Les signataires de la déclaration du 19 mai insistent et persistent en qualifiant d’un forcing la manière d’organiser le DNIS. Ils appellent le peuple à refuser cette forfaiture et à se battre pour la tenue d’un vrai dialogue.
Pendant que les travaux pour la mise en place d’un présidium devant permettre d’organiser les débats du dialogue, « les signataires de la déclaration du 19 mai » continuent toujours de bouder le DNIS. 10 partis politiques et sociétés civiles dénommés signataires de la déclaration du 19 mai estiment que malgré tous les appels des forces vives de la nation et de la communauté internationale pour un dialogue inclusif et sincère, le CMT et le MPS continuent leur dialogue pour le maintien du système. Selon eux, ce forcing se fait au mépris des chefs religieux et sages qui œuvrent pour obtenir la participation de tous, y compris les politico-militaires non-signataires de Doha.
Les signataires de la déclaration du 19 mai avaient déjà prévenu et démontré qu’à partir des quotas du CODNI, le dialogue qui se passe actuellement au palais du 15 janvier n’est qu’une salle remplie des applaudisseurs du CMP et du MPS d’approuver souverainement l’illégalité du PCMT aux prochaines élections, malgré le refus du peuple. Ils exigent une révision des quotas de participation et pensent que plus de 50 pour cent des participants retenus par le CODNI ne devraient pas avoir le droit de voter. Selon eux, il faut la présence de toutes les forces vives actuellement exclues et leur donner un nombre de places équitables équilibrées.
Au sujet du règlement intérieur et du présidium et l’agenda du dialogue, ils exigent que tous ceux-là ne doivent être approuvés avant la présence de toutes forces vives dans la salle.
Les signataires comptent annoncer dans les prochains jours les actions à mener pour barrer la route à cette tentative d’enfoncer le pays qui est déjà parmi les derniers en matière des indicateurs socioéconomiques. Ils lancent un appel au peuple et à toutes les forces vives à se rejoindre à eux à ne plus accepter cette forfaiture et à résister et se battre pour un dialogue sincère.
Jules Doukoundjé
Les 1500 délégués venant des 23 provinces du pays et de la diaspora entament ce samedi la proposition des membres du présidium. Le présidium qui doit organiser le dialogue national inclusif et souverain (DNIS) doit être composé de 21 membres. Reportage.
C’est vers 11 heures, heure locale que les délégués ont commencé à proposer les noms pour les membres du présidium qui va organiser les travaux du dialogue.
Pour le conseiller Djimet Clément Bagaou, le Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (DNI) doit prendre en compte les propositions des participants et non imposer un point de vue. Il appelle la jeunesse à ne pas se laisser instrumentaliser. Il met en garde la manigance du CODNI et certains hommes politiques véreux. Pour certains participants, il faut donner la priorité aux femmes et aux jeunes.
De l’avis de Saleh Kebzabo, ce n’est pas réjouissant d’entendre certains propos incendiaires, il faut faire des propositions concrètes pour aller de l’avant. Selon lui, il n’y a pas de faux fuyant, il faut s’assumer. Beaucoup de délégués proposent qu’il faut voter par corporation.
Pour Bourkou Louise, opposante souhaite que le poste vice-président du présidium revient à une femme. Elle demande que pour le présidium, il faut de probité morale pour assumer dignement cette haute responsabilité. Le président du parti le Nouveau Jour Dr Nasri propose que le groupe de sage prendre attache avec les corporations pour faire de propositions pour désigner un présidium responsable
Salibou Garba propose lui aussi la suspension pour une concertation entre les corporations.
Jules Doukoundjé
Après trois jours d’échange, et sans un consensus devant permettre aux 1500 délégués d’adopter le règlement intérieur, le président du CODNI semble avoir imposé tard aux délégués d’adopter ce règlement. Son imposition a été contestée par certains délégués. Reportage
Certains délégués n’ont pas approuvé le règlement intérieur proposé par le CODNI. Les quelques 1500 délégués ont, pendant trois discuté sur l’adoption du règlement intérieur. Certains estiment que le CODNI n’a pas habilité à imposer le règlement intérieur, parce qu’il a fini son travail dès lors qu’il a présenté le rapport. Toute la journée du vendredi, les délégués ont échangé sur la méthode d’adoption du règlement intérieur. Le CODNI a proposé un vote à main levée, cette proposition a été contestée par certains membres de l’assemblée, qui souhaitent un vote à bulletin secret.
Au retour de la prière de 18h, le président du CODNI, Acheikh Ibni Oumar a tergiversé sur l’adoption du règlement intérieur. Imposé ? Certains délégués contestent. Le flou demeure entier.
Ce matin les délégués vont procéder aux élections des membres du présidium. Cette journée serait plus houleuse que celle d’hier.
Jules Doukoundjé
Depuis le 24 août 2022, date de l’ouverture des débats au dialogue national inclusif souverain, il règne une ambiance de souk. Ce qui s’apparente à des échanges contradictoires des grandes assemblées, décris une réalité prévisible, celle d’une hostilité de générations. Les caciques soixante-dix ans consommés de l’ancien régimes et ses descendants, contre une jeunesse cinquantenaire enfin sortie de l’ostracisme des dictatures successives. Ce qui est sûr, au sortir du dialogue une seule génération s’imposera, l’antagonisme est bien profond pour une cohabitation harmonieuse.
En effet, dès l’entame des débats la satire est servi à profusion. De tout part on ne manquait pas l’occasion d’indexer l’autre. Pour chaque parole prise, le sujet au programme du jour est recalé. Comme des mages, on croit connaitre les intentions des uns et des autres. Des joutes verbales, on s’enlise, et on suspend pour éviter un chaos en direct. Procès d’intention national souverain en marche.
Pour la génération des caciques de l’ancien régime, la compréhension est simple. On a peur de tout changement. Habituée aux nombreuses avantages pécuniaires et des outrances de pouvoir, elle tient à se régénérer à travers ses nouveaux adultes. S’adapter au changement est pour elle apprendre à rester derrière. Elle résiste de son mieux. Les preuves ne manquent pas. La parole est donnée en priorité à leurs progénitures. Les invités de l’émir du Qatar marginalisés. Le CODNI est attisé pour une seconde vie, son équipe en préparation pour un recyclage. Et quand on parle du présidium, les mêmes CV qui ont servi à évangéliser l’exclusion, la gabegie, le népotisme, la corruption, les détournements, sont déposés sur la table. Le Maréchal du Tchad n’est plus là, il faut anticiper l’émancipation de certains de leur, le vote à main levée est brandi.
Contrairement aux autres pays du monde, la jeunesse tchadienne née après les années 70 a vieilli sans prendre la main. Pourtant, nos anciens étaient déjà dans les affaires depuis leur vingtaine. On a même connu des présidents trentenaires. Les raisons sont multiples et les principales sont les guerres successives et la pauvreté génitrice de l’avidité. Dans tous les cas, depuis les années 80 à aujourd’hui on a les mêmes sur nos têtes. 30 ans ministre, 30 ans chef de parti, 30 ans ambassadeur, 30 ans chef militaire, 30 ans DG, 30 ans président des institutions, 30 ans député, 30 commissaire, 30 ans protocole.
Des repris de justice. Des soustraits de justice. Des mafieux. On n’aurait rien dit si nous n'étions pas à terre. Le constat est sans appel. L’éducation au plus bas de la région. La santé au plus bas de la région. Le sport au plus bas de la région. L’eau, l’électricité, les voies bitumées sont minuscules. Des provinces entières isolées en saison pluvieuse. Des quartiers et des hôpitaux dans l’eau. Pendant ce temps d’autres familles à l’abri dans des maisons achetées indument en Europe, en Amérique, au Maghreb, etc. On veut perpétuer quoi ?
C’est déjà important l’organisation de ce dialogue. Le président de transition Mahamat Idriss Deby a fait son travail, le reste c’est de bonne guerre et la vérité s’imposera. Tout porte à croire qu’il y a une majorité qui veut saisir cette occasion. Il y aura certainement d’autres Moussa Faki, encore plus courageux. Le ton est donné, rien ne sera comme avant. Mahamat Egreye Secrétaire Général de l'Union des Forces de la Résistance (UFR), Mahamat Assileck Hallata, vice-président de l'UFDD et bien d’autres ont dit non, quand il fallait répondre aux agissements contreproductifs des caciques. Les faits sont têtus. Et tout est désormais filmé. Ça promet un dialogue.
Il n’y a rien de plus persévérant, de plus inéluctable que le changement. Alors s’adapter que d’avoir peur. Et si nous faisons confiance à une nouvelle génération ? Le pays est déjà tombé, une nouvelle génération ne fera pas pire.
Mahamat Kebir-mi
8h. Vendredi 26 août. Je suis arrivé le torse bombé au palais du 15-janvier pour entamer ma journée comme participant médias aux travaux du Dialogue national inclusif.
9h. La salle de la plénière grouillait du monde. Les participants sont tous frais et attendent. Les uns bavardent avec les autres. Les retrouvailles et les salamalecs chauffaient la salle…
11h. Après une petite annonce, le président du Comité d’organisation du dialogue national (CODNI), le ministre d’État chargé de la réconciliation nationale Acheikh Ibni Oumar, suivi de son équipe, font leur entrée.
Il explique les raisons du retard. Il semble que la veille, les participants se sont écharpés sur les textes du règlement intérieur (RI). Des amendements ont été relevés. Les travaux ont traîné pour s’achever autour de 18h. Il profite pour annoncer que les équipes qui ont retravaillé les textes du RI ont presque passée une nuit blanche malgré leurs efforts, les textes ne sont toujours pas prêts pour distribution. La faute à qui? L’imprimeur ou les imprimeurs. Aussi, il propose que le rapporteur lise un exemplaire en attendant que les imprimés arrivent.
11h 30 minute. Le rapporteur général Limane Mahamat, lit intégralement le texte, version française. Le rapporteur adjoint Djidda Mahamat fait le même exercice, mais en arabe.
13h. Fin de lecture. Pause prière.
Je me suis réfugié dans un bureau quelque part dans cet immense bâtiment du palais du 15-janvier. Je regarde ma montre, il est presque 15h. Je me précipitais pour rejoindre la plénière lorsque mon hébergeur me lance, « t’inquiètes, les travaux reprendront après la prière du « as sourr » vers 16h. Je vais quand même dans la salle pour m’apercevoir qu’il avait raison.
16h. Le président du CODNI annonce la reprise des travaux. Bizarrerie, le texte n’est pas disponible en Français. Quelques copies en arabe sont distribuées, le ministre Acheikh se justifie « la version française arrive… ».
17h. Le débat démarre. Certains ne sont pas contents de la procédure de distribution de parole. Il y a eu même quelques chahuts. Le président de séance calme les esprits. Des vifs échanges reprennent, le mode de désignation à main levée enflamme les débats. Les esprits s’échauffent, la seconde pause prière sonne. Les ardeurs s’estompent.
19h 45. Reprise des débats dans une lourde fatigue. C’est encore et toujours l’article 37 vote à main levée ou vote à bulletin secret.
19h 54. La parole est passée à une autre salle adjacente, la salle 400. Le premier intervenant proteste qu’on les oublie. Toujours le vote à bulletin secret ou à main levée qui tient le haut de l’affiche.
Il est 20h, les échanges un peu à l’emporte-pièce continuent. La fatigue me tenaille l’esprit. Je clos ma chronique. Tchadiens « maa hay nine ». Les Tchadiens ne sont pas des gens faciles à gérer.
Bello Bakary Mana
L'association humanitaire almoussada a lancé son projet intitulé « un orphelin une moustiquaire » ce vendredi 26 août 2022 au siège de cette association sise au quartier Diguel dans la commune du 8e arrondissement.
Moussa Abdoulaye Youssouf coordinateur de l'association Humanitaire al moussa souligne que l'objectif de ce projet est de remettre des moustiquaires aux enfants orphelins vu l’état dans laquelle se trouve la ville de Ndjamena qui est complètement sous les eaux de pluie. « vous êtes sans ignorer que la pluie est trop dense et la ville de N’Djamena est inondée, le paludisme fait rage en ce moment. Il est de notre devoir de penser à ses enfants pour éviter qu'ils ne tombent malades », dit-il. Pour lui les orphelins souffrent, beaucoup d'entre eux se retrouvent seuls et personne ne pense à eux. Il est donc logique que cette association vienne à leur secours. « Nous avons d'abord recensé les orphelins pour avoir leurs nombres exacts et nous avons aussi contacté certains parents qui ont répondu à notre appel », explique-t-il.
Ndjeneïsseme Patrice animateur du centre de l'orphelinat Apsoa apprécie l’œuvre de cette association humanitaire qui ne cesse de se préoccuper des orphelins. Pour lui, ces dons de moustiquaires tombent bien, les moustiques causes énormément du paludisme et les enfants sont les plus exposés c'est un geste noble, dit-il. Il poursuit en lançant un appel aux personnes de bonne volonté pour voler au secours de ces orphelins. « en cette période où la pluie est intense, les vulnérables nécessitent une intervention d'urgence ces enfants orphelins et enfants abandonnés pour les aider à sortir de cette crise», conclut-il.
Haoua Adoum Ibeth
Après trois jours de débats harassants et parfois houleux, les quelque 1500 délégués n’arrivent pas à adopter le règlement intérieur devant permettre de mettre sur pied le président du présidium qui doit conduire les travaux. Certains souhaitent l’adoption par consensus, vote à main levée et d’autres contestent et préfèrent le vote à bulletin secret par l’ensemble des délégués. Reportage.
Après de moult tractations et de débats parfois houleux, les délégués venant des 23 provinces du pays et ceux de la diaspora n’ont pas pu adopter le règlement intérieur. Beaucoup proposent une adoption par vote à bulletin secret et d’autres souhaitent le vote à main levée. L’adoption du règlement intérieur doit être un premier pas pour la mise en place du présidium qui doit conduire les débats sur les problèmes qui minent le Tchad.
Pour le président du Mouvement pour la libération du Tchad (MLT), politico-militaire, Oumar Mahamat Adiguei c’est vrai que le débat a pris énormément du temps, mais c’est nécessaire pour mettre en place le règlement intérieur qui est un outil clé pour la suite du dialogue. Le politico-militaire qui réside aux USA, souligne que les choses n’avancent pas vite et souhaitent que ses collègues délégués soient brefs. Selon lui, le Tchad n’a jamais eu la démocratie et ce dialogue sera l’occasion pour les Tchadiens de discuter dans la sincérité et la sérénité pour un refonder la nation tchadienne. Il dit avoir l’espoir qu’on peut régler les problèmes du pays, car c’est depuis 60 ans que le pays souffre de la dictature et de rébellions qui handicapent le développement de cette nation.
Dans la même démarche, Hassan Hissein Haggar, président du parti pour le développement et la concorde au Tchad (PDCT), compte tenu du temps perdu, il demande qu’on adopte le règlement intérieur par consensus parce que le vote à main levée n’avantage pas. De l’avis du jeune opposant, c’est cette manière qui a retardé le pays pendant 3 décennies et si on continue à jouer encore les mêmes jeux.
Le président de l’ANDR et ancien député, Djékornondé Tapambaiel Josué, fustige que le règlement intérieur est un texte important pour la suite des travaux. Le Tchad se porte mal, c’est pourquoi on doit avoir un bon texte pour la refondation du pays. Selon lui, s’il n’y a pas de consensus, on doit passer par un vote secret pour que chacun puisse agir selon sa conviction. Il estime qu’il y’a des groupes qui se créent pour saboter le DNIS. Il souhaite qu’on laisse un pays stable aux générations à venir.
Mahamat Nour Ibedou, président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH), estime que le vote à main levée confisque la liberté de choix. Selon lui, le vote à main levée ne garantit pas l’intégrité et ne fait pas partie des libertés publiques. « Seul le vote à bulletin secret est démocratique », propose le défenseur des droits humains.
Lors des débats les personnes handicapées se sentant stigmatisées ont fait une mise en garde en menaçant de quitter la salle.
Jules Doukoundjé
Des incompréhensions ont été constatées jeudi 25 août, 2022 dans l'après-midi dans la salle du dialogue national inclusif souverain (DNIS). Quelques participants fustigent la mauvaise répartition de parole. Les politico-militaires ne sont pas restés muets. Ce matin 26 août, la salle est calme. Reportage.
Ce vendredi 26 août, le Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (DNI) a fait la restitution des amendements et propositions intégrés dans le projet du règlement intérieur. Hier soir, Assileck Hallata, vice-président de l'UFDD a déploré que les politico-militaires aient demandé en vain la parole. C'est vers la fin seulement qu'on leur a donné la parole. Selon lui, il y a des choses qu'il faut éviter pour donner la chance au bon déroulement du dialogue. À son avis, pendant longtemps, certains Tchadiens ont été en exil à cause de telles méthodes. « C'est inutile de nous ramener les mêmes choses plus de 30 ans après. À Doha, on a accepté pour que tout soit discuté ici », a-t-il signifié. Pour contester la proposition de Haroun Kabadi sur le vote à main levée, le vice-président de l'UFDD estime que c'est n'importe quoi le vote à main levée. Il faut d'après lui, plutôt procéder au vote par bulletin secret. « Ou on est en démocratie ou on n'en est pas. Il faut penser à faire place aux jeunes », déclare-t-il. Assileck Hallata suggère que le critère d'âge soit bien défini dans le règlement intérieur. Pour lui, il faut sortir le peuple de cette situation qu'il a vécue pendant longtemps.
Pour Mahamat Egreyé Secrétaire Général de l'Union des Forces de la Résistance (UFR), s'ils ont gardé le silence c'est par respect pour faciliter les choses. « Ce qu'on constate actuellement dans la salle ce sont les mêmes jeux que vous avez entrepris il y a de cela 30 ans et nous avons perdu des centaines de nos compatriotes. Tout cela à cause de l'intérêt personnel. On ne va plus accepter cela. Déjà dans la salle une seule partie à plus de 80 % de représentants, c’est injuste », lance-t-il. Le SG de l'UFR propose un quota par corporation ou par parti politique. S'il faut être juste, c'est ainsi qu'il faut procéder pour la mise en place du présidium, assure-t-il. Mahamat Egreyé met en garde le CODNI d'éviter les mécontentements susceptibles de revenir à la case de départ.
Me Jean Bernard Padaré, porte-parole du Mouvement patriotique du Salut (MPS) ex-parti au pouvoir, entrevoit une menace dans les propos du SG de l’UFR et demande au CODNI de ne pas accepter cela. Mahamat Grey SG de l'UFR et Assileck Hallata de l'UFDD ont quitté la salle après un pourpoint avec Me Padaré. Le président du CODNI Acheick Ibni Oumar a tenté de demander à la salle de se calmer. Quelques minutes plus tard, les politico-militaires sont revenues à des meilleurs sentiments pour finir la soirée avec les autres.
Moyalbaye Nadjasna