dimanche 5 février 2023

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Depuis quelques jours les transporteurs tchadiens et étrangers font face à une difficulté celle d’un cout élevé dans l’expédition des marchandises, pour preuve a la station de pesage routier de Moundou plusieurs véhicules gros porteurs sont stationnés. 

À l’origine du mécontentement, la nouvelle procédure de pesage ne répond pas, selon les transporteurs, à la réalité. Le montant exigé est plus élevé que les 9 autres stations de pesage routier. Un transporteur qui a requis l’anonymat affirme que le pesage se passe très mal, « le pont-bascule ne marche pas et le peseur est en train d’organiser du faux en faisant payer « au pif » les transporteurs », dit-il.

Un autre transporteur rajoute, « on est obligé de passer deux fois sur le pont bascule ». Il soutient que depuis hier rien ne va plus, il est obligé de payer parce que c’est une obligation pour lui d’amener les marchandises à destination, « en réalité la machine ne fonctionne plus. C’est une arnaque », peste-t-il.

Pour Daman Abdelkader délégué zone sud du syndicat national des transporteurs libre du Tchad (SNTLT) l’affaire est en cours. « Nous avons recueilli les doléances des transporteurs pour les remettre à qui de droit », dit le délégué. Les transporteurs demandent aux autorités de s’investir afin qu’une solution soit trouvée dans l’immédiat. Selon eux, rien ne justifie cette augmentation qui les pénalise.

Selon des sources proches des agents, cette panne est montée de toute pièce est l’œuvre des agents de pesage. « Ils sont à l’origine de cette arnaque, rien ne justifie cette panne ».

La rédaction a tenté sans succès de faire réagir les responsables de la station de pesage. Ils refusent de répondre. Le problème de tracasserie au niveau de pesage des marchandises est un frein pour l’essor de l’économie nationale il faut la création d’une autorité de régulation, disent les spécialistes de la question.

Mbaiwanodji Adrien à Moundou pour Ialtchad Presse

Placé en garde à vue le 31 janvier dernier à la Direction Nationale de Recherches Judiciaires (DNRJ) le Directeur de Publication (DP) du journal Abba Garde, Moussaye Avenir De La Tchiré s’est présenté ce 2 février à DNRJ pour l’audition. Selon le DP, aucune plainte ne lui a été notifiée. La rédaction a passé le micro à son avocat Me Allahta Amos. Reportage.

Moussaye Avenir De La Tchiré avait annoncé dans une courte publication sur sa page Facebook, « je suis placé en garde à vue à la DNRJ sans avoir reçu la notification d'une quelconque plainte ». Me Allahta Amos, avocat du journaliste explique « mon client a été convoqué le 31 janvier dernier. Il s'est rendu tout seul, une fois sur place, il semblerait que c’est le ministre du Pétrole et de l'Énergie M. Djerassem Le Bemadjiel qui est à l’origine de la plainte déposée contre le DP du journal Abba Garde ». Prudent, Me Allahta Amos s’est repris une seconde fois, « j'emploie ce mot au conditionnel parce que je n'ai pas vu la plainte ».             

L’avocat affirme qu’il devrait en principe être auditionné et libéré pour laisser l'enquête suivre son cours. Mais, dit-il, les autorités ont préféré garder à vue le DP de Abba Garde. « Mon client n'est pas un vulgaire monsieur. On ne peut pas le garder à vue et l’éjecté des locaux comme cela », a-t-il dit.

Selon, Me Allahta Amos, le plaignant reproche à son client de l’avoir diffamé. Il rajoute « On ne pourrait pas garder à vue un journaliste pour diffamation. Il y a là une intention de museler mon client, de le faire peur, de l’intimider pour qu'ils n'écrivent plus ».

Pour Me Allahta Amos, ce n'est pas la personne du plaignant qui est en cause, mais sa qualité de ministre du Pétrole qui aurait été à l'origine de l’article. Toujours selon l’avocat, lorsqu’on est un homme public, on a obligation de rendre des comptes. Et les journalistes peuvent relayer ce que cet homme public fait dans l’exercice de sa fonction pour que demain il réponde de ses actes, a-t-il rajouté. « C’est un recul démocratique. Nous sommes repartis dans la dictature où règne la pensée unique et où il ne faut pas dénoncer ».                      

Me Allahta Amos qualifie cette mise en garde d'inédit qu'on convoque quelqu'un sans lui dire l'objet de sa plainte. Et qu'il n'ait pas accès à cette plainte. « C'est dommage d'être dans une transition qui veut museler la presse, c’est inacceptable ».

Noël Adoum

Le président du Parti du Parti Socialiste Sans Frontière (PSF) Yaya Dillo Djerou Betchi a animé une conférence de presse ce jeudi 02 février au siège son parti dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Il a dénoncé la répression du 20 octobre, la mauvaise gestion de la transition, et a donné un délai d'un mois aux autorités pour libérer les manifestants arrêtés le 20 octobre dernier. Reportage.

C’est en présence de plusieurs journalistes et des militants de son parti que la conférence a démarré à 12h30 par des mots durs de M. Dillo. « La répression sanglante du 20 octobre 2022, appelé « jeudi noir », a endeuillé et continue d’endeuiller l’ensemble du peuple tchadien, touché dans son tréfonds par l’ampleur et l’inhumanité de ce génocide, de cette tuerie des masses par une junte brutale et sauvage ».

Selon M. Dillo, plus de 300 de ses camarades ont été massacrés de manière lâche, des milliers des personnes ont été séquestrées et torturées chez elles sauvagement, plusieurs centaines des personnes ont été jetées dans le fleuve, plus de 1500 personnes ont été portées disparues, Il donne des chiffres en appui à sa dénonciation, 1230 personnes ont été déportées vers les geôles de la junte de manière extrajudiciaire contrairement au chiffre de 600 personnes annoncé par les officiels de la junte. 47 personnes parmi les prisonniers transférés à Korotoro sont mortes en cours du trajet à cause des tortures, de la soif et de la faim volontairement imposées, a-t-il déploré.

Parmi toutes les personnes arrêtées ou portées disparues, nombreux sont des enfants mineurs. Voilà la vraie version de la tragédie humaine du jeudi noir, dit-il.  « C’est un génocide planifié, organisé et exécuté selon un plan machiavélique pour diviser, opposer le Nord et le Sud, les musulmans et les chrétiens ». Cette épuration régionaliste visait essentiellement les populations chrétiennes ressortissantes du Sud du pays. « Nous ne devons pas avoir peur de dire cette vérité », a-t-il dit. Il poursuit, « les renseignements généraux, l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) et la direction générale de la Garde Nationale et Nomade du Tchad (GNNT) sont les principaux instigateurs de ces massacres odieux ».

Aussi, M. Dillo a dénoncé ce qu’il appelle parodie de justice. « Le PSF demande la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers » a-t-il affirmé. Il donne un délai maximum d’un mois à la junte pour libérer ces victimes injustement arrêtées, de les dédommager. Il demande d’arrêter et de traduire devant la justice internationale les vrais auteurs de ces crimes odieux. « Passé ce délai, le PSF s’activera à organiser de nouvelles contestations sur l’ensemble du territoire national. Le peuple tchadien ne doit pas lâcher devant l’injustice », dit M. Dillo

Il doigte les organisations et institutions africaines, notamment la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et le Conseil de Paix et Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA), et affirme qu’ils sont dérobés de leurs responsabilités.

Sur le chapitre des détournements, M. Dillo va plus loin en soutenant que c’est seulement un infime pourcentage des recettes des produits de la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT) arrive au Trésor public. La majeure partie est transférée sur des comptes comme des fonds privés. Le principe de l’unicité des caisses est allégrement violé, a-t-il déclaré.

Selon M. Dillo, la junte aurait conclu une convention secrète d’exploitation de la Douane tchadienne par l’entreprise de transit international BOLLORÉ. Cette convention prévoirait l’exploitation de cette principale régie financière du pays pendant au moins 5 ans contre le paiement par anticipation des recettes prévisionnelles de la Douane en deux ans.

Enfin pour Dillo, il est insolent et inhumain de prétendre soutenir un régime qui terrorise et tue sa population au nom de la lutte contre le terrorisme. « Le plus grand terroriste, c’est celui qui utilise les moyens de l’État pour massacrer sa population civile non armée. Tous ceux qui cautionnent et soutiennent cette junte criminelle sont en réalité les vrais ennemis du Tchad. Le protecteur du criminel est plus nuisible que le criminel lui-même ».

Noël Adoum

C’est, semble-t-il, la saison de taro ou « bogolobogolo » et carottes. Ces produits ont envahi les marchés de la capitale tchadienne, N’Djamena. C’est la période, disent surtout ceux qui raffolent de ce tubercule. La rédaction s'est entretenue ce jeudi 02 février 2023 avec deux vendeurs de taro et de carottes. Reportage.

La carotte est légume riche en bêta-carotène, un puissant antioxydant. Selon les spécialistes il ralentit le vieillissement et améliore la peau, la vue et le foie. Il apporte également à l'organisme une dose naturelle de nutriment qui lutte contre les maladies cardio-vasculaires, renforce les os et les dents. Le taro, lui, est une plante tropicale appréciée pour son tubercule alimentaire.

Oumar Abdelkerim Idriss est vendeur de taro. « Nous avons des taros qui viennent de Sarh et de Kélo. Dans un sac nous avons 6 à 7 tasses. Un sac coûte 6 000 F CFA . Je fais un bénéfice de 2 000 à 3 000 F CFA. Avec ce commerce j’assure les besoins quotidiens de ma famille », dit-il.

Oumar Ibrahim est également vendeur en détail de taro.  « Je prends un sac et je vends en détail de 100 à 5000 F CFA l’unité. Je fais un bénéficie 2000 F CFA », dit M. Brahim. Selon lui, avant les produits étaient cultivés sans engrais. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui les agriculteurs mettent trop de l’engrais, cela à des conséquences sur le produit. «  Les produits se décomposent trop vite. Ils ne résistent pas à la chaleur », dit-il.

Enfin, toujours selon le vendeur Oumar Brahim, avec la chaleur ce produit n'a pas de garantie d’arriver frais en cas de panne en route. Les commerçants courent le risque de perte totale. Au sujet de la carotte, M. Oumar Moussa affirme que ce légume vient de N’gouri, dans le Kanem. « Le sac coûte 12 500 F CFA. Je revends en détail 50 à 100 F CFA voire 250 F CFA attachés en petits grappe. Ma marge de bénéfice n’est pas énorme, mais Dieu merci, j’arrive à subvenir à mes besoins ».

Ousmane Bello Daoudou

Foullah Édifice vient de mettre fin à la série de 6 matchs sans défaites invaincues de Tout Puissant Élect Sport (TPES) lors de la 7e journée de la Ligue provinciale de Football de N'Djamena.  Un match qui s’est soldé sur le score de 1 but à 0 en faveur des oranges. Reportage.

Le classico de l'heure a opposé le richissime club du Tchad, Foullah Edifice au champion du Tchad, TP Élect Sport ce soir au stade Paris-Congo dans le 6e arrondissement de N'Djamena. Un match ouvert dans une ambiance euphorique avec des gradins pleins à craquer, majoritairement aux couleurs de Foullah Édifice. Les supporters de Foullah entonnaient la chansonnette, « c'est le temps de gagner, c'est le temps de marquer...Foullah, Foullah ».

L’arbitre a engagé les deux équipes dès 15h45 avec une domination folle du TP Élect Sport. À la 8e min, les adversaires avaient les nerfs tendus, le jeu a tourné un peu à la brutalité, les électriciens étaient toujours dangereux dans les relances. À la 31e min, Foullah revient dans le match. Malgré l'intensité et l'agressivité de deux formations, c'est sous le score de 0 but partout que l'arbitre Ousmane Abdelkerim renvoie les équipes à la pause.

De retour des vestiaires, l'intensité est le même, mais Foullah prend le dessus. À la 55e min, Frédéric du TP Élect Sport rate une occasion en or face au but, la balle est sauvée par le défenseur adverse. Les occasions se multiplient pour les deux formations, mais il a fallu attendre la 66e pour que Kerim Yaya, capitaine de Foullah Édifice ouvre le score sur une passe décisive de Bakhit. Après ce but, le champion du Tchad (TPE) est devenu méconnaissable. Dans les 10 dernières minutes, TP Élect Sport se réveille et créé une double occasion, mais le gardien adverse a répondu présent. C'est sur le score de 1-0 que le match a fin.

Zenaba Florence, présidente de l'Association Femmes anti-clivage et supportrice de Foullah Édifice est contentes de la victoire de son équipe. Pour elle, le football reste un facteur d'unité, de et de vivre-ensemble. « Tout ce monde réuni ce soir, c'est au nom de football. Ce sport n'a pas de limite géographique ni religieuse. Nous devons nous y investir pour que notre pays avance », dit-elle. Contrairement à Mme Zenaba, Yaya Mahamat supporteur d'Elect Sport dit être déçu pas par le résultat, mais la médiocrité, de l’arbitrage, dit-il, qui a permis à leur adversaire de gagner le match, « c'est honteux ce que l'arbitre à fait ce soir. Il y a eu plusieurs fautes, mais il n'a jamais sifflé. C'est dommage qu'on s'incline facilement. Cet arbitre ne doit plus arbitrer un match. Il est nul ».

Tokomon Madjiadoum, entraîneur titulaire du TP Elect Sport dit que son équipe est sereine malgré la défaite. « Nous ne sommes pas une équipe invincible, la preuve aujourd'hui on nous a battus. Maintenant, il faut savoir se relever. On va le faire dès le prochain match », a-t-il confié à notre micro.

Du côté de l’équipe gagnante, la joie se lisait sur les visages des joueurs, des entraîneurs et même du président du club, Brahim Foullah Wang-Laouna descendu des tribunes pour féliciter son équipe. Gaimon Gaimon, deuxième entraîneur interrogé, affirme, « nous préparons à chaque fois le match selon la taille de l’adversaire », a-t-il confié. Il ajoute, «au début du match ça été compliqué, mais nous sommes revenus renverser la vapeur », a-t-il expliqué.

Abderamane Moussa Amadaye

L'ancien Premier ministre de Transition Pahimi Padaké Albert annonce la parution de son livre intitulé « L’Afrique empoisonnée, pathologie et thérapie des conflits », parue aux éditions L'Harmattan le 30 janvier 2023. Un livre de 250 pages, préfacé par l'émérite professeur des universités, agrégé en science politique, Bertrand Badie.

Deux fois Premier Ministre, sous Deby père de 2016 jusqu'à la suppression de cette fonction en 2018 et sous Deby fils, lors de la première phase de transition, d'avril 2021 à Octobre 2022, Pahimi Padaké Albert intègre officiellement le cercle restreint des hommes de plumes avec son livre « L’Afrique empoisonnée, pathologie et thérapie des conflits », classé dans la collection Points de vue. L'auteur affirme sur l'une de ses plateformes digitales que l'idée d'écriture de ce livre est inspirée lorsqu'il a été appelé par des organisations internationales, « j’ai eu l'honneur d'être appelé par l'Organisation Internationale de la Francophonie et l'Union Africaine, à diriger leurs missions d'observation électorale dans plusieurs pays africains ». Il ajoute, « Ce qui m'a inspiré dans la réflexion sur la prévention et la gestion des conflits », dit-il. Toujours selon lui, les charges de la transition ne lui ont pas permis de finaliser son projet qui devrait paraître en 2021, une date qui coïncide avec la première phase de transition. Dans ce livre de 250 pages, l'auteur décrit les mobiles des conflits qui fracassent et empêchent l’Afrique à décoller. A cet effet, il tente d'apporter des solutions idoines à cette malédiction ancrée depuis bientôt un siècle tout en identifiant les solutions possibles.

Il convient de rappeler que Pahimi Padaké Albert est un homme politique. Il milita pendant plusieurs années au sein du parti VIVA-RNDT de l'ancien Premier Ministre, Dr Delwa Kassiré Coumakoye avant de quitter le navire et fonder sa propre formation politique, le Rassemblement National des Démocrates Tchadiens (RNDT-Le Réveil) le 11 septembre 1996 dont-il reste Président à ce jour. Il a occupé deux fois la fonction de Premier Ministre (2016-2018 et 2021-2022) et plusieurs fois ministre. Il fut deux fois candidats aux élections présidentielles, doit-il est venu toujours en deuxième position derrière le défunt Idriss Deby Itno. Il fut député à l'Assemblée Nationale et Député Communautaire à la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) pendant une dizaine d'années. Il est actuellement le Président du Conseil d'Adminstration de l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP).

Abderamane Moussa Amadaye

Renforcer la mise en œuvre holistique des droits de l’enfant à la vie, à la survie, au développement et à la protection selon les dispositions de la convention relative aux droits de l’enfant est au centre d’un atelier de formation organisé par le ministère de genre et de la solidarité nationale.

La salle de réunion de l’ATALTRAB de Moundou a servi de cadre à un atelier de formation des acteurs locaux sur le processus d’élaboration de la politique de la protection de l’enfance au Tchad. Plus d’une quarantaine de participants venus des provinces de la zone méridionale et de N’Djamena y prennent part. Pour le Directeur Général de l’enfance du ministère du genre et de la solidarité nationale Dodom Ndildongar, les actions publiques et juridiques en faveur des enfants contre toutes sorte de violence ont été limités. Il a souligné le fait que les institutions gouvernementales font face à des défis relatifs à l’absence des mécaniques de mise en œuvre des politiques et engagement en termes de protection de l’enfant. Mr Ndildongar de poursuivre que certes les efforts du gouvernement Tchadiens avec ses partenaires dans le sens des réponses des privations des droits de l’enfant ne sont pas à négliger. Cependant le Directeur déplore les pesanteurs socio culturelles, la pauvreté, et autres phénomènes naissants qui affectent dangereusement le bien-être de l’enfant.

L’élaboration d’une politique nationale de protection de l’enfance vise à combler l’insuffisance d’orientation politique en matière de protection de l’enfant et à proposer un cadre pluridisciplinaire pour prévenir et mettre fin à tous les actes de violence à l’encontre des enfants.

Ouvrant les travaux, le Gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh a indiqué que malgré les efforts et abnégation du Gouvernement pour mettre les enfants dans des bonnes conditions beaucoup reste à faire. Le Gouverneur attend des participants l’élaboration d’un document devant conduire l’Etat et ses partenaires à la matérialisation et opérationnalité de la politique nationale de la protection de l’enfant.     

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Sélectionné officiellement le 13 janvier dernier par la délégation générale du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le dessin animé de Salma Khalil intitulé « Reine du Guera », un film adapté d’un conte et qui incarne les valeurs ancestrales a été retenu dans la catégorie animation. Interrogé par la rédaction, Salma Khalil répond. Reportage.

Talentueuse polyvalente, Salma Khalil est à la fois artiste peintre, photographe, infographiste, écrivaine, animatrice et géographe de formation. Son œuvre retenu par FESPACO est un film animation de 1h : 07mn intitulé la Reine du Guera et scindé en deux parties.

La première partie traite de la route de l'eau « ourate oumaï » en langue du Guera tandis que la deuxième partie, c'est la route d'Abtouyour « ourate Ratcheng ». Selon elle, « la Reine du Guera » c'est un dessin animé qui a commencé avec une aventure pour le projet depuis 5 ans.

Le contenu est un récit, un conte qui a été raconté dans les années 1980 par sa mère Khadidja. Salma a commencé sa technique d'animation avec ce thème car le conte raconté par sa mère a attiré son attention. Ce conte parle de la magie, de la jalousie et la force de l'être humain à lutter pour sa liberté.                           

Le conte est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelle Dounlassi, qui habite dans un village situé au cœur de l'Afrique centrale dans le Guera. Cette dernière devait aller chercher de l'eau au coucher du soleil car sa mère était malade et qu'elle ne pouvait pas l'accompagner alors elle était partie toute seule. En route, elle a rencontré Colima la fille d'un redoutable sorcier du nom Melleng. Colima partait pour une rencontre chez le chef du village parce que le fils du Roi Doubal devait se marier. Celle qui se marierait avec le fils du Roi aura du pouvoir parce que dans la culture ancestrale du Guera, les femmes ont un pouvoir. Elles sont impliquées dans le culte de Margaye et ont un rôle important dans la société. Kolima voulait absolument être l'épouse du fils de Roi parce que ça fait des siècles que les sorciers cherchaient le pouvoir et ils ont trouvé un moyen en commençant par écarté un à un ses rivales. Le fond de ce conte c'est de garantir notre liberté et protéger nos valeurs.                        

Pour Mme Salma Khalil, le début était difficile, car elle a commencé par l'écriture, le scénario, l'enregistrement de son. Venant d'une famille artiste, elle a contacté ses frères Abdelnassir qui a joué le rôle du sorcier tandis que Rislane a fait la narration. Elle a ensuite eu l'appui de sa petite sœur Bouchra qui a chanté la chanson du film en langue locale et enfin l'appui de son père qui l'a orienté. L’appui du père est essentiellement basé sur la philosophie, la sagesse et les légendes margayes ancestrales, la proposition du nom de personnage principal Dounlassi ainsi que l'interprétation du texte de français en « Bidia ». Sans oublié l'appui de son époux sur les matériels techniques. Elle affirme que ça n'a pas été facile mais elle a pu réaliser cette œuvre grâce à l'accompagnement de sa famille dans cette aventure. Elle ajoute que depuis son enfance, elle regardait des dessins animés de Tom and Jerry et autres de Wall Disney. C'est ce qui l'a motivé à réaliser son projet.

Salma Khalil va concourir pour la catégorie animation avec 16 autres dessins animés du 25 février à 04 Mars 2023 à Ouagadougou au Burkina-Faso.

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