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L'espace réservé au marché moderne de Dinguessou dans le 8e arrondissement de la capitale tchadienne a été déguerpi par les agents de la mairie de cette commune il y a quelques jours. Reportage.

Une dizaine de boutiques construite et occupée par des ateliers de soudures, de quincailleries, des vendeurs de gaz butane et aussi de quelques occupants sur la partie sud aux abords de la route de Gaoui a été déguerpie. Selon les témoignages recueillis sur place par Ialtchad Presse, la commune de l'arrondissement n'aurait pas averti les propriétaires moins encore les occupants de ce lieu avant de procéder au déguerpissement.

L'espace qui était dédié au marché moderne qui n'a jamais vu le jour jusqu'à là serait aujourd'hui attribué aux hauts gradés de l'armée nationale. Selon Daoud, locataire d'une boutique déguerpit « les agents de la commune du 8e arrondissement étaient passés sur le lieu il y a de cela dix (10) jours environs en mettant des croix sur les boutiques, mais sans nous informer où nous avertir qu'il s'agit d'un déguerpissement ». Toujours selon M. Daoud, à la grande surprise au lendemain de cette opération, ils se sont présentés pour nous dire de quitter le lieu et le samedi matin ils étaient venus pour déguerpir nos boutiques. « Cet espace réservé au marché moderne est actuellement attribué aux généraux », affirme-t-il.

Sur le lieu déguerpi, c'est désarroi. Une handicapée, mère de 5 enfants, dont 3 fils biologiques et 2 orphelins qu'elle élève, propriétaire d'une boutique où elle loge s'est retrouvée sans abris avec tous ses effets exposés dans la rue. Elle donne sa version de fait « à 3 jours de la fin du mois de ramadan, des individus sont venus mettre des croix sur les murs sans nous avertir de quoi s'agit-il exactement, un samedi matin, ils se sont débarqués avec leur bulldozer Caterpillar, accompagné des forces de l'ordre, ils nous ont obligés à faire sortir nos effets avec brutalité et violence (verbale et physique) et procédé au déguerpissement. Lorsque nous voulons filmer, ils nous ont arraché nos téléphones. Le lieu est attribué aux généraux, c'est dommage », lance-t-elle. Selon un autre propriétaire d’une dizaine de boutiques, présent sur le lieu, affirme, « comme nous n’habitons pas loin d'ici, le samedi matin en passant j’ai constaté que la Mairie procédait au déguerpissement, nous sommes approchés pour demander les raisons. Leur réponse était surprenante. Ils ont affirmé que c'est un ordre qui d'en haut ». Selon eux, ils ne sont que de simples exécutants. Lorsque nous avons voulu photographier, ils nous ont interdits en saisissant nos téléphones et ceux des autres qui filmaient la scène. Nous avons appris que ce lieu a été attribué aux généraux. Nous n'acceptons pas cela dit la victime.

Quant à la mairie du 8e arrondissement, elle n'a pas voulu se prononcer sur l'affaire et nous a orientés vers le service de cadastre.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Conseil National du Patronat tchadien (CNPT) était face à la presse hier lundi 09 mai 2022. Il a dénoncé à travers, la pénurie du gasoil et appelle le gouvernement à prendre des décisions qui s’imposent afin de sauvegarder l’intérêt public. Reportage.

Le Conseil National du Patronat tchadien sort de son silence pour dénoncer la raréfaction du gasoil depuis plus deux mois dans la capitale. D’après les informations recueillies par le patronat, les marketeurs affirment que la raffinerie de Djarmaya et l’Autorité de Régulation du Secteur pétrolier Aval du Tchad (ARSAT), n’arrivent plus à répondre à leur commande. De plus, ces deux institutions de l’État incitent les marketeurs à l’importation du gasoil. Le président du Patronat tchadien Bichara Doudoua  affirme que l’importation du carburant coûte extrêmement cher. « Le conseil du patronat tchadien croit et soutient que c’est bien au régulateur ARSAT qu’incombe la mission de juguler la crise de concert avec la raffinerie. Logiquement, il revient à cette plateforme sous la houlette du régulateur d’importer la quantité nécessaire pour améliorer l’offre du gasoil au niveau de la raffinerie ». Le patronat rappelle la mission de l’ARSAT qui est celle de maintenir le prix du carburant à la pompe auquel le ministère du Pétrole tient. L’ARSAT  doit aussi garantir la fourniture du carburant aux exploitations respectives, a-t-il ajouté.

De son côté, l’Autorité de Régulation du Secteur pétrolier Aval du Tchad en collaboration avec le Conseil national des pétroliers ont mené une opération de contrôle à travers la ville de N’Djamena. Pendant cette opération, le directeur de l’ARSAT, Adoum Djimet Saboune a expliqué que cette baisse de l’offre est due essentiellement au manque de collaboration de certains marketeurs et distributeurs qui décident de vendre de manière frauduleuse les produits destinés au marché national dans les pays voisins pour augmenter leurs marges de profit. Quelques jours après, la même ARSAT fait une sortie médiatique pour démentir qu’il y a pénurie de gasoil dans les villes tchadiennes.

Aujourd’hui encore, la rédaction a tenté d’interroger le directeur de l’ARSAT par rapport à la sortie du président du patronat. Le service de communication n’a pas donné une suite à nos tentatives.

Kouladoum Mireille Modestine

Il s’est tenu ce 10 mai à l’hôtel Ledger Plazza de N’Djamena, un atelier de validation technique et politique du document de stratégie de misse en œuvre de la Zone de Liberté d’Échange du Continentale Africaine (ZLECAF). Aussi, la ZLECAF va renforcer les capacités des acteurs sur les thématiques de la ZLECAF, ses règles d’origine, et normalisation, évaluation, et promotion de la culture. Cet atelier est rendu possible grâce à la collaboration de la commission économique pour l’Afrique des Nations unies et le ministère du Commerce. Compte-rendu.

Créée en janvier 2012 après une décision adoptée par l’Union Africaine (UA) lors de la 18ème session ordinaire de la conférence des chefs d’États et de gouvernement tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. Le Tchad s’est inscrit dans cette dynamique d’un marché continental unique en signant le texte en faveur de l’avènement de la Zone de Liberté Echange continentale Africaine lors d’un sommet extraordinaire le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda.

Dans la perspective de la mise en œuvre de l’accord sur la ZLECAF, le Tchad a élaboré sa stratégie nationale de mise œuvre assortie d’un plan d’action opérationnel en vue de se préparer à mieux saisir les opportunités offertes par ce vaste marché et de réduire les risques y associés. Pour la réussite de cette stratégie nationale, il est donc, selon les organisateurs, impérieux que tous les acteurs à quelques niveaux que ce soit s’impliquent. Ces activités se déroulent en deux phases, celle de la validation technique et politique et celle de renforcement des capacités des acteurs sur les thématiques de la ZLECAF. La phase atelier vise à faire valider la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAF à travers laquelle le Tchad peut identifier les opportunités commerciales et industrielles, les contraintes ainsi que les mesures nécessaires pour profiter des marchés nationaux, régionaux, voire mondiaux dans le contexte de la ZLECAF. Les activités s’inscrivent donc en droite ligne des appuis de la Commission économique pour l’Afrique au Tchad afin de diversifier l’économie et le développement industriel.

Cet atelier de 5 jours a réuni plus de 120 participants issus de différentes composantes de la société. Il s’agit des membres du comité national ZLECAF, les enseignants de l’université, le staff technique du Ministère du Commerce et de l’Industrie, les hommes des médias, les organisations patronales et chambres consulaires, les associations des consommateurs et femmes entrepreneures, les experts spécialisés dans le commerce international.  

Haoua Adoum Ibeth

Le syndicat unifié des chauffeurs et conducteurs du Tchad (SUCC) menace d’aller en grève, pour être menacé et expulsé de leur local par le Syndicat national des Chauffeurs (SNCT) du Tchad. Reportage.

Mahamat Saleh Nassour Secrétaire Général (SG) de syndicat unifié de chauffeurs et conducteur du Tchad explique le contentieux qu’en 2017, ils étaient partis en l’Assemblée générale (AG) élective pour la refondation du syndicat comme prévu par les textes du SNCT qui chaque 3 ans, doit tenir une AG ou un congrès. L’objectif selon le SG est de renouveler le bureau, mais le président a fait 12 ans sans tenir un congrès ou convoquer une AG. Et sur le texte de base des syndicats, il est prévu qu’en cas de refus d’organisation, la base a le pouvoir de décider de convoquer une assemblée. C’est ce qui a été fait. La base a tenu un congrès et dissous les deux syndicats, « et nous sommes passés à une refondation, mais le président Hassan Mahamat Hamid a refusé d’obtempérer à la décision de la base et nous a convoqué à la chambre d’administrative pour demander la suspension des effets de notre autorisation et la chambre a rejeté en lui notifiant que le syndicat émanant d’une dissolution doit exister ». Malgré la décision du tribunal, M. Hassan Mahamat Hamid a encore testé en justice. La cour d’appel a donné raison une deuxième fois au nouveau syndicat.

En 2018 il est allé en Sour suprême (CS). Cela a pris 2 ans, il a perdu. Le président de la CS a instruit le Procureur de la Cour Suprême de dégager M. Hassan Mahamat Hamid du local. Plus tard, cette même Cour Suprême qui a donné la grosse a rédigé une lettre anti datée en date du 23 et remis aux gendarmes pour venir dégager le nouveau syndicat. « Nous avons un avocat qui gérait ce dossier, en principe, ils doivent remettre cette lettre à notre avocat, c’est à lui de venir nous avertir. Lorsque nous avons remis cette lettre à notre avocat, il était sidéré, outré et a jugé injuste cette décision biaisée », disent les syndicalistes. Pour les membres du nouveau syndicat unifié face à la justice à double tranchant, ils ont décidé de convoquer une assemblée générale. Et la base à décider d’aller en grève. Le bureau exécutif n’a pas d’autre choix que d’exécuter la décision de la base.

Selon Me Allah-Ramadji Nabaye Maitre Avocat de Syndicat unifié des chauffeurs et conducteurs du Tchad (SUCCT), au départ, il y a un seul cadre qui regroupait tous les syndicats dans son statut 054 qui l’autorise de fonctionner. Quelques années plupart une partie décide de créer un autre syndicat.

Une autre procédure un référé devant le même tribunal demande la suspension de cette autorisation. Après échange et débat, le tribunal de grande instance de N’Djamena donne ce SUCCT à fonctionner. La loi dit bien que la possibilité de contester cette décision, c’est la cassation. La décision est rendue en faveur de Syndicat unifié des chauffeurs et des conducteurs du Tchad. À cet effet que mon conféré a introduit une requête de révision, en face à cette situation nous attendons les résultats des juridictions compétentes. De l’autre côté c’est à dire le Syndicat national des Chauffeurs du Tchad confirme qu’ils n’ont aucun problème avec autre syndicat.

Toutefois le Syndicat unifié des chauffeurs et conducteurs du Tchad par l’un des membres dénommé Idriss Aguid a confirmé que les autorités compétentes auraient pris la décision de réouverture pour le compte de syndicat unifié des chauffeurs et conducteurs cet après-midi.

Ousmane Bello Doudoua

L’agression des enseignants par les élèves ne cesse de faire couler l’ancre. Pour mettre fin à ce phénomène, le syndicat national des enseignants du Tchad (SET) dénonce cette pratique et appelle les autorités de l’Éducation nationale à agir vite pour arrêter l’hémorragie, sinon ils prendront leur responsabilité. Reportage.

Après avoir examiné la situation d’insécurité qui gangrène l’École tchadienne, le Bureau exécutif national (BEN) du SET relève que partout, les enseignants font l’objet de menace de la part des élèves. Le BEN constate aussi que ces agressions et menaces par les élèves sont parfois soutenues par les parents et même par les autorités locales. Pour Mbairiss Ngartoidé Blaise, Secrétaire général (SG) du SET, les enseignants qui sont en service dans la province de l’Ennedi Est sont souvent victimes de coups et blessures volontaires par leurs propres élèves. Selon lui, malgré les souffrances physiques et psychologiques endurées quotidiennement par ses collègues enseignants, le délégué provincial de l’Éducation qui n’est pas du corps entreprend une vaste opération de suspension de leurs salaires. Le SG national du SET dénonce aussi les cas d’agression faite sur les enseignants de Bodo dans la province du Logone Oriental, brutalisés par le fils du préfet qui est censé assurer leur sécurité.

Après un examen approfondi de la situation, le BEN du SET constate que la politisation à outrance du système éducatif a introduit dans le système des responsables non enseignants ou incompétents qui perturbent son bon fonctionnement. Ngartoidé Blaise pointe du doigt l’irresponsabilité des autorités scolaires et administratives qui ne protègent pas les enseignants en mission dans leur circonscription et le non-respect de la hiérarchie par certains délégués qui passent outre le ministère de l’Éducation pour suspendre les salaires des enseignants.

Le SG national du SET exige la dépolitisation du système éducatif, la nomination des professionnels de l’Éducation aux postes de responsabilité conformément au décret portant statut particulier des enseignants, le rétablissement sans condition des salaires des enseignants de l’Ennedi Est arbitrairement suspendus et enfin la protection des enseignants dans leurs lieux de service. Ngartoidé Blaise exhorte le gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale à prendre leurs responsabilités afin de sauver le système éducatif en déliquescence.  

L’année dernière, plusieurs d’enseignants ont été agressés par leurs propres élèves dans plusieurs provinces du pays et certains en étaient morts suite à leurs agressions.

Ces agressions inadmissibles ont poussé le syndicat des enseignants du Tchad (SET), à sécher les cours pendant 3 jours en novembre dernier sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre l’assassinat du surveillant du complexe scolaire Lycée Toumaï, Ismaïl Alhadj Koulbo par un élève de la classe de 3e. Le SET appelle l’État à prendre ses responsabilités.

Le syndicat des enseignants du Tchad (SET) n’est pas content de la violence faite sur sa corporation.

Jules Doukoundjé

Les lampions sont éteints sur les festivités marquant la commémoration des 50 ans d’existence de l’université de N’Djamena. Pendant 6 jours l’université a vécu au rythme de la fête, mais aussi des conférences-débats animées par les éminents chercheurs. C’est aussi l’occasion pour les hautes autorités de tutelle de promettre la reconstruction de l’université de Toukra et d’augmenter du budget de fonctionnement de l’université. Reportage.

Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Ali Waïdou a promis d’augmenter le budget de fonctionnement de l’université de N’Djamena. Il affirme que le gouvernement s’évertuera pour relever les principaux défis auxquels les étudiants sont confrontés. « Nous avons bien relevé l’impérieuse nécessité de revoir en hausse le budget de fonctionnement de l’université de N’Djamena pour vous permettre de faire face aux dépenses de fonctionnement », dit-il. Il promet aussi de faire aboutir le projet du statut autonome des enseignants chercheurs et de reprendre les travaux de construction des sites universitaires de Toukra. Pour le ministre, 50 ans pour une institution d’enseignement supérieur comme l’université, est une occasion d’afficher ses grandes ambitions au profit de la jeunesse tchadienne. Selon lui, cet important évènement a été un moment de brassage culturel. Dr Ali Waïdou rappelle que pendant 50 ans l’université de N’Djamena a parcouru de chemins et le gouvernement est fier et reconnaissant pour celles et ceux qui ont contribué par le passé ou qui œuvrent aujourd’hui par leur engagement à l’atteinte des objectifs assignés à cette institution d’enseignement. Il exprime sa gratitude à tous les responsables (recteurs) qui se sont succédé à la tête des différentes facultés. En s’adressant aux étudiants, le ministre de l’enseignant supérieur, de la Recherche scientifique et de l’innovation conseille ceux-ci de privilégier d’abord le dialogue avec leurs enseignants et leurs responsables et de reprendre le chemin de la faculté. Dr Ali Waïdou ajoute que leur réussite est celle de la nation tchadienne et soutient que le gouvernement étudie les voies et moyens pour améliorer leurs conditions de vie.

Pour le président de l’université de N’Djamena, Pr Mahamat Saleh Daoussa Haggar, en un demi-siècle d’existence, l’université de N’Djamena a contribué au développement socio-économique et culturel de la sous-région et du Tchad. Malgré les efforts fournis par les uns et les autres, dit-il, il reste beaucoup à faire et invite tous les acteurs au travail bien fait pour relever le défi de la recherche scientifique au Tchad. Le Pr promet à ses collègues enseignants-chercheurs, aux étudiants et aux personnels administratifs le financement et l’organisation annuelle d’un colloque international et pluridisciplinaire à l’issue duquel des actes seront publiés par discipline. Il promet également la subvention de la confection des toges universitaires pour tous les enseignants chercheurs inscrits au CAMES. Aux étudiants, le président de l’université de N’Djamena promet d’organiser un tournoi de football et toutes les autres disciplines sportives à la fin de chaque semestre pour permettre un brassage entre les étudiants. Le Pr Haggar a l’intention de créer une fanfare universitaire pour l’animation de toutes les cérémonies officielles de l’université de N’Djamena.

Plusieurs attestations de reconnaissance ont été données à certains enseignants chercheurs et aux anciens recteurs de l’université de N’Djamena sous l’ovation des étudiants qui ont rempli l’amphithéâtre pour la cérémonie.

Jules Doukoundjé

Atelier de concertation et de partage sur le dispositif de collecte et d’analyse sur les états civils dans la ville de N’Djamena, ce 9 mai 2022 au CEFOD. C’est une initiative de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Objectif : informer les responsables municipaux de N’Djamena et autres autorités en charge d’état civil du Tchad de l’extension du projet « Dispositif de collecte de données sur les faits d’état civil dans la commune de N’Djamena ». Reportage.

Dr. Baradine Zakaria Moursal, Directeur général(DG) de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) note un résultat peut satisfaisant de l’enregistrement des faits d’état civil du Tchad. A son avis, les résultats de différentes enquêtes à couverture nationale organisées dans notre pays ont montré que le taux d’enregistrement des faits d’état civil est le plus faible d’Afrique. Il s’agit selon lui, de l’enregistrement des naissances des enfants de moins de 5 ans. Le taux n’a pas significativement varié depuis 2004, précise-t-il. Ce taux, dit-il, est passé de 9% en 2004 à 16% en 2010 suite à la deuxième enquête démographique et de santé du Tchad (EDST2) puis à la 4e enquête par Grappes à indicateurs multiples (MICS4). Le taux va décroître à 12 % en 2014-2015 à l’Enquête démographique et de Santé et à indicateurs multiples (EDS-MICS), rajoute-t-il. « Parmi les enfants de moins de 5 ans enregistrés dans l’état civil durant 2014-2015, il y avait 9% d’entre eux qui avaient effectivement un acte de naissance », dit le DG de l’INSEED.

Pour Dr Baradine Zakaria, le système d’état civil d’un pays est un ensemble d’instruments qui confère aux citoyens leur identité en tant que membre du corps social. Il fournit, dit-il, des documents juridiques dont les individus ont absolument besoin pour garantir leur identité. L’avantage de tels documents d’après lui, permet aux détenteurs de prouver leur nationalité, défendre leurs droits puis accéder aux services sociaux de base. Le système d’état civil constitue la source d’information privilégiée pour l’étude des phénomènes démographiques, dit le statisticien.  Il cite, la mortalité, la natalité, la nuptialité et les migrations. Le système d’état civil, assure-t-il, permet d’enregistrer systématiquement et correctement tous les évènements individuels en peu de temps après être survenu.

Seulement le DG de l’INSEED déplore deux entraves majeures : le dysfonctionnement dans l’organisation des services et le faible taux d’enregistrement des faits d’état civil. Il constate qu’à cause de la faible organisation dans les services d’état civil, il est très difficile de connaître le niveau d’enregistrement de certains évènements tels que les mariages et les décès. C’est pour pallier à ces problèmes que l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) a mis en place à titre pilote, en 2020, un dispositif de collecte de données sur les faits d’état civil dans la commune de N’Djamena. L’enjeu majeur d’après le DG, c’est de rendre plus disponibles, accessibles et visibles les informations et la documentation pertinentes sur l’état civil tchadien.

« Seuls les mariages, les naissances et les décès ont fait l’objet de collecte. Il s’agit présentement d’une extension de l’opération qui a déjà débuté dans les 5 autres arrondissements. Elle sera exécutée dans les 10 communes de N’Djamena pour une période de 6 mois », déclare le démographe. Il insiste sur une collecte des données fiable inhérente à une formation crédible des agents à déployer sur le terrain. M. Baradine Zakaria met aussi l’accent sur la manière ou la collecte doit être menée, la participation et la collaboration avec le groupe cible de l’opération. Il rappelle l’objectif de l’atelier qui est d’informer les responsables municipaux de N’Djamena et autres autorités en charge d’état civil du Tchad de l’extension du projet « Dispositif de collecte de données sur les faits d’état civil dans la commune de N’Djamena ».

Le DG de l’INSEED relève la nécessité et l’urgence de collecte de CNMD-2022, la présentation des objectifs et stratégies inhérents, expliquer l’intérêt des variables retenues. Il met un accent particulier sur la communication surtout les médias afin d’éveiller la conscience de la population sur l’importance des faits et d’actes d’état civil.

Moyalbaye Nadjasna

Les ex-travailleurs de Tchad-Cameroun Constructor (TCC) ont organisé une manifestation pacifique devant la Cour suprême (CS) de N’Djamena ce 9 mai 2022. Ils exigent de la CS l’exécution de la décision de justice par rapport au verdict en leur faveur prononcé depuis janvier dernier. Le président de la CS leur a fait une promesse.

Ils ont investi tôt ce matin les locaux de la CS. Assis sous le drapeau, ils attendent impatiemment l’arrivée du président de la CS Samir Adam Annour. À son arrivée, les ex-travailleurs se lèvent tous comme un seul homme et lui passent leur message à travers la banderole qu’ils tiennent en main. Voulant entrer au début sans les rencontrer, il a ensuite fait un demi-tour pour venir à la rencontre des ex-travailleurs et leur dit ceci, « revenez demain à 08h 30 min et je donne la décision à votre avocat ».

Un nouvel espoir d’entrer dans leur droit renaît. Aussitôt dit, les ex-travailleurs de TCC reviennent à la bourse du travail. Pour le porte-parole des ex-travailleurs de TCC, Djedouboum Apollinaire, les ex-travailleurs vont se mobiliser pour prendre au mot le président de la CS si jamais il ne respecte pas sa parole. Il souligne aussi que le dossier relatif au dédommagement des ex-travailleurs de TCC sera désormais confié à Me Jacqueline Moudeïna. « Esso quitte le Tchad en juin prochain alors on n’a pas de temps à perdre. Nous voulons entrer dans nos droits, car les ex-travailleurs ont beaucoup souffert et beaucoup d’entre nous sont décédés. Le président de la CS a intérêt à respecter sa parole », explique-t-il. Il ajoute également que le travail qui devrait se faire normalement en cinq est fait à trois et demi. C’est cela qui a précipité la mort prématurée de leur camarade, conclut-il.

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