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La marche pacifique organisée par la plateforme des organisations de la société civile Wakit Tama le samedi dernier contre la présence et les intérêts de la France au Tchad a dégénéré. Des manifestants ont vandalisé certaines stations-service du groupe français Totale à N’Djamena, capitale tchadienne. Ces actes de vandalisme ont contraint les responsables de la multinationale à fermer boutique. Une fermeture interprétée de différentes manières. Reportage.

La manifestation contre la présence militaire française et les intérêts français au Tchad le samedi 14 mai dernier a laissé des traces. Plusieurs N’Djamenois étaient sortis massivement dénoncer l’ingérence française dans les affaires tchadiennes et surtout le départ de l’armée française au Tchad. En furie, certains manifestants ont vandalisé certaines stations pompages de la multinationale française Totale de la capitale. Ces actes de vandalisme ont poussé les responsables de Totale Tchad à fermer toutes les stations de la Ville de N’Djamena. Pour protéger ces stations, les autorités ont mobilisé les forces de l’ordre qui ont quadrillé ces stations-service.

Au sujet de la fermeture des stations, beaucoup de Tchadiens n’ont pas les mêmes points de vue.  Les uns encouragent une marche pacifique contre la présence française au Tchad, d’autres, par contre soutiennent certains marcheurs qui ont vandalisé les stations.

Pour Fatimé Nour, étudiante en 3e année à la faculté de science de la santé humaine de N’Djamena, il est normal que les Tchadiens manifestent contre la présence de l’armée française au Tchad. La jeune étudiante soutient qu’il est logique que les gens demandent le départ de l’ancienne puissance colonisatrice, mais vandaliser les intérêts français tels que les casses des stations dans certains quartiers de la capitale est inadmissible. Selon elle, même si Totale appartient à la France, elle est au Tchad et elle sert les Tchadiens. Fatimé Nour ajoute que cette fermeture va certainement causer du chômage de centaines d’employés tchadiens. Abondant dans le même sens Georges Nguéma, informaticien souligne que manifester contre l’ingérence de la France dans les affaires est à soutenir, mais faire de la casse dans les stations est à son avis une déviance qu’il faut condamner. L’informaticien qui a fait une partie de ses études en France dit avoir compris la colère des marcheurs, mais souhaite qu’ils épargnent les intérêts français, car les premiers bénéficiaires sont des Tchadiens.

Même si Totale Tchad emploie de jeunes Tchadiens, elle est avant tout une entreprise française, rétorque Mahamat Ahmat Adoum, un conducteur de moto taxi, appelée communément « clandoman ». Pour ce conducteur de moto taxi, le Tchad n’est pas indépendant et c’est depuis plus de 60 ans que le pays est sous le contrôle français. Il attribue l’échec du système éducatif et sanitaire tchadien à la France, car, dit-il, c’est elle qui soutient depuis des années nos gouvernants qui ne font rien de bon. Dans la même veine Hassana Béchir, chauffeur de taxi exprime son ras-le-bol en disant que le départ de la France au Tchad ne doit pas faire l’objet d’une négociation, ils doivent quitter. Selon lui, il n’y a pas que les stations Totale à N’Djamena. Il y a aussi des hommes d’affaires tchadiens qui ont implanté plusieurs stations-service dans la capitale.

Pour avoir le point de vue sur les raisons de la fermeture des stations Totale, la rédaction ialtchad a contacté ce matin la direction générale de l’entreprise mais l’administration de l’entreprise n’a pas voulu répondre.

Plus tard en soirée, elle a organisé un point de presse pour faire le bilan de saccage et de pillage de 7 stations de services Total. « Les dégâts et le manque à gagner s’élèvent à plusieurs centaines de millions de francs CFA. Nous porterons plainte contre X afin d’identifier les auteurs et les complices de ces actes », a dit Almoktar Allahoury, directeur général de Total Énergies Marketting Tchad.

Il annonce que Total travaille avec les autorités tchadiennes pour rouvrir dès que les conditions sécuritaires seront remplies.

Jules Doukoundjé
Abderamane Moussa Amadaye

La manifestation contre l’installation des bases françaises commencée depuis le samedi 14 mai, continue jusqu’à ce jour. Dans les provinces précisément à Oum-Hadjer et Ati, les populations se sont levés pour manifester leur ras-le-bol contre la présence militaire française au Tchad. La manifestation a fini par des arrestations. Reportage.

À Oum-Hadjer chef-lieu du département du Batha-Est, les habitants ont suivi le mot d’ordre de la marche donné par la coalition des actions citoyennes Wakit Tama contre l’installation des bases militaires françaises au Tchad. Selon les organisateurs toutes les couches sociales sont sorties manifester. 9 manifestants ont été arrêtés et gardés au commissariat central d’Oum-Hadjer.

Rama Ibrahim Rama coordonnateur des associations des sociétés civiles du Batha affirme que les démarches sont entreprises auprès des autorités judiciaires pour leur libération. Bien avant cela, une vérification est faite dans les commissariats pour se rassurer de la détention des manifestants, a-t-il souligné.  Rama Ibrahim évoque les raisons qui ont poussé les autorités à arrêter ces manifestants. « Les autorités leur reprochent d’avoir cassé le véhicule de la garde nomade du Tchad et d’avoir manifesté sans demander une autorisation au préalable. Ce sont des citoyens de la localité qui ont manifestés et c’était un désordre total, raison pour laquelle les forces de l’ordre ont ciblé quelques-uns pour les mettre aux arrêts », explique-t-il.

Mêmes scènes de manifestation à Ati, chef-lieu de la province du Batha-Ouest. Ici, les jeunes s’organisent en petit groupe pour faire une manifestation sporadique. Les manifestants auraient pris en otage le commissariat central d’Ati. Quelques blessés sont à signaler du côté des manifestants. Le maire de la ville d’Ati Abdelkerim Abdallah indique que les autorités ont fait appel aux forces de l’ordre constituées de forces mixtes pour maintenir l’ordre dans la ville. Le calme est revenu cet après-midi, mais les manifestants ont promis reprendre avec la manifestation demain 17 mai.

Autre coin du pays, autre crise. À Danamadji dans le département de la grande Sido, province du Moyen-Chari, un conflit intercommunautaire a dégénéré dimanche 15 mai 2022. Selon des sources indépendantes, un commerçant aurait poignardé et tué un jeune homme. Le présumé assassin s’est réfugié à la brigade de Danamadji. Furieux, les parents de la victime se sont rendus à la brigade pour l’extirper de la prison et le tuer. Ne cautionnant pas cet acte, le commissaire à tirer quelques coups de somation avant d’être attaqué et blessé. Les forces de l’ordre ont réagi tuant 8 assaillants. Selon plusieurs sources, on dénombre beaucoup des blessés graves admis à l’hôpital de Sarh. Depuis la semaine passée, le pays vit au rythme des marches, des manifestations et des conflits intercommunautaires.

Kouladoum Mireille Modestine
Ousmane Bello Daoudou  

Ce samedi 14 mai, la plateforme Wakit Tama a organisé une marche pacifique à N’Djamena, la capitale. Une manifestation qui va de la rue de 40 m au rond-point Sonasut pour protester contre la présence de l’armée française et la politique de la France au Tchad. Des milliers des personnes ont pris part à cette manifestation. L’équipe Ialtchad Presse était sur place. Nous avons recueilli les propos de quelques manifestants. Vox pop sur l’humeur colérique des manifestants contre la France.

Yangna Makissam, « Nous marchons pour exprimer notre ras-le-bol par rapport à l’ingérence de la France dans les affaires internes de notre pays. Elle devrait maintenant se limiter par rapport aux accords qui nous lient. Nous nous sommes rendus compte que la France est entrain d’aller au-delà, il faut que cela cesse. Elle doit arrêter de soutenir le Conseil Militaire de Transition (CMT), une suite logique du régime dictatorial du système d’Idriss Deby » 

Haram Ahmat Oumar « Nous manifestons aujourd’hui pour dire non à la France. Nous voulons un Tchad libre, un Tchad pour les tchadiens. On en a marre de l’ingérence de la France dans les affaires internes de notre pays. Nous exigeons son départ du Tchad dans un bref délai. »

Baylonan Samson « Nous avons marché pour dénoncer la position de la France au Tchad et les installations de ses bases militaires dans certaines villes du pays. On dit non à la France parce que depuis l’indépendance, nous demeurons toujours dépendant d’elle, sur le plan économique et même militaire. On en a marre, on ne veut plus de la France au Tchad ».

Karassem Dita  « Je marche pour la souveraineté du Tchad, nous n’acceptons plus que la France nous marginalise ou nous impose quoi que ce soit. Nous voulons vivre libre et en paix ».

Propos recueillis par Abderamane Moussa Amadaye

« Non à la France, l’Afrique à tout compris », "Non au Néocolonialisme", « la France hors du Tchad, nous les enfants du Tchad disons non à la France », « la population tchadienne exige le retrait des forces françaises du Tchad », « La France pillarde des ressources africains ».

Les marcheurs chantaient l’hymne national à chaque endroit. « Nous sommes fatigués, la France voleuse. C’est la France qui est l’obstacle de notre développement. Il faut un Tchad libre, notre unité nationale est plus forte que la France  impérialiste. Quoiqu’il soit, le Tchad restera debout et indépendant. Vive le Tchad, vive la jeunesse tchadienne », disait la foule. Les drapeaux du Tchad et de la fédération de la Russie sont distingués par les manifestants sur fond des cris « vive le Tchad, vive la Russie, la France et les français hors du Tchad ». Le drapeau français brulé, haché et piétiné.

La marche était animée par un groupe de musique et une sono sur un véhicule passait en boucle des chansons tchadiennes.

La marche est encadrée par les éléments de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Ils étaient placés tout au long de l’avenue N’garta Tombalbaye, ironie de l’histoire, c’était le premier président à avoir signé des accords militaires avec la France. Il était aussi le premier président tchadien a dénoncé ces accords et à dénoncer la politique de la France pour ses accointances avec les militaires d’antan qui ont fini par l’assassiner lors du premier coup d’État, le 13 avril 1975.

Ousmane Bello Daoudou

La coordination des actions citoyennes Wakit Tama a organisé une marche pacifique ce 14 mai 2022. L’itinéraire a été changé par la police. Elle va du rond-point 2e arrondissement jusqu’au rond-point SONASUT. Cette marche est organisée pour dénoncer l’installation des bases militaires françaises dans 5 villes du Tchad. Me Max Loalngar coordonnateur des actions citoyennes Wakit Tama exige de la France une redéfinition de ses relations avec le Tchad. Reportage

La marche de ce 14 mai a mobilisé une foule immense au point où le coordonnateur des actions citoyennes de Wakit Tama, Max Loalngar, avoue ne s’être pas attendu. Les manifestants brandissent sur les pancartes des messages hostiles à la France et à sa politique vis-à-vis du Tchad. Les Tchadiens de tout bord sont sortis nombreux pour dénoncer l’ingérence de la France dans les affaires tchadiennes. Quelques marcheurs disent que le peuple tchadien ne veut plus de cette politique française. Ils expriment leur indignation en disant non à la France parce que, selon eux, elle a beaucoup marginalisé et torturé les Tchadiens. « Le peuple tchadien est déjà debout et va arracher sa liberté. Nous sommes contents parce que la marche aujourd’hui a porté ses fruits vu la mobilisation. Les Tchadiens sont fatigués de l’exploitation intellectuelle, de l’exploitation de l’homme par l’homme au 21e siècle. Nous refusons cela », soulignent-ils. Les marcheurs disent également qu’ils ne peuvent plus accepter cette ingérence de la France. Ils réclament une relation gagnant-gagnant.

Me Max Loalngar coordonnateur des actions citoyennes Wakit Tama, n'en revenait pas quant à la mobilisation des personnes. Pour lui, la mobilisation est allée au-delà des attentes parce qu’il y a toutes les corporations diverses des commerçants et des étudiants qui sont sortis pour marcher. Selon lui, c’est pour une première fois que les balafonistes et les parents tenant la main de leurs enfants ont marchés. Il réitère le motif de son appel à la marche. « Nous avons posé des questions claires et pertinentes à la France. Nous exigeons des réponses appropriées. Aujourd’hui le message est passé au-delà de toute espérance. Les autorités tchadiennes et la France doivent comprendre que les relations entre ces deux pays doivent être mises sur la table. Le peuple a son mot à dire », a-t-il expliqué. Me Max d’ajouter que les Tchadiens ne veulent plus des relations floues, faites des non-dits. La France impose les dictateurs au Tchad et revient pour dire que le Tchad est une exception. Non, nous ne sommes pas un peuple qui a des cornes, a-t-il fait remarquer. Le coordonnateur de Wakit Tama revient pour lister les pays qui ont prévu marcher pour les mêmes causes que son organisation. « Hier c’était les Burkinabés qui ont manifesté, aujourd’hui c’est le Tchad. Le 24 mai prochain, sera le tour du Gabon, le 25 celui de l’Afrique du Sud. Figurez-vous que tous ces marcheurs demandent à la France de quitter nos territoires. Petit à petit, c’est toute l’Afrique qui va se lever et il faut comprendre que c’est un signe du temps », dit Me Max. Wakit Tama dit qu’elle n’aura plus besoin d’un autre sujet de revendication parce que sa lutte sera désormais orientée pour une vraie indépendance et une vraie liberté des Tchadiens.

Kouladoum Mireille Modestine

La coalition des organisations de la société civile Wakit Tama a organisé ce samedi à N’Djamena et les autres grandes villes du pays une marche pacifique contre l’ingérence de la France, l’ex puissance colonisatrice au Tchad. Le parti d’opposition Les transformateurs, allier principal de Wakit Tama n’a pas participé à cette marche. Le désistement du Parti de Dr Masra Succès est interprété de différentes manières par les intellectuels et leaders de la société civile. Reportage. 

Le parti d’opposition Les Transformateurs a désisté à la marche pacifique organisée par la coalition Wakit Tama contre l’ingérence de la politique française au Tchad. Pour justifier son désistement à la marche, le parti explique que sa vision qui est de construire dans l’audace, un Tchad de justice et de fraternité pour tous les Tchadiens ne cadre pas avec une telle attitude. Dans un communiqué sans signature, des individus appellent à des manifestations sur fond d’indexation ethnique, tribale et xénophobe. Selon le parti, l’ennemi n’est ni une ethnie, ni une communauté et moins encore un pays quelconque. Mais  les ennemis des Tchadiens sont l’injustice et la misère dans laquelle les Tchadiens croupissent.

Pour le coordonnateur de Wakit Tama, Max Loalngar, c’est un malentendu. Il souligne qu’au-delà des divergences, il faut faire un diagnostic clair de la situation politique pour attaquer le problème à la racine. « Nous sommes une organisation collégiale de telle sorte qu’il n’y a pas un document ou quelque chose qui soit sortie sans que les Transformateurs ne soient au courant », précise Me Max Loalngar. Il explique que le parti Les Transformateurs a une place importante dans leur assemblée générale (AG).

Au sujet de la marche contre la présence française au Tchad, le coordonnateur ajoute aussi qu’il y a plusieurs partisans du parti les Transformateurs qui ont participé. Il soutient que Wakit Tama se focalise sur les intérêts des Tchadiens et en tant qu’organisation de la société civile, ils ne font pas de calcul politique, ils ne font que répercuter ce que veulent les Tchadiens, leurs exigences et leurs inquiétudes.

Jules Doukoundjé

Le bureau exécutif de l’Union Nationales des Étudiants Tchadiens (UNET) section de N’Djamena a animé hier vendredi 13 mai au campus d’Ardeb-djoumal un point de presse relatif au paiement des frais d’inscription et de la réinscription.

Le Secrétaire Exécutif de l’UNET section de N’Djamena Yaya Barkai Mahamat a indiqué dans un communiqué signé du Directeur de la scolarité et des examens demandant aux étudiants de cycle licence de s’acquitter des frais d’inscription et de réinscription qui débuteront ce lundi 16 mai  et prendront fin le 15 juin prochain. Il a demandé à ses camarades de se conformer à la date prescrite, « passé ce délai, il est difficile d’avoir une dérogation », affirme-t-il.

Aussi, Yaya Barkai Mahamat attire l’attention de ses camarades à ne pas se laisser manipuler par les politiciens qui ont un agenda caché. Et qui les manipulent pour leurs intérêts égoïstes ou à des fins purement personnelles. Le Secrétaire Exécutif de l’UNET section de Ndjamena exhorte les étudiants d’abandonner certaines pratiques irrespectueuses au sein du campus comme « baptême de feu » qui crée du désordre et met en conflit les étudiants entre eux. Il ajoute, « le règlement intérieur de l’Université ainsi que le texte de base de l’association interdisent tout acte de violence et surtout quand elle est physique ». Le Secrétaire Exécutif déplore le dysfonctionnement de restauration dans trois sites universitaires à savoir : Toukra, Farcha et Ardeb-djoumal et exige leur réouverture dans un bref délai.

Appelés aussi soldats du feu, les sapeurs-pompiers sont des professionnels ou militaires au service des populations pour leur venir en aide en cas d’incendie. Cependant, les sapeurs-pompiers de N’Djamena n’interviennent pas en temps réel pour éteindre le feu. Les citoyens sont obligés de se débrouiller autrement pour porter secours en cas d’incendie domestique. La direction de la voirie ne dispose-t-elle pas des moyens adéquats pour ce travail ? Reportage.

Les sapeurs-pompiers doivent intervenir en tenues de protection et avec des véhicules adaptés au type d’urgence incendie. Telle la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes. Mais, les sapeurs-pompiers de la capitale sont quasi absents en cas d’urgence. Ils arrivent soit en retard quand le feu est déjà maîtrisé, ou alors ne viennent pas du tout. Dans certains cas d’incendie, c’est le service de secours incendie de la base militaire française et celui des forces de défense et de sécurité qui interviennent. Pourtant, le maire de la ville de N’Djamena M. Ali Haroun, dans une entrevue à la rédaction de Ialtchad Presse, a affirmé que la direction de la voirie dispose des moyens pour intervenir en cas d’incendie. Seulement, ces matériels ne sont pas suffisants pour couvrir une ville comme N’Djamena. En plus de cela, s’ajoute l’obstruction des voies publiques par l’incivisme de certains citoyens et ceux qui exercent dans le petit commerce informel. « La mairie a demandé aux personnes qui exercent tout autour des voies publiques de dégager les lieux. Ils obstruent le passage et en cas d’incendie, les sapeurs-pompiers peinent à arriver sur les lieux à temps », a-t-il expliqué. Le maire Ali Haroun a également évoqué l’utilisation du gaz butane et l’électrification des maisons et boutiques avec des fils électriques qui ne répondent pas aux normes. Il appelle ses concitoyens à plus de responsabilités.

Abderaman Mahamat Saleh est un responsable service hygiène-sécurité et environnement d’une société de la place. Il fait l’analyse sur l’intervention des sapeurs-pompiers en cas d’incendie. Pour lui, le service incendie doit être décentralisé dans les 10 arrondissements de la ville de N’Djamena et ses activités doivent être coordonnées par le service central. Les moyens mis à la disposition de la direction de la voirie sont insuffisants pour couvrir  toute la ville. « Imaginez les sapeurs-pompiers d’une capitale comme N’Djamena qui dispose d’une seule ambulance, c’est très insuffisant. Par contre, on trouve des ambulances hors d’usage stationnées dans les hôpitaux qui peuvent bien servir. En un mot, la mairie dispose des moyens humains, mais pas des moyens techniques pour faire une intervention rapide en cas d’alerte », affirme-t-il. Abderaman Mahamat Saleh propose à l’État tchadien de sensibiliser les populations, apprendre aux citadins des rudiments en cas de feu, les employés des entreprises et le personnel des grandes institutions de l’État. Bref, cette sensibilisation doit permettre à toute catégorie de personne de maîtriser un incendie avec l’extincteur.

Kouladoum Mireille Modestine

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