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Le parti pour le Rassemblement et l'Équité au Tchad (PRÉT) votera « Oui » au référendum constitutionnel pour un État unitaire « fortement décentralisé » du 17 décembre. C’est ce qu’a annoncé ce vendredi 1 décembre son président Me Théophile Bongoro dans une conférence de presse tenue au siège national de son parti au quartier Chagoua.

Bongoro affirme qu’un État unitaire fortement décentralisé fera du Tchad, un pays moderne régi essentiellement par l'ordre républicain dans lequel le développement humain et territorial serait au centre de toute la politique économique et sociale.

Selon lui, le caractère unitaire de l'État est écrit en lettre d’or dans le programme politique de son parti. « Cette forme de gestion permet aux collectivités locales de disposer d'une certaine liberté de décision pour définir les normes de leurs actions et les modalités », dit-il. Toujours selon lui, ce modèle permettra un nouvel équilibre dans la répartition des pouvoirs et donnera une autonomie matérielle, organique et fonctionnelle aux provinces.

« Le pays a connu des événements qui ont secoué son fondement et son unité. Donc, il faut chercher d’abord à consolider sa base de décollage sociopolitique et économique. Seul un État unitaire fortement décentralisé le permettra ». Il ajoute que cette forme permet une association de toutes les forces vives de la nation dans toutes ses composantes et à tous les niveaux.

Enfin, pour le PRET l’État unitaire fortement décentralisé permet une alternance dans l'exercice du pouvoir par des élections libres et démocratiques. Me Bongoro appelle ses militants et militantes, les sympathisants et les amis du parti à voter Oui le 17 décembre prochain.

Ousmane Bello Daoudou

Au cours d'une conférence de presse ce jeudi  30 novembre le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le parti du défunt président Idriss Deby Itno a célébré son 33e anniversaire axé sur ses réalisations à travers le pays. La célébration a eu lieu au siège du parti au quartier Djambalbahr dans le 2e arrondissement.

Pour le Secrétaire général (SG) du parti M. Haroun Kabadi, ce 33e anniversaire est la marque d’une victoire historique sur la dictature, « c'est aussi une victoire des idées des militants du MPS qui ont pris les armes pour combattre cette dictature. C'est grâce aux forces patriotiques du MPS que le Tchad est jusqu’à là resté libre ». Il affirme que la journée de la liberté et de la démocratie est un moment privilégié pour les militants et les Tchadiens en général de pouvoir évaluer tout ce que le MPS a fait depuis son arrivée au pouvoir. « Le MPS a contribué à l'unité, à la paix sociale, à la sécurité de notre pays. Le MPS a apporté toujours la bonne nouvelle ». il dit aussi que le MPS a fait 33 ans de vie commune, il pense que cette vie commune va continuer avec  un État « unitaire fortement décentralisé » dans une gestion où la bonne répartition des ressources sur l'ensemble du territoire national sera une réalité.

Selon le parti, beaucoup des efforts sont faits pour que la nouvelle constitution soit adoptée pour éviter le désagrément du fédéralisme et ses conséquences. M. Kabadi soutient que malgré tout ce que les gens disent sur le MPS, les 209 partis politiques et la centaine des associations de la société civile ont fait encore confiance au parti de la houe et de la Kalash en le désignant chef de file de l'Alliance.

Le SG demande à tout le monde de travailler pour que le Tchad ait de l'avance pour que le Tchad vive non seulement sa démocratie, sa liberté, mais aussi son développement. Il rassure que les militants du MPS sont au début, au milieu et ils seront à la fin sinon la cloche de l'autre côté est la cloche de la division, faisant allusion aux partisans du fédéralisme.

Ousmane Bello Daoudou

Au cours d'une conférence de presse organisée cet après-midi à la Bourse de travail ce 28 novembre 2023, l'Alliance panafricaine fête la proclamation de la République en dénonçant « la continuation de l'asservissement du peuple tchadien », dit-elle. Les organisateurs affirment « s'engager pour une souveraineté effective du Tchad ». L’Alliance exige le démantèlement des bases militaires françaises installées au Tchad d'ici le 28 décembre 2023.

Pour les organisateurs de cette conférence, la proclamation de la République est un acte politique majeur dans lequel un État déclare son statut en tant que République. Pour eux, en proclamant la République à l’époque, l'Etat devait affirmer normalement le principe de la souveraineté populaire « le pouvoir émane du peuple et est exercé par des représentants élus pour le bien du peuple ».

Ils affirment que le Tchad fait face à trois principaux fronts de lutte : le front externe, la poursuite de la domination de l'Afrique par des puissances néo coloniales et impérialistes malgré les pseudo indépendance politique et le front interne contre les valets. Ils demandent l'annulation de tous les accords coloniaux entre la France et le Tchad, exigent l'arrêt immédiat de toutes les manœuvres et intimidations de la diplomatie française à l'égard des membres de l'opposition libre. L’alliance panafricaine soutient que l'indépendance est factice, le néo-colonialisme est en cours et continue à nous imposer des valets, mais aussi des systèmes économiques au service du capitalisme occidental.

Enfin, ils présentent leur alliance comme une alliance panafricaine né d'une coalition d'actions de partis politiques, d'associations, d'intellectuels et des citoyens qui ont une nouvelle vision éthique de la lutte citoyenne pour la restauration de la dignité de chaque Tchadien.

Pour rappel, le panel était composé de Dr Évariste Toldé, Naibeye E. Koumbairi,a président du parti panafricaniste du Tchad, Bishop Amane Coordonnateur de Nekemando, Doudé et plusieurs activistes. Cette conférence de presse était initialement prévue au Centre Al Mouna, mais délocalisée à la Bourse de travail.

Ousmane Bello Daoudou

En grande pompe, la coalition pour le "OUI" au référendum constitutionnel a lancé officiellement sa campagne au Palais des arts et de la culture de N'Djamena à NDjari dans la commune du 8e arrondissement.

Ils sont par milliers cet après-midi du 25 novembre au palais des arts et de la culture. Les anciens adversaires politiques, Mouvement patriotique du salut (MPS), ancien parti au pouvoir et l'Union nationale pour le développement et le renouveau, de l'actuel premier ministre, ancien chef de l'opposition font désormais cours ensemble. Les signataires de cette coalition ont rempli l'agora du palais avec drapeau, drapelet, t-shirt, plaque et banderoles appelant à soutenir un État Unitaire fortement décentralisé, qu'ils estiment tous, la forme de l’Etat, la mieux adaptée pour le Tchad.

Accueilli avec ferveur, le Premier ministre en veste noire, drapelet du OUI à la main, a appelé les membres de sa coalition et les tchadiens à voter OUI. Il estime que le projet de l'État unitaire fortement décentralisé est un projet d'un État véritablement moderne qui fera du Tchad une démocratie moderne avec des institutions fortes. Il justifie également que la coalition a bien préparé son cheval de bataille pour remporter ce référendum constitutionnel. Pour ce qui est du fédéralisme, l'ancien chef de fil de l'opposition sous Deby père a affirmé que l'État fédéral est dangereux pour le Tchad. Selon lui, la fédération est une ouverture, un balisage pour les guerres de sécession, des conflits tribaux et de repli identitaire.

Contrairement aux partisans de l'État Unitaire, les fédéralistes eux aussi se sont mobilisés hier, 25 novembre pour désigner l'ancien farouche opposant, premier partisan du fédéralisme sous Deby père, Ngarlejy Yorongar comme président de leur bloc. A cette occasion, ils ont invité les tchadiens à retirer leur carte et de voter non pour que le fédéralisme triomphe sur l'État unitaire qu'ils estiment après plus de 50 ans d'indépendance n'a changé le quotidien d'un iota. « La fédération est l'idéal pour un partage de pouvoir et des richesses à l'égalité de tous les tchadiens », a déclaré Brice Mbaïmon.

Abderamane Moussa Amadaye

L’association House of Africa en collaboration avec Oxfam organise une conférence nationale des jeunes sur le changement climatique au Tchad édition 2023 au musée national sous le thème « La jeunesse tchadienne face aux défis du changement climatique pour une participation active à la COP28 ».

Le président de House of Africa Abdeldjalil Bachar Bong affirme que c’est une occasion unique pour les jeunes du Tchad et de la région de se réunir pour échanger les idées et proposer des solutions concrètes face aux défis du changement climatique. Pour lui, cette conférence vise à donner une voix aux jeunes d'être les agents de changement de demain et de partager des connaissances sur le changement climatique. Il soutient que c’est une force collective des jeunes pour relever les défis afin de les rapprocher de l'environnement en les intégrant dans les négociations intergouvernementales sur le changement climatique.

Naotordene Éveline représentante du Directeur Pays de Oxfam dit le Tchad est confronté à des défis majeurs liés au changement climatique et les effets de ce phénomène se traduisent par des sécheresses, des inondations dévastatrices, la désertification des terres et la raréfaction des ressources causant parfois des conflits intercommunautaires. « C’est une menace pour la biodiversité. Oxfam a mandat de lutter contre ces crises climatiques et à instaurer une résilience ».

Ousmane Bello Daoudou

A l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes célébrée le 25 novembre de chaque année, un court métrage de 30 minutes intitulé, « Je te rendrai justice » a été lancé officiellement. Un film qui dénonce les violences faites aux femmes.

Ialtchad Presse a échangé ce matin 25 novembre 2023 avec la scénariste de ce court-métrage, rencontrée dans l'agora de l'Institut français du Tchad (IFT) Bouchra Khalil Alio alias Bouchra Noora, artiste et chargée de communication de la Ligue tchadienne des droits des femmes (LDF). Il explique que le film décrit l'histoire d'une jeune femme mariée à un homme riche mais qui subit des violences conjugales avec le silence complice de sa mère. « La mère de la fille soutient le mari parce qu'il est aisé et subvient à ses besoins. Il y a aussi le poids des coutumes et des traditions pèsent sur elle. La petite sœur prend la défense de sa sœur », dit-elle. Elle explique la trame du film, la mariée  soutenue par sa sœur collecte les preuves de cette violence et entame des démarches judiciaires contre son mari. Il a été arrêté, elle divorce pour vivre une nouvelle vie.

Par ce court métrage, Noora affirme au nom de son association, la ligue des droits de femmes, que la femme a une place importante dans la société et mérite de jouir de son droit. « Ce film appelle à la sensibilisation, on veut sensibiliser tout le monde à prendre conscience de ce fléau qui mine la société. On voudrait que tout le monde sache que faire la violence n'est pas une bonne chose», a-t-elle précisé. Elle rappelle que le film traite des violences sexistes, psychologiques, sexuelles, etc. « L'idée, c'est vraiment de sensibiliser le maximum de personnes pour que cette violence cesse », conclut-elle.

Rappelons que ce court-métrage est produit par la LDF, réalisé par ED Habib et écrit par Bouchra Khalil Alio alias Bouchra Noora, artiste. Il relate un fait de société récurrent au Tchad, les violences faites aux femmes. Il appelle à la conscientisation et appelle au respect des droits des femmes.

Abderamane Moussa Amadaye

L’Association des victimes de crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH) est indignée par la lenteur du processus des indemnisations. Elle dénonce ce qu’elle appelle de « lourdeur administrative » inacceptable au cours d'une conférence de presse ce samedi 25 novembre au sein de son siège au quartier Chagoua.

Adoumbsye Dam Pierre affirme que la synthèse des résolutions et des recommandations du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) dans son 28e et 29e recommande aux autorités de la transition d’exécuter les décisions judiciaires relatives à l'indemnisation des victimes.

Selon l’AVCRHH, rien n'a été fait pour soulager la misère et la désolation des victimes, des veuves et des orphelins. M. Dam Pierre explique les victimes et leurs ayants droit vivent dans l’indigence. « Il y avait eu une lueur d'espoir après le verdict des Chambres africaines extraordinaires à travers une importante somme en réparation, mais le principal accusé en charge de payer les dommages et réparations est décédé en 2021 ».

Adoumbsye Dam Pierre affirme que le Tchad à l'obligation d'accorder réparation et assistance aux victimes. Il rappelle que le gouvernement de transition du Tchad fait partie intégrante de la communauté des nations et a librement souscrit aux instruments internationaux et régionaux en matière des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

Ensuite, il porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale la situation de précarité dans laquelle vivent les victimes, veuves et orphelins, « si nous n’avons pas des réponses appropriées dans les prochains jours, nous sommes obligés de mener des actions citoyennes et la responsabilité des conséquences incombera au gouvernement de transition et à la commission de l'Union africaine (UA) ».

Ousmane Bello Daoudou

Issu des résolutions et recommandations du dialogue national inclusif et souverain qui s'est tenu en septembre 2022 à N'Djamena, le référendum constitutionnel invitant les Tchadiens le 17 décembre prochain à définir, par les urnes la forme de l'État, suscite des vives réactions et divise la classe politique nationale. Le premier bloc est le Groupe de Concertation des partis politiques (GCAP) constitué de 13 partis politiques s'oppose à la tenue de ce référendum. Le second bloc est la  coalition pour un « OUI » au référendum constitutionnel est mise sur pied par plusieurs formations politiques à leur tête le Premier ministre, Saleh Kezbabo (SK).

Le premier bloc le GCAP et plateforme républicaine, a lors d'un point de presse ce 24 novembre appelé les Tchadiens à l'opération « sifflet et tintamarre » pour exprimer leur désapprobation du référendum prochain qu’ils estiment être  «imposé». Selon eux, ce référendum constitutionnel n'a pour seul objectif que de perpétuer le pouvoir militaire d'un homme, accompagné par une horde de gens sans scrupule, dit M. Koursami, président national du parti les patriotes, membres de GCAP. Il affirme que l’opération sifflet et tintamarre qui sera suivie d'autres actions d'envergures a pour but d'empêcher la tenue d’un exercice électoral « irrégulier et illégitime » le 17 décembre prochain. « C'est un appel à l'engagement pour exiger un processus référendaire transparent, inclusif , participatif et égalitaire. Sifflez et tambourinez avec tout objet, vieilles tasses, vieilles casseroles le 16 et 25 décembre de 5h à 5h30, de 19h à 19h30 », dit M. Koursami.

Le deuxième bloc, la coalition pour le « Oui » est composée des partis politiques et des anciens mouvements politico-militaires. Il a été mis sur pied le 22 novembre dernier. Il est dirigé par l'actuel Premier ministre de transition, Saleh Kebzabo qui justifie ce choix en clamant l'unité des Tchadiens. « Nous devons démontrer et prouver à nos compatriotes que c’est seul dans un État unitaire, décentralisé, dans la bonne gouvernance, la paix et l’unité nationale qu’ils peuvent trouver leur salut », a expliqué M. Kebzabo. Certains partisans du fédéralisme ont fait défection en rejoignant le camp d'en face. C’est le cas de Takilal Ndolassem, conseiller national de transition. Il défend son choix en soutenant que le contexte géopolitique qui entoure le Tchad n’est pas favorable au fédéralisme. Il indique la forme de l'État unitaire fortement décentralisé qui  intègre certaines revendications comme le vote des gouverneurs, l’autonomie financière est une bonne chose.

Abderamane Moussa Amadaye

Le président du parti Paix et Cohésion Sociale (PCS) Mahamat Moustapha Masri appelée lors d’un point de presse ce vendredi 24 novembre de voter pour le « Oui » à l’État unitaire décentralisé.

Selon le parti Paix et Cohésion Sociale, le Referendum, qui s'annonce est une première qui prend en compte des éléments cruciaux pour une réelle démocratie, l'avènement d'un pouvoir au service des Tchadiens. C’est  « le pouvoir du peuple par le peuple dans le respect des lois et textes et dans la justice impartiale», a-t-il déclaré. Il ajoute, le projet de constitution sera aussi une première avec une forte décentralisation qui dans sa forme et son application équivaudrait pratiquement à une moindre mesure au fédéralisme vu l'autonomisation de nos communes, provinces et départements.

Le parti PCS dit ne pas avoir attendu l'approche du Referendum pour porter, défendre, sensibiliser, vulgariser et se mobiliser pour  l'État unitaire fortement décentralisé, « c'est le choix  de la raison et de l'appartenance à une seule nation, la nation de Toumaï mère de l'humanité, mais avant tout mère de tous les Tchadiens», dit le PCS.

Noël Adoum

Lors d’un point de presse l’association la voix du peuple a lancé ses activités cet après-midi su 23 novembre. Abakar Ali Koura, président de l’association affirme que la mission de son organisation est de lutter contre la cherté de vie, l’accès à l'eau potable, à l'électricité, à la santé et à l'éducation.

Il affirme que son association est animée par un sentiment à la participation citoyenne en apportant une assistance aux populations vulnérables sans tenir compte de l'appartenance politique, ethnique ou religieuse.

Pour les membres de l’association, les Tchadiens sont confrontés à des divers problèmes sociaux, ils proposeront des solutions cohérentes aux autorités. « Ces derniers temps, le Tchad est confronté aux flux des réfugiés, les partenaires doivent aider à diminuer les souffrances de ces réfugiés en détresse ».

M. Koura dénonce la malversation financière, les abus de pouvoir, etc. Il conclut que son association sensibilisera les citoyens sur les droits et devoirs, sur le vivre ensemble et fera de la promotion de la protection de l'environnement qui menace l'écosystème.

Ousmane Bello Daoudou

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