dimanche 5 février 2023

Journal

Journal (478)

Le ministère de la Santé publique et de la prévention, à travers une campagne de prise en charge gratuite de la fistule obstétricale pour restaurer la dignité des victimes. 

Plus d’une trentaine de femmes victimes de fistules obstétricales venues des différentes localités du pays bénéficient de la campagne de la prise en charge organisée par le ministère de la Santé et de la Prévention en partenariat avec le Fond des nations pour la population (UNFPA). Cette campagne vise à restaurer la dignité des femmes se déroule à l’hôpital provincial de Moundou. Le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh a assisté aux opérations ce mercredi 4 janvier. La campagne est conduite par un groupe d’expert des chirurgiens en mission réparer les victimes de la fistule.

Pour le professeur Rimtebaye Kimassoum, chirurgien neurologue, expert en réparation des fistules obstétricales, « la chirurgie de la fistule est une chirurgie très complexe, mais ces femmes qui ont été opérées le sont avec la meilleure technique. Donc nous pouvons garantir le succès du résultat, ces femmes vont être sèches, et elles vont retrouver le sourire ». Toujours selon le médecin, l’équipe va profiter pour encadrer et former les équipes locales afin de pouvoir continuer l’œuvre. Après la guérison de la fistule, précise Dr Kimassoum, il y aura un délai pour les rapports sexuels, « il faut éviter tout rapport sexuel avant 6 mois, si jamais ce délai la femme fistuleuse tombe en enceinte, elle ne doit pas accouché par la voie basse, on doit programmer une césarienne », conseille le médecin aux victimes.

Le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh a saisi l’occasion pour saluer ce geste. Selon lui, cette campagne permettra à nos sœurs et épouses de retrouver leur dignité. Nous lançons un appel a d’autres partenaires d’emboîter le pas afin d’apporter des contributions dans cette œuvre salvatrice a déclaré M. Ibni.

Pour finir le gouverneur invite toutes les femmes rurales victimes de fistules de se dépêcher pour venir à Moundou et bénéficier de la prise en charge gratuite de cette campagne de réparation de fistule obstétricale. 

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Une table ronde sur le thème « Les techniques de la prévention des conflits et le rôle de la société civile dans la promotion des valeurs démocratiques au cours de la période transitoire au Tchad » est tenue ce mercredi 4 janvier 2023 au Centre d’Études et de Formation en Développement.

Comment pourrons-nous instaurer un dialogue sur des règles communes relatives à la gestion des ressources naturelles? Quel genre de mobilisation pour prévenir les conflits et encourager le dialogue ? Les médias au service de la prévention et la gestion des conflits : rôle et contribution, etc. étaient les sujets débattus lors de cette table ronde.

Me Kemneloum Delphine est intervenu sur le « comment pourrons-nous instaurer un dialogue sur des règles communes relatives à la gestion des ressources naturelles ». Elle dit qu’il y a assez des ressources naturelles, mais les ressources sont mal gérées, cette mauvaise gestion engendre des conflits.  Le dialogue doit être sur des bases saines, sans manipulation. Sinon quel est l’intérêt de la population pour l’exploitation de ces ressources puisque les membres de la junte au pouvoir pensent que ces ressources sont leurs biens personnels, ajoute-t-elle

Mme Zara Mahamat Yacoub a intervenu sur « les médias au service de la prévention et la gestion des conflits, rôle et contribution ». Elle affirme que la presse a pour rôle d’informer, d’éduquer et de divertir. « Les réseaux sociaux sont arrivés comme un cheveu dans la soupe des médias », selon ses propres termes. Toujours selon elle, les lecteurs confondent les médias en ligne et les pages Facebook personnelles. Elle ajoute que les médias alertent le public sur les conflits, parfois le gouvernement reste silencieux au sujet de certains conflits qui surgissent. Parfois, il agit.

Mahamat Nour Ahmat Ibedou, intervient, lui, sur le rôle des institutions des droits humains dans la prévention des conflits intercommunautaires et la promotion du dialogue. Il se demande pourquoi les conflits éleveurs-agriculteurs sont récurrents et nombreux? Il répond en soulignant que ces conflits persisteront tant que les éleveurs sont des généraux qui arment leurs bouviers.

Comment instaurer le vrai dialogue au Tchad?  Quel mécanisme peut-on mettre en place pour mieux gérer les conflits? Comment identifier les « fake-news » sur les réseaux sociaux? Ce sont entre autres les préoccupations du public.  La prochaine table ronde aura lieu le 09 janvier 2023 à Abéché dans la région du Ouaddaï.

Narhinguem Anastasie

La fin de décembre 2022 est marquée par l'intégration de plusieurs concitoyens à la fonction publique. Cette intégration continue de faire polémique dans les lieux publics. Plusieurs qualifient cette intégration de raciste, tribaliste, régionaliste et pas transparente. Ialtchad Presse a baladé son micro chez les diplômés sans emploi dans quelques quartiers de la capitale tchadienne.

Abderaman Moustapha Abderaman diplômé sans emploi. « Nous les enfants des pauvres, nous n'avons pas d'argent pour acheter des places à la fonction publique. Cette histoire d'intégration me fait très mal, si nous ne sommes pas des Tchadiens qu'ils le disent clairement, on laissera ce pays pour aller ailleurs. Pour être intégré à la fonction publique il va falloir être enfant d'un ministre, d'un général ou d'un politico- militaire, d'un Directeur général ou bien encore avoir 2 000 000 F CFA pour que ton nom figure sur la liste. Il y a ceux qui ont fini même en 2022 sont intégrés parce qu'ils ont des parents capables. Où va ce pays ? » 

Ahmat Mahamoud diplômé sans emploi.« J'ai fini en géographie avec une licence professionnelle. 6 ans de chômage, je suis désespéré, car ne n’attends rien de ce pays. Comment comprendre qu'on a étudié de CP1 jusqu'à l'université, mais pour avoir accès à la fonction publique, il faut être du B. E. T. Il y a des Tchadiens de première classe et de deuxième classe. Cette fonction publique est réservée aux intouchables et à ceux qui ont le pouvoir. Chaque ministre qui vient travaille pour ces parents, jamais pour le peuple tchadien.  J’interpelle le président de la transition, qu’il prenne ses responsabilités pour mettre fin à ces désordres d'injustice clanique.

Larmadji Fatime infirmière diplômée d'état le Tchad. « Aujourd’hui n'est pas comme celui d'hier, il y a la corruption à tous les niveaux ou avoir des contacts bien placés avant de pouvoir avancer. De grâce en ce 2023, il faut que cela change. Nous sommes tous des frères du Nord au sud. Il faut que nous soyons égaux pour qu’il ait équilibre dans ce pays ».

Mahamat Ali master en gestion en chômage depuis 9 ans. « Selon moi, la liste d’intégration à la police qui vient de sortir est du népotisme organisé par un système. C’est désolant, c'est une partie du Tchad seulement, je n'ai plus confiance en ce pays ».

Ousmane Bello Daoudou

Depuis quelques jours une flambée des prix réapparaît à Moundou, capitale de la province du Logone occidentale. Le prix du carburant est au centre des conversations entre les clients et les conducteurs des motos taxis. Se ravitailler en carburant à est un véritable parcourt de combattant pour les consommateurs, bien que les stations de carburant à la pompe ne soient pas fermées. Bien qu’elles soient ravitaillées régulièrement par la raffinerie de Djarmaya.

Ce phénomène inexplicable est diversement apprécié par les motocyclistes et les vendeurs à la sauvette. Pour les uns, la cause de cette flambée est savamment orchestrée par les commerçants véreux qui en ce début d’année veulent faire augmenter leurs chiffres d’affaires. Pour les autres, c’est parce que les travailleurs étrangers de la raffinerie de Djarmaya sont en congé. « Je ne comprends pas pourquoi il y a cette affluence dans la station, pourtant le prix n’a pas augmenté. C’est toujours 550 francs le litre d’essence à la pompe et 593 francs le litre de Gasoil », dit le comptable d’une station de pompage. Il précise qu’il faut reconnaître que la cause de cette affluence est que la demande est plus que l’offre créant une forte consommation. « Ce n’est pas facile » s’exclame un motocycliste sur sa moto. Il est venu chercher de l’essence, « cela fait plus d’une heure que je suis ici mais le rang est trop long, je ne suis pas encore servi ».

La ville de Moundou n’est pas à sa première pénurie, « si cette situation persiste je serais obligé de garer ma moto, car toutes mes économies sont parties dans cette fête », se lamente ce père de famille venu s’approvisionner en carburant. « Qu’allons-nous faire pour tourner notre entreprise s’indigne » un propriétaire d’un cyber ? ». Il ajoute que l’électricité n’est pas accessible et c’est grâce à nos groupes électrogènes que nous travaillons. Il faut que les responsables en charge de l’énergie et des hydrocarbures agissent rapidement pour nous soulager, et pourtant, dit-il, le gouvernement tchadien demande aux jeunes d’entreprendre sans mesure d’accompagnement.

« J’ai envoyé mon fils me payer le carburant à côté de la banque UBA au grand marché à 650 francs. Et je revends à 750 francs, cela me permet de gagner 100 francs de bénéfice », dit un revendeur d’essence à la sauvette. Selon ce revendeur, revendre un litre d’essence à 750 francs, c’est parce que les stations refusent de leur servir plus de 20 litres, il dit s’arranger autrement pour avoir de l’essence.

« Je suis chauffeur de moto taxi, faire la queue à la station pour payer 2 litres est une perte temps. Je préfère payer un litre même à 750 francs pour gagner un petit bénéfice que perdre ma journée », explique un autre « clandoman ».

À Moundou l’année 2023 démarre avec une situation sociale difficile qui vient s’ajouter aux dépenses enregistrées dans la célébration des deux fêtes de fin d’année. Première conséquence de l’affluence dans les stations-service le prix de déplacement à moto augmente. Par exemple aller de Djarabé, au grand marché coûte désormais 300 francs au lieu de 200 francs.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

La zone de défense et de sécurité numéro 9 a organisé la 15e édition de réveillon militaire ce samedi 31 décembre au camp militaire de Moundou. Une cérémonie présidée par le gouverneur de la province du Logone occidentale Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh. Il était entouré pour la circonstance des officiers de force de défense et de sécurité de la zone, les autorités administratives civiles, ainsi que les différents corps constitués de la force de défense et de sécurité.

La fête des armées est une opportunité aux forces de défense et de sécurité de se familiariser entre eux, mais aussi avec d'autres corps a dit le colonel Ibrahim Abdoulaye Al Hissein 2e conseiller de la zone en lisant son discours. Il invite ses collègues à la discipline en adoptant un comportement responsable vis-à-vis des civils. Et les a appelés à dénoncer toutes les dérives des militaires.

Dans son intervention, le gouverneur de la province a encouragé les forces de défense et de sécurité. Toutefois, il a déploré le sang des Tchadiens versés inutilement le 20 octobre. Il exhorte les militaires à faire preuve de professionnalisme en protégeant les citoyens et leur bien afin de restaurer la confiance.

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Une dizaine de personnalités de la ville de Moundou distinguée a titre honorifique par l’Association Chrétienne pour l’Éveil et l’Action de Moundou (ACEA).

L’ACEA de Moundou organise la 1re édition de distinction aux cadres qui ont consacré du temps, de l’énergie, de l’intelligence, au service des personnes en détresse, au service de toute la population de la ville de Moundou, mais aussi pour les bonnes œuvres menées en 2022. L’évènement a lieu ce samedi 31 décembre 2022 dans la salle de la réunion de la mairie, une cérémonie présidée par le secrétaire général du département de lac-wey Tordjibaye Ngaourba. Ndilhornom Baoudel Osée et président de l’association en question.

M. Tordjibaye a remis des attestations aux nominés en les remerciant de leur ambition de construire des ressources compétentes et dynamiques au service de la ville de Moundou pour lui la célébration de cette distinction est une manière d’encourager ces personnalités par la qualité de leur travail et les actions exemplaires de promotion d’une véritable culture de l’excellence.

Il ajoute que l’organisation de la cérémonie est une prise de conscience de la maturité ou la quête du prix de l’excellence par les personnalités et les agents de l’État qui ont contribué à l’amélioration de la productivité au sein de l’administration. C’est un défi continu renchéri-il demandant que chacun continue à travailler pour le rayonnement de la province du Logone. Il a aussi demandé aux lauréats de demeurer des modèles pour les « moundoulais ».   

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Le président du Parti des Intellectuels et Socialistes Tchadiens pour l'Évolution (PISTE) Netoi-Allah Ringard a animé un point de presse ce samedi 31 décembre à 14h dans la salle de conférence de la radio oxygène dans le 7e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena. Il dénonce la dérive antidémocratique des autorités de la transition et il appelle les Tchadiens à se mobiliser. Il estime que 2023 sera une année pleine de défi et de lutte.

M. Netoi-Allah Ringard affirme que l’année 2022 qui s’achève est la pire des années que le peuple tchadien a connu dans sa vie. Le sang des Tchadiens a coulé à Sandanan, Faya, Abeché, Leo Mbassa, Mangalmé, Krim-krim, le tout couronné par des massacres des manifestants pour la cause de la justice et de l’égalité planifiée et orchestrée par le régime de transition le 20 octobre a-t-il déploré. Il ajoute que le régime clanique, dictatorial et dynastique instauré par la France a fait disparaître et torturer des milliers de jeunes tchadiens. Il poursuit ensuite que l’année 2022 a été aussi une année où les Tchadiens n’arrivent pas à manger à leur faim à cause des hausses vertigineuses des prix des denrées de premières nécessités créées par des commerçants véreux acquis à la solde du pouvoir, des milliers de personnes ont été contraints par les inondations d’abandonner leur domicile pour vivre dans la nature, celles-ci n’ont pas été  prises en compte par le gouvernement n’eut été les réactions des bonnes volontés pour les secourir, a-t-il déploré.

Pour M. Ringard, l’organisation du Dialogue National Inclusif et Souverain qui devait aboutir à des conclusions pour refonder un Tchad nouveau, est devenu plutôt une rencontre entre copains où Mahamat Deby Itno et ses acolytes sans foi, « ils ont scellé le sort des Tchadiens pour qu’ils vivent dans le malheur et dans le calvaire », dit-il. Il soutient que l’année qui s’achève a été aussi marquée par le trafic des enfants de toutes les provinces du pays vers la partie septentrionale pour être utilisée dans les champs d’extraction de l’or, beaucoup sont morts sous l’œil complice des autorités nationales et provinciales.

Toujours selon lui, l'année 2022 n’a pas aussi été rose pour les populations du Méridional, les administrateurs envoyés dans cette partie du pays agissent comme des hors-la-loi. Il poursuit que l’énergie, une source inconditionnelle pour le développement d’un pays se fait rare, et les Tchadiens n’arrivent plus à produire. M. Ringard s'interroge sur la construction d’un aéroport internationale à coup de milliards à Amdjarass, la dotation de l’hôpital avec un scanner peut servir à quoi ? Pourtant les hôpitaux de N’Djamena où les besoins se font sentir n’en disposent pas, a-t-il ajouté. L’achat d’un Boeing par le président de transition interpelle.

Il demande au gouvernement d’annuler les arrêtés d’intégration discriminatoire de recrutement à la police. M. Ringard met en garde la France et affirme, « notre pays est utilisé par certaines puissances étrangères, dont la France, pour déstabiliser et persécuter nos voisins et frères centrafricains et nous demandons que cela s’arrête ».

Enfin, M.Ringard lance une alerte pour l’année qui commence, « le piste et le peuple tchadien doivent se lever comme un seul homme sans distinction d’ethnie, de religion et de province pour combattre les injustices et les inégalités ».

Noël Adoum

Le centre culturel Koulsy Lamko de la compagnie Hadre Dounia a organisé cet après-midi une cérémonie des remises des kits scolaires aux écoliers sinistrés et aux enfants de différents quartiers du 7e arrondissement de la ville de N’Djamena ce 31 décembre.

C'est un monde fou des parents, des enfants et autres visiteurs, des curieux de ces plus petits habillés en boubous et T-shirts de couleurs bleu or rouge et des différentes danses traditionnelles et modernes dans une ambiance festive. Pour Hadre Dounia nous avons réunis 1207 enfants venus de différentes villes. 32 enfants sinistrés ont reçu chacun un cadeau pour bien démarrer la rentrée après le congé.  « Nous remercions les parents de nous faire confiance », dit-il.

Le dessinateur Massikaka Gotondé dit pardonner à tous ceux qui ont fait la discrimination, maltraité, ceux qui ont versé la sueur, le sang et les larmes des enfants, dit-il. Pour lui le pardon est un acte d'amour, une véritable force de transformation qui change nos nuits en jours. Il y a une grâce d'absolution qui est une force et non une faiblesse, qui unis, qui ne divise pas et rend vainqueur.

Les enfants dans leur intervention lancent un appel aux parents en les demandant de ne pas sous-estimer les autres humains qui ne sont pas de son ethnie ni de sa religion ni encore de sa communauté. « Il faut changer de comportement », disent-ils. Selon ceux il faut arrêter la pratique de mariage des enfants, l'excision, etc. « Ou encore de dépenser l'argent dans l'alcool alors nous souffrons à la maison » disent-ils.

Pour finir les enfants, prient Dieu de combler de sa bénédiction ceux qui privilégient l’égalité entre garçons et filles. Et ceux qui traitent les enfants handicapés au même niveau que les autres enfants.

Ousmane Bello Daoudou

Le bras de fer entre le Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) et un de ses militants M. Hicham Ibni Oumar se poursuit. La bataille médiatique a cédé la place au combat devant le tribunal.

Le fils aîné du disparu premier secrétaire général du parti Ibni Oumar Mahamat Saleh a comparu devant le parquet de N'Djamena ce 28 décembre suite à une plainte déposée par son parti. Ironie de l’histoire c’est l’actuel secrétaire général Mahamat Ahmat Al Habbo qui est ministre de la Justice.

Après la conférence de presse organisée le 17 décembre dernier et leur convocation au Commandement de Corps de la Police Judiciaire (CCPJ) le 20 courant de ce même mois, M. Hicham Ibni Oumar a été entendu par le Procureur auprès du parquet de N'Djamena ce 28 décembre suite à la plainte du PLD.

Contacté au téléphone par la rédaction, M. Hicham Ibni Oumar dit qu'on leur reproche de ne pas être des militants de cette formation politique et de vouloir organiser un congrès au nom du parti dans le but d'éjecter le Secrétaire général, Mahamat Ahmat Alhabo. Selon lui, ils ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés et se disent toujours militants du PLD. « Nous sommes entièrement militants », dit-il. Il ajoute, « le militantisme c'est dans le cœur, ce n'est pas du folklore », a-t-il déclaré. Toujours selon lui, l'affaire n'est pas encore close, « elle est renvoyée à une date ultérieure », a-t-il confié. L'Exécutif du PLD contacté au téléphone a refusé de se prononcer sur l'affaire.

A suivre...

Abderamane Moussa Amadaye

Après une année de violence entre élèves et élèves, élèves et enseignants, les élèves de différents établissements de la capitale ont donné leur avis à la fin de la journée de formation organisée par le réseau d'éducateurs unis pour la sensibilisation et le soutien aux initiatives tchadiennes en faveur de l'éducation. Ils étaient au micro de Ialtchad Presse ce 28 décembre 2022 au centre Al Mouna dans le 2e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena. Vox pop.

Moussa Nadji Abdoul lycée Ibrahim Mahamat Itno en série littéraire. « Mes impressions sur le thème conflit, violence, paix ? Bon, je crois que les différents modules ont été bénéfiques. C'est à notre tour d'aller vers nos camarades élèves pour les sensibiliser sur la violence, pas seulement à l'école, mais aussi au quartier. Il faudra être conscient pour lutter contre la violence. Elle est une mauvaise chose qui divise le Tchad. Nous sommes les futurs cadres de ce pays. Il faut être unis pour construire un meilleur Tchad de demain ».

Mbaitonaye Rosine élève lycée Félix Éboué, en 1re scientifique. « Je trouve que la formation est bonne pour nous les élèves afin de recueillir des informations pour être ambassadeurs auprès de nos amis dans nos établissements respectifs. Je vais leur véhiculer le message pour éradiquer la violence en milieu scolaire et demander de cultiver une nouvelle ère de paix et de cohésion pour le vivre- ensemble ».

Achouak Mahamoud Idriss. « Grâce à cette journée, je fais la connaissance des élèves des autres établissements. La paix est importante et le vivre ensemble en milieu scolaire dans la paix et la solidarité. La violence en milieu scolaire ne reflète pas l'image d'un bon élève ».

Kana Sabine élève de lycée de Walia en seconde S. « Je suis venue pour apprendre à éviter la violence en milieu scolaire, à faire la paix entre les différents établissements et écrire une nouvelle page de paix pour les filles et les fils du Tchad. Ce pays appartient à nous tous. Donc, acceptons-nous les uns et les autres malgré nos différences ».

Ousmane Bello Daoudou

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