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Les employés affilés à la centrale syndicale, Union des syndicats du Tchad (UST) décident d’entrer en grève illimitée ce mercredi si les autorités ne libèrent pas leurs camarades. Les syndicats exigent la libération sans condition de leurs camarades arrêtés les 16 et 17 mai dernier, après une marche pacifique autorisée. L’UST a au cours d’une Assemblée Générale (AG) tenue ce mardi à la bourse du travail de N’Djamena peaufiné sa stratégie. Reportage 

La centrale syndicale UST décide d’entrer en grève à partir de ce mercredi. Les syndicats affiliés à l’UST, du public et du privé sont priés de s’organiser pour observer la grève. La centrale syndicale avait donné 6 jours au gouvernement pour libérer leurs camarades arrêtés, lors de la marche contre la présence française au Tchad. Le préavis prend fin ce mardi 24 sans la libération de leurs camarades et les syndicats décident d’entrer en grève dès demain mercredi. Conduits à Moussora, dans le Nord du pays, les prévenus observent une grève de fin depuis deux jours.

Pour le président de l’UST Barka Michel, si l’on ne fait de pression et si l’on ne lance pas les actions avec efficacité, le gouvernement va dormir tranquillement. « La grève débute demain. L’également le préavis est terminé est aujourd’hui », annonce le président de l’UST. Barka Michel souligne qu’à chaque fois que l’UST part en grève, il y’a eu de souci dans de services sociaux comme la santé. Là aussi pour être légaliste, la centrale syndicale a décidé qu’il ait un service minimum. Mais ses camarades souhaitent que ce soit un service strictement minimum. Le président Barka ajoute que c’est une étape, mais si on les pousse à une autre étape, ils se réuniront pour décider. Concernant leurs camarades détenus à Moussoro, le président de l’UST affirme que tant qu’ils ne sont pas libérés, la grève va se poursuivre. Il précise que si leurs camarades sont libérés, ils convoqueront une AG pour arrêter la grève. Au sujet de la manifestation prévue pour le 28 mai, il soutient que la centrale syndicale est membre de Wakit Tamma et participera à la marche pacifique.

Abondant dans le même sens, le vice-président Younous Mahadjir, ajoute que la grève est lancée dans tout l’étendue du territoire national. Pour les provinces, M. Mahadjir demande aux syndicats affiliés à l’UST à sensibiliser leur base pour observer la grève. Selon lui, le pouvoir serait en train de manipuler certains membres syndicaux, mais il faut continuer la lutte sans dévier.

Au sujet du service minimum, le secrétaire du syndicat national des travailleurs des affaires sociales et de la santé du Tchad (SYNTASST), Montanan Ndinaromtan, dit que les procédures de la convention internationale sont respectées, surtout quand il est question de la grève. Selon le SG, pour le personnel de la santé, on ne peut pas aller en grève sèche directement sans passer par la grève avec le service minimum. Le personnel du personnel du SYNTASST estime qu’à chaque fois qu’ils entrent en grève avec le service minimum, le gouvernement n’est pas dérangé. Ils proposent que le service minimum soit limité.

Montanan Ndinaromtan précise qu’à partir de demain, le service minimum ne concerne que les hôpitaux de district et de grands hôpitaux. Tous les autres tels que les centres de santé seront fermés. Il ajoute que le personnel qui va assurer le service minimum n’acceptera pas les entrés de nouveaux patients, sauf les pavillons des urgences qui sont concernés.

 Pour le suivi de la grève, chaque syndicat doit s’atteler pour que la grève soit observée dans son secteur.  

Jules Doukoundjé

Pour apaiser les esprits qui surchauffent ces derniers jours au Tchad suite aux manifestations, le Chef gouvernement de la transition de Pahimi Padacké Albert a reçu hier les leaders religieux. Ce 24 mai 2022, Ialtchad a rencontré le Secrétaire général (SG) du Conseil Supérieur des Affaires islamiques (CSAI) et l’Intérimaire SG de l’Entente des Églises missionnaires et évangéliques du Tchad (EEMET) pour plus de précisions. Reportage.

Les leaders religieux jouent un rôle important dans le tissu social. Ils ont une lourde responsabilité de s’occuper des questions traitant de la vie spirituelle de leurs fidèles (musulmans et chrétiens). Pour le SG du CSAI Cheikh Abdadayim Abdoulaye, le pays est dans une période particulière. Tout ce qu’un être humain fait n’est pas parfait, dit-il. A son avis, ce n’est pas facile pour un pays qui a connu la guerre plus de 40 ans de résoudre un tant soit peu tous les problèmes en un temps record. Cheikh Abdadayim Abdoulaye relève que sans la paix et la stabilité, il n’y aura pas un Dialogue national inclusif (DNI). « En tant que leaders religieux, nous avons pour mission de parler de la paix, du vivre-ensemble à nos fidèles. La religion nous recommande de respecter les dirigeants du pays. Ce n’est pas bon de plonger notre pays encore dans de problèmes », explique-t-il.

L’intérimaire du SG de EEMET, Pasteur Dogos Victor, dit pour sa part que le gouvernement les encourage à sensibiliser davantage les fidèles pour préserver la cohésion sociale. Il soutient que l’EEMET a dédié 3 jours de jeûne et de prière en faveur de la nation tchadienne. Dans de situations pareilles, insiste-t-il, chacun devrait contribuer à sa manière pour garantir la stabilité et l’unité nationale. « Toutes les pistes de solutions sont explorées dans une période exceptionnelle. Elles peuvent être politiques, juridiques. L’église est apolitique et se trouve dans une approche spécifique, spirituelle ou divine. Au-dessus de tout, nous ne pouvons conseiller nos fidèles à la violence », confie l’intérimaire SG. Toutefois, pasteur Dogos Victor demande aux gouvernants de veiller au bien-être de la population tchadienne.

De l’avis des leaders religieux, c’est Dieu qui donne le pouvoir. Ce qui conviendrait de faire selon eux, c’est de prier Dieu ou Allah Le Tout-Puissant pour restaurer le Tchad sur tout le plan.

Ousmane Bello Daoudou
Moyalbaye Nadjasna

Ce 23 mai, c’est la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Pour donner un cachet particulier à cette célébration, l’ONG Women Success est allée rendre visite ce matin aux victimes au Centre National du Traitement de la Fistule au quartier Moursal dans la commune du 6e arrondissement. Reportage

Les victimes de la fistule obstétricale sont honorées ce 23 mai lors de la célébration de la journée qui marque la lutte contre la maladie dont elles sont victimes. Elles ont reçu la visite de l’organisation Women Success qui leur redonne le sourire avec des cartons de pâtes alimentaires, des savons et du détergent. Nonhar Elodie est la chargée des affaires juridique de l’ONG Women Success. Pour elle,  leur visite s’explique par le fait qu’elles veulent apporter un soutien moral aux victimes de la fistule et leur redonner un peu de sourire à travers ce geste symbolique. « Le fait que ces femmes soient victimes de la fistule obstétricale fait qu’elles sont stigmatisées, marginalisées, rejetées et parfois même oubliées par leurs parents, amis, ou conjoint. Nous sommes venus leur apporter notre soutien moral pour qu’elles ne se sentent pas seules », a-t-elle précisé. Nonhar Elodie affirme également que son organisation milite pour l’autonomisation et la promotion de la santé et du bien-être social de la femme tchadienne. Alors, la visite aux victimes de fistule fait partie des missions qui lui sont assignées.

Pour mémoire, la fistule obstétricale est une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum, due à un travail prolongé. Elle se produit en l’absence de soins obstétricaux rapides et de qualité. La fistule obstétricale provoque une fuite d’urine et/ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques. Les femmes qui en souffrent sont souvent condamnées à la dépression, à l’isolement social et à une pauvreté accrue. En 2003, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a lancé une campagne pour mettre fin à la fistule. Une initiative visant à accroître l’action publique en matière de traitement et de prévention.

Au Tchad c’est en 2012 que le pays a célébré pour la première fois cette journée de lutte pour l’élimination de la fistule obstétricale. Depuis 2019, le pays était à 4000 victimes dont 3000 d’entre elles ont été opérées et bénéficient d’une prise en charge gratuite jusqu’à leur réinsertion sociale. Définie comme une violation des droits humains et une injustice sociale, la fistule obstétricale est considérée comme une pandémie qui met en mal le bien-être sanitaire et social des jeunes filles données en mariage précocement. La célébration de cette journée tous les 23 mai vise à éveiller les consciences sur la sensibilisation, la prise en charge et la réinsertion sociales des victimes. Pour l’édition 2022, rien n’est prévu pour ce 23 mai.

Kouladoum Mireille Modestine

L’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS), organise avec l’appui du fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) un atelier de formation sur les procédures d’enregistrements des naissances et sur l’interopérabilité entre les services d’État civil et ceux de la santé. 80 sage-femmes vont être formées à la nouvelle méthode d’enregistre des naissances dans les structures sanitaires de N’Djamena. Reportage.

80 sage-femmes des districts sanitaires de la ville de N’Djamena suivent une formation sur les nouvelles procédures d’enregistrements des naissances et sur l’interopérabilité entre les services d’État civil et ceux de la santé. La formation est organisée par l’ANATS en appui de l’UNICEF. Cette vague ne concerne que les sage-femmes de la ville de N’Djamena. L’ANATS va étendre cette formation dans les autres provinces du pays en juin prochain.

Pour le responsable de la cellule coopération et État civil Brahim Ali Seid, cette formation vise les sage-femmes des hôpitaux et surtout les services de la maternité de N’Djamena. Selon lui, c’est un nouveau mécanisme qui sera mis en place pour réussir le taux d’enregistrements des naissances à travers le secteur de la santé et surtout les services de la maternité. Il souligne que la nouvelle procédure intime que les sage-femmes déclarent les naissances au sein même de leurs formations sanitaires à travers les bulletins des naissances. Brahim Ali Seid ajoute que ces bulletins des naissances servent de tremplin pour enregistrer l’acte de naissance. « C’est une nouvelle procédure qu’on voudrait mettre en place pour réussir le taux d’enregistrements des naissances de notre population à l’État civil, gage d’un développement harmonieux de notre pays », explique le responsable de la cellule coopération et État civil.

Cette formation concerne les agents de l’ANATS et 80 sage-femmes choisies dans les structures sanitaires de la ville de N’Djamena. Au cours de cette formation, le nouveau bulletin de naissance et de déclaration sera présenté. Les sage-femmes seront aussi outillées sur le nouveau cadre de procédure qu’il leur exige de déclarer les naissances à travers de bulletin de naissance dans leurs structures sanitaires, que d’aller à la maison, et revenir. « La nouvelle procédure veut que ce soit la maternité qui doit délivrer le bulletin de naissance et remettre aux parents du nouveau-né », dit-il. Le responsable d’État civil de l’ANATS affirme que l’ancien système d’enregistre des naissances n’est pas fiable et a montré ses limites, dont le taux d’enregistrement, depuis l’indépendance n’est que de 26­ pour cent. Il déplore ce chiffre bas pour un pays qui ne connaît pas exactement le nombre de sa population et le nombre de ses citoyens qui naissent chaque jour. Il estime que cette formation vient à point nommé pour encourager les sage-femmes à déclarer les naissances qui surviennent dans leurs formations sanitaires respectives. Brahim Ali Sein annonce aussi qu’une autre stratégie qui sera mise sur place pour glaner les naissances lors des vaccinations. Pour ce travail, dit-il, une autre formation aura lieu pour les agents vaccinateurs. L’ANATS compte aussi sur les agents de santé communautaire et les matrones pour glaner les naissances perdues. Des bulletins des naissances sont aussi préparés pour ceux qui vont suivre les nomades. Selon le responsable de l’État civil, c’est une stratégie globale, multiforme, multiple qui permettra de faire l’enregistrement universel de l’État civil du Tchad d’ici 2030.

La deuxième vague de formation commencera le 6 juin prochain dans les 17 provinces du pays et une autre formation pour les agents vaccinateurs est prévue en juillet.

Jules Doukoundjé

Madjiadoum Delajoie a lancé officiellement son 1er film long métrage intitulé  «  Combat de Soliri » ce samedi 21 mai 2022 au CEFOD de N’Djamena. Ce film traite un fait social en mettant un accent particulier sur les violences basées sur le Genre (VBG). Le film le Combat de Soliri est d’une durée de 2 h, réalisé par Madjiadoum Delajoie Patrice à N’Djamena dans une maison de la ville. Reportage

Selon le réalisateur le combat de Soliri est une histoire d’une fille qui a grandi au village avec son grand-frère. Et qui a eu la chance d’étudier et a obtenu une licence en droit. Après ces études, elle décide d’aller passer ses vacances au village où selon elle le droit de la femme n’est pas respecté. Elle a fait de ça un combat pour que ce droit de la femme soit restauré, le combat de Soliri est un combat contre la VBG. Le combat de Soliri a drainé un nombre important  des téléspectateurs plus particulièrement les jeunes filles et femmes. Elles ont animé la salle par des applaudissements en suivant les séquences de la série. Certaines d’entre elles  se sont confiées au micro de Ialtchad Presse.

Pour Nadine  téléspectateur «  je pense  que le film parle des violences basées sur le genre au village, mais non seulement au village même ici en ville, les hommes maltraitent les femmes, alors qu’il faut cela cesser puis que l’information du film est bien passée. Pour que les hommes comprennent, nous sommes vos sœurs, mères et épouses ».

Quant à Martin « ce qui m’a impressionné dans ce film c’est le courage des femmes. La femme qui est venue au village pour défendre le droit de la femme, une femme dans un monde traditionnel qui s’est exprimé et défendre le droit des autres femmes » .

Maimouna  Catherine,  «  je suis venu pour voir ce film intitulé le combat de Soliri. Ce film m’a beaucoup touché parce que le film parle de la maltraitance des jeunes filles et des femmes. Au village, les parents donnent des filles en mariage alors que le droit interdit le mariage des enfants ».

Fabrice, «  je pense, c’est un très bon message, déjà qu’il a titré le combat de Soliri puis nous avons écouté le message. Elle veut qu’on respecte le droit de la femme. Elle est l’égale à l’homme ».

Ousmane Bello Daoudou

La ministre du Développement touristique et de l’Artisanat, Mme Mounira Hassaballah était au Centre Artisanal de N’Djaména ce jour lundi, 23 avril pour, dit-elle, faire l‘état de lieux du centre en arrêt depuis trois décennies.

En arrêt depuis le début des années 90, le centre artisanal de N’Djamena traverse une crise sans précédente.  Il est quasiment dans les oubliettes des décideurs politiques. Ce matin 23 avril 2022, La ministre du Développement touristique et de l’Artisanat, Mme Mounira Hassaballah s’est rendu sur le lieu pour faire le constat afin d’apporter des solutions idoines, dit-elle, que traverse ce centre depuis plus de 30 ans.

Elle a visité toutes les salles, de l’atelier fonderie-bijouterie en passant par l’unité de production des chaussures aux ateliers de reluire, de peinture, de sculpture, de maroquinerie et enfin la salle de gallérie d’art et d’artisanat qui sont, presque tous à l’abandon, envahi par des araignées où quelques objets sont exposés et quelques personnels âgés veillent dessus.

Pour la ministre du Développement touristique et de l’Artisanat, le Centre Artisanal de N’Djaména est un organisme du Centre National de l’Artisanat des Arts appliqués en abrégé « CNAA » qui est sous la tutelle de son ministère. Elle souligne que sa visite consiste à constater et faire état de lieux  du premier centre d’artisanat du Tchad. Elle a également affirmé que des solutions seront trouvées pour qu’enfin le centre soit relancé et le transfert de connaissance de ce noble métier soit effectif d’une génération à une autre.

Mme Mounira Hassaballah a rappelé aussi que le Tchad a gagné plusieurs prix à l’international grâce à l’artisanat « le Tchad a gagné autant de prix dans les années 60, 70, 80 et 86 et depuis les années 90 et plus au-delà nous n’avons jamais gagné un prix » a-t-elle affirmé. Et ajoute que l’artisanat peut aussi contribuer dans la lutte contre chômage des jeunes. La ministre a profité pour lancer un appel à  la jeunesse pour embrasser ce métier. Selon elle, l’État est prêt à mettre des moyens nécessaires à afin de les accompagnés et de relancer ainsi l’artisanat tchadien qui stagne depuis plusieurs décennies.

Rappelons que le Centre Artisanal de N’Djamena a été créé en 1969 pour former les jeunes à s’outiller des connaissances artisanales et à mettre en valeur la fabrication locale, mais depuis le début des années 90 le centre manque de soutien de l’État.

Abderamane Moussa Amadaye

Il s’est ouvert ce matin, 23 avril  à N’Djaména la réunion des experts juristes des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens en abrégé « CEN-SAD » pour examiner les projets de texte de base de cette institution régionale et de ses organes spécialisés. Reportage.

En réponse aux directives de la 21e Session ordinaire du Conseil Exécutif de la CEN-SAD tenue au mois de mars dernier à Rabat, au Royaume du Maroc, se tient dans la capitale tchadienne la réunion des experts juristes des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens.  Durant deux (2) jours, les experts juristes de la CEN-SAD sont appelés à examiner les projets de texte de base nécessaires au bon fonctionnement de cette organisation internationale et de certains organes spécialisés en particulier.

Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire Exécutif (SE) de la CEN-SAD, S.E.M Brigi Rafini a souligné que cette réunion entre dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle décidée par la conférence des Chefs des États et de Gouvernement. Il ajoute que pendant deux (2) jours, les experts juristes de la CEN-SAD vont examiner six (6) avant projets de textes relatifs au protocole additionnel portant création du Centre de Lutte contre le Terrorisme de la CEN-SAD ; etc.

Pour lui, l’examen des avant-projets vont permettent de donner un cadre légal à l’instance du Centre de Lutte contre le Terrorisme, son opérationnalisation en tant qu’organe spécialisé de la CEN-SAD afin de se conformer avec les dispositions du Traité révisé et sa cohérence avec les objectifs assignés. Le SE Brigi Rafini relève aussi que ses avant-projets vont permettent d’assurer le bon fonctionnement de deux (2) nouveaux organes crées par le Traité révisé et enfin la mise à jour du texte de cette auguste institution. Le SE de la CEN-SAD a estimé que cet « atelier constituera un creuset d’échanges entre les spécialistes qui doit permettre un examen approfondi en vue d’assurer la viabilité et l’efficience des structures et organes concernés » conclut-il.

Pour le Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères, M. Apollinaire Mogombaye, représentant le Président en exercice de la CEN-SAD, l’espace CEN-SAD est confronté à de multiples défis qui s’amplifient et qui nécessitent un sursaut collectif. Selon lui, la réunion des experts juridiques à N’Djamena permettra la redynamisation et la consolidation cette institution. « Nous aurons ainsi donné à la CEN-SAD tous les instruments requis pour un travail de meilleur rendement », affirme-t-il.

Il faut rappeler que la CEN-SAD a été créée à Tripoli en Libye, le 04 février 1994. Elle regroupe à 25 Etats membre et est l’une des huit (8) Communautés économiques régionales (CER), reconnues par l’Union africaine (UA) comme piliers de l’intégration sur le continent pour le développement économique social et durable de l’Afrique.

Abderamane Moussa Amadaye

Le bureau de la Coordination des associations de la société civile et de défense des droits de l’homme (CASCIDHO) a fait un point de presse  relatif à la manifestation du 14 mai 2022 et l’arrestation des leaders de la société civile ce matin à  l’Hôtel Novotel la Tchadienne. Reportage.

Mahamat Digadimbaye indique c’est avec une consternation que la CASCIDHO a suivi la manifestation du 14 mai, suite à une marche pacifique autorisée par le Ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration à des organisations de la société civile,  membres  de la coalition Wakit Tamma.  Après une analyse des faits et conséquences, la CASCIDHO décide de se prononcer sur cette question qu’elle continue de suivre avec une attention particulière. Pour lui cette manifestation autorisée répond  aux principes des libertés publiques et des droits de l’homme garantis par les conventions internationales et la charte de transition à laquelle les autorités ont permis l’organisation des marches pacifiques. Selon lui cette marche pacifique censée exprimer une opinion, mais malheureusement à causer des dégâts considérables et des actes de violence sur des individus et du vandalisme sur les biens publics et privés ont été observés. Des leaders de la société civile, organisateurs de cette marche ont été arrêtés et mis sous mandat de dépôt. Il a constaté à cause de cette marche quelques atteintes à l’intégrité physique de certains manifestants ont été signalé.

La CASCIDHO de M. Digadjimbaye affirme qu’une manifestation publique doit être strictement non-violente et respectueuse des valeurs républicaines et les forces de l’ordre doivent prendre toutes les dispositions pour garantir la sécurité physique des manifestants, des biens publics et privés. Toute dérive engagerait la responsabilité de l’une ou de l’autre partie.

Mahamat Digadimbaye « J’appelle à la vigilance et d’œuvrer tous ensemble pour la tenue et la réussite du Dialogue inclusif  et souverain, seul et unique cadre pour discuter de tous les maux dont souffre notre pays y compris la relation avec la France. Le coordinateur ajoute que ce n’est pas par la violence ni les intimidations et ni l’exclusion que les problèmes du Tchad seront réglés, ni les rues ni les revendications populaires ne peuvent remplacer les assises du Dialogue national  inclusif ». Il rajoute que la marche vers le dialogue est irréversible, « évitons tout raccourci, et toutes dérives qui risqueraient de compromettre dangereusement l’avenir radieux de notre pays et l’explosion du Tchad » soutient M. Mahamat Digadjimbaye .

Pour finir il affirme que la CASCIDHO s’engage  auprès les autorités pour solliciter la libération des collègues de la société civile arrêtés et poursuivis. Il demande à toutes forces vives de la nation de contribuer au renforcement et à la consolidation de la paix .

Ousmane  Bello  Daoudou

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