Les lunettes sont des accessoires qui permettent de pallier aux défauts visuels ou de protéger les yeux. Aujourd’hui, les lunette de protection (dont les solaires) ont également un rôle de parure. Au Tchad, des nombreux Tchadiens les portent soit pour se protéger contre la poussière soit tout simplement par imitation en guise d’esthétique. Pourtant ces lunettes solaires doivent être aussi portées après une consultation ou le conseil d’ophtalmologue. Ialtchad Presse vous propose un deuxième reportage d’une une série de 2 suivi d’une entrevue.
Le port des lunettes surtout solaires se démocratise au Tchad depuis des années. Elles envahissent les rues et les marchés de N’Djamena, capitale tchadienne. Vendues par des colporteurs dans les coins et recoins des rues, elles sont faciles à s’en procurer. Tout le monde l’achète, piétons, conducteur des motocyclistes ou de voitures. Il s’appelle Baba, il a cassé ses lunettes correctrices qu’il s’est procurées chez l’opticien Maïna. « Je porte les lunettes sombres pour me protéger contre le soleil. Je suis clandoman et toute la journée je fais de tours donc sans ces lunettes, avec la poussière à N’Djamena, c’est difficile.», dit-il. « Je vous assure, s’il arrive que je ne porte pas les lunettes sombres un ou deux jours, je remarque de grains de sable dans mes yeux le matin au réveil. C’est vrai, au début lorsque je portais, mes yeux larmoyaient. Mais maintenant ça va nettement mieux», affirme Beassoum Ngueassal, habitant de Toukra, 9e arrondissement.
Pour Dr Mahamat Adam Dicko, ophtalmologiste, les lunettes du coin de la rue, surtout solaires, sont très dangereuses. « Lorsqu’on dit lunettes solaires, au niveau de la matière de sa fabrication (anti Ultra-violet : des rayons lumineux qui sont très nocifs pour les yeux). Les vraies lunettes solaires empêchent que ces UV pénètrent dans l’œil. Celles qu’on voit sur les marchés n’ont pas de traitement UV», indique-t-il. Selon lui, le port de ces lunettes mitraille l’iris. D’après lui, tous les UV entrent dans l’œil et le noir de l’œil se rétrécit sous l’effet du soleil. Ce qui peut causer de problème au niveau des cellules sensorielles, des rétines et à la longue cela entraîne des maladies encore plus graves, dit-il. « Or lors qu’il s’agit de vraies lunettes solaires, l’œil doit s’ouvrir si la lumière du soleil bloquée», conclut-il.
L’opticien Mahamat Maïna pour sa part estime que, les lunettes solaires sur les marchés sont dangereuses pour la vue. Elles ne sont même pas testées. Il faut que la population fasse attention. Les yeux sont la lumière du corps. Devenir aveugle peut provenir de notre propre négligence.
L’ophtalmologiste Mahamat Dicko conseille à la population tchadienne la prudence. Et, dit-il, la meilleure option du port de lunettes solaires demande un conseil ou une consultation ophtalmologique.
Moyalbaye Nadjasna
Dans un esprit de préparation du dialogue et de la réconciliation nationale, les Autorités coutumières et traditionnelles du Tchad se sont concertées le 28 et 29 mai au Palais du 15-janvier à N’Djamena, capitale tchadienne.
Ils étaient nombreux ces dépositaires des us et coutumes du Tchad à plancher durant 48 heures sur leurs apports pour le dialogue inclusif et la renonciation nationale qui pointe à l’horizon. Des recommandations axées sur six points ont sanctionné ces assises. Premièrement, il s’agit dans un premier temps d’associer les chefs traditionnels au processus de dialogue inclusif et de réconciliation nationale. Deuxièmement, il s’agit de prendre un acte pour ériger les chefs traditionnels en juges de paix et transformer leurs goumiers en police rurale. Troisièmement, accorder aux chefs traditionnels la gestion des problèmes fonciers. Quatrièmement, prendre un acte pour leur accorder une immunité juridique pour les protéger contre les arrestations arbitraires. Cinquièmement, impliquer les chefs traditionnels dans la sensibilisation de la population sur les idéaux de la paix et de la cohabitation pacifique. Et sixièmement, modifier la loi organique numéro 0013, portant statuts et attributions des autorités coutumières et traditionnelles en vue de conférer le statut d’administrateurs aux sultans et chefs de cantons.
Les chefs coutumiers ont aussi appelé les Tchadiens de toutes les contrées du pays à considérer leurs diversités coutumières, traditionnelles, ethniques, tribales, linguistiques comme des atouts. Ils exhortent leurs compatriotes à s’unir dans la prière afin de bouter hors du Tchad les démons de la violence, de la division, de la haine, des rancœurs, du matérialisme, d’égoïsme et de la barbarie. Pour eux, les Tchadiens doivent véhiculer les messages de paix, de justice, d’unité, de spiritualité, d’amour, de pardon, de solidarité et du travail, seul gage du progrès du Tchad. « Il faut rechercher la voie de la sagesse dans toutes nos pensées et action pour un avenir radieux », conseillent-ils. Les autorités coutumière ont échangé sur le devenir du Tchad. Selon le président du présidium, M. Dokony Adiker, hier les chefs traditionnels étaient des simples auxiliaires et collaborateurs, mais aujourd’hui, ils sont des administrateurs. Cela montre combien ils jouent un rôle important dans la gestion administrative et coutumière du Tchad, se félicite-t-il.
Pour le chef Mbodou Mbami, l’un des chefs de Canton présents dans la salle, les chefs de cantons sont piétinés, mais ils doivent arracher leurs droits, « il faudrait qu’on soit bien préparé, car nous avons la vocation d’une institution et nous devons le démontrer par notre bonne organisation et dans une synergie d’action », dit-il.
Des médiateurs de premier plan…
M. Tamita Djidingar, président de l’association des Autorités coutumières et traditionnelles du Tchad AACTT, a rappelé les valeurs ancestrales.
Pour lui, les chefs traditionnels connaissent la population mieux que quiconque. « Vous êtes les médiateurs de premier plan et vous êtes capables d’assurer la cohabitation pacifique et la cohésion sociale. Vous avez fait une analyse critique du climat social et politique de l’heure. Vous avez aussi mené des débats francs avec des apports dignes de Vos Majestés. Vous avez la capacité de restaurer la paix durable dans nos villes et campagnes », déclare-t-il. Le chef Tamita Djidingar encourage ses collègues à continuer la sensibilisation auprès de leurs populations respectives condition sine qu’anone pour le développement.
Les autorités traditionnelles et coutumières du Tchad ont comme stratégie : l’écoute des Tchadiens dans leurs aspirations et leurs vœux pour leur pays. Les cadres indiqués disent-ils sont entre autres, les Églises, les Mosquées, les rencontres rurales, etc. « L’idéal, c’est d’aller au dialogue inclusif dans un esprit d’unité et comme un seul homme ».
Moyalbaye Nadjasna
Deux jours auront suffi aux jeunes venus de différentes provinces du Tchad et de la capitale, pour le symposium organisé par le Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT). Reportage.
Ils sont au moins 300 jeunes à prendre part au symposium. Placé sous le thème: « valorisation des bonnes pratiques et de partage d’expérience », les participants se sont entretenus durant 2 jours. A la sortie de ce colloque, les jeunes qui ont pris part ont fait des recommandations au gouvernement et à la société civile. Pour eux, le gouvernement doit protection et sécurité aux citoyens, il doit mettre tout en œuvre pour apaiser le climat aux jeunes. « Nous jeunes, participants au symposium, recommandons au gouvernement, d’assurer l’intégration des jeunes, d’écouter nos doléances et nous associer aux prises des décisions » recommandent les participants.
Le chef du projet la voix des jeunes du sahel phase II, Tegviel Dabiré Evariste, exprime sa satisfaction pour ce symposium. Selon le chef du projet, le Tchad passe un moment de tension et les jeunes sont des acteurs majeurs pour la paix. Il exhorte le gouvernement de transition à être du côté de la jeunesse.
Djedanoum Roland, jeune venu de Moundou, dit avoir être ravis de participer à ce symposium. « Je suis heureux et comblé, car les débats ont été riches,» dit-il, d’une mine joyeuse. Pour lui, ces genres de rencontre et d’échange doivent être permanents afin de permettre aux jeunes de cultiver l’amour du vivre ensemble. Asdongar Belna, habillé en ti-short blanc, sur lequel il est écrit « jeunes de Doba, débout main dans la main pour bâtir le Tchad », représente la province de Doba. Pour lui, le Tchad revient de loin et le temps est venu pour que les fils du pays s’assoient autour d’une table pour chercher des pistes de solutions pour les maux qui minent le pays. « Je rêve d’un Tchad meilleur où il fait beau vivre. Un Tchad où nos voisins se bousculent pour venir vivre. Et non un Tchad des coups de canaux chaque matin ni un Tchad des divisions claniques et ethniques, » le jeune Asdongar.
Dénémadji Christine, représente la ville de N’Djamena. Pour elle ce symposium s’est tenu à un bon moment. Un moment où le Tchad traverse des moments des d’incertitudes. Et ce sont les jeunes qui doivent être la cheville ouvrière de ce moment où il faut être tous ensemble et dialoguer pour des trouver des solutions définitives.
Djilel-tong Djimrangué
Les enseignants durcissent le ton. Selon eux, il est hors de question de reprendre les cours sans une garantie sécuritaire. C’est la position adoptée lors de la réunion qui a regroupé le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), province de Ndjamena, les bureaux des sections départementales ainsi que les sous-sections ce 26 mai 2021. Ialtchad suit l’évolution de cette situation scolaire qui garde encore les élèves à la maison. Reportage
13 heures, école du Centre. C’est là où loge le bureau du SET, province de N’Djamena. Djion-Nadji Moise, Secrétaire Général Adjoint du SET-N’Djamena nous reçoit. On échange sur l’évolution de la suspension des cours. Selon le SGA du SET-N’Djamena, ils ont eu une rencontre avec les bureaux des sections départementales, les sous-sections voire la section académique. « Après l’état des lieux suite aux comportements peu orthodoxes des policiers, les camarades ont décidé à l’unanimité du maintien du mot d’ordre de la suspension des cours. Ils exigent une garantie éclairée de la part des responsables de la sécurité avant toute reprise des cours dans les établissements scolaires publics », explique-t-il. Pour M. Djion-Nadji Moise, certains établissements privés peut-être ont repris, mais ceux du public, tant que rien ne se décide pour mettre les enfants à l’abri des bavures policières, personne ne reprend.
D’après lui, rien n’est fait jusque-là. « Les enseignants dans leur ensemble disent qu’ils n’acceptent pas cette manière de faire des policiers. Comme leur ridicule parlé, ils disent, les « enseignants sakit », c’est-à-dire, les enseignants seulement, ils font ce qui bon leur semble », indique-t-il. Au lycée de Walia dit-il, les policiers ont séquestré des enseignants en présence de leurs élèves, le proviseur avait été gardé à vue pendant 30 minutes avant d’être libéré. « Nous ne pouvons pas continuer à subir de telle sorte d’humiliation », mentionne-t-il. Le SGA déclare que les autorités en charge de la sécurité doivent les rassurer comme quoi les policiers ne vont plus violer les enceintes des établissements scolaires. « Je le répète que les cours des établissements scolaires sont inviolables. Alors lorsqu’on les envoie, il faudra leur donner des orientations. Nous ne sommes pas leurs ennemis pour qu’ils nous livrent une ainsi une guerre totale », martèle-t-il. M. Djion-Nadji Moise souligne que leur organisation syndicale sait bien que la fin de l’année scolaire s’approche, mais la vie humaine est sacrée et plus importante que tout. Il faut vivre pour travailler ou étudier, rajoute-t-il.
Selon lui, tous les syndicats des enseignants demandent que désormais, les policiers véreux qui seront identifiés doivent être traduits devant la justice. Il affirme qu’ils ont rencontré les responsables au niveau de l’éducation qui les ont rassurés de porter leur voix aux hautes autorités chargées de la sécurité. « Et bien, nous attendons, si elles nous appellent pour faire ensemble le point, nous allons reprendre. Au cas contraire, la suspension des cours continue », dit le SGA du SET-Ndjamena.
Moyalbaye Nadjasna
Le Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT), en collaboration avec les autres associations des jeunes au Tchad, organise le symposium sur la question de la paix au Tchad du 27 au 28 avril.
Selon le porte-parole du CNJT Asdjim Bendoum, c’est un symposium national qui va réunir plus de 300 jeunes venus de 22 régions du Tchad et des 10 arrondissements de la ville de N’Djamena. Pour lui, cette rencontre sera un lieu d’échange et de partage pour la jeunesse tchadienne. « C’est pour la première fois, que le symposium se tient au Tchad, » déclare le porte-parole.
« La question de la paix est fondamentale et d’actualité pour le Tchad, car nous sommes dans un climat de tension. Les jeunes sont appelés à s’asseoir autour d’une table pour en débattre, » dit Asdjim Bendoum. Le porte-parole pense qu’il est temps que la jeunesse tchadienne puisse trouver un cadre de dialogue.
Cette rencontre est placée sous le patronage du Premier ministre de la Transition Pahimi Padacké Albert. Pour y participer, il suffit de remplir un formulaire laissé sur la page du Ministère de la Jeunesse. Selon les organisateurs, ce symposium va réunir plus de 300 jeunes venus des provinces et de la ville de N’Djamena à la recherche de la paix pour le Tchad, explique le porte-parole, vu les mouvements d’humeur des jeunes ces derniers temps, le CNJT ne peut rester indifférent. « Nous pensons que la solution à cela est le dialogue, car exprimer sa colère est bien, mais il faut savoir comment le faire, » dit-il. Des recommandations et les résolutions sont attendues au sortir de ces assises. Chaque participant a pour mission de faire la restitution dans sa province ou sa circonscription, renchérit M. Asdjim.
Le porte-parole appelle par ailleurs les jeunes à se lever comme un seul homme pour pouvoir s’asseoir et définir ensemble une vision commune.
Djilel-tong Djimrangué
Allahadjim Christian
Des rumeurs sur les réseaux sociaux font état d’un présumé viol collectif sur une fille mineure âgée de 15 ans. Les auteurs de cet acte sont présentés comme des fils de hauts cadres du pays. Acte qui a suscité indignation et colère sur la toile. Quelques citoyens rencontrés donnent leurs impressions. Vox pop.
Selon Constante Yetchabo, étudiante en 1re année de science économique et gestion au Centre des études et de formation au développement (Cefod), les cas de viol des filles mineurs sont monnaie courante dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Cela est dû aux défaillances des plus hautes autorités censées corriger les auteurs de ce délit. « Si seulement cela s’avère vrai, on défère ces présumés accusés, on les juge, s’ils sont coupables on les condamne. Cela servira de leçons et l’on ne parlera plus de viol dans notre pays. Mais comme l’État ne prend pas au sérieux ce problème, c’est cela qui fait qu’il y a tant de viol des mineurs dans la capitale », dit la jeune dame. D’après elle, cet acte, si vrai, est horrible. Et mérite que les autorités s’attaquent à ce problème.
Kaltouma Massissou, étudiante en 2e année de gestion, logistique et transport au Cefod, quant à elle condamne cet acte inhumain et dégradant. « Si c’est vrai, ces individus qui ont violé cette fille de 15 ans doivent être déférés à la maison d’arrêt. Puisque c’est un acte immoral et déviant », avance-t-elle. Elle conseille aux filles tchadiennes de prendre soin d’elles et de faire très attention. « Il y a des endroits que les filles ne doivent pas fréquenter. Au gouvernement, je lui demande d’assurer la sécurité des jeunes filles et de condamner ceux qui commettent ces genres de crime. Nul n’est au-dessus de la loi. Elle est dure, mais elle reste la loi », demande Kaltouma.
Madjihadoum Ngarhornim étudiant en deuxième année de science économique à l’université de N’Djaména, se dit être surpris que ce sont ceux qui sont censés protéger la population qui laissent leurs enfants commettre de tels actes. « Cela est dû à un problème d’éducation parce que quand on est un haut cadre et on voit notre progéniture commettre de tel délit, on doit le recadrer. Malheureusement, ce n’est pas le cas avec nos hauts cadres du pays », regrette ce dernier. Selon lui, il n’y a pas la justice au Tchad. « Si vraiment il y avait la justice, on devrait juger et condamner ces délinquants afin que des actes pareils ne se reproduisent plus jamais », dit-il.
Pour Ndigueyanouba Ndilyanram étudiant en première année de droit au Cefod, c’est une situation récurrente parce qu’au Tchad les droits de l’homme et des libertés fondamentales sont souvent foulés au pied. Ce qui encourage ces personnes à commettre de tels actes. « Si c’est exact, je condamne cet acte puisque ça tombe directement sous le coup des différentes dispositions du Code pénal tchadien. Il faut que l’État assure la sécurité de la population en particulier des mineurs », conclut-il.
Allarassem Djimrangar
Mitan Maxime
Le Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT), en collaboration avec les autres associations des jeunes au Tchad, organise le symposium sur la question de la paix au Tchad du 27 au 28 avril.
Selon le porte-parole du CNJT Asdjim Bendoum, c’est un symposium national qui va réunir plus de 300 jeunes venus de 22 régions du Tchad et des 10 arrondissements de la ville de N’Djamena. Pour lui, cette rencontre sera un lieu d’échange et de partage pour la jeunesse tchadienne. « C’est pour la première fois, que le symposium se tient au Tchad, » déclare le porte-parole.
« La question de la paix est fondamentale et d’actualité pour le Tchad, car nous sommes dans un climat de tension. Les jeunes sont appelés à s’asseoir autour d’une table pour en débattre, » dit Asdjim Bendoum. Le porte-parole pense qu’il est temps que la jeunesse tchadienne puisse trouver un cadre de dialogue.
Cette rencontre est placée sous le patronage du Premier ministre de la Transition Pahimi Padacké Albert. Pour y participer, il suffit de remplir un formulaire laissé sur la page du Ministère de la Jeunesse. Selon les organisateurs, ce symposium va réunir plus de 300 jeunes venus des provinces et de la ville de N’Djamena à la recherche de la paix pour le Tchad, explique le porte-parole, vu les mouvements d’humeur des jeunes ces derniers temps, le CNJT ne peut rester indifférent. « Nous pensons que la solution à cela est le dialogue, car exprimer sa colère est bien, mais il faut savoir comment le faire, » dit-il. Des recommandations et les résolutions sont attendues au sortir de ces assises. Chaque participant a pour mission de faire la restitution dans sa province ou sa circonscription, renchérit M. Asdjim.
Le porte-parole appelle par ailleurs les jeunes à se lever comme un seul homme pour pouvoir s’asseoir et définir ensemble une vision commune.
Djilel-tong Djimrangué
Allahadjim Christian
Le chantier de la reconstruction de la digue de Walia qui avait cédé l’année dernière de suites d’inondations dans le 9e arrondissement est à l’arrêt. Le défunt président Idriss Deby a ordonné la reconstruction de cette digue il y a longtemps. Mais les travaux n’avancent pas. Pourtant la saison de pluie avance à grands pas et les habitants de cette commune craignent que les inondations de l’année dernière reviennent encore. Ialtchad Presse est allé constater. Reportage
Tout est calme ce lundi 24 mai à Walia, 9e arrondissement de N’Djamena, capitale tchadienne. Le soleil est à son zénith, un vent poussiéreux enlace la ville. Sous la canicule, certains habitants vaquent à leurs occupations. Mais d’autres ayant en tête les sinistres inondations de l’année dernière craignent le même scénario cette année. Alors certains riverains se préparent au mieux de leurs capacités en aménageant les routes et les devantures devant chez eux. Très sceptique, Tchedjibé Nathalie la trentaine révolue, se demande si la digue serait reconstruite ou pas ? « L’année dernière on avait cotisé pour acheter quelques camions de terre. Nous avions arrangé nos routes et malgré cela, l’eau nous a envahis. Le défunt président Deby Itno avait promis nous reconstruire cette digue malheureusement il n’est plus » rappelle-t-elle. Pour l’instant, rajoute Mme Tchedjibé Nathalie, la canalisation est un problème délicat dans notre commune. Jusqu’à là rien de concret, et nous risquerons de subir le même sort de l’année dernière, se lamente-t-elle.
D’autres habitants plus pessimistes pensent que la promesse de la reconstruction de cette digue est dans l’eau, rien ne va se faire. Sur le terrain, nous voyons de dunes de terre posées, apparemment depuis longtemps. Nous sommes chez le chef de carré n°10 Walia Gardolé Djédide, M. Makobeye Kabila un homme d’une quarantaine d’années. Selon lui, c’est depuis 2013 que cette digue a cédé. Il affirme que chaque année les résidents sont envahis par l’eau de pluie et l’eau communément appelée « almé-sel ». Le chef de carré indique qu’ils ont fait ce qui est de leur pouvoir, mais ils étaient dépassés. « Suite à l’inondation de l’année dernière, le défunt président a ordonné la reconstruction de cette digue. Avant sa mort il y a une société qui est venue déposer les machines pour travailler et après on ne voit rien. Or, la cession de cette digue nous a mis déjà dans des sérieux problèmes », se plaint-il. D’après lui, le plus grand souci, ce sont les maladies que charrient ces eaux. Et l’autre conséquence majeure c’est l’enclavement. « Si quelqu’un tombe malade pour le faire sortir et l’amener à l’hôpital, c’est un parcourt de combattant. Nous demandons au gouvernement de nous aider à reconstruire cette digue sinon nous serons encore des sinistrés », dit Makobeye Kabila.
Nous avons joint au téléphone M. Mahamat Saleh Kerima, maire de la commune du 9e arrondissement. Selon lui, les travaux de la construction de cette digue ont bien évolué avant la mort du président Deby. Mais poursuit-il qu’avec les perturbations dues à sa mort, les travaux sont à l’arrêt compte tenu de l'insécurité. « Mais depuis quelque temps, les travaux ont déjà repris à grands pas », dit-il. Il reconnaît que la digue est la seule solution viable. Par ailleurs, il demande aux habitants de sa circonscription de prendre conscience et faire bon usage de la digue qui est en train d’être construite.
« L’inondation dans le 9e arrondissement c'est une chose qui est récurrente et tout le monde le sait. Si j'ai un message à l'endroit des habitants du 9e arrondissement, c’est de s’organiser à leur niveau pour prévenir d’éventuels dégâts si jamais cela se répète encore. Je leur demande de ne pas casser la digue qui est en train d’être construite », affirme le Maire.
Les habitants de Walia estiment que la reconstruction de la digue n’est qu’un mirage. Sur le terrain, Ialtchad Presse n’a constaté aucune activité de reconstruction sur le chantier ce 21 mai.
Mitan Maxime
Younous Sidick