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Un an déjà que le Maréchal Idriss Deby Itno est parti pour son dernier voyage. Il a été durant 30 ans président de la République. Quel bilan peut-on faire? Quel héritage a-t-il laissé ?

D’abord, le bilan prenons quelques secteurs vitaux…

L’économie : Il n’y a pas grand-chose à dire. Le Maréchal a laissé une économie en lambeau. Une économie qui tourne autour des marchés publics avec tous ses irritants : la surfacturation, une prime à la corruption, la course à l’enrichissement illicite, le chiffonnage de l’argent public par les cercles des amis, du clan et de la famille. Il est vrai le pétrole a été exploité sous le règne du Maréchal, un point positif à mettre sur son actif, mais cette manne a été gérée comme une épicerie familiale.

La politique et les institutions : C’est le désert. Quelques partis politiques ont émergé, mais la plupart sont des partis d’un homme ou d’une femme. Avec des chefs souvent « affairistes » qui ne sont motivés que par l’appât de la collaboration et d’un poste ministériel. Ils n’ont d’autres ambitions que leur personne. Ils ont pour la plupart échoué à bâtir et à animer la vie politique. Les rares qui l’ont fait confondent souvent le parti, leur personne et leur désir. Et les institutions? Elles sont vassalisées au profit de l’équipe au pouvoir ou des amis politiques. Elles n’existent que de nom. Elles sont « caporalisées » à tel point qu’elles ont oublié leur missions républicaines.

La Justice : Elle est à terre. 30 ans plus tard, la justice semble difficilement réformable. 30 ans plus tard, les magistrats sont fâchés parce qu’ils exercent dans l’insécurité, plusieurs d’entre eux ont été agressés. 30 ans plus tard, ils se cherchent. Ils sont tantôt accusés d’être des corrompus, tantôt d’être laxistes.

L’éducation : C’est l’effondrement. Les apprenants n’ont pas le niveau. Les enseignants non plus. Tout est à refaire.

L’armée : C’est la débandade. L’armée nationale tchadienne n’existe pas. Elle n’est que l’ombre d’elle-même. Pourtant le défunt Maréchal est un pur produit de cette armée. Il la connaissait comme sa poche, mais il a refusé obstinément de la remettre sur pieds. A sa place il a préféré une armée clanique qui  protège son pouvoir. Rien que son pouvoir.

La démocratie : C’est un mirage. Sa première phrase prononcée lors de son premier discours au pourvoir « je ne vous apporte ni or, ni argent, mais la liberté » est restée une promesse sans lendemain. La démocratie est toujours attendue. Un semblant de liberté existe mais à vitesse variable grâce à la société civile et à la presse privée.

Les médias : Que dire ? Un champ de cafouillage ? Ou un chantier en auto-construction ?  Les médias publics : aucune avancée. C’est la maison des fainéants louangeurs et adeptes du remplissage d’antenne. Ils ont aidé à clochardiser le métier de journaliste. Les médias privés, eux, sont la plupart des professionnels du mélange du genre et des adeptes des multiples casquettes. Ils n’ont que faire des principes qui fondent ce métier.

Enfin, l’héritage du Maréchal. Quel héritage ? Des immeubles ? Des routes bitumées ? L’eau potable pour tous? L’électricité pour chaque foyer ? Presque toutes les réalisations sont comme on dit des « éléphants blancs ». Le communautarisme est là, plus fort que jamais. Il est même devenue un ascenseur politique. Les rébellions sont toujours là, toujours plus féroce. Il n’a pas su y mettre fin. Lui le Maréchal. Son héritage vous dîtes? Il faut arrêter de chercher parce qu’il n’y a rien.

Si ses héritiers politiques croient que le Maréchal a laissé un héritage sur lequel ils peuvent s’accrocher pour perpétuer le même système, ils se trompent. L’ère Deby est finie. Il ne se régénérera jamais.

Bello Bakary Mana

Des acteurs, non conviés aux pré-dialogues organisés par le comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) se sont réuni pour discuter sur certaines thématiques liées au prochain DNI prévu pour le 10 mai. Ils ont aussi échangé sur la refondation de l’État, sa forme et la conduite de la transition. Reportage.

Les acteurs non étatiques qui n’étaient pas conviés aux pré-dialogues organisés par le CODNI et le défunt CTS pour ce qui concerne les politico-militaires à Doha au Qatar décident de se réunir pendant deux jours pour discuter sur les thèmes liés au prochain dialogue prévu pour le 10 mai.  L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités de participation efficace des acteurs non étatiques aux débats approfondis, constructifs et sereins permettant de parvenir à un consensus. Pendant ces deux jours, ces acteurs vont décortiquer les thématiques qui seront discutées au prochain dialogue et feront des propositions en vue de bien concevoir la refondation de l’État et la forme de l’État.

Pour le coordonnateur de Wakit Tamma, Max Loalngar, les attentes du peuple obligent les acteurs et leurs partenaires à une réflexion commune en vue de circonscrire les concepts de la refondation de l’État et de sa forme, de la conduite de la transition, avec un accent particulier sur la gestion économique et financière. Selon lui, il y va de la réussite de ce dialogue et de l’aspiration du peuple tchadien à en faire une véritable opportunité de transformation du pays. A l’issue de cette rencontre, les axes clairs pour la future constitution et les textes y afférents, le projet d’une nouvelle charte de transition, les orientations pertinentes pour le cahier de charge du gouvernement de transition et les profils des dirigeants devront être passés au peigne fin pour que tout le monde ait la même information. Max Loalngar affirme que cet exercice permet de jauger la transition actuelle et d’en mesurer les limites de sa gestion. Il souligne aussi que ce serait la voie royale de mettre à nue les subterfuges mis en place dans le dessein secret de biaiser les vrais débats et de priver le peuple tchadien d’une transition conduisant à une alternance politique fondatrice d’une véritable espérance.

Abondant dans le même sens, le Pr Avocksouma Djona, modérateur de la rencontre estime que la situation est critique et le pays est à la croisée des chemins. Il ajoute que personne ne connaît l’agenda et de quoi on va parler au dialogue, ni les critères de participation. Selon lui, si les choses traînent à Doha, c’est justement parce que nous ne savons pas de quoi on devrait parler. Le Pr souligne qu’il faut s’organiser en tant que société civile et citoyen de ce pays pour pouvoir présenter un certain nombre de choses qui pourrait probablement faciliter le futur dialogue, si jamais ce dialogue est maintenu. Il affirme qu’il y’a deux jours, le PCMT a évité de dire une phrase prononcée le 31 décembre : le caractère souverain du DNI. Selon lui, le dialogue aura lieu le 10 mai et les politico-militaires n’assistent pas, il y’aura encore un autre mot qui va sauter, le caractère inclusif.

Pour l’ancien ministre et représentant le Groupe de Réflexion de l’Appel du 1er juin (GRA), Hassaballah Soubiane, le CODNI serait en train de confectionner une liste pour soumettre à l’appréciation du PCMT qui désigner ceux qui vont participer. Il estime que ce n’est pas en son honneur et en tant que président du CMT, il a intérêt à être à égale distance des forces qui vont dialoguer, que de choisir comme ils l’avaient fait pour le Conseil national de transition (CNT). « Notre démarche est très simple, il y’a des blocs, que chaque bloc se réunit malgré des difficultés qu’il y’aura, les gens vont finir par s’entendre », dit l’ancien ministre. Il souligne que dialoguer, ce sont des idées qui vont être débattues, la forme de l’État. Hassaballah Soubiane ajoute que le pays a besoin d’un dialogue sincère qui permettra au Tchad d’être comme les autres pays.

Jules Doukoundjé   

Le Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI) a présenté ce 21 avril au Premier ministre de transition, la synthèse du rapport du sous-comité thématique. Une manière pour le CODNI de mettre à la disposition du public les éventuels contenus du dialogue national inclusif (DNI). Le président du comité technique du CODNI Armand Djérakor Djégoltar nous présente le contenu de cette synthèse du rapport. Reportage.

C’est une synthèse du rapport du sous-comité thématique du CODNI conçu en Arabe et en Français et imprimé en décembre 2021. Elle compte 80 pages et parle de toutes les questions sociétales : les chefferies traditionnelles, les confessions religieuses, la dia, le bilinguisme, les problèmes de migrations et d’exodes ruraux et le trafic d’enfants entre autres. Les contextes de discussions, les recommandations et quelques propositions d’actions sont à lire dans ce rapport. Il présente en quelque sorte le fil conducteur du dialogue aux participants.

Pour le président du comité technique du CODNI Armand Djérakor Djégoltar, ce rapport marque la fin de la  phase préparatoire et le début de la phase de réalisation du DNI. « C’est un rapport de synthèse de tous les travaux des sous-comités thématiques. Ce rapport technique dresse un peu quels sont les éléments que le CODNI à préparer pour mettre à la disposition des participants afin de les faciliter les réflexions pendant le dialogue, mais aussi aider dans la prise de décision », affirme-t-il. Cependant, le président du comité technique tient à rappeler que le CODNI n’impose rien. Les participants au dialogue ont la liberté de s’appuyer sur ce document ou pas le jour j. Seuls les participants vont décider du contenu du dialogue, a-t-il déclaré. Il indique également que le Premier ministre de transition a reçu le document. Il l’a déclaré officiel. Les prochains participants au dialogue peuvent exploiter le rapport qui va les aider à appréhender les différentes thématiques qui seront développées à partir du 10 mai prochain. Le président du comité technique précise que le CODNI dans le souci de mettre tout le monde au courant de l’éventuel contenu du dialogue annonce que le présent rapport est désormais disponible sur le site du CODNI et accessible au grand public. Les cadres du pays qui veulent bien prendre connaissance, peuvent passer au niveau du CODNI récupérer un exemplaire, a-t-il ajouté.

En plus de cette synthèse du rapport, le comité d’organisation du DNI prévoit de faire un rapport final qui va intégrer les conclusions du pré-dialogue de Doha, mais aussi les aspects matériels de la préparation du dialogue national inclusif. M. Djégoltar a fait remarquer que ce rapport final des activités du CODNI va intégrer le rapport technique, le rapport de gestion matérielle et financière et aussi les conclusions du dialogue avec les politico-militaires de Doha.

Kouladoum Mireille Modestine

Le centre d’étude et de recherche sur la gouvernance des industries extractives et de développement durable (CERGIED) a initié une journée de réflexion ce jeudi, 21 avril 2022 à l’auditorium du CERGIED de Gassi à N’Djamena. Cette rencontre de travail a permis aux participants d’échanger sur la planification et la budgétisation sensible au Genre. Reportage.

Une vingtaine de participants de différentes corporations qui a eu part à cette journée de dialogue et de plaidoyer sur la planification et la budgétisation sensible au Genre. Selon M. Mbaïrassem Ismaël, économiste chargé de politique publique du CERGIED, c’est une journée à caractère un peu spécifique de par sa représentation. À son avis, l’exercice nouveau qu’est la budgétisation sensible au Genre est parti d’un constat des nouvelles études réalisées au Tchad. Ces études, dit-il, ont mis en évidence les inégalités sociales au sein de la population. L’économiste précise que ce sont les couches les plus vulnérables qui sont touchées. Il s’agit fondamentalement des femmes, des personnes handicapées et des enfants, a cité M. Ismaël. Il justifie cette affirmation en signifiant que c’est dû simplement au fait que les politiques publiques élaborées ce dernier temps ne prennent pas en compte les besoins spécifiques de cette catégorie de population. D’après l’économiste, les politiques communales sont censées affecter directement les citoyens au niveau local. « L'objectif de cette rencontre c'est de discuter sur les mécanismes susceptibles de conduire les communes et au-delà, l'État à intégrer dans leur planification les besoins spécifiques des groupes vulnérables », assure-t-il. Le représentant du directeur du CERGIED dit être disposé à accompagner les communes qui souhaitent essayer ce nouvel exercice de budgétisation.

L’économiste chargé de politique publique du CERGIED rappelle que, le centre d’étude et de recherche sur la gouvernance des industries extractives et de développement durable est une organisation de la société civile qui œuvre depuis plus d’une vingtaine d’années sur des questions de gouvernances démocratiques, économiques et sociales. Pour lui, le volet de l’activité budgétaire réalisé par l’observatoire de gestion de ressources publiques au sein du CERGIED, a commencé depuis 2004. M. Mbaïrassem Ismaël dit que l’opérationnalisation des activités du CERGIED s’est traduite sur le terrain avec la mise en place des comités de suivi budgétaire dans 17 des 23 provinces du Tchad.

Ces comités selon lui font jusque-là un travail exceptionnel dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques à l’échelle nation ou locale avec les communes. Cette synergie d’action souligne-t-il, a apporté un changement dans la pratique et la mise en œuvre des politiques publiques au Tchad.

Moyalbaye Nadjasna

Le Président du conseil militaire de transition (PCMT) s’est adressé à la nation ce 19 avril 2022. Il a insisté sur la tenue du dialogue national inclusif (DNI) le 10 mai prochain.

La mort du Président Deby le 20 avril 2021 a ouvert une nouvelle ère de transition au Tchad. Une transition militaire dirigée par le General Mahamat Idriss Deby, fils de défunt président. Le pouvoir militaire organisé sous l’appellation du Conseil militaire de la transition (CMT) était contesté à ses débuts par les organisations de la société civile, les partis politiques de l’opposition démocratiques et militaires. Plusieurs manifestations ont fait l’objet des bavures policières coûtant la vie à des Tchadiens.  Pour récapituler un an d’exercice de transition, le PCMT le général Mahamat Idriss Deby s’est adressé à la nation. Le point d’orgue c’est le Dialogue national inclusif (DNI). « Comme annoncé précédemment, les travaux du Dialogue National Inclusif commenceront le 10 mai 2022 à N’Djaména », a annoncé le PCMT dans son discours. Selon lui, c’est un rendez-vous crucial à l’issue duquel, le pays va se doter des institutions pérennes répondant aux aspirations profondes et légitimes du peuple tchadien souverain.

Le Chef de la junte a évoqué que la prise du pouvoir par les militaires est un acte historique entrepris pour assurer la continuité de l’État. Il soutient aussi que cette transition militaire a garanti de la paix, la quiétude, la sécurité des populations, la préservation de l’intégrité territoriale et la sauvegarde de la souveraineté internationale du Tchad. Selon le PCMT, une feuille de route a été établie par le gouvernement de transition avec pour objectif de créer les conditions propices à l’organisation des élections générales transparentes et démocratiques au terme de la transition. Le général Mahamat Deby a signalé aussi la mise sur pied du Conseil national de la transition (CNT). Il faut rappeler qu’au lendemain de la prise du pouvoir par la junte la constitution et le parlement avaient été dissous. Une charte de transition, trop critiquée, a été confectionnée en lieu et place de la loi fondamentale.

Au sujet de la sécurité, le PCMT a estimé que la situation est stable mis à part les malheureux évènements dans quelques provinces. Le général Mahamat Deby, a abordé également la révision du statut des armées. À son avis, un paquet de réformes nouvelles pour une gestion optimale de la carrière militaire. Ce qui va améliorer leurs conditions de vie et de travail des militaires, dit-il.

S’agissant du social, il faut signaler que plusieurs manifestations notamment des syndicats, des diplômés sans emplois ont rendu morose le climat social du pays. Toutefois, à en croire le PCMT, les autorités de la transition ont fourni des efforts importants. Il justifie leurs efforts par la signature du pacte social avec les organisations syndicales, le recrutement de 5000 jeunes diplômés à la Fonction publique en cours, la création d’un fonds spécial pour les micros projets pour les femmes rurales, la réduction des coûts d’Internet, etc. Comme approche pour le développement, il dit dans son discours mettre l’accent sur l’énergie, l’élevage et l’agriculture. Il reconnaît l’instabilité et l’insuffisance de l’énergie en ce moment au pays. Le PCMT promet s’investir pour résoudre la défaillance du réseau électrique, en mettant l’accent sur la production de l’énergie verte.

La justice a fermé à plusieurs reprises ses portes suite aux menaces des magistrats dans l’exercice de leur fonction et leurs conditions de travail. Récemment, les syndicats des magistrats ont lancé une grève illimitée qui a duré trois semaines sans trouver une solution définitive. Dans son adresse à la nation, le PCMT note l’instauration d’un système judiciaire soucieux des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens. Pour lui, la justice fait partie des priorités du CMT. Il déclare réitérer clairement sa ferme volonté de mobiliser les moyens nécessaires en vue d’améliorer les conditions de vie, de travail et de protection des magistrats. « Aucun moyen à notre portée ne sera épargné pour soutenir la justice qui représente le cœur d’un État de droit, tout en exigeant en retour, un fonctionnement optimal de l’appareil judiciaire pour restaurer la confiance entre la Justice et les justiciables », a souligné le général Mahamat Deby. Il appelle les Tchadiens à l’unité pour un Tchad prospère.

Moyalbaye Nadjasna

La cérémonie de baptême du boulevard Maréchal Idrsiss Deby Itno s’est  déroulée ce matin à la mairie de N’Djamena. Cette avenue portait le nom d’un ancien ami Président Ngarta Tombalbaye  aujourd’hui devenu boulevard Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, à cet effet  Ialtchad  Presse  était sur place pour recueillir les avis de quelques citoyens riverains. 

Moussa, un habitant du quartier Kabalaye, affirme « Fontaine de l’Union était Fontaine de l’union de l’Afrique Centrale. Nous à l’époque nous appelons Ngarta Tombalbaye s’ils ne connaissent pas l’histoire, il faut qu’il demande aux anciens. Nous avons avenue Bokassa, avenue Mobutu, avenue El- Nimery.  Si l’État veut faire ce qu’ils veulent, ils peuvent le faire puisque l’État est responsable de la gestion du pays. Tout ce qu’ils veulent, ils le font, mais l’histoire reste. Ils veulent tout effacer,  l’histoire reste et restera  pour toujours ».

Pierre Oderi  ancien habitant du quartier Ambassatna, « à mon avis s’ils veulent baptiser l’avenue Mobutu au nom de Idriss Deby  Itno. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, il devrait faire une autre chose et puis baptisé au nom du Maréchal. Cette  avenue était baptisée au nom de l’ancien  Président  du Zaïre et ça reste dans l’histoire du Tchad. Il supprime le nom du Mobutu et donne le nom de Marechal  Idriss Deby Itno  ça ne peut pas aller, s’ils veulent  il faut qu’ils construisent une nouvelle route et baptisé  au nom du Maréchal Idriss Deby Itno ».

Moussa Abakar habitant au quartier Ambassatna, affirme, « les noms Mobutu Bokassa, devraient rester. Ils veulent effacer Mobutu pour mettre Maréchal Idriss Deby Itno, mais ce n’est pas normal. Pour oublier Mobutu, ce n’est pas facile, c’était un ami de l’ancien Président Ngarta Tombalbaye. Il est intervenu dans les conflits inter tchadiens à l’époque. Normalement, il ne faut pas qu’il change, il efface  tout ça  là est-ce que ça va rester ? Vous éliminez le monument et vous dites l’histoire, nous ne comprenons pas. Il faut que le monument reste, vous voulez effacer l’histoire, mais la génération future ce n’est plus l’histoire de Mobutu lamyfortain, tout ça, il n’ y a pas. L’histoire s’est  arrêtée et la page est tournée. S’il plaît, n’effacez pas l’histoire ».

Daoud  Oumar soutient que « changer le nom de l’avenue Mobutu en Maréchal Idriss Deby Itno ça ne cause pas de problème. Il était le  Président du Tchad  et il a beaucoup fait pour ce pays on lui devrait nommé autre chose en son nom au lieu de baptiser une rue à son nom  avec des dates  précises de son règne et ça restera dans l’histoire.

 Propos recueilli par Ousmane Bello Daoudou

Le Maire de la ville de N’Djamena Ali Haroun a rebaptisé ce mercredi l’avenue du Président Zaïrois Mobutu Cessé Seko, Boulevard du Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno. C’est pour honorer la mémoire du président, son patriotisme et de son amour pour la construction d’un Tchad uni et prospère que la Mairie de N’Djamena dit avoir décidé de l’immortaliser en donnant son nom à un Boulevard de la capitale. La cérémonie a lieu en présence du vice-président du CMT, le général Djimadoum Tiraïna. Reportage.  

Située entre l’hôtel de la ville de N’Djamena et le viaduc de Chagoua, l’avenue du Président Mobutu, est l’une des avenues la plus empruntée par les automobilistes et les motocyclistes. Cette avenue baptisée par l’ancien président François Ngarta Tomalmbaye Avenue Mobutu pour immortaliser les liens d’amitié entre les deux chefs d’États d’alors est désormais rebaptisée Boulevard du Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno.

Pour le maire de la ville de N’Djamena Ali Haroun, l’attribution d’un nom de boulevard est porteuse de sens, car elle exprime un hommage rendu à un homme dont le parcours a marqué tout le monde. Selon lui, le défunt président a marqué non seulement le Tchad, mais également l’Afrique et le monde. « Je ne suis pas la personne la mieux indiquée pour retracer le parcours de ce héros national, cet homme au destin exceptionnel, permettez-moi d’évoquer ici en quelques lignes son amour pour la patrie et pour la ville de N’Djamena », a dit le maire.

Ali Haroun souligne qu’entre le maréchal du Tchad Idriss Deby Itno et le Tchad, c’est tout une histoire, un amour et un engagement. Il a relevé qu’il est le pionnier du développement et de la modernisation de la cité-capitale. Le maire de la ville de N’Djamena affirme que les multiples infrastructures dont a bénéficié la ville en témoignent. Selon lui, il avait une ambition pour la capitale tchadienne, celle de la rendre moderne à l’image des grandes villes du monde. Il ajoute que cette ambition le tenait à cœur et en a fait un engagement personnel.

Toujours selon le Maire, la commune de la ville de N’Djamena est fière de ce héros hors pair et restera reconnaissante envers lui. Pour le maire Ali Haroun, la mort est le rendez-vous inévitable des vivants certes, mais les grands hommes ne meurent jamais. Leurs œuvres et leurs mémoires demeurent vivants, c’est le cas de feu Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, qui demeure à jamais dans les cœurs des Tchadiens.

Il invite ses concitoyens à préserver jalousement les investissements faits tout au long de ce boulevard, pour honorer le défunt Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno.

Jules Doukoundjé  

Permets-moi de laisser aux politiciens le soin d’utiliser avec connaissance et expérience vos titres, grades et gloires. Ils ne m’ont pas attendu, tes politiciens, toute honte bue, ils ont sangloté pour la camera. Moi je crois que le vilain cirque de levé de deuil t’est d’aucune utilité dorénavant. Vers toi nos douas.

Je veux t’appeler Idriss

Oui tu ne m’as jamais connu, tu ignores mon existence. Moi je t’ai connu président de mon pays, de quoi légitimer mes écritures pour toi. Bien de choses n’ont pas fonctionner pour toi comme d’ailleurs à tous ceux qui ont eu à gouverner, ça n’a pas été facile pour toi, et tu ne savais pas que tu finiras ainsi.

Que Allah te pardonne Idriss. Et si je dois te pardonner comme tchadien, je te pardonne Idriss. Mon père, tailleur toute sa vie, jusqu’à perdre l’usage de ses jambes, tu ne connais pas son existence, il n’a jamais cessé de prier pour ton repos éternel. Vois du ciel.

Un an déjà, me souvenant de toi, cette nuit je n’ai pas dormi, du ciel, qu’il te soit permis de voir l’étendu de la peur dans mon ventre. Né en 1981 sous les bâches des humanitaires à Kousseri, d’une famille pauvre, comme bien du monde lucide, ma famille refuse tout désordre, elle veut juste vivre et adorer Dieu.

C’est Dieu qui juge, cependant.

Idriss, j’ai le courage de te porter deux regrets que ma famille déplore.
D’abord, ça nous a pas aider de constater que tu as toujours responsabilisé des hommes et des femmes sans amour pour le pays. Que Dieu nous vienne en aide, on les connait, ils ne sont pas sérieux, j’imagine la fin du jeu.

Et l’autre regret, que Allah te pardonne aussi, tu as tant favorisé ta communauté, aujourd’hui, elle a du mal à croire que le pouvoir est une légitimité. Même ta disparition n’a pas servi d’école, Pitié.

Après 30 ans d’exercice de pouvoir, Idriss, je concède que tu as compris bien de choses à la fin. Aussi, je concède que tu as bien voulu entamé le cap de la justice si ce n’est pas le rappel divin. Que ceux qui ont aujourd’hui la destinée du pays comprenne la nécessité de la justice, de la démocratie et du bon vivre ensemble. À présent, le monde a beaucoup évolué, les tchadiens aussi, la vérité ne se torde pas pour s’imposer.

Idriss, je n’ai pas été de ta vie, mais tu as vu du ciel que j’ai été de ta prière mortuaire à la grande mosquée de N’Djaména. J’ai pu garder l’instant à travers une photo. Que le paradis al-firdos de Dieu soit définitivement ta demeure.

Ahmat Nine Bakou

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