La police a déféré ce 29 avril au parquet du tribunal de Grande Instance de N’Djamena, les personnes arrêtées lors de la marche pacifique du 27 et 28 avril. Elles sont au total 686 personnes arrêtées. Reportage.
Ce 29 avril, le soleil est torride et très accablant. La devanture du palais de justice de N’Djamena est prise d’assaut par le groupement mobile d’intervention de la Police (Gmip) sur 3 véhicules bourrés d’hommes en treillis, lourdement armés. Dans la cour, certains détenus déférés sont exposés sous le soleil. D’autres par contre, sont assis devant les salles d’audience, en espérant être auditionnés par le procureur de la République. Sous un hangar, on aperçoit la présence des parents. L’inquiétude se lit sur leurs visages. La colère et la peur aussi. Certains parents que nous avons rencontrés ne cachent pas leurs mécontentements. « Mon enfant a été arrêté arbitrairement par les forces de l’ordre. Il était malade et couché », affirme Angéline, très furieuse. Le malheur de son fils vient du fait que trois manifestants qui tentaient de fuir les forces de l’ordre se sont réfugiés dans leur cour. Et la Police a fait irruption pour les arrêter. Et a embarqué le fils d’Angéline aussi. Une autre raconte que son fils, malade a reçu de la visite des parents. Au moment de raccompagner ses visiteurs, il a été appréhendé.
D’après Me Rimté Guérimbaye, l’un des avocats des détenus, l’audition des détenus par le procureur de la République a commencé depuis le 28 avril, aux environs de 15 heures. Il souligne que sur les 686 personnes arrêtées, certains ont été libérés depuis le commissariat et d’autres au parquet du tribunal de grande instance de N’Djaména. « Depuis hier, 27 personnes ont été déférées à la maison d’arrêt de N’Djamena. A l’heure où je parle, la justice a auditionné plus de 100 personnes et les auditions se poursuivent », affirme Me Rimté Guérimbaye. Les chefs d’accusation retenues contre les 27 déférés sont « attroupement, destruction volontaire des biens, coups et blessures volontaires et trouble à l’ordre public », a énuméré l’avocat.
Allarassem Djimrangar
Younous Sidick Abakar Choukou
Du 27 au 28 avril, des manifestations violemment réprimées ont eu lieu dans plusieurs provinces contre le Conseil Militaire de Transition (CMT) et l’ingérence de la France dans la politique intérieure du Tchad. Ces manifestations se sont soldées par plusieurs morts, beaucoup des blessés et des dégâts matériels. Trois jours plus tard, un calme relatif règne sur N’Djamena, la capitale.
Le calme semble être revenu à N'Djamena après deux jours de violentes manifestations qui ont mis aux prises des forces de l'ordre et des manifestants. La circulation et les marchés reprennent leur cours normal. Le marché central, Dembé et marché à mil sont bondés de monde. Même dans les établissements d’enseignement, la reprise des cours est effective dans les lycées tels que Sacré-Cœur, Adventiste.
Par contre dans les établissements publics, la reprise est timide. Au Lycée Félix Eboué, le plus grand et plus vieux lycée où l'on trouve un nombre important, les élèves sont venus uniquement pour l'enrôlement biométrique, nous renseigne l'un d'eux. En face, au Lycée technique commercial, les salles sont presque vides. Une élève nous apprend que ce sont les enseignants qui ne viennent presque pas même. Et rajoute, « il n’y a presque pas d'élèves dans la cour ». Même si le calme semble être revenu, les autorités sont restées méfiantes.
Sur les grands axes et les ronds-points de la ville tels que le rond-point double voie, rond-point Walia en passant par celui de Chagoua, il y a une présence massive des forces de l’ordre. Les policiers, quant à eux, sont redéployés dans certains coins stratégiques de la capitale et autres. Certains quartiers sont patrouillés en permanence. D’autres sont surveillés par les indicateurs de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS), le service de renseignements.
Aux dernières nouvelles, les affrontements entre la rébellion du Front pour l’alternance et la concorde et les forces gouvernementales ont repris dans la région du Kanem.
Oumar Adam Oumar
Santana Togyanouba
Des combats mettant aux prises l’armée tchadienne et les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) ont repris depuis mardi au nord Kanem.
L’armée tchadienne et les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) s’affrontent de nouveau dans le nord Kanem depuis mardi 27 avril. Les combats continuent encore dans la journée de jeudi.
Il y a quatre jours, la junte militaire au pouvoir a annoncé son refus de négocier avec ces rebelles les qualifiant de « hors-la-loi » et les accusant de terrorisme. Pourtant ceux-ci étaient prêts à un cessez-le-feu pour dialoguer.
Selon les nouvelles autorités de N’Djamena, ces « terroristes », acculés par la force de frappe de l’armée, se sont réfugiés au Niger avec leur chef Mahamat Mahdi Ali en vue de se reconstituer. Pour les anéantir, N’Djamena a demandé la coopération militaire de Niamey. Le 26 avril, les autorités nigériennes qui ont chassé ces « hors-la-loi » de leur territoire.
Selon nos informations, les éléments du Fact se sont redirigés vers le Kanem et éparpillés le long de la frontière. L’armée tchadienne est entrée en action. Des opérations terre et ciel sont lancées depuis mardi 27 avril. Jusque-là, l’armée n’a pas communiqué sur ces opérations.
Dans un communiqué publié ce jeudi 29 avril, le chargé de communication du groupe rebelle indique l’armée tchadienne évite des affrontements terrestres au profit des bombardements aériens. Il annonce par la même occasion qu’un hélicoptère de l’armée a été abattu ce 29 avril grâce à leur système de défense antiaérien. Selon Rfi, l’information a été confirmée par des sources sécuritaires tchadiennes. Pour le groupe rebelle, la France aide l’armée tchadienne avec des vols de reconnaissance. Pour cette raison, il menace d’abattre désormais tout aéronef qui survolera leur position.
Il faut le rappeler, les incursions des rebelles du Fact sur le territoire tchadien ont commencé le 11 avril, le jour de l’élection présidentielle. Ils ont progressé rapidement pour atteindre le nord Kanem. Le 17 avril, l’armée détruit totalement la logistique des rebelles. Le lendemain, l’armée lance de nouveau l’offensive et annonce avoir mis en déroute les rebelles. Le chef rebelle a reconnu avoir opéré un repli. Le 19 avril, les rebelles lancent une contre-offensive surprise au cours de laquelle le président de la République Idriss Deby Itno est tué. Dès lors, les nouvelles autorités de N’Djamena ont promis en découdre avec ceux qui ont ôté la vie à leur Maréchal chef suprême des armées Idriss Deby Itno.
La coordination des actions citoyennes a encore appelé à une marche ce mercredi. Sur le terrain, la peur semble avoir gagné les manifestants. Reportage.
La capitale tchadienne, N’Djamena ne s’est pas réveillé comme hier, 27 avril, où une gigantesque manifestation a secoué la ville. Ce mercredi 28 avril, bien que la coordination des actions citoyennes et des partis politiques a encore appelé à manifester, la ville est calme. L’appel ne semble pas avoir été suivi.
Dans les quartiers Atrone, Gassi, Paris-Congo, Sabangali, Walia, une accalmie relative règne. Pas de manifestants sur les voies publiques. Aucune perturbation de la circulation. Moins encore des pneus brûlés. L’heure est au bilan et au repos, nous confient certaines personnes qui ont manifesté la veille. D’autres, à Walia par exemple, nous confient que la police a occupé les axes stratégiques très tôt, les empêchant de manifester. D’autres encore ont en mémoire la brutalité policière lors de la marche précédente. La peur semble avoir gagné du terrain.
Sur le terrain, il n’y a que la présence policière et militaire. Par endroit, ils sont positionnés. À Atrone, la police antiémeute a positionné deux camions chauffe-eau sur l’axe Foullah. À côté, des pick-up avec les policiers sont prêts à intervenir. Un peu vers l’axe du centre de santé d’Atrone, un véhicule rempli de militaires, chicotte en main, fait la patrouille. Sous le viaduc de Chagoua, des véhicules de la gendarmerie et de la police sont stationnés. Pendant ce temps, des agents de la police municipale sont mobilisés pour faire la chasse aux pneus dans la ville. À notre présence, 5 véhicules remplis de pneus roulent en direction de la mairie centrale. Des agents de l’Agence nationale de sécurité (ANS), en civil et à moto, sillonnent les quartiers sud guettant un probable foyer de manifestation.
Cette marche, la deuxième de l’ère de transition, a pour objectif la dénonciation de la transition militaire et l’ingérence de la France dans les affaires internes du Tchad. La première, organisée le 27 avril, a été réprimée. Les organisateurs évoquent un bilan de 15 morts alors que les autorités ne parlent que de 5 morts. La coordination des actions citoyennes dit ne pas baisser les bras. Elle promet d’organiser d’autres grandes manifestations jusqu’à la dissolution du conseil militaire de transition.
Christian Allahadjim
Adam Oumar Adam
Suite aux manifestations d’hier 27 avril, des journalistes ont été arrêtés par les forces de l’ordre déployées pour réprimer la marche. Leurs témoignages et la réaction de l’Union des journalistes tchadiens. Reportage.
Lapia Beati, journaliste au quotidien Le Progrès a été arrêté par les gendarmes avant d’être remis aux policiers du commissariat d’ordre public n°15 puis transféré au COP13. Il a été torturé avant d’être relâché le soir de la même journée alors qu’il était habillé de son gilet de travail. Il dit n’avoir pas jusqu’à preuve du contraire compris les motifs de son arrestation. « Personne ne m’a dit clairement ce qu’on me reproche. Toujours est-il que j’étais sur les lieux habillés du gilet qui a été confectionné et mis à la disposition des organes de presse par la HAMA.
Selon le journaliste, il était bien visible. Alors qu’il filmait la manifestation, les gendarmes étaient arrivés avec leur véhicule bleu, « j’avais mon gilet. J’étais sûr qu’on me posera quelques questions pour vérifier, mais hélas. On m’a directement mis dans le pick-up où se trouvaient 2 jeunes mineurs. Et c’est après m’avoir déjà donné de coups qu’on me demande pourquoi je filme ? J’ai répondu que je suis journaliste. » Les policiers ont alors demandé pourquoi notre confrère ne leur ai pas dit cela avant. Aussitôt, ils lui ont arraché son gilet et son téléphone. Il a été gardé jusqu’en soirée. « J’ai été libéré grâce à l’intervention de mes supérieurs hiérarchiques. Je pense qu’il faudra que les responsables de nos forces de l’ordre comprennent que ce que nous, journalistes, faisons, ce n’est pas contre quelqu’un, mais on le fait pour informer. »
Cynthia Oundoum, journaliste à Tchadinfos, a été aussi arrêtée lors de ces manifestations. « Hier, c’était vers 10 heures, nous étions sur le terrain pour couvrir la marche avec les autres confrères. Vers le collège évangélique, il y avait un groupe d’artistes qui manifestait avec des banderoles. Donc comme d’habitude, nous nous sommes empressés d’aller les interroger et les photographier ». Notre collègue avec d’autres journalistes se sont retrouvés nez à nez avec plusieurs véhicules des forces de l’ordre. Ils se sont réfugiés dans la chambre d’un ami avec une dizaine de personnes. Les agents des forces de l’ordre ont défoncé la porte pour les arrêter, selon la journaliste. « Parmi ce nombre, c’est seulement nous les deux journalistes qui ont été arrêtés. Ils nous ont embarqués. Après ils nous ont posé la question si nous avons une autorisation pour couvrir la manifestation. Nous leur avions répondu que nos gilets et nos badges suffisent déjà et que nous n’avions d’une quelconque autorisation. Après avoir fait le tour de Moursal avec nous, ils nous ont libérés tout en nous enjoignant l’ordre de rentrer de suite. » Elle affirme qu’ils n’ont pas subi des sévices. Cynthia s’interroge, « ce que je ne comprends c’est le fait qu’ils nous ont arrêtés malgré nos gilets estampillés Presse avec des badges. Je crois que les gilets procurés à la HAMA nous protègent. Mais hier, je me suis rendu compte que ces gilets nous exposent plutôt. Ce que je réclame c'est vraiment qu’ils nous laissent travailler. C'est la liberté de la presse comme son nom l'indique que nous voulons. »
Pour le président de l’Union des journalistes tchadiens, Mahamoud Abbas, c’est inadmissible qu’on arrête des journalistes lors de tels événements. D’après lui, l’UJT a toujours rappelé et interpellé des responsables que des journalistes sont présents pour informer en relatant ce qui se passe le terrain. « Donc leur place n’est pas dans des commissariats, en prison, mais dans des rédactions et sur le terrain pour collecter des informations », a fait savoir Mahamoud Abbas. L’UJT dit condamner fermement ces actes. « Nous condamnons avec force ces actes d’arrestation et de maltraitance des journalistes », a réagi le président de l’UJT. Selon lui, plusieurs recommandations ont été faites aux responsables de la sécurité pour la protection des journalistes. Mais jusque-là rien. « Nous allons relancer les autorités. Si elles n’aboutissent pas, nous allons appeler tous les journalistes à cesser le travail jusqu’à ce que les gens nous respectent ».
Santana Togyanouba
Younous Sidick Abakar Choukou
La marche pacifique initiée par la coordination des actions citoyennes pour protester contre le Conseil Militaire de Transition (CMT) et l’ingérence de la France dans les affaires du Tchad le 27 avril passé a causé d’énormes dégâts humains. Les autorités et les organisateurs avancent chacun ses chiffres.
Selon le gouvernement, par le biais du procureur de la République, Youssouf Tom, N’Djamena, la capitale tchadienne a enregistré 4 cas de décès, dont une femme. Par contre, Moundou, la capitale économique n’a enregistré qu’un seul cas de décès.
Ce bilan dressé par le procureur est contredit par les organisateurs. D’après Me Max Loalngar, l’un des leaders de la coordination des actions citoyennes, que nous avons contacté, le bilan sur le plan humain est élevé. « 15 morts, dont 3 ont été signalés à Moundou et 12 à N’Djamena. Plus de 170 personnes arrêtées. Des blessées, on n’en parle pas », dit-il. Selon lui, la marche initiée par son organisation, pour protester contre la transition militaire et l’ingérence de la France dans les affaires internes du Tchad, a été une réussite. Car, dit-il, enfants, jeunes et personnes âgées sont tous sortis pour exprimer leur ras-le-bol.
Dans le souci de confirmer dans l’un ou l’autre cas les chiffres avancés par les organisateurs de la marche et les autorités, nous nous sommes rapprochés des responsables de la Morgue de l’Hôpital général de référence nationale (HGRN) de N’Djamena. Mais ceux-ci ont refusé de répondre à nos questions.
Rappelons que la marche pacifique du 27 avril, initiée par la coordination des actions citoyennes dénommée « Wokit tama », a été durement réprimée par les forces de l’ordre. Les marcheurs rejettent la transition militaire et dénoncent l’ingérence de la France dans les affaires internes du Tchad. Malgré la répression, la coordination des actions citoyennes a encore appelé à une nouvelle manifestation pacifique ce mercredi 28 avril. Et promet d’autres.
Allarassem Djimrangar
Le président français, Emmanuel Macron a reçu ce matin son homologue Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo, par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine. Le chef de l’État français condamne la répression des manifestations ce matin, 27 avril à N’Djamena, capitale tchadienne.
Emmanuel Macron dit soutenir le processus de la transition qui doit ouvrir la voie à la démocratie et à la stabilité du Tchad. Vu l’évolution de la situation, il dit être préoccupé. Il affirme condamner avec fermeté, la répression des manifestations et des violences qui ont eu lieu ce matin à N’Djamena. Pour le chef d’État français, le respect des engagements pris par le Conseil Militaire de Transition (CMT) est celui d’une transition pacifique, inclusive sur le plan politique. Macron insiste qu’il a apporté son soutien à l’intégrité et à la stabilité à N’Djamena pour l’ensemble du pays. Il dit être pour une transition pacifique et démocratique, « je ne suis pas pour un plan de succession. » D’après lui, la France ne sera jamais auprès de ceux qui forment ce projet. Le temps est venu dit-il, de lancer un dialogue politique national ouvert à tous les Tchadiens, c’est ce qui est attendu aujourd’hui. « Le CMT serait le conditionnel de notre soutien. Nous resterons aux côtés de l’Union Africaine que préside le président Tshisekedi aujourd’hui et le G5 Sahel qui s’est engagé résolument dans la médiation de la situation qui me préoccupe très fortement», a lancé le président français.
Rappelons que le président français Emmanuel Macron, a signifié lors de son passage à N’Djamena pour les hommages à son homologue tchadien Idriss Deby, que la France ne laissera ni aujourd’hui ni demain ceux qui tenteraient de nuire à la stabilité et à l’intégrité du Tchad.
Moyalbaye Nadjasna
La capitale tchadienne, N’Djamena a été marquée par des nombreuses manifestations. Quelques citoyens tchadiens ont accepté de donner leurs avis. Vox pop.
Lui, c’est Mahamat Nour, il est commerçant :
« Le Tchad appartient à tout le monde sans distinction clanique, ethnique. Je ne suis pas d’accord avec la nomination de Pahimi Padacké Albert. Il est l’un des anciens membres du gouvernement. Nous voulons un changement, il d’autres personnes. Il faut inclure tout le monde dans le processus de la transition. Il est nommé sans un consensus. Nous voulons un civil à la tête de la transition qui va rassembler les Tchadiens.»
Mahamat Ali est étudiant
« Pahimi Padacké Albert, a l’expérience d’à peu près de 15 ans dans le gouvernement. Je suis d’accord pour sa nomination, il est capable de contribuer à la paix et la stabilité de notre pays. Il peut facilement réconcilier les filles et fils du Tchad. Les manifestations c’est normal, nous sommes dans un pays démocratique. Mais la manifestation de ce matin est intensive. Les jeunes se sont attaqués aux édifices publics, aux stations de carburant, aux usagers, donc c’est aller au-delà.»
Adam Ibni Adam, étudiant
« C’est bien la nomination de Padacké. C’est un ancien. Il connaît bien le gouvernement. Il a travaillé avec le Maréchal feu Idriss Deby, paix à son âme. Tout ce que nous voulons, c’est un dialogue pacifique et transparent. Je ne suis pas d’accord avec la manifestation de ce matin. Certes nous ne voulons pas le système actuel, mais il nous faut un changement dans la paix. Toutefois, je condamne la répression violente de nos concitoyens par les forces de l’ordre.»
Kadidja Abakar, Citoyenne tchadienne
«C’est normal qu’on nomme un Premier ministre à mon avis. Padacké a travaillé avec le défunt président Deby, il sait piloter un gouvernement. Tout ce que nous voulons c’est le vivre ensemble, chers tchadiens. À propos des manifestations, nous sommes dans la démocratie, et chacun doit s’exprimer. Certains ont choisi cette voie. Tout ce que nous voulons c’est la paix et la tranquillité. Aujourd’hui, les écoles sont fermées. Vraiment, il nous faut la paix.»
Propos recueillis par Adam Oumar Adam et Younous Abakar Choukou