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Les participants au dialogue national inclusif et souverain (DNIS) ont pendant longtemps discuté en plénière sur le contenu du cahier de charges de la transition. Certains délégués pensent que le temps est court pour tout mettre en application ce cahier de charges. Ils proposent qu’on identifie les points urgents pour la durée de la transition. Reportage

Le cahier de charges de la transition post-DNIS a été débattu longuement en plénière ce mercredi par les délégués. Certains pensent que le temps de la transition est court pour mettre en application tout le cahier de charges. Pour cela, ils proposent que l’on identifie les points urgents pour la transition et le reste du document devrait être appliqué par le futur président qui sera élu à la fin de la transition par les une élection libre, transparente et démocratique.

Pour Dr Adrien Malo, participant au DNIS, le cahier est assez intéressant, mais seulement c’est une compilation de toutes les interventions ressorties de la plénière. Selon lui, il est essentiel de rechercher les points urgents et pertinents à mettre à la disposition du gouvernement de la transition. Il estime que ces points sont le démarrage de la réorganisation de l’armée en mettant l’accent sur la déontologie de l’armée. Dr Adrien Malo évoque aussi la question de la sécurité et surtout les accords de Doha au Qatar qui doivent faire partie des points urgents pour le gouvernement de la transition. « Si l’aspect sécuritaire est maitrisé, alors il faut penser aux institutions de la transition », suggère-t-il. Il souligne que le travail le plus urgent est aussi de mettre la charte de la transition, la réviser, l’adopter et la promulguer le plus vite que possible. Dr Adrien Malo propose qu’on mette en place les organes de la transition qui seront chargés d’élaborer les textes qui prépareront les élections, en mettant en place la CENI et la révision de la liste électorale, la rédaction du code électoral et la programmation des élections. A son avis, tout ce qui concerne le cahier de charge peut être gardé comme boussole pour la refondation du pays avec le gouvernement post-transition. L’homme politique estime que deux ans pour exécuter tout le cahier de charges est impossible.

Abondant dans le même sens, le conseiller Mahamat Saleh Ahmat Khayar, participant au DNIS, ajoute que le cahier de charges de la transition est en sorte le résumé de tous les points forts retenus par les participants concernant les 5 thématiques débattues en plénière. Pour lui, le contenu des 5 thématiques sont importantes parce qu’il s’agit de la vie d’une nation.  Le conseiller propose qu’on priorise la gouvernance, la sécurité, le développement sectoriel. Il soutient que la transition n’a que deux ans, donc il faut dissocier ce qui est urgent et qui doit être appliqué à court terme, à moyen terme et enfin à long terme après la transition. Selon lui, pour la transition, c’est d’abord la paix, la stabilité, la quiétude de la population. Il suggère qu’on mette en place les institutions telles que la primature, le conseil national de la transition (CNT) qui doit être élargi, la constitution, et l’organisation des élections.

Jules Doukoundjé

Pour permettre aux participants au dialogue national inclusif souverain (DNIS), de communiquer sans faire des déplacements, les vendeurs des crédits téléphoniques se sont installés au palais du 15 janvier depuis le début du dialogue. A l’occasion de ce dialogue, certains ont vu leur chiffre d’affaires doubler, voire tripler. Reportage.

Habillés en couleur et le logo de la compagnie de téléphonie mobile, ces jeunes filles et garçons qui vendent les crédits sur l’esplanade du palais du 15 janvier. Ils ne se plaignent pas, leur chiffre d’affaires a drastiquement augmenté grâce aux assises du dialogue.

Pour Mbaïlassem Raymond vendeur de crédit pour le compte de la téléphonie mobile Airtel, il est au palais depuis l'ouverture du DNIS pour ses affaires. « Nous sommes ici pour la vente des produits et services nous avons des services et de création de compte Airtel Money, des identifications, des ventes des cartes SIM, les souscriptions des minutes d'appel », se confie-t-il. Selon lui, les activités du quartier et celles du dialogue sont les mêmes seulement qu’au DNIS, les participants n’achètent pas des cartes SIM. « On n’a pas une place fixe, on se déplace de temps en temps et c’est ce qui fait qu’on perd nos clients, mais Dieu merci on s'en sort pas mal », souligne-t-il.

Dans le même sens, Gauthio Martial Agent d’une compagnie de téléphonie concurrente dit qu’il est au palais depuis le 19 septembre dernier. Et depuis son arrivée au palais, il ne se plaint pas. « Je vends bien mes produits et services ici, surtout la vente de crédit et la souscription des minutes. C’est une aubaine pour nous », explique-t-il.

Le nombre des participants estimés à plus de 1500 personnes est un atout pour les vendeurs qui visiblement se réjouissent et souhaitent qu’on prolonge le dialogue.  « Au DNIS, il y a beaucoup des gens, il y a une nette différence entre le marché et ici », ajoute le jeune vendeur de crédit.

Haoua Adoum Ibeth

Le  rendez-vous des assises du DNIS  n'a pas seulement intéressé les délégués des différentes corporations. D'autres citoyens tchadiens continuent à profiter de cette rencontre pour vendre quelques articles artisanaux. Ce mardi 4 octobre Ialtchad s'est intéressé aux articles de Naeva-fashion qui vend des bracelets en perles, des paniers des fruits, des sacs à main, les pots de fleurs, etc. Reportage.

Nadège Ngaodande promotrice de Naeva-fashion est au palais du 15-janvier il y a 20 jours. Elle n'est pas participante, mais elle a mis en profil cette occasion pour vendre ses articles. Les sacs à mains se vendent de 5000f à 15000f, les bracelets et porte-clés on les vend à 500f, les pots de fleurs à 5000f, dit-elle. «  Au lieu de nous encourager, beaucoup de nos clients nous découragent. Ils prennent la marchandise sans demander le prix. Un article de 10000f ils prennent à 5000f et cela ne nous avantage pas » souligne  Nadège.« Par jours je peux faire 10 porte-clés, 10 bracelets, mais les sacs à main, les pots de fleurs et les paniers de fruits prennent un peu du temps », explique-t-elle.

Tolars Martine participante est très contente de voir les filles se débrouiller pour vivre « quand j'ai posé mes yeux sur ses articles pour la première fois cela m'a intéressée. Je me suis rapprochée d'elle pour demander comment elle fait ? Après ses explications je me suis réjoui et j'ai décidé de l'encourager », dit Mme Toslar. «Je me sens à l'aise ici, le marché est bon. Tout le monde a le sang des militaires. Ils lancent la commande et veulent aussitôt avoir leurs commandes. Quand tu leur demandes de revenir demain ils ne veulent pas, mais on finit par se comprendre quand même ».

Mirinda Janette dit qu’elle aime tout ce qui est naturel, c’est pourquoi elle achète les bracelets conçus par Naeva-fashion « tout ce qui est made in Tchad me plaît parce que ça dure et non seulement ça il n’y a pas de travail au pays, alors je prends souvent les articles de mes frères et sœurs pour les encourager à aller de l'avant malgré tout », soutient-elle.

Haoua Adoum Ibeth

La commission ad hoc 3 a présenté en plénière les conclusions de ses travaux ce mardi 4 octobre. Cette commission a pour mission d’élaborer des projets de cahier de charges de la transition, de définir le schéma de mécanisme de suivi-évaluation de la mise en œuvre des résolutions et recommandations du dialogue et enfin, d’établir le calendrier de la transition post-dialogue. Ialtchad fait le point sur le schéma de mécanisme de suivi-évaluation. Reportage.

La commission ad hoc 3 est la dernière par rapport à la répartition faite par le présidium afin de faciliter les débats sur la thématique 2, « forme de l’État, constitution, réformes institutionnelles et processus électoral ». Dans un souci de cohérence dans la mise en œuvre des résolutions et recommandations du DNIS, cette commission a planché sur le mécanisme de suivi-évaluation tout en définissant son mode opératoire ainsi que les principes directeurs. Tout va être déterminé par le gouvernement de transition. Concernant le mode opératoire, la stratégie de mise en œuvre proposée par la commission ad hoc va être basée sur les différentes résolutions et recommandations. Selon le rapporteur Dr Ramatou  Houtoin, il revient au cahier de charges de la transition de décliner en actions ou projets d’actions les résolutions ou recommandations formulées dans les 5 thématiques retenues par le CODNI. Il s’agit, cite-t-elle, de la thématique 1 « paix, cohésion sociale et réconciliation nationale », 2 « Forme de l’État, constitution, réformes institutionnelles et processus électoral », 3 « droits humains et libertés publiques », 4 « politiques publiques sectorielles » 5 « questions sociétales ».

Mme Ramatou  Houtoin dit que les leçons du passé doivent imposer une certaine discipline et rigueur dans l’exécution du cahier de charges du DNIS. Elle affirme que l’impératif de la refondation du Tchad nécessite pour l’exécution des résolutions et recommandations des principes directeurs. La rapporteuse soutient une approche participative et inclusive dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation du Cahier de charges de la transition post-DNIS. Une implémentation progressive et réaliste des actions prioritaires. Cela, explique-t-elle, doit tenir compte du caractère exécutoire des résolutions et recommandations, des capacités des structures, et de la responsabilité des ressources. Il faut aussi une gestion basée sur la redevabilité et la reddition des comptes souligne, Dr Ramatou. Elle ajoute qu’il faut aussi une communication régulière et transparente sur les progrès enregistrés sur la base des résultats et des défis rencontrés.

Pour garantir la mise en œuvre de ce mécanisme basé sur les principes directeurs, la commission ad hoc propose 5 organes, dit Mme Ramatou. Ces organes doivent fédérer leurs actions afin d’assurer l’effectivité de la mise en œuvre des résolutions et recommandations. Ces organes sont, le cadre indépendant de suivi-évaluation(CISE), le Haut comité de pilotage (HCP), le Comité Technique (CT), le Comité international d’Évaluation et de suivi de l’Accord de Doha (CISE-AD) et le Comité de concertation et de suivi de la mise en œuvre de Doha (CNCMO-DDR). Autre fait, les box des interprètes étaient vides, pas de casques pour les participants. Les interprètes et traducteurs ont boudé la séance d’aujourd’hui pour des raisons financières. Ils réclament d’être bien rémunérés. Les travaux ont été suspendus plus tôt que prévu par le président du présidium Gali Ngothé Gatta pour reprendre demain.

Moyalbaye Nadjasna

La commission ad hoc 3, chargée d’élaborer un projet de cahier charges de la Transition, a présenté ce mardi son travail. Cette commission devrait prendre en compte les préoccupations soulevées et les résolutions prises lors des prés-dialogues consignées dans les rapports du comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) et du dialogue national inclusif et souverain (DNIS). Ce cahier de charges doit être le guide pour les autorités de la transition durant les 2 ans proposés. Reportage.

L’élaboration d’un cahier de charges dans ce contexte de transition post-DNIS est un impératif. Ce document va permettre de définir les actions prioritaires visant à assurer la continuité de l’état et de garantir la mise en œuvre des résolutions et de recommandations issues du DNIS. Le cahier de charges proposé devrait aussi permettre de créer des conditions propices à l’organisation des élections générales démocratiques, libres et transparentes aux termes de la transition.

Pour le rapporteur de la commission ad hoc 3, Dr Ramatou Houtouin, le cahier de charge permet de prendre en compte les actions prioritaires en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Selon elle, ce cahier de charges de la transition post-DNIS s’articule autour de 4 axes stratégiques qui sont dans un premier temps la défense, la sécurité, cohésion sociale et réconciliation nationale. Le deuxième axe est articulé sur le retour à l’ordre constitutionnel. Le troisième parle de la gouvernance et de l’État de droit et le dernier axe parle de la relance économique et de l’amélioration des conditions de vie. Elle souligne que ces 4 axes ne sont pas dissociés et l’exécution de ce cahier de charges se fera en fonction du temps et des moyens adéquats, afin d’atteindre les objectifs définis pour les 2 années de la transition. Le rapporteur de la commission ad hoc 3 précise que ce cahier de charges est élaboré sur la base des résolutions et de recommandations du DNIS en lien avec les 5 thématiques proposées par le CODNI et discuté en plénière.

Au sujet du chronogramme de la transition post-DNIS, elle ajoute que les recommandations et des résolutions ont permis d’établir un ordre de priorité temporelle. Selon elle, c’est en fonction de l’urgence des recommandations et des résolutions qu’il est suggéré des actions prioritaires à réaliser au cours des 4 semestres consacrés à la transition post-DNIS.

Jules Doukoundjé

Lundi 3 septembre...

Les débats au dialogue ont repris avec ardeur. Je suis arrivé presque à l’heure prévue, 10h 00. J’ai passé mon dimanche à me vider la tête entre lectures et faire le « paresseux ».

10h 5 min. Nous voilà tous de retour dans cette grande salle de la plénière qui est presque devenue notre seconde adresse civique. Je retrouve mes voisins et amis. Il y a quelque chose d’humain et de sympathique qui se noue dans de pareilles rencontres. Il y naît des complicités et des amitiés insoupçonnées.

10h 15 min. Le présidium prend place et son président Gali dit avoir une mauvaise nouvelle. Il se reprend pour dire «  en fait j’ai deux nouvelles ». Il s’agit de 2 participants, 1 politico-militaire et 1 militaire des Forces de Défense et de Sécurité (SDF), qui sont décédés la veille. Gali demande 1 minute de silence à la salle.

Les travaux démarrent….

10h 20 min. Le président du présidium fait quelques rappels sur l’adoption de la thématique Forme de l’État. Une adoption faite le samedi soir devant une salle presque vide.

10h 30 min. Quelques participants grognent. Ils demandent une motion « les travaux n’ont même pas commencé que vous demandez déjà les motions. Il refuse d’abord, mais finit par l’accorder. Le participant réclame la proclamation solennelle de  la souveraineté des assisses. Gali semble mi-étonné mi-exaspéré par cette deuxième demande qui provient de la même personne. Il ordonne à son rapporteur général Limane Mahamat de répondre qui renvoie le participant au décret qui a acté la souveraineté.

11h 00. Les partis politiques se jettent dans le débat sur le processus électoral. Dispute. Querelle. Chahut. Des noms d’oiseaux jaillissent lorsque Saleh Kebzabo affirme qu’un parti politique doit être implanté sur le 2/3 du territoire. Je me lasse des attitudes des uns et des autres. Je décroche jusqu’à la fin après la prière du « maghrib » à la tombée de la nuit. J’avais pressenti cette bataille où chaque participant ou membre de groupe est en embuscade affûtant ses armes, guettant la  moindre occasion pour tirer y avantage ou pour défendre ses intérêts.

2 jours avant, le vendredi 30 août

J’avais annoncé à la fin de ma chronique du 28 que nous journalistes représentants des médias allons faire parler de nous à cause de notre marginalisation.

10h 00. Gali dans ses habitudes toc sur le micro. À l’autre bout de la salle, son geste retentit toc, toc, toc. C’est l’appel aux participants pour reprendre leur place. Mes amis et moi sommes arrivés déterminés à nous faire entendre. Et surtout à obtenir quelque chose.

10h 5 min. Le président Gali parle de la visite des émissaires du Secrétaire général de l’Onu, des nouveaux massacres de Mangalmé. Il demande au gouvernement de venir s’expliquer.

11h 00. Les débats commencent corporation par corporation. Arrive notre tour. On engage l’ultime bataille corps et âme. Un premier membre dénonce notre non-prise en compte. Il s’assoit. J’entends mon nom écorché. C’est à moi de jouer face, je me lève. Je remercie le président et le présidium. Je rétablis mon nom et prénom, je donne mon avis sur la thématique Forme de l’État. Et je termine avec un plaidoyer pour les médias dans cette période cruciale sur l’avenir de notre pays. Cinq autres de mes amis se prennent de la même façon. Le verbe était à la hauteur des enjeux.

Les débats ont continué jusqu’à 18h passées…

Pour mes amis et moi, le dialogue est fini. On était heureux et légers comme des papiers. Les longs visages de la veille ont cédé la place à des visages souriants. J’avais l’impression, à la sortie, de marcher presque sur l’eau en traversant l’immense esplanade du palais du 15-janvier. Notre mission comme représentants médias est à moitié accomplie. Nos cartouches ont été bien utilisées, d’autres batailles nous attendent pour faire avancer la cause du journalisme tchadien dans un Tchad refondé…enfin peut-être. InchAllah comme aiment le dire mes compatriotes.

Bello Bakary Mana

Tout a commencé ce matin 3 octobre 2022 par la présentation de l4ajuste;ent du calendrier du DNIS, faite par Gambaye Djerakor Djegoltar Armand, 2e rapporteur du présidium. Deuxième étape, la présentation de la commission ad hoc sur la thématique 2 précisément, le processus électoral, les institutions et les chefferies traditionnelles. Quelques motions ont été accordées par Gali Gata Ngothé, président du présidium avant d’être suspendues pour commencer les travaux de la plénière. Reportage.

La plénière de ce lundi, 03 octobre 2022 a commencé avec une minute de silence observée en mémoire des deux délégués décédés de suite de maladies. Ensuite, le calendrier réajusté du dialogue a été présenté par Djegoltar Armand, 2e rapporteur du présidium. Selon lui, depuis le 28 septembre, il y a eu l’examen et l’adoption du rapport de la commission ad hoc sur la thématique 2. Ce 03 octobre va être consacré pour l’examen de la synthèse sur la suite de cette thématique notamment le processus électoral, les institutions et les chefferies traditionnelles. Il signale que le rapport sur l’accord de Doha sera examiné dans l’après-midi. La journée du 04 octobre va servir d’examiner le cahier de charge de la transition. La présentation des projets de résolutions et recommandations des assises va se tenir le 05 octobre. Cette journée va se prolonger au 06 octobre si la présentation n’est pas terminée. Le 07 octobre va servir pour les préparatifs de la cérémonie de la clôture des assises. Le 08 sera la fin du DNIS.

Deux motions ont été accordées par Gali Gata après quoi, il a jugé inopportun de le faire sans avoir abordé les travaux. Il donne la parole au rapporteur général Limane Mahamat pour présenter le menu du jour. Après avoir rappelé là où les travaux se sont arrêtés la semaine passée, il précise qu’il a été convenu la mise sur pied d’une commission ad hoc pour siéger en synthèse sur les questions d’intérêt national par rapport à cette thématique 2, « forme de l’État, constitution, réformes institutionnelles et processus électoral ». C’est ainsi que tout ce qui a trait aux institutions, processus électoral, forme de l’Etat, administration territoriale et gouvernance locale a été à la commission.

La parole a été donnée cette fois à Calvin Robenate, président de la commission ad hoc pour un résumé sur les différents constats faits sur ces différents points susmentionnés. Il laisse sa main à son rapporteur. Il relève le réaménagement des grandes institutions. Le rapport cite le maintien de la HAMA, le Conseil national des droits de l’homme, le Conseil économique culturel et environnemental, la Haute Cour de justice, la Cour suprême, un conseil constitutionnel et d’une cour de compte. La restauration de la médiation nationale et la création d’une institution de la chefferie traditionnelle. Selon le commentaire du rapporteur, la fonction de médiateur national n’a pas été bien comprise au Tchad. Mais il était question de gérer les conflits entre l’État et les administrés. L’enjeu dit-il c’est d’empêcher d’aboutir à des conflits judiciaires et créer un embouteillage au niveau de la justice et entraver le bon rapport entre les administrés et l’État. Concernant les chefferies traditionnelles, il constate qu’il faut arrêter d’en créer et surtout réaménager celles qui existent déjà. Renforcer leurs capacités dans la prévention et la gestion des conflits agriculteurs éleveurs. Interdire toute activité politique des autorités religieuses.

Moyalbaye Nadjasna

Les présidents des partis politiques et les délégués des partis politiques ont rejeté les deux tiers de représentativité proposés sur le territoire pour être candidat aux élections. Ils pensent que c’est un verrou qui peut handicaper la démocratie. Ils suggèrent que l’état augmente le financement des partis. Reportage.

La commission ad hoc chargée de travailler sur la réforme institutionnelle et le processus électoral a présenté ce matin son rapport. Après la présentation du document, 20 présidents et délégués des partis politiques se sont prononcés sur le travail. La question du processus électoral, surtout de la commission électorale nationale et indépendante (CENI) et la représentation nationale de deux tiers pour être candidat constituent la pomme de la discordance. Certains présidents et délégués des partis politiques proposent de revoir le fichier électoral en organisant un recensement biométrique intégral pour éviter la contestation.

Pour Brice Mbaïmong, président du MPTR, souligne que l’accord de 2007 a instauré la parité dans la composition de la CENI. Selon lui cela pourrait marcher si ceux qu’on a mis à la tête de cette institution font correctement boulot. « C’est une question d’honnêteté, si on veut organiser les bonnes élections, nous le ferons. Ce n’est pas l’affaire de la CENI », dit-il. L’opposant se plaint aussi de certains membres de la CENI qui désobéissent à leurs propres présidents qui les ont envoyés, parce qu’ils trouvent beaucoup d’argent. Il estime que la CENI est manipulée par les personnes de mauvaise foi.

Au sujet de l’organe de concertation politique, Brice Mbaïmong soutient que c’est inutile parce que c’est ce qui a créé le Bazard dans le milieu politique tchadien.  Concernant la pléthore des partis politiques, il ajoute que c’est un faux fuyant qu’il faut arrêter.

Dr Nasra Djimasngar, président du parti Un Nouveau Jour pense que le recensement électoral fait dépenser trop d’argent et autour de ce recensement, il y’a une grande corruption qui se pratique. Pour cela il suggère que l’agence nationale de titre sécurisée peut en même temps délivrer une seule carte gratuitement qui peut servir de carte d’électeur et en même temps la carte d’identité nationale. Le jeune opposant propose aussi une opération à l’échelle nationale pour délivrer la carte d’identité nationale à tous les Tchadiens en âge de voter. Cela va éviter, dit-il le vote multiple et va aussi empêcher les étrangers de devenir électeurs dans notre pays.

Pour Zene Bada, il faut que les gens s’entendent sur les nouvelles bases pour refonder l’état tchadien. Il aussi rappeler que la concertation des partis politiques mise sur place a montré ses limites qu’il est nécessaire de chercher d’autres mécanismes. Il propose une nouvelle agence qui va remplacer la CENI et avec un nombre restreint des gens indépendants et de bonne moralité pour organiser les élections libres et indépendantes.

Abondant dans le même sens, Saleh Kebzabo, président de l’UNDR, propose qu’il faudra nécessairement exiger la représentativité sur le territoire à deux tiers pour être candidat aux élections. Selon lui, cette condition permettrait d’éliminer certains partis politiques qui n’existent que de nom. Le président de l’UNDR souligne qu’il y’a des partis qui n’arrivent pas à couvrir une province ni n’arrive pas à se présenter aux élections ne doivent pas se réclamer des partis politiques.

Jules Doukoundjé

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