Les éléments de la police du commissariat central de Moundou ont présenté 4 présumés malfrats ce jeudi 5 janvier aux autorités provinciales du Logone dans l’enceinte du commissariat.
Ces présumés malfrats auraient dérobé un coffre-fort contenant 36 millions, 6 motos de marque Haoujou et 50 cartons de boissons frelatées. Selon le commissaire central, le colonel Hassane Wardougou Aguid ces bandits de grand chemin ont été appréhendés grâce à la vigilance des éléments de force de défense et de sécurité. « Mon équipe a pu récupérer une somme de 20 millions et 4 motos », a-t-il ajouté.
Le commissaire central demande à la population de les aider en dénonçant tout suspect. Il affirme que c'est pour la 5e fois en 6 mois de travail que son équipe a arrêté des malfrats.
Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse
L’association a réagi à travers un point de presse à la liste de recrutement des policiers qui a fait polémique ce mercredi 4 janvier dans le local de radio Hagui au quartier Ardedjoumal dans le 3e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena.
Pour Dr Adoum Inoua le porte-parole de la plateforme « le Tchad d’abord », au sujet de la liste qui a suscité le mécontentement dans le recrutement des policiers d'où la plateforme, appelle au respect des principes d'inclusion dans sa diversité et la légalité dans les offres d'emploi publiques. Ce respect contribue à l'égalité des chances de tous les diplômés sans emploi et leur intégration à la fonction publique, dit-il. Toujours selon, M. Inoua, il ne faut pas perdre de vue cette exigence de sorte que tous les Tchadiens jouissent de même droit et d'accès équitable à la fonction publique.
Toutefois la plateforme le Tchad d’abord se réjouit et félicite le président de transition pour son écoute aux préoccupations et attentes de la population en instruisant le gouvernement de corriger cet arrêté en ajoutant les ressortissants des provinces non représentées, confirme-t-il. Comment le faire ? Sur quelle base ? Est-il possible de réajuster l’arrêté ? Ne faut-il pas annuler purement et simplement cet arrêté ? L’opinion publique hostile à cet arrêté continu à s’interroger sur la sortie du président de transition. M. Inoua n’a pas abordé ces interrogations.
Il s’est limité à encourager le gouvernement de transition, les ministères concernés et mettre cette bévue sur la faute de l’erreur humaine, « le gouvernement étant composé des hommes et des femmes, ils ne sauraient être parfait ou infaillible » a conclut le porte-parole.
Ousmane Bello Daouda
Dans ses vœux de la nouvelle année 2023, le Président des Transformateurs a déclaré qu'il demandera à l'ONU le droit à l'autodétermination d'une partie du Tchad, sans la nommer. Tout d'abord, cette déclaration s'inscrit dans un contexte politique marqué par la répression sanglante des manifestations du 20 octobre 2022, la suspension des partis politiques et l'exil de Succès Masra sous la pression du régime de transition dirigé par le général Mahamat Idriss Deby qui a succédé à son père. Ensuite, cette revendication sécessionniste de Succès Masra n'est pas nouvelle. Historiquement, jusqu'en 1984, la partie méridionale du Tchad échappait au pouvoir de l'ancien président Habré qui a réprimé dans le sang les séparatistes du général Kamougue. Enfin, le fédéraliste Yorongar est arrivé deuxième à la présidentielle de 2001 avant que le candidat Deby ne s'approprie de la promesse d'un référendum sur le fédéralisme à la présidentielle de 2021.
Pour revenir à Succès Masra, il utilise sa dernière carte politique : celle de la "rupture". A court terme, la menace de partition du Tchad est un moyen de pression pour ramener le pouvoir militaire à la table de négociation. Mais à long terme, c'est un suicide politique pour Succès Masra qui n'apparaît plus comme un rassembleur du peuple mais un diviseur de la nation. Malheureusement pour lui, sa quête sécessionniste a de faibles chances d'aboutir pour plusieurs raisons.
Primo, Succès Masra n'a pas une légitimité démocratique pour demander une division du Tchad et la création de deux États. Jusqu'à présent, il n'a été élu ni président, ni député ni maire comme le Président de Transition d'ailleurs.
Secundo, il est seul dans sa quête sécessionniste car il n'existe aucune unité dans le sud du pays pour demander une quelconque auto-détermination. C'est plus une démarche personnelle qu'une revendication populaire.
Tertio, il n'a pas un moyen de pression politique comme une rébellion armée à l'instar du MPLS de John Garang et Salva Kiir au Soudan. Même s'il n'exclut pas de prendre les armes.
Quarto, le régime de Transition au Tchad entretient des relations conciliantes avec les puissances occidentales par le bradage des ressources pétrolières et minières et l'interventionnisme militaire contre le terrorisme. Contrairement aux relations clivantes du régime soudanais d'Elbechir avec l'Occident. Donc, les officines occidentales n'ont pas un grand intérêt géostratégique à soutenir une division du Tchad.
Quinto, le sud du Tchad n'est pas aussi riche que le Soudan du Sud qui produisait 75% du pétrole du Soudan. Donc, les multinationales occidentales n'ont pas un intérêt économique à financer la division du Tchad.
Pour finir, l'intérêt du Tchad est de rester uni et l'intérêt des tchadiens est de privilégier le dialogue inclusif et la justice sociale pour créer les conditions de la paix et du développement.
Brahim Khalil Wardougou
Le ministère de la Santé publique et de la prévention, à travers une campagne de prise en charge gratuite de la fistule obstétricale pour restaurer la dignité des victimes.
Plus d’une trentaine de femmes victimes de fistules obstétricales venues des différentes localités du pays bénéficient de la campagne de la prise en charge organisée par le ministère de la Santé et de la Prévention en partenariat avec le Fond des nations pour la population (UNFPA). Cette campagne vise à restaurer la dignité des femmes se déroule à l’hôpital provincial de Moundou. Le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh a assisté aux opérations ce mercredi 4 janvier. La campagne est conduite par un groupe d’expert des chirurgiens en mission réparer les victimes de la fistule.
Pour le professeur Rimtebaye Kimassoum, chirurgien neurologue, expert en réparation des fistules obstétricales, « la chirurgie de la fistule est une chirurgie très complexe, mais ces femmes qui ont été opérées le sont avec la meilleure technique. Donc nous pouvons garantir le succès du résultat, ces femmes vont être sèches, et elles vont retrouver le sourire ». Toujours selon le médecin, l’équipe va profiter pour encadrer et former les équipes locales afin de pouvoir continuer l’œuvre. Après la guérison de la fistule, précise Dr Kimassoum, il y aura un délai pour les rapports sexuels, « il faut éviter tout rapport sexuel avant 6 mois, si jamais ce délai la femme fistuleuse tombe en enceinte, elle ne doit pas accouché par la voie basse, on doit programmer une césarienne », conseille le médecin aux victimes.
Le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh a saisi l’occasion pour saluer ce geste. Selon lui, cette campagne permettra à nos sœurs et épouses de retrouver leur dignité. Nous lançons un appel a d’autres partenaires d’emboîter le pas afin d’apporter des contributions dans cette œuvre salvatrice a déclaré M. Ibni.
Pour finir le gouverneur invite toutes les femmes rurales victimes de fistules de se dépêcher pour venir à Moundou et bénéficier de la prise en charge gratuite de cette campagne de réparation de fistule obstétricale.
Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse
Une table ronde sur le thème « Les techniques de la prévention des conflits et le rôle de la société civile dans la promotion des valeurs démocratiques au cours de la période transitoire au Tchad » est tenue ce mercredi 4 janvier 2023 au Centre d’Études et de Formation en Développement.
Comment pourrons-nous instaurer un dialogue sur des règles communes relatives à la gestion des ressources naturelles? Quel genre de mobilisation pour prévenir les conflits et encourager le dialogue ? Les médias au service de la prévention et la gestion des conflits : rôle et contribution, etc. étaient les sujets débattus lors de cette table ronde.
Me Kemneloum Delphine est intervenu sur le « comment pourrons-nous instaurer un dialogue sur des règles communes relatives à la gestion des ressources naturelles ». Elle dit qu’il y a assez des ressources naturelles, mais les ressources sont mal gérées, cette mauvaise gestion engendre des conflits. Le dialogue doit être sur des bases saines, sans manipulation. Sinon quel est l’intérêt de la population pour l’exploitation de ces ressources puisque les membres de la junte au pouvoir pensent que ces ressources sont leurs biens personnels, ajoute-t-elle
Mme Zara Mahamat Yacoub a intervenu sur « les médias au service de la prévention et la gestion des conflits, rôle et contribution ». Elle affirme que la presse a pour rôle d’informer, d’éduquer et de divertir. « Les réseaux sociaux sont arrivés comme un cheveu dans la soupe des médias », selon ses propres termes. Toujours selon elle, les lecteurs confondent les médias en ligne et les pages Facebook personnelles. Elle ajoute que les médias alertent le public sur les conflits, parfois le gouvernement reste silencieux au sujet de certains conflits qui surgissent. Parfois, il agit.
Mahamat Nour Ahmat Ibedou, intervient, lui, sur le rôle des institutions des droits humains dans la prévention des conflits intercommunautaires et la promotion du dialogue. Il se demande pourquoi les conflits éleveurs-agriculteurs sont récurrents et nombreux? Il répond en soulignant que ces conflits persisteront tant que les éleveurs sont des généraux qui arment leurs bouviers.
Comment instaurer le vrai dialogue au Tchad? Quel mécanisme peut-on mettre en place pour mieux gérer les conflits? Comment identifier les « fake-news » sur les réseaux sociaux? Ce sont entre autres les préoccupations du public. La prochaine table ronde aura lieu le 09 janvier 2023 à Abéché dans la région du Ouaddaï.
Narhinguem Anastasie
Après la province du Mandoul, c'est au tour de l'Ennedi Ouest de présenter ses différentes œuvres artistiques et culinaires ce 4 janvier au palais des Arts et de la Culture. Reportage.
Le festival Dary continue de marquer les esprits par ses couleurs culturelles diverses et variées. La province de l'Ennedi Ouest est à l'honneur ce mercredi. Des objets traditionnels et alimentaires sont exposés. Selon la responsable du stand de cette province, Gourdé Djaon, c’est un héritage historique de nos aïeux qui nous sont légués. Pour Madame Gourdé, le peuple de l'Ennedi Ouest est à la fois éleveur et nomade, « comparativement aux autres qui sont sédentaires, la population de l'Ennedi Ouest est un peuple à grande partie nomade, éleveur et dispose d'une mode de vie particulier », a-t-elle expliqué. Elle affirme que l'habitation est provisoire et faite à base du bambou, en langue gorane «za'a» et des nattes à base du rônier et du dattier. « Les habitations sont en forme de tente, elles peuvent être dépliées à tout moment », a-t-elle dit. En plus de la construction de cette habitation, elle explique qu'il y a une phase d'embellissement. « Nous mettons des objets en cuire de chameau communément appelés « Onougou, onouga, mala-mala etc.. », on accroche des tasses aussi, le tout donne une sensation paradisiaque pour notre habitation ». L’Ennedi est aussi connu pour son amour pour l'élevage de dromadaire, le peuple de l'Ennedi Ouest à un traitement spécial pour le dromadaire, dit-elle. « Au-delà d'un simple animal, le dromadaire est un moyen de déplacement », précise-t-elle. Toujours selon elle, une chaise en bois embellie en cuire appelée en langue gourane « tirké » est fabriquée pour le confort de l'éleveur lors des longs voyages, dit-elle.
Après les objets artisanaux, la présentatrice explique les produits locaux de l'Ennedi Ouest. Mme Gourdé a d'abord montré le sel rouge réputé dans la zone. Il est appelé « Gliné marou » en langue locale, dit-elle. Ensuite, elle a présenté le thé ancestral, « le baki », « avant l'arrivée en masse du thé que nous consommons aujourd'hui, nos grands-parents utilisaient le baki sous forme de thé », explique Mme Gourdé. Les merveilles de l'Ennedi Ouest ne s'arrête pas là. Elle nous fait découvrir le cosmétique de cette province, « à partir des plantes du désert nous extrayons du « chébé » et mélangeons avec de l'huile de dromadaire pour en faire un produit enrichissant pour la fertilisation des cheveux des filles, ce qui le rend belle et charmante », a-t-elle confié. Elle ajoute, « pour parfumer nos tentes, on utilise la gomme arabique et l'écorce d'un arbre appelé « Digui ». Le tout on met au feu dans une tasse ou calebasse en argile. La fumée qui dégage parfum la tente, le lit et tout ce qui s'y trouve à l'intérieur », explique-t-elle.
Abderamane Moussa Amadaye
La fin de décembre 2022 est marquée par l'intégration de plusieurs concitoyens à la fonction publique. Cette intégration continue de faire polémique dans les lieux publics. Plusieurs qualifient cette intégration de raciste, tribaliste, régionaliste et pas transparente. Ialtchad Presse a baladé son micro chez les diplômés sans emploi dans quelques quartiers de la capitale tchadienne.
Abderaman Moustapha Abderaman diplômé sans emploi. « Nous les enfants des pauvres, nous n'avons pas d'argent pour acheter des places à la fonction publique. Cette histoire d'intégration me fait très mal, si nous ne sommes pas des Tchadiens qu'ils le disent clairement, on laissera ce pays pour aller ailleurs. Pour être intégré à la fonction publique il va falloir être enfant d'un ministre, d'un général ou d'un politico- militaire, d'un Directeur général ou bien encore avoir 2 000 000 F CFA pour que ton nom figure sur la liste. Il y a ceux qui ont fini même en 2022 sont intégrés parce qu'ils ont des parents capables. Où va ce pays ? »
Ahmat Mahamoud diplômé sans emploi.« J'ai fini en géographie avec une licence professionnelle. 6 ans de chômage, je suis désespéré, car ne n’attends rien de ce pays. Comment comprendre qu'on a étudié de CP1 jusqu'à l'université, mais pour avoir accès à la fonction publique, il faut être du B. E. T. Il y a des Tchadiens de première classe et de deuxième classe. Cette fonction publique est réservée aux intouchables et à ceux qui ont le pouvoir. Chaque ministre qui vient travaille pour ces parents, jamais pour le peuple tchadien. J’interpelle le président de la transition, qu’il prenne ses responsabilités pour mettre fin à ces désordres d'injustice clanique.
Larmadji Fatime infirmière diplômée d'état le Tchad. « Aujourd’hui n'est pas comme celui d'hier, il y a la corruption à tous les niveaux ou avoir des contacts bien placés avant de pouvoir avancer. De grâce en ce 2023, il faut que cela change. Nous sommes tous des frères du Nord au sud. Il faut que nous soyons égaux pour qu’il ait équilibre dans ce pays ».
Mahamat Ali master en gestion en chômage depuis 9 ans. « Selon moi, la liste d’intégration à la police qui vient de sortir est du népotisme organisé par un système. C’est désolant, c'est une partie du Tchad seulement, je n'ai plus confiance en ce pays ».
Ousmane Bello Daoudou
Une semaine après l'intégration des fonctionnaires au corps de la police qui a fait couler de l'encre et de salive. Ce matin, la rédaction a tendu le micro à quelques responsables parlementaires et de la société civile notamment le Conseiller national de la Transition Néné Ehémir et le vice-président de l'Union de Syndicat du Tchad Younouss Mahadjir. Lors de la fête des armées, le président de transition a reconnu que cette liste est injuste. Et que le gouvernement s’attellera à la corriger. Reportage.
L'intégration au corps de la police a engendré des débats houleux, la majorité des citoyens a jugé cette liste est régionaliste et discriminatoire. Pour le Conseiller national de Transition Néné Ehémir, il faut faire un point sur ce dossier, réunir les éléments les uns des autres et exiger l'annulation de cette liste. « Les conseillers iront voir le ministre et vérifier si cette liste est régionaliste », dit-il. Pour certains conseillers, cet arrêté ne couvre qu'une seule partie du Tchad, pas tout le Tchad. M. Ehémir pense que les conseillers pouvaient interpeller le ministre de la Sécurité publique et le ministre des Finances par écrit ou bien les inviter à l'Assemblée nationale (AN) pour que la commission défense et sécurité les entende. Il ajoute que ces deux personnes sont mieux placées pour répondre, « même devant les tribunaux, on écoute d'abord une personne avant de la condamnée », dit le conseiller.
Pour le vice-président de l'Union des Syndicats du Tchad (UST), Younouss Mahadjir, il n'y a rien de surprenant, ces pratiques existaient déjà à l'époque. Les gens se sont sélectionnés pour recruter les policiers, car c'est les trois provinces du Nord qui accaparaient tout. Pour 1500 policiers recrutés, les 1200 appartiennent des trois régions du Nord dont la population de zone ne fait pas 4000 habitants, a-t-il affirmé. Il se dit étonné des dirigeants qui veulent que les Tchadiens se réconcilient pour qu'ils puissent parler d'un seul pays uni. Il affirme que c'est regrettable de voir que des individus ne peuvent pas être capables que de s'affranchir de leur ego puis tout simplement de croire qu'ils sont supérieurs aux autres. « C’est honteux pour les tenants du pouvoir notamment le jeune président qui ne maîtrise absolument rien, ce n’est pas étonnant qu'on l'oblige à faire ça ». Il affirme que le chef est censé examiner et vérifier les documents avant de les signer. Il ajoute que si Mahamat Idriss Deby est venu pour refonder le Tchad, ce n'est pas de cette manière que le pays doit être refondé. « Je suis convaincu que l'arrivée de ce nouveau président tout son père avant lui qui a gouverné durant 32 ans, ont détruit le pays ».
Pour lui, le président a commis une faute grave. Et concernant le réajustement de la liste, M. Mahadjir, qualifie la promesse du président de transition de rectifier la liste de mensonge. « Le président va réajuster la liste sur quel aspect? Par rapport à la démographie ou bien continuer à flatter les gens? ». Le syndicaliste a aussi fustigé l'inauguration d'aéroport International d'Amdjarass qu'il considère comme une folie, car un jour l'histoire dira que l'argent du pétrole n'a servi qu'à construire le hameau du défunt président.
Le syndicaliste évoque également l'élévation de grade dans l'armée qui est la preuve de l'immaturité du président de transition, « au lieu de suspendre le grade des généraux en cette période de transition. Il en distribue ». Selon M. Mahadjir, sur les 400 ou 500 généraux, 90% viennent d'une seule région. Il appelle le président à envoyer ces faux généraux à la retraite afin de reconstruire le pays.
Noël Adoum