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Pour immortaliser le dialogue national inclusif et souverain, les photographes se pointent tous les jours au palais du 15 janvier où se déroule le DNIS pour filmer personnalités publiques et participants. Ce lundi 10 octobre 2022, l’équipe de Ialtchad s'est rapprochée des photographes pour recueillir leurs impressions sur ce métier qu'ils exercent. Reportage.

Au moment où les journalistes, caméramans et participants s’entredéchirent en plénière d'autres photographes se font tranquillement de l'argent hors de la salle.

Kandi Bab Gombique photographe professionnel qui est présent au palais depuis le 2e jour du DNIS dit qu’il fait des photos de différents formats et propose à ses clients. « De fois on les propose, de fois on fait les photos surprises et quand les clients trouvent intéressant ils prennent. Au DNIS il y a beaucoup de monde et on fait beaucoup de photos par jour ce qui diffère du travail du quartier»,  ajoute-t-il. C’est comme le marché « on investit d'abord de fois gagne et de fois on perd aussi. Mais depuis que je suis au DNIS. Je n'en sors pas mal », souligne-t-il.

Deninga Constance qui est au DNIS depuis une semaine dit qu'elle gagne bien sa vie avec ce métier. De son côté elle le travail du quartier rapporte mieux par rapport au DNIS « je filme je viens tiré au labo et je les propose. Les uns prennent sur-le-champ et d'autres reviennent quelques jours plus tard mais lors des cérémonies des mariages je rentre avec 30 à 40 000» Martèle Constance. Pour elle les difficultés sont partout même étant à la maison sans rien faire elle rencontre des difficultés. « Je m'arrange toujours à positivé les contraintes pour mieux vivre », conclut- elle.

Pour Hubert Adoumbay ce métier du photographe est comme le commerce puisqu'il n'ont pas un montant fixe. Les prix varient du jour au lendemain ils gagnent et ils perdent en même temps. « Au DNIS le rythme du travail n'est pas comme celui du quartier avant puisque c'est un temps fixé donc nous maximisons pour faire beaucoup de photos par jour ce qui fait qu'on gagne mieux qu’au quartier. Les petits formats 13/18 on les vend à 1000 à 750 francs d'autres prennent à 500 f», dit-il. Il n'a pas manqué de dire que la vente des photos varie d'un client à un autre.« Il y a des clients qui nous encourage et d'autres disent qu'on les embête quand on fixe  le prix ce un problème», dit-il.

Haoua Adoum Ibeth

Après la Centrafrique, le Mali et il y a deux jours le Burkina-Faso, il n’est pas impossible de voir les tchadiens se soulever contre la France et ses incalculables intérêts au Tchad. Le problème de la France n’est pas son passé colonial encore moins la Russie et ses mercenaires de wagner. La France est resté obscurantiste.

 Les méthodes colonialistes on le sait. Assassinat, déportation, pillage, expropriation, assimilation, acculturation, privation de liberté, négation de la dignité. Et tout ça juste pour vous enrichir. Et bien vous l’avez fait français. 50 ans après vous nous avez imposé des dirigeants pour continuer autrement vos méfaits. Ça ne vous vous suffit pas françaises et français ? Sans l’Afrique, la France n’aura pas valu le Portugal ou la Grèce, français faites le calcul.

Que chaque français retienne, la jeunesse africaine est aujourd’hui plus lucide que vous ne le croyez. Nous ne sommes pas des pro Russes, nous ne sommes pas des revanchards pour vos crimes contre l’humanité. On vous demande de cesser d’être des obscurantistes. Il ne faut pas aller à l’école pour comprendre que la France, considérée comme la seconde économie européenne ne possède rien de plus que la monnaie CFA pour mamelle. L’ascension de la puissance africaine est inéluctable. L’Afrique, forte de ses richesses naturelles et de sa démographie règnera pour elle-même et dans ses frontières un jour.

Cependant il n’est pas trop tard. La France peut être encore un grand partenaire pour la Centrafrique, le Mali, le Burkina-Faso et le Tchad, si elle décide de s’inscrire définitivement aux côtés du peuple et non des dictatures. La France doit cette fois-ci arrêter son hypocrisie et promouvoir sincèrement les valeurs sur lesquelles elle a bâti son existence. À ce titre elle doit aider le peuple africain épris de liberté et de démocratie. Pour le cas du Tchad elle doit se prononcer clairement et sans réserve contre la transmission dynastique du pouvoir. Le peuple tchadien en a marre, elle n’acceptera plus la perpétuation de la dictature, il n’acceptera plus de Deby fils, même si la France se rangera de son côté. On a plus peur, tout sera transformé, seul le peuple règnera.

Le problème de la France n’est pas la propagande russe, c’est les choix injustes que ses dirigeants continuent à opérer. Elle choisit toujours le camp des dictateurs, elle se met d’emblée contre les intérêts du peuple. Il n’est pas trop tard à la France. La France doit choisir le peuple tchadien et refuser la mascarade de dialogue qui se tient en ce moment à N’Djamena. Elle doit envisager écouter le peuple Tchadien, l’Union Africaine, les États-Unis, et commencer à sanctionner tous ceux qui sont contre la volonté du peuple. Ils ont assez détourné et acheté des biens immobiliers en France, aux États-Unis, au canada, en Égypte.

Aux français, les tchadiens croient aux mêmes valeurs que vous. Même votre silence est dorénavant incompris en Afrique. Levez-vous et défendez vos valeurs, l’Afrique croit aussi à ses valeurs. Vive le Tchad, vive la France quand elle soutiendra le peuple tchadien.

Samuel Mbainaissem

La colonie des vacances organisée par le centre culturel Koulsy Lamko de la compagne Hadre Dounia se referme ce 01 octobre 2022. Ce soir devant le siège de ce centre à Abena dans le 7ème arrondissement de Ndjamena. Plus de 1400 enfants ont bénéficié gratuitement des formations diverses. Les parents sont mobilisés en présence de mme le maire premier adjoint de cette commune. Reportage !

Une foule s’est mobilisée ce soir sur l’axe principale séparant les quartiers Abena et Atone dans le 7ème arrondissement de N’Djamena pour assister à la fête de fin de la colonie des enfants. Une initiative venant du centre culturel Koulsy Lamko de la compagne Hadre Dounia. Pas de circulation, la voie est occupée. Une estrade dressée en face du centre sert à la montée des scènes. Des enfants ont tenu en haleine le public très muet finalement emballé par l’ambiance époustouflante. Quelques enfants interrogés se disent satisfaits de formations qu’ils ont reçues. Ils demandent à ce que cela soit organisée encore l’année prochaine. Nankiso Exaucée, est une jeune formatrice en transformation des produits agroalimentaire. Elle confie qu’elle a appris aux enfants à transformer les produits agricoles en bio consommables. « Les enfants ont appris à fabriquer des sirops, de la confiture d’oseille, de tomate, du tamarin et de banane, des granulés d’oseille et de gingembre, les yaourts et crêpe. Je leur ai appris à fabriquer du vin à base du thé vert. Ce qui m’a impressionné, les enfants étaient très attentifs pendant tout un mois de formation. Ils retenaient rapidement les choses et je suis fière d’eux », affirme-t-elle.  Nankiso Exaucée a bénéficié de cette formation aussi au niveau du centre culturel Don Bosco pendant les vacances. Elle assure qu’elle s’est prêtée volontiers pour aider les enfants à travers cette colonie de vacance organisée par le centre culturel Koulsy Lamko de la Compagne Hadre Dounia. « Je compte créer une petite et moyenne entreprise de transformation des produits agro-alimentaires. Mais je n’arrive pas à obtenir de financements. Entre camarades on essaie de faire ça mais pour se partager seulement en famille. Lorsqu’on avait fini la formation vacances métiers à Don Bosco, nous avions cherché un financement auprès du FONAP mais jusque-là sans suite », plaide-t-elle.

Jean Kévin Ngangnodji de son artiste, Alias Hadre Dounia, promoteur du centre Koulsy Lamko et initiateur de cette colonie de vacances, cette colonie des vacances a été lancée depuis le 8 aout.  Selon lui, l’idée lui est parvenue suite aux inondations des quartiers périphériques cette année à N’Djamena. « Nous ne voulons pas que les enfants trainent dans l’eau. Aussi pour le simple fait que les parents étant limités n’arrivent pas à envoyer leurs progénitures aux villages pour passer des vacances.  Nous les avons regroupés près de 1400 enfants filles comme garçons mais les filles semblent majoritaires. Nous les avions former en théâtre, musique et art plastiques, danse, écritures, lecture, la révision de leurs leçons », explique Hadre Dounia. L’artiste soutient qu’ils ont appris également aux enfants la cohabitation pacifique afin de leur inculquer des valeurs positives y compris l’informatique. « Nous l’avons organisé sur notre propre effort sans un soutien de quelqu’un. Juste question de préparer des citoyens responsables pour l’avenir de notre pays. C’est très important pour les enfants de se trouver un cadre de loisirs et d’apprentissage pour former leur personnalité.  Un enfants frustré et craintif ne peut pas bien se développer », souligne le promoteur. Il souhaite organiser les colonies des vacances chaque année et dans tous les arrondissements de N’Djamena partant du Tchad si les moyens accompagnent. Hadre Dounia plaide en terme d’infrastructures tout en sollicitant les bonnes volontés. Mme le maire 1ere adjointe du 7ème arrondissement déclare que les vacances sont des moments importants dans la vie des enfants. Après neuf de cours, ils ont droit de chercher un environnement récréatif, assure-t-elle. « Les valeurs telles que la paix et la cohabitation pacifique sont la base de développement de notre pays. La commune du 7ème arrondissement va désormais se mettre aux côtés du centre culturel Koulsy Lamko de la compagnie Hadre Dounia pour valoir de telles initiatives pour le développement de nos enfants », promet-elle.

Moyalbaye Nadjasna

La diaspora tchadienne s’est exprimée samedi, 01 octobre 2022, sur la synthèse de la commission ad hoc relative à la thématique 2, « forme de l’Etat, constitution, réformes institutionnelles et processus électoral ». La plénière a repris les débats dès 9heures au Palais du 15-janvier de N’Djamena. Reportage !

Pour entamer, Fatimé Touré déléguée de la diaspora tchadienne au Mali se prononce sur la forme de l’Etat. À son avis, le peuple est libre de choisir la forme de l’Etat qui le convient. L’essentiel dit-elle, c’est de s’entendre et ne pas se diviser. « Notre pays, aujourd’hui est en naufrage, arrêtons avec nos calculs personnels au détriment de l’avenir de notre pays », déclare-t-elle. Elle plaide pour la place de la femme dans les hautes fonctions politique. Mme Fatimé estime qu’elles ont de compétences et peuvent bien accéder au poste du premier ministre. Le représentant de la diaspora au Niger Abdelaziz Mahamat Tahaa, aborde également la forme de l’Etat. Selon lui, il ne faut pas expérimenter une chose qu’on ne connait pas bien. Le délégué du Niger soutient qu’il suffit de corriger la mauvaise gouvernance et toutes formes d’injustices et remettre le pays sur les rails. Pour lui, l’Etat unitaire décentralisé n’est pas encore bien expérimenté. « Pour un Etat fort, il faut aussi des institutions fortes et des mécanismes de redevabilité pour amener les gestionnaires des choses publiques à se remettre en question », exprime-t-il. Pour la durée de Mandat à diffèrent niveau, Abdelaziz Mahamat propose une politique nationale d’évaluation d’exercice. Cinq (05) ans est raisonnable assure-t-il avant de plaider pour l’élargissement de la représentativité de la diaspora au CNT. Moussa Adam Hamid est délégué de la diaspora tchadienne au Maroc. D’après lui, quel que soit la forme qu’on pourra donner à l’Etat, si on a un dictateur centralisé et des despotes éparpillés sur l’étendue du territoire, nous constaterons toujours la désolation et la misère. Les problèmes du Tchad explique-t-il, ne résident pas dans la forme de l’Etat mais dans les frustrations, l’injustice et le manque d’équité. « Il ne faut pas considérer la diaspora comme des perturbateurs. Elle doit être vue comme une force de proposition et d’investissement. Rien que pour le cas du Maroc, la diaspora fait entrer 67 milliards d’Euro par année au Tchad », souligne le délégué tchadien au Maroc.

Textes taillés à la mesure des individus

Mahamat Sougui de la diaspora tchadienne au Canada propose que le premier ministre de transition soit élu par la plénière à l’exemple de la conférence nationale souveraine de 1993. Il suggère qu’il soit inamovible jusqu’aux élections. « Inutiles de créer des institutions budgétivores. A la place de ces institutions en vue, recruter les jeunes à la fonction publique et financer les incubateurs », conseille-t-il. Adoumadji Doromon de la diaspora tchadienne au Cameroun et Guinée Équatoriale note que, la refondation de la nation tchadienne ne pourra être bâtie que sur les valeurs et les principes de l’unité nationale et de la réconciliation. « Certaines recommandations de la commission ad hoc nous semblent impertinentes et inopportunes. Elles sont simplement taillées à la mesure des individus. Sur la question de l’éligibilité c’est rien d’autre que le retour à l’ordre constitutionnel. Pour la forme de l’Etat, seul le referendum serait l’idéale », aborde Doromon.

Pour lui, maintenir le PCMT ne garantit pas la stabilité du pays mais plutôt une erreur. Napoléon Service du Burkina Faso, indique que les textes sont taillés à la mesure des individus. Il faut vraiment sortir des textes à la hauteur de ces assises, insiste-t-il. Il suggère qu’il faut optimiser les charges de l’Etats en dissolvant aussi le CNT actuel et reconstituer une nouvelle équipe de 93 sans surplus. « Le mandat de 5 ans est réaliste. Concernant la forme de l’Etat, cela fait 62 ans qu’on tourne en rond sans tenir compte des besoins de la population. Au Burkina on a préféré une forme fédérale de l’Etat pour permettre de prendre en compte les spécificités locales et faciliter un développement harmonieux pour l’ensemble de la population tchadienne », évoque-t-il. Macra Darnaida se prononce pour le compte des tchadiens vivant en France. Selon lui, par rapport aux deux referendums sur la forme de l’Etat et le projet de la constitution, il est important de définir déjà un calendrier. « Concernant la diaspora nous voulons dorénavant occuper une place importante pour le développement intégral du Tchad », déclare-t-il. Alladoum Boulot Ngolbogue, Représentant de la diaspora tchadienne en Allemagne.  Pour lui, il faut ajouter le nombre de places de la diaspora au CNT. À son avis, les problèmes actuels des tchadiens se résument à l’accès aux soins dans les hôpitaux, le manque d’électricité, d’infrastructures routières, la cherté de vie entre autres.

Moyalbaye Nadjasna

Les ordres professionnels se sont exprimés ce samedi sur le rapport de la commission ad hoc. Ils réclament aussi 6 places au nouveau conseil national de transition (CNT). Les ordres pensent que le pays est à construire et il faut les ordres professionnels pour le relever. Reportage

Les ordres professionnels refusent les deux places qui leur ont été proposés, mais ils exigent 6 places au nouveau CNT. Selon eux le pays est en lambeau dans tous les domaines.

Pour l’ingénieur Zoumki Ouzané, président de l’ordre national des ingénieurs civils, les infrastructures socio sanitaires ne sont pas en bon état pour que les médecins puissent utiliser pour soigner la population. Selon lui, tous les chantiers sont presque aux arrêts et c’est le manque de suivi. Il ajoute que le gouvernement n’est pas souvent interpelé à ces manquements et c’est pour cette raison que les ordres professionnels souhaitent qu'on révise le nombre accordé aux ordres professionnels.

Abondant dans le même sens, le représentant de l’association des professionnels des établissements de crédit, Michou Ibni Oumar, souligne qu’ils ne sont pas là pour demander des postes, ni pour avoir une position dans le gouvernement. « Nous sommes là parce qu’on veut que l’économie fonctionne, et pour cela on a besoin de paix et de stabilité, mais aussi de compétences à tous les niveaux », précise-t-il. Le représentant des professionnels de banque soutient que ce qui compte pour eux, si l’on doit choisir les membres du CNT, il faut choisir les compétents.

Sur la question de la forme de l’Etat, il ajoute qu’on n’est pas un pays développé et il faut de moyens. Selon lui la question n’est pas l’état fédéral ou l’état décentralisé, mais c’est qui est important c’est le facteur de développement et c’est ça qu’il faut travailler. Michou Ibni Oumar pense que le référendum ne servira à rien.

Jules Doukoundjé

Les gorges continuent à s’assécher sur la thématique 2, « forme de l’Etat, constitution, réformes institutionnelles et processus électoral ». Ce 30 septembre, les artistes ont eu droit à la parole. Avant de se prononcer sur la forme de l’Etat, la plupart d’entre eux déplorent qu’on les relègue au dernier rang. Reportage !

C’est Mariam Mayoumbila qui s’exprime en première position. « Je commencerais par une chose qui nous tient à cœur. C’est de déplorer la sous-représentativité des artistes dans les grandes instances. Il faut rectifier le tir et leur donner désormais la place qui est la leur », lance-t-elle. Concernant la question de la forme de l’Etat, l’artiste relève qu’il est impérieux de se prononcer lucidement. Selon elle, l’unité nationale a été toujours le fondement de notre pays. « C’est une réalité immuable avec la constitution de 1996, la décentralisation s’y est ajoutée et dès lors le Tchad s’est choisi un Etat unitaire fortement décentralisé. Beaucoup d’efforts dans sa mise en œuvre ont permis d’amorcer le processus de la décentralisation traduit par les élections communales. Il est donc juste de continuer à pérenniser la décentralisation », déclare Mariam. L’artiste reconnait toutefois les imperfections dans la mise en œuvre de la forme unitaire décentralisée mais il faut les corriger avec beaucoup de lucidité et sérénité. Opter pour la fédération, c’est aller vers l’inconnu, vers une entité qu’on ne maitrise pas. « Une fédération mal maitrisée peut susciter des velléité d’indépendance. Les artistes optent pour la forme unitaire décentralisée du Tchad », conclut-elle.

L’artiste Mahamat Ali Saleh dit la même chose que Mariam au sujet de la négligence des acteurs de l’art et de la culture. A son avis, les tchadiens ne donnent pas la valeur à leur culture. Sans la culture n’y a pas de repère, dit-il. « Déjà le fait qu’on soit pas représenté dans les commissions ad hoc le prouve. Nous réduire juste au rôle des bêtes de la scène, nous fâche tellement. Pour moi, le problème du Tchad ne réside pas dans la forme de l’Etat. Il nous faut une bonne gouvernance et une bonne justice pour tous », assure l’artiste. Un autre artiste, Masngar Jonas valorise la culture comme étant la somme des expériences et expression concrète liée à l’histoire de chaque peuple. « Notre culture est liée à notre existence, à nos expériences. Les tchadiens se font de problème par ce qu’ils ne se connaissent pas. Je suis adepte de la décentralisation », affirme-t-il.

Pour Dounia Togyengar, depuis 62 ans après l’indépendance du Tchad, la culture et l’art ne sont pas utilisés dans la bonne gouvernance de notre pays. C’est pourquoi, le Tchad court vainement derrière une paix véritable, signifie-t-il. S’agissant de la forme de l’Etat déclare : « vous pouvez choisir ce que vous voulez ».

Moyalbaye Nadjasna

La plupart des enseignants ont vu amputer leurs primes de craie et de documentation sur leur salaire du mois de septembre 2022. Le SET de N’Djamena lors d’une assemblée générale ce vendredi, 30 septembre à l’école du centre exige le rétablissement sans conditions des primes de craie et de documentation. Reportage !

Dès 8heures ce matin, les enseignants ont pris d’assaut la cour de l’école du centre de N’Djamena capitale tchadienne. Motifs, « nous avons organisé cette assemble générale pour informer nos militants de revenir le 03 octobre pour une décision à prendre. Nous avons dit comme ils ont coupé les primes d’une manière unilatérale, alors il faudrait qu’ils ramènent avant la reprise des cours et sans conditions », argue MBayana Laoukoura, SG du SET section de N’Djamena. A son avis, le SG de la centrale syndicale CIST, Mahamat Nasradine a pris contact avec les autorités de finances le même jour. Selon lui, les raisons avancées notent soit une erreur technique soit un nettoyage du fichier interne. Ce sont des raisons qui ne convainquent pas dit MBayana Laoukoura. Pour lui, si c’est simplement une erreur technique, il faut le corriger plus tôt que prévu. Le syndicaliste exprime que les primes de craie coupés en 2018 n’ont pas été rétablies en totalité. « Aux enseignants qu’on vient à peine de rétablir leurs primes, on les coupe encore. C’est ça qui nous a choqué. Il n’est pas question de déposer les certificats de prise ou reprise de service et des arrêtés d’affectation. En principe s’il y a un problème à régler, ils doivent s’approcher de nous. Soit nous informer que certains enseignants vont perdre telle ou telle situation. Voilà leur liste et on vous donne un délai pour leur permettre de régulariser leurs situations. Voilà la meilleure procédure mais c’est tomber sur nous comme un coup de marteau », Confie le SG du SET section de N’Djamena. Il insiste à ce qu’on ramène ces primes dans l’immédiat et sans conditions.

MBayana Laoukoura constate que si une telle situation arrive au moment des cours, les enseignants lésés, pour régulariser leur situation vont quitter les élèves. Par conséquent dit-il, les inspecteurs, les délégués et les proviseurs s’acharnent très souvent sur des tels cas et écrivent pour qu’on coupe le salaire de ces enseignants. « Là encore la procédure n’est pas respectée, il ne revient pas à ceux-là d’écrire pour qu’on coupe le salaire d’un agent de l’Etat. Ce sont de problèmes qui se traitent entre les ministères », signifie-t-il.

Le SG du SET section de N’Djamena affirme que seule la prochaine Assemblée Générale va décider de conduites à tenir en cas de non satisfaction de leur revendication. « Lors de l’AG passée ; le SG du CIST nous a renseigner qu’ils cherchent à rétablir après avoir travaillé sur les dossiers pour les renvoyer au trésor. Si réellement ceci a été fait, nous attendons que nos militants reviennent nous dire que c’est ramener. Le cas contraire, la décision finale va tomber », assure le syndicaliste.

Moyalbaye Nadjasna

Après 2 jours de débats en plénière sur le rapport présenté par la Commission ad hoc, les représentants des médias se sont exprimés ce vendredi.  Ils estiment que leur corporation est au cœur de la transition, mais elle n’est pas valorisée. Ils exigent 6 places dans la nouvelle composition du Conseil national de la transition (CNT) qui naîtra du DNIS. Reportage.

Le Conseil national de la transition reste l’organe législatif de la transition. A la première phase de la transition, il a fonctionné avec 93 conseillers nationaux. Mais la commission ad hoc a proposé qu’à la sortie du DNIS, il faudra augmenter le nombre des conseillers en y ajoutant 94 nouveaux.  Parmi les corporations suggérées, les médias n’y figurent pas et cette exclusion a fait réagir les représentants des médias à la plénière de ce vendredi.

Pour Mme Hynda Ahmet Chérif, représentante des médias au DNIS, si le dialogue est suivi partout dans le monde, c’est grâce aux hommes et aux femmes de médias. Malheureusement dit-elle, ils ont été tout simplement oubliés. « Nous réclamons juste la place qui revient aux médias qui doivent être représentés à la nouvelle composition du CNT », plaide la représentante. Elle ajoute aussi que tout ne se limite pas seulement au CNT, ils doivent être représentés dans les différentes institutions. Selon elle, les journalistes sont des principaux agents de développement et c’est tout à fait normal qu’ils soient impliqués dans la chose publique pour aider les différentes organisations à pouvoir améliorer leur travail. Hynda Ahmet Chérif pense que si on veut reconstruire le Tchad, ça ne peut être qu’avec la collaboration des hommes et des femmes de médias. « C’est une raison de plus de ne pas les oublier ou de faire semblant de les oublier dans les différentes démarches de la mise en place du CNT et de tout ce qui viendra », insiste-t-elle.

Pour Rachat Hassan Taha, le deuxièmement représentant des médias au DNIS ajoute qu’il faut que les médias soient représentés, notant que sans médias, il n’y aura pas un Tchad nouveau. Selon lui, les médias sont le 4e pouvoir et il est impossible d’oublier ce pouvoir qui est incontournable.

Au sujet des 45 places accordées aux politico-militaires, DG du Groupe Ialtchad Média, Bello Bakary Mana réagit en disant que 45 places, c’est trop. Et que ce ne sont pas les politico-militaires seuls qui vont jeter les jalons d’un Tchad nouveau. Il souligne que dans cette situation particulière que vit notre pays, les médias sont importants qu’il ne faut pas les oublier dans les prises de décision et dans les suivis. Concernant l’éligibilité des membres du CMT, il suggère que les membres du CMT ne se présentent pas aux élections à venir. Ils pourront se présenter éventuellement.

Pour finir la journaliste et directrice générale de l’Agence tchadienne de Presse et d’Édition (ATPE) a aussi soulevé la question de la non-représentativité des médias dans l’ancien CNT et son oublie dans les propositions du futur organe législatif. Il n’a pas manqué de dénoncer les actuels conseillers du CNT qui, selon elle, ne connaissent même pas les noms de certains villages.

Jules Doukoundjé

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