La capitale tchadienne, N’Djamena, enregistre une pluviométrie qui dépasse les attentes cette année. Comme la plupart des arrondissements de N'Djamena, le 9e n'est pas épargné et plus particulièrement à Walia Tradex. Les dégâts sont énormes. Une partie du quartier y inclut le marché sont dans l'eau, des maisons écroulées et certains lieux sont inaccessibles. Le bilan s'élève à 5 morts, souligne la population. L'équipe d'Ialtchad est allé sur le lieu ce 1er septembre faire un constat. Reportage.
Il est 10h passé quand l'équipe d'Ialtchad a débarquée sur le lieu après plusieurs recherches et orientations sans succès. L'équipe a retrouvé l’endroit vers 12h30mn. Le lieu inondé se trouve juste en face de la forêt proche du cimetière de Ngondba et derrière la station-service Tradex. Une motopompe jongdong est installée pour pomper l'eau afin de déverser de l'autre bout de la route, dans le bras du fleuve Chari. De l'ouest en plongeant vers le nord de ce quartier périphérique, les eaux sont à perte de vue, certaines habitations sont sous ses eaux, d'autres se sont écroulées. Une canalisation faite à la hâte ne dépassant pas un mètre draine les eaux stagnantes vers le lieu de pompage. Des jeunes de ce quartier se sont mobilisés sous une coordination pour apporter des solutions afin de soulager les sinistrés.
Koularambay Gérard, Coordonnateur des jeunes de Walia confie que leur coordination a été mise sur pied pour venir en aide aux populations touchées par les inondations. Il affirme qu'un travail a été fait depuis le mois de juin, mais arrivé au mois d'août, faute de moyen, ils étaient dépassés. « Une demande a été déposée dans la commune du 9e arrondissement, mais elle est restée sans suite, c'est ainsi nous avons écrit à la Mairie centrale pour nous appuyer, la réponse a été positive », a-t-il déclaré. Il ajoute « la mairie centrale nous a appuyé avec des poclins et des motopompes », dit-il.
Au sujet du bilan des inondations, M. Koularambay affirme qu'ils ont enregistré 5 cas de décès, des maisons écroulées et de personnes déplacées. « Une femme enceinte et un jeune de 12 ans ont été mordus par des serpents venimeux dans ses eaux et ils ont perdu la vie », explique-t-il. Il poursuit, « une maman gravement malade couchée, sa famille a appelé l'ambulance, faute de route, elle est morte » a-t-il vociféré. Il affirme aussi, « un autre jeune est décédé à la suite d'une bagarre rangée, faute d'intervention de la police appelée pour séparer. Cette dernière n'a pu intervenir à cause des eaux stagnantes à cause de l'obstruction par les eaux ». De même Kevin Issakha, un autre jeune, soutient qu'ils ont eu assez de difficultés pour le drainage des eaux. « N'eût été l'intervention du Maire central, Ali Haroun, l'installation du pompage serait difficile ». Il explique, « la population du quartier qui se trouve de l'autre bout s’est opposée, mais il a pu trouver le juste milieu et le travail a été fait », a-t-il confié.
Pour Mahamat Kerima Saleh, maire de la commune du 9e arrondissement, Walia Tradex n'est pas le seul quartier sous les eaux, plusieurs autres le sont dans le 9e arrondissement. Il affirme que beaucoup des efforts sont consentis dans l'entretien de routes et de canalisations, mais la saison pluvieuse de cette année a dépassé les espérances. À la question de correspondance adressée par les jeunes de Walia à son institution, le Maire confie, « si nous n'avons pas répondu positivement, cela veut dire que nous travaillons ailleurs, mais c'est notre devoir de venir à leur secours », a-t-il clarifié. Il poursuit à ce sujet que le gouvernement a débloqué 600 millions de FCFA gérés par la commune centrale sous une commission dont les maires des différents arrondissements sont des figurants, dit-il. « Si la mairie centrale a installé cette motopompe, c'est tout à fait normal, le gouvernement a financé. Nous sommes là pour les accompagner afin de sauver la population », dit le Maire. Il ajoute que la population est dans son droit de réclamer et de demander des explications sur la gestion de la chose publique, conclut-il.
Abderamane Moussa Amadaye
Le marché chinois situé dans le 9e arrondissement de N’Djamena est exposé après les inondations. Les légumes, poissons, viandes étalés dans les lieux immondices, l'équipe de Ialtchad Presse a fait une descente dans ce marché pour le constat. Reportage.
Marché chinois dans le 9e arrondissement est exposé aux maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde suite aux inondations des eaux de pluie à répétition. Dès votre entrée les marchandises sont étalées sur les tables et dalles à la merci des mouches. Tout autour du marché les eaux stagnantes. Les hangars des vendeuses sont dans les eaux souillées bourrés des ordures accompagnées des odeurs nauséabondes qui contaminent les aliments y trouvant sur le lieu par les sécrétions des insectes de tous bords. Pour leur part, les vendeuses se lamentent par la voix de M. Solange, « nous sommes des vendeuses de poissons dans ce marché, nous nous débrouillions pour nourrir nos enfants, mais ce n'est pas le cas, le marché est entouré des eaux, il n'y a même pas de passage pour que les clients puissent accéder pour acheter nos produits, ça fait trois jours je n'ai pas vendu », déclare-t-elle.
Pour Issakha Begoto Kévin, « en réalité c'est le plus grand marché de quartier Walia vu l'atmosphère et l'engouement. Et le marché c'est un endroit que tout le monde vient pour s'approvisionner, hélas le marché est inondé. Si le marché est inondé, nous sommes en danger, nous ne sommes pas loin du choléra », dit-il. Il poursuit, et qu'avec tous les problèmes que les femmes sont confrontées, la mairie de 9e vient collecter de l'argent pour les taxes pour le droit de place alors que nous demandons à nos autorités de revoir leur politique afin soulager nos mamans et sœurs dans ce marché, conclut-il.
Ousmane Bello Daoudou
La commission ad hoc mise en place par le président du présidium Gali Ngoté Gatha pour aller rencontrer le parti Les Transformateurs et le mouvement citoyen Wakit Tamma aura une lourde tâche à accomplir. Les responsables de ce mouvement disent leur disponibilité de les recevoir, mais ils pensent que ce sont les ténors du MPS qui sont envoyés. Reportage.
Le comité Ad hoc de facilitation mis en place par le présidium aura une lourde tâche qui est celle de convaincre le parti les Transformateurs, le mouvement citoyen Wakit Tamma et peut-être les politico-militaires à revenir sur leur décision et de regagner la table des discutions. Aussitôt désigné président du présidium, Gali Ngoté Gatha a préféré mettre sur place un comité Ad hoc composé de sages et de religieux pour aller négocier avec ceux qui refusent le dialogue de surseoir leur décision de venir participer à cette grande messe des Tchadiens.
Interrogé sur le comité Ad hoc qui doit les rencontrer, le coordonnateur de Wakit Tamma, Me Max Loalngar souligne que Wakit Tamma est disposé à les rencontrer, et qu’ils vont les écouter. Mais le coordonnateur s’interroge sur leur profil et à la mission qu’ils sont censés accomplir à leur endroit. Concernant le profil du comité, Me Max Loalngar constate qu’il s’agit des ténors du système en place et comme ce fut le cas, il se demande s’ils viennent avec une casquette de négociateur au titre du système où ils viennent pour les convaincre avec la possibilité qu’il y ait un médiateur entre les deux groupes. Il confie que Wakit Tamma est en contact avec le groupe des sages depuis quelques jours et que ce comité semble reprendre service et ils se posent la question du rôle que joue le comité Ad hoc. « Nous avons cru comprendre que c’est pour nous amener à la table du dialogue avec la possibilité de remanier le présidium et le règlement intérieur », dit-il. Mais, ajoute-t-il, cela n’agrée pas, parce que le dialogue doit être mené sur une base consensuelle et tous les actes posés de façon non consensuelle devraient être bannis. Il propose que le règlement intérieur soit repris entièrement et aussi le présidium qui n’obéit pas à des règles démocratiques.
Au sujet des jeunes de Wakit Tamma qui décident de participer au dialogue, le coordonnateur, répond que c’est une utilisation malicieuse du nom Wakit Tamma. Selon lui, Wakit Tamma est une organisation composée des partis politiques, des associations de la société civile et des personnes ressources travaillant avec des principes démocratiques, mais sans contexte. « Vous arrivez à Wakit Tamma comme vous êtes et vous repartez comme vous. Il n’y a pas de problème. La liberté est le maître mot chez nous », précise-t-il. Me Max explique que Wakit Tamma n’a pas un groupe de jeune et que ces jeunes sont instrumentalisés. Il soutient qu’à l’égard de Wakit Tamma, c’est un coup d’épée dans l’eau.
Jules Doukoundjé
Le comité Ad hoc mis en place pour aller rencontrer le Parti Les transformateurs et le mouvement citoyen Wakit Tamma a échangé ce matin au siège de l’Office Nationale des Medias Audio Visuelle (ONAMA) avec le président du présidium chargé de conduire les assises du DNIS. L’objectif de cette rencontre est de rappeler les membres du comité de la nécessité de réussir leur mission. Reportage.
Vue la nécessité de la mission qui leur est confiée, le président du présidium Gali Ngothé Gatta, s’est obligé d’échanger avec les 30 membres du comité Ad hoc chargé d’aller négocier avec les partis politiques qui ont refusé de participer au dialogue.
Le comité a une mission de 2 jours pour ramener, ceux qui ont refusé de participer au DNIS, de revenir à leur meilleur sentiment.
Pour le président du présidium du DNIS Gali Ngothé Gatta , le seul moyen qui peut renforcer les négociateurs c’est une caution morale. Selon lui, le DNIS est d’abord une plénière d’où la nécessité de cheminer ensemble. Il souligne que si le comité des sages négocie seul sans l’appui du gouvernement, ce serait des résultats sans crédibilité. Pour le président du présidium, ce comité pourrait les appuyer dans les démarches à entreprendre dans les négociations avec ceux qui, jusqu’à là, refusent de participer au dialogue.
Gali Ngothé Gatta estime que le comité mis sur place est le résultat d’un autre consensus. Il affirme que ce comité est composé des groupes des sages, y compris ceux qui ont participé aux négociations de Doha, mais aussi la présence des femmes leaders de la société civile. « Leur mission principale est d’aller rencontrer ceux qui refusent de participer au dialogue. De leur expliquer la démarche et au cas préalable de les convaincre à rejoindre la table du dialogue », dit-il. Le président du présidium pense que ce ne serait pas normal de suspendre la plénière et attendre les négociateurs. Il explique que les travaux vont continuer comme prévu le samedi. Les membres désignés devront mener les négociations jusqu’à la semaine prochaine et présenter le résultat à la plénière.
La plénière du samedi prochain sera consacrée sur les distributions des agendas. Pour le moment, rien n’a encore été arrêté pour le DNIS, tout sera décidé ensemble et que les décisions de la plénière qui seront mises en œuvre.
Les religieux n’ont pas assisté à la réunion avec le président du présidium qui a lieu ce matin au siège de l’ONAMA.
Djénom Josiane
Certains établissements scolaires publics de la capitale, N’Djamena sont sous les eaux. Les cours de ces établissements scolaires publics sont inondés et l’administration peine pour accéder aux bureaux. Pourtant, la rentrée administrative est prévue pour le 15 septembre prochain. La rédaction Ialtchad Presse a sillonné quelques établissements publics de la capitale. Reportage.
La cour du lycée de N’djari situé dans la commune du 8e arrondissement ressemble à un bassin de rétention. Les bâtiments qui abritent les salles de classe et l’administration sont inondés. L’administration est alors obligée de faire un bureau de fortune sous un hangar pour gérer les affaires courantes. Assis dans une chaise, Mounane Mahamat censeur du lycée de Ndjari se sert d’une autre chaise comme table de bureau pour travailler. L’accès à son bureau est interdit par les eaux de pluie qui ont inondé la cour de l’établissement. Pour lui, N’Djamena a enregistré une forte pluviométrie cette année. Et le lycée de N’djari ne peut pas faire exception. « L’accès au bureau est très difficile vu le niveau des eaux. Nous sommes obligés de rester sous le hangar pour recevoir les lauréats au baccalauréat qui veulent aller en étude ou composer les concours à l’intérieur du pays », explique-t-il. Selon le censeur, ce n’est pas pour la première fois que la cour du lycée de N’djari est inondée. Il appelle la mairie du 8e arrondissement au secours pour permettre à l’administration d’avoir accès aux bureaux.
Si au lycée de N’djari la cour du lycée est inondée, au lycée de Habbena, l’eau est entrée dans les bureaux jusqu’à atteindre un certain niveau du mur. Et c’est malgré l’initiative de l’administration qui a mis les remblais dans une partie de la cour du lycée. Ce jeudi matin, le proviseur et ses collaborateurs ont retroussé leurs pantalons et leurs chemises pour évacuer l’eau dans leurs bureaux. En attendant la rentrée administrative prévue pour le 15 septembre prochain, l’administration doit fonctionner relève le proviseur du lycée de Habbena Agdy Bandja Appolo. Pour lui, la cour est un peu praticable en raison des remblais qui ont été mis. Mais les bureaux sont inondés parce qu’il n’y a pas un canevas pour permettre aux eaux de pluie de passer. « Comme vous pouvez le constater, on a pataugé dans l’eau pour venir au bureau. Toutes les salles de classe, les bureaux, les tables-bancs et les chaises sont tous dans l’eau. Nous avons fait un travail rude pour libérer les bureaux des eaux ce matin. Nous demandons les ONG, les personnes de bonne volonté et l’État de nous venir en aide afin de sortir définitivement le lycée de Habbena de l’inondation, souligne-t-il.
Kouladoum Mireille Modestine
Sangnodji Francine
La désignation des membres du présidium n’a pas fait l’unanimité. Certains analystes pensent que dans cette équipe qui a le présidium, sauf Gali Ngoté Gata pourrait faire consensus et les autres membres n’ont pas la probité de conduire les travaux des assises du Dialogue National Inclusif et Souverain. Reportage.
Le présidium mis sur pied pour conduire les travaux du DNIS fait réagir plusieurs analystes. Certains pensent que la désignation de Gali Ngoté Gata comme président du présidium ne pose pas de problème, mais certains membres qui constituent un frein à la composition du présidium qu’il faut revoir.
Pour l’enseignant chercheur de l’université de N’Djamena, DR Evariste Ngarlem Toldé, Gali a le profil, de tous les membres du présidium, il est celui qui fait l’unanimité. Selon lui, malheureusement, ce sont les autres membres qu’ils sont rejetés par la plénière et que Gali Ngoté Gata est bien outillé pour diriger les débats. Il souligne que le choix n’est pas fortuit quand même qu’il y’a bien d’autres candidats sur la liste, mais son choix est le juste milieu.
Au sujet du comité ad hoc, Dr Evariste Ngarlem Toldé s’appesantit sur la mission donnée à ce comité ad hoc qui doit aller vers ceux qui ont refusé de participer au DNIS. Selon le chercheur, ceux qui ne viennent au dialogue, leur position est connue. Il estime que c’est vers le gouvernement qu’il faut aller et présenter les revendications des transformateurs et de wakit tamma qui ne veulent pas participer au dialogue. « S’il y’a des démarches à faire, c’est de prendre leur revendication et présenter point par point au gouvernement », dit Dr Evariste Ngarlem Toldé. Il rappelle les démarches des sages et des religieux qui n’ont pas abouti parce que le gouvernement n’avait pas réagi. Il suggère au gouvernement de répondre point par point aux réclamations et s’entendre sur certains points. Il soutient que les transformateurs et wakit tamma ne sont pas le problème, ils ont toujours souhaité participer au dialogue, et il appartient au pouvoir public de tout faire pour que le dialogue soit inclusif.
Jules Doukoundjé
L’union des mouvements et associations des laïcs de l’église Catholique du Tchad (UMACLECT), l’Entente des églises et Missions Évangéliques au Tchad, le Groupe des religieux et des aînés ont menacé de se retirer du dialogue si l’on ne prend pas en compte leurs propositions. Malgré leur contestation, ils ont participé à l’installation du présidium. La rédaction Ialtchad Presse retrace les points de vue de ces corporations religieuses.
La proposition de la liste des 21 membres devant constituer le présidium qui doit organiser les assises du DNIS est contestée par plusieurs organisations qui ont pris part aux travaux. À la sortie de la salle, beaucoup ont exprimé leur mécontentement. Les corporations religieuses aussi ne sont pas du reste.
Le secrétaire général des Ententes des Églises Évangéliques au Tchad (EEMET) Rev, Dr Djimalngar Matibaye constate des irrégularités dans le processus de la mise en place présidium qui doit conduire les travaux du DNIS. Selon lui, après plusieurs jours de discussions, le CODNI ne semble pas prendre en compte les propositions de l’EEMET. Le SG de l’EEMET prévient qu’au cas où cette façon d’agir ne change pas, ils vont se retirer du DNIS.
Dans la même veine, l’Union et Associations des Laïcs de l’Église Catholique du Tchad (UMALECT) disent acceptés de participer au DNIS pour apporter leur contribution pour la reconstruction de notre pays. Pour les organisations laïcs et catholiques, il y a des gens de mauvaise foi qui dénaturent la souveraineté des assises déclarée solennellement par le président du Conseil Militaire de Transition (Pcmt).
Elles évoquent l’absence des mouvements sociaux politiques, les politico-militaires et autres entités qui devraient faire partie du présidium, mais ils ont été omis par le CODNI.
L’UMALECT a exhorté les responsables du CODNI à suspendre les travaux. Faute de quoi, elles se réservent le droit, d’adopter une position des laïcs catholiques respectant la justice, l’équité, l’égalité citoyenne et la sincérité. Au pire des cas, ils se retireront du processus en cours. L’UMALECT appelle les acteurs à une sincère démarche pour la réussite du DNIS.
Le groupe des aînés, eux aussi ont réagi. Ils constatent qu’il y a un manquement dans la mise en œuvre du présidium. Ils estiment qu’il faut prendre en compte les propositions des participants pour donner un sens à la souveraineté. Ils expriment leur disponibilité pour aider à la réussite du dialogue tant attendu par les Tchadiens.
Beaucoup de médias sociaux ont annoncé que l’archevêque métropolitain Edmond Djitangar a eu un entretien tête à tête avec le président du Conseil Militaire de Transition (PCMT), le vicaire de l’église a démenti ces informations. Il exhorte les médias à vérifier la source de l’information avant de la diffuser.
Djénom Josiane
Le présidium du dialogue national inclusif et souverain (DNIS) désigné le dimanche passé a pris officiellement fonction lundi 29 août dernier. Désormais, c'est Gali Gata Ngoté qui est investi président pour présider les assises. L'équipe d'Ialtchad a baladé son micro à quelques citoyens pour avoir leur avis sur M. Gali et sa moralité pour la conduite des travaux du DNIS. Vox pop.
Khalil Mahamat Issa, « Je suis un observateur de l'histoire politique du Tchad et connaissant les hommes politiques tchadiens, le choix de Gali Gata Ngoté, je n’ai aucun problème. Il est un homme intègre. Gali est le moindre mal parmi les hommes politiques présents dans la salle. C'est aussi un homme qui connaît le Tchad de tout bord. Je suis ravi de le voir présider ce présidium. Mais il y a un vice de procédure sur le choix de désignation de Gali. Le rôle de Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (Codni) est d'organiser la plénière et le présidium doit-être élu par cette dernière, chose qui n'est pas faite. Toutefois, je suis très content du choix de Gali. Il a toutes les qualités intrinsèques pour mener à bien cette tâche lourde. Je prie que ce dialogue réussisse et que de bonnes résolutions sortent pour que le peuple sort de cette misère chronique. Je salue aussi sa décision de suspendre les travaux afin d'inclure toutes les forces vives de la nation qui sont jusqu'à là, sceptique ».
Achta Adoum, « On ne peut juger une personne sans toutefois travailler avec elle. Si on a désigné Gali, c'est parce qu'il a des qualités. Maintenant on ne peut pas juger s'il est bon ou mauvais, mais on l'attend de pied ferme pour avoir un résultat positif. Il faut qu'il ramène Wakit Tamma, Les Transformateurs, les jeunes, les politico-militaires afin de démarrer les travaux et trouver des solutions idoines pour le Tchad et construire un avenir commun, bâti sur l'unité, la justice et le travail ».
Oumar Saleh Brahim « Gali Gata Ngoté est un homme politique et a été désigné par consensus à la tête du présidium du DNIS. Il est le seul ou l'un de ceux qui ont cru très tôt au bilinguisme. À mon avis, il est la personne idéale qui pourrait relever le défi. Je pense que c'est quelqu'un qui connaît l'histoire politique de notre pays, sur ce, nous pouvons lui faire entièrement confiance pour mener à bien le bateau au bon port. Sa première décision de suspendre le dialogue pour ouvrir les négociations avec Wakit Tamma et les autres prouve à suffisance combien de fois cet homme serait capable d'unir les Tchadiens et d'inclure tout le monde sans exception aux assises. Pour ma part, Gali à la tête du présidium, le dialogue est déjà réussi d'avance.
Ousmane Mahamat Adoum, « Il n'y a aucun doute que Gali est un homme politique qui a marqué les esprits des Tchadiens. Il est compétent et ne se laisse pas faire. Il fut Directeur de Cabinet de Hissein Habré, mais cela ne l'a pas empêché de lui cracher la vérité quand ce dernier fait de dérives graves. Pour son honnêteté, il a même été emprisonné par Habré. Au temps de Maréchal, il fut un grand opposant incorruptible. Le voir à la tête du présidium n'est pas une surprise, mais je garde de distance. Gali reste pour moi un politicien. Je crois en lui, mais avec de réserve. J'ose espérer qu'il restera ferme et ne se laissera pas faire pour la réussite de ce grand rendez-vous républicain ».
Abderamane Moussa Amadaye