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale et représentant du PCMT, Dr Abdel-madjid Abderahim affirme que les hautes autorités de l’État accordent une importance particulière à la santé. Le ministre de la Santé publique lance un appel à tous les médecins au respect de l’éthique et du code de la déontologie de cette profession. Il ajoute que le système de santé souhaité par le gouvernement dans l’avenir doit répondre aux attentes de la population. Selon lui, le gouvernement continuera à appuyer l’ordre national des médecins du Tchad dans sa mission.

Jules Doukoundjé
Abderamane Moussa Amadaye

Dans le cadre des activités marquant les 50 ans de l’université de N’Djamena, la section communication a fait une conférence-débat sur le thème « contribution des technologies de l’information et de la communication à la croissance économique des pays en développement ». La conférence a été animée par Dr Moussa Mahamat Ahmat à la faculté de la santé humaine sise à Gardolé. Reportage.

Tout a commencé avec la présentation du rapport de la journée du mercredi 4 mai par le rapporteur général Tatoloum Amane. Après cela, le conférencier Dr Moussa Mahamat Ahmat entame avec son exposé. Il définit d’abord les TIC avant d’aborder la contribution de ces dernières sur la croissance économique d’un pays. Pour lui, les Technologies de l’Information et de la Communication ont progressivement conquis de nombreux surfaces de la vie sociale, des processus et le taux de croissance de pénétration de ces outils dépasse en moyen 95%. Les capacités multidimensionnelles des TIC facilitent les innovations importantes dans les produits et les processus. Selon toujours  le conférencier, les TIC permettent de créer de nouveaux modèles d’entreprise, de nouvelles pratiques de gestion et l’émergence de nouveaux marchés. Il ajoute que c’est grâce à la diffusion des TIC que les coûts de transaction sont réduits et facilitent les modèles d’interaction plus productifs dans les entreprises. « L’impact des TIC s’accroit de plus en plus au-delà du seuil d’adoption et devient plus important que l’investissement et la production. Cependant, de nombreux pays en développement sont encore loin d’avoir pleinement exploité les avantages des TIC », a-t-il déclaré. En ce qui concerne la contribution des TIC à la croissance économique, le conférencier affirme qu’on peut utiliser les TIC à l’appui d’initiative en faveur des pauvres. Elles contribuent également à améliorer l’accès aux marchés pour les populations vivant en zone rurale.

Les questions de l’assistance ont portés sur la relation qui existe entre les TIC et les sanctions menées par certaines organisations sur les utilisateurs. Et la relation qui existe entre les TIC et la liberté d’expression. En réponse, Dr Moussa Mahamat Ahmat répond que le rôle communicante des TIC ont permis aux individus d’être informer à la minute près de tout ce qui se passe à travers le monde. Et c’est grâce aux TIC que les gens expriment leur liberté. Pour ce faire, les dirigeants craignent que les populations diffusent des informations qui favoriseraient un soulèvement populaire. A-t-il souligné. « Les TIC ont beaucoup de facteurs positifs que négatifs. La technologie rapproche les populations et facilite le développement du pays. Il y a des zones qu’on peut accéder avant en une semaine de voyage pendant la saison pluvieuse. Mais de nos jours, on arrive à destination en quelques heures. Aussi, on peut être informé en tant réel sur les activités des entreprises », a indiqué l’orateur. En conclusion le conférencier précise qu’en dépit de positions conjoncturelles spécifique d’un pays, les équipements en TIC constituent les composantes les plus dynamiques qui impactent favorablement la croissance économique.

Kouladoum Mireille Modestine
Haoua Moussa Ibeth

L’Association tchadienne des Sages-femmes et Maïeuticiens  célèbre la journée internationale des sages-femmes ce jeudi 5 mai  au centre Al-mouna sous le thème mondial de « 100 ans de progrès de l’ICM. (Confédération internationale des Sages-femmes) ». Reportage.

La cérémonie a commencé par l’hymne de la Sage-femme : n’est plus mourir en donnant la vie, c’est la devise de la Sage-femme du Tchad. Pour la présidente de l’Association tchadienne la Sage-femme, madame Salamatou Ibrahim le sous-thème de cette année est au cœur de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, promouvoir les soins respectueux et humanisés.

Selon elle la situation des nouveaux nés est stagnante depuis 2004, celle de la mère connaît une nette amélioration, avec un taux de mortalité qui était de 1099 pour 100 000 naissances vivantes, en 2004 est passé à 1084 en 2009 pour tomber 100 000 NV en 2015.  Elle fixe l’objectif du développement durable  sur l’amélioration de l’état de santé de la population. Particulièrement celle de la femme et des enfants. Elle nécessite une attention soutenue, permanente pour arriver à atténuer tous les facteurs qui contribuent au niveau élevé de la mortalité maternelle, néonatale et infantile au Tchad .

Puis madame Salamatou Ibrahim énumère les nouvelles recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur les soins prénatals pour une  expérience positive de la grossesse. Et aussi, sur les soins pour une expérience positive de l’accouchement, de la contraception et de la problématique de mortalité maternelle et néonatale au Tchad. Elle ajoute à cela l’importance de la nutrition sur la santé à court et à long terme, puis la prise en charge de la pré-éclampsie.

En intervenant, le Dr Hissène Adannao  conseille aux sages-femmes d’appliquer les nouvelles recommandations de l’OMS. Il dit que d’ici 20 ans on doit réduire la mortalité maternelle au Tchad de 860 pour cent mille naissances vivantes.  Il insiste pour les consultations prénatales recentrées avec les 8 contacts des nouvelles recommandations de l’OMS sur les soins pour la prise en charge. Il faut aussi gagner la  confiance du patient infecté.

Ousmane Bello Daoudou

La capitale tchadienne, N’Djamena commence d’être arrosée par la pluie. Depuis quelques semaines la mairie a enclenché les travaux de curages de caniveaux. Seulement, les débris enlevés aux abords des voies publiques ne sont pas systématiquement ramassés. Ces dépôts jonchent les rues et rendent difficile la circulation. C’est le constat fait par la rédaction de Ialtchad. Reportage.

Le constat est réel, un peu partout aux abords des principales voies où les caniveaux sont curés, les déchets jonchent les rues. À l’avenue Charles de Gaulle par exemple, vers 11 heures ce matin, c’est difficile à circuler. Les dépôts des caniveaux ne sont pas ramassés de sitôt. Non seulement ces débris rétrécissent la voie, mais l’eau de la pluie les ramène dans les canalisations. Moussa Djabar, usager de la route et automobiliste affirment que c’est bon le travail que la mairie fait. Seulement il déplore que les débris ne soient aussitôt ramassés. « Ce n’est pas du tout responsable. La mairie a assez de matériels et il est inadmissible que sa voirie laisse traîner ainsi ces saletés. D’abord ils rendent difficile la circulation et par conséquent susceptibles de causer d’accident. La poussière inhérente à ces débris est nuisible à la santé », confie-t-il d’un air serré.

Serge Mossalbaye, un piéton fuit une motocyclette et fini les pieds dans les immondices du caniveau. Il est très fâché et hausse le ton. « Voyez-vous combien nos communes sont négligentes au point d’abandonner ainsi cette pourriture sur la voie publique. Personne ne veut piétiner cette boue même les automobilistes et motocyclettes. C’est ainsi que je me retrouve tout sale. La voirie attend quoi pour débarrasser la voie de ces débris », lance M. Mossalbaye.

Selon M. Lokingré Patcha chef d’équipe de curage sur l’axe Charles de Gaulle, ils ont commencé le lundi dernier. À son avis, le lundi 2 mai c’était férié c’est pourquoi ils ont repris le travail hier et aujourd’hui. « Lorsqu’on avait entamé sur certains axes, les Benz nous suivaient pour ramasser les immondices. Nous sommes étonnés, depuis quelques jours ils ne sont pas là », affirme-t-il. M. Lokingré estime que si les Benz ne viennent pas enlever ces ordures ça va être un travail à reprendre. « La pluie remet tout dans les canalisations. Ce travail n’est pas facile, chaque jour les usagers de la route nous insultent. Il suffit par inadvertance que la boue les touche », signifie-t-il. M. Lokingré plaide auprès de la mairie pour un ramassage rapide des ordures.

Moyalbaye Nadjasna

A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’université de Ndjamena ce mercredi 4 mai 2022 à la faculté des sciences de la santé humaine, quelques anciens étudiants se prononcent sur la qualité de la formation que donne l’université de N’Djamena 50 ans après. Vox pop.

Noubaramadji Nguena, ancien étudiant de la faculté des sciences juridiques et politiques. « Il y a eu des innovations sur le plan des infrastructures, le plan organisationnel et fonctionnel. En termes de ressources humaines on compte maintenant assez des professeurs que 10 ans auparavant. Ce qui n’a pas beaucoup changé à mon avis c’est l’élasticité de l’année. Comparée à d’autres universités à l’intérieur du pays, on peut finir une année académique à l’université de N’Djamena même en trois ans »,

Zamzam Djimet Ahmat, étudiante à la faculté des sciences économiques et de gestion. « Beaucoup de progrès sont à noter sur le plan de l’amélioration et la qualité de la formation contrairement aux années précédentes. Cette amélioration est visible sur les résultats des étudiants. Il y a également des nouvelles filières qui viennent d’être ajoutées dans presque toutes les facultés et précisément dans ma faculté. Alors je peux dire qu’en termes de formation, les choses ne sont plus les mêmes ».

Oumar Mahamat Abbo, ancien étudiant de la faculté des sciences exactes et appliquées. « En 50 ans d’existence a formé plusieurs cadres qui sont des cadres et mettent leurs compétences au service de l’État. A cela s’ajoute l’innovation tant du côté des enseignants que des étudiants.  Par exemple, les étudiants de notre faculté ont fait une invention des logiciels et des mécaniques sur le plan de l’agriculture. Malheureusement, ces logiciels sont peu utilisés dans les industries ».

Mahamat Moussa, étudiant à la faculté des sciences de l’éducation. « Je salue la qualité de formation à l’université de N’Djamena. En 50 ans, cette université a rencontré et rencontre d’énormes difficultés telles que l’élasticité de l’année, les grèves à répétition et tant d’autres problèmes qui mettent à mal la qualité de l’enseignement et de la formation que donnent nos enseignants. Mais l’université s’arme de courage avec ses enseignants-chercheurs pour pouvoir apporter le meilleur en termes de qualité de formation malgré les hauts et les bas ».  

Propos recueillis par Haoua Adoum Ibeth

L’université de N’Djamena fête ses 50 ce mercredi 04 mai 2022. Une cérémonie de lancement officiel des activités s’est déroulée ce matin à la faculté de médecine. La célébration du cinquantenaire est placée sous le thème « De l’université du Tchad à l’université de N’Djamena, 50 ans au service de la société ». C’est le Premier ministre Pahimi Padacké Albert qui a représenté le président du Conseil Militaire de Transition à cette cérémonie. Reportage.

Les étudiants des différentes facultés de N’Djamena, les enseignants-chercheurs du Tchad, ceux du Cameroun, de la Guinée, du Sénégal et du Soudan ont rehaussé de leur présence cette cérémonie. La cérémonie de célébration de ces 50 ans a commencé avec la projection d’un documentaire court métrage de 6 min qui retrace la vie de l’université du Tchad à celle de N’Djamena. Le président du comité d’organisation Malloum Sultan affirme dans son discours que la commémoration du cinquantenaire est une occasion pour faire le bilan et voir comment l’université de N’Djamena doit jouer pleinement son rôle dans le développement du pays. Il a ensuite donné le programme des activités relatif à cette célébration qui s’étale sur 6 jours. « Nous aurons un colloque scientifique sur différents thèmes à savoir les enjeux de l’enseignement supérieur dans la mise en place des institutions publiques, les outils de gouvernance pour une université citoyenne entre autres. Nous aurons des manifestations culturelles et sportives pour bien agrémenter le cinquantenaire », a-t-il expliqué.

Le président de l’université de N’Djamena professeur Mahamat Saleh Daoussa Haggar, lui parle des avancées qu’a connu l’université de N’Djamena de 1971 à nos jours sur le plan des infrastructures et des ressources humaines. De quatre facultés au départ, l’université de N’Djamena compte aujourd’hui 07 facultés reparties sur quatre sites. L’université compte également 600 enseignants-chercheurs, dont 12 professeurs titulaires, 49 maîtres de conférences, 175 maîtres-assistants et 364 assistants d’université. Elle a aussi connu 18 recteurs et un président d’université, ajoute-t-il. Après 50 ans d’existence, de gouvernance, de formation, de recherche de consultance et d’expertise, professeur Mahamat Saleh Daoussa Haggar fait le décompte de ce qui a été fait et ce qui aurait pu être fait en termes de réalisations. « Nous avons mis à la disposition de l’administration tchadienne et de la sous-région, des ressources humaines aussi bien qualifiées que diversifiées ; l’inscription massive des enseignants-chercheurs sur les différentes listes d’aptitudes au CAMES n’est pas à perdre de vue et la diversification des accords de coopération interuniversitaire et internationale avec les universités étrangères sont entre autres nos modestes réalisations», a-t-il souligné

Le Premier ministre de transition Pahimi Padacké Albert représentant le président du Conseil Militaire de Transition a dit que l’université de N’Djamena doit continuer à améliorer ses prestations et à diversifier ses offres de formation. Il n’a perdu de vue les nombreux défis que doit relever l’université de N’Djamena. « Les défis de l’élasticité du calendrier académique, de la vétusté des infrastructures pédagogiques et de recherche existantes sont à relever. Il y a aussi la carence des équipements de laboratoires, des centres de recherche et tout ce qui freine l’excellence », a-t-il indiqué. Pahimi Padacké Albert demande en outre à l’université de continuer à jouer son rôle de locomotive en innovation de recherche et de formation. Car selon lui, l’université doit chercher constamment à élever le niveau d’excellence, d’exigence et aider à construire un Tchad meilleur, riche de promesses et d’espoir partager pour et par ses enfants.

La cérémonie a pris fin avec la visite des stands par les officiels. Les différentes facultés de l’université de N’Djamena sont représentées dans ces stands. Chaque faculté expose ses œuvres qu’est la soutenance des thèses, du master, des ouvrages écrit par les enseignants de ces différentes facultés.

Pour mémoire, l’université du Tchad est créée par ordonnance N° 26/PR/71 du 27 décembre 1971. Elle est devenue par la suite université de N’Djamena par loi N° 006/PR/94 du 17 janvier 1994.

Kouladoum Mireille Modestine

Le Tchad à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce 3 mai la journée mondiale de la liberté de la presse. À cette occasion la rédaction Ialtchad Presse a rencontré le vice-président de l’Union des journalistes tchadiens (UJT) et quelques confrères pour avoir leurs points de vue sur la condition de travail des journalistes, mais aussi le niveau de la liberté de presse dans notre pays. Reportage.

Le 3 mai a été proclamé journée mondiale de la liberté de la presse par l’assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la conférence générale de l’UNESCO en 1991. C’est aussi l’occasion d’informer le public sur les violations de la liberté de presse, mais aussi sur la condition difficile de travail des journalistes.

Le vice- président de l’Union des Journalistes du Tchad (UJT), André Kodmadjingar, dit qu’il a envie de pleurer quand on parle de condition de travail des journalistes tchadiens. Selon lui, depuis des années, la presse tchadienne n’a pas eu des subventions. Il ajoute que l’aide à la presse a été coupée depuis 2014 et depuis ce temps jusqu’aujourd’hui, les journalistes travaillent dans de situations difficiles. Le confrère souligne qu’en janvier dernier, la corporation des journalistes avait présenté ses vœux au président du conseil militaire de la transition (PCMT), et à cette occasion, le PCMT avait instruit ses services de lever le blocus aux subventions à la presse. « Des instructions ont été données, mais jusqu’aujourd’hui, nous sommes restés comme sans rien obtenir », regrette André Kodmadjingar. Il exhorte au ministère des Finances de tout faire pour débloquer la situation. Le vice-président a aussi déploré la situation dans laquelle se trouvent nos confrères de l’Agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE). Il explique que la presse est au service du public, et donc l’État a cette obligation de financer les médias. Il ajoute que les médias contribuent à l’encrage de la démocratie dans notre pays. André Kodmadjingar soutient que l’UJT a demandé à l’État d’augmenter l’aide pour permettre aux journalistes de faire normalement leur travail. Il affirme que les patrons de presse aussi sont responsables de la condition difficile de travail des journalistes.

Au sujet du niveau de la liberté de la presse au Tchad, André Kodmadjingar est formel, le niveau est trop bas. Il précise que depuis la mort du président Idriss Deby Itno, et avec cette période de transition, l’UJT a enregistré plusieurs menaces, des intimidations et des assassinats. Il évoque le cas de notre de la radio Lotiko, une radio communautaire basée à Sarh qui a été assassiné à Sandana, dans le Moyen Chari, et bien d’autres cas.

Abondant dans le même sens, la rédactrice en chef adjointe de la radio FM liberté Narbaye Halimé, note que c’est regrettable, les journalistes exercent un métier noble, mais travaillent dans de conditions difficiles. Elle affirme aussi le manque de matériels de travail et l’état défectueux de ces matériels. La consœur explique aussi qu’au Tchad, le public ne connaît pas encore bien l’importance de la publicité. Elle ajoute qu’un média ne peut fonctionner qu’à travers la publicité, alors que beaucoup d’entreprises ne font pas les annonces. Mme Narbaye Halimé ajoute aussi le problème d’électricité qui rend difficile le travail. « Nous sommes dans un pays où les gens pensent que les journalistes peuvent tout donner et peut-être l’État et les partenaires peuvent aider, mais la communauté n’est pas arrivée à ce stade où elle peut donner un coup de pouce », dit-elle. À propos de l’accès à l’information, elle dénonce le comportement de certaines autorités qui rendent l’accès aux sources d’information.

Selon Salomon Ndakohm, journaliste stagiaire à la radio FM liberté, les journalistes jouent un rôle important dans le développement. Il estime que les journalistes sont négligés et considérés comme des mendiants au Tchad. Le jeune confrère constate aussi que la vérité est détestée dans notre pays et que les journalistes disent la vérité, ils sont détestés pour cette raison.

Jules Doukoundjé

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