dimanche 25 septembre 2022

Journal

Journal (329)

A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’université de Ndjamena ce mercredi 4 mai 2022 à la faculté des sciences de la santé humaine, quelques anciens étudiants se prononcent sur la qualité de la formation que donne l’université de N’Djamena 50 ans après. Vox pop.

Noubaramadji Nguena, ancien étudiant de la faculté des sciences juridiques et politiques. « Il y a eu des innovations sur le plan des infrastructures, le plan organisationnel et fonctionnel. En termes de ressources humaines on compte maintenant assez des professeurs que 10 ans auparavant. Ce qui n’a pas beaucoup changé à mon avis c’est l’élasticité de l’année. Comparée à d’autres universités à l’intérieur du pays, on peut finir une année académique à l’université de N’Djamena même en trois ans »,

Zamzam Djimet Ahmat, étudiante à la faculté des sciences économiques et de gestion. « Beaucoup de progrès sont à noter sur le plan de l’amélioration et la qualité de la formation contrairement aux années précédentes. Cette amélioration est visible sur les résultats des étudiants. Il y a également des nouvelles filières qui viennent d’être ajoutées dans presque toutes les facultés et précisément dans ma faculté. Alors je peux dire qu’en termes de formation, les choses ne sont plus les mêmes ».

Oumar Mahamat Abbo, ancien étudiant de la faculté des sciences exactes et appliquées. « En 50 ans d’existence a formé plusieurs cadres qui sont des cadres et mettent leurs compétences au service de l’État. A cela s’ajoute l’innovation tant du côté des enseignants que des étudiants.  Par exemple, les étudiants de notre faculté ont fait une invention des logiciels et des mécaniques sur le plan de l’agriculture. Malheureusement, ces logiciels sont peu utilisés dans les industries ».

Mahamat Moussa, étudiant à la faculté des sciences de l’éducation. « Je salue la qualité de formation à l’université de N’Djamena. En 50 ans, cette université a rencontré et rencontre d’énormes difficultés telles que l’élasticité de l’année, les grèves à répétition et tant d’autres problèmes qui mettent à mal la qualité de l’enseignement et de la formation que donnent nos enseignants. Mais l’université s’arme de courage avec ses enseignants-chercheurs pour pouvoir apporter le meilleur en termes de qualité de formation malgré les hauts et les bas ».  

Propos recueillis par Haoua Adoum Ibeth

Prévu pour le 10 mai 2022, le Dialogue National Inclusif (DNI) est reporté à une date ultérieure à la demande du Qatar.  Itchad Presse a baladé son micro en ville. Quelques citoyens ont réagi à la question : que pensez-vous du report du DNI ?

Nailogar Djakasmobei  est un retraité affirme, « le dialogue  National Inclusif est hypothétique franchement on comptait sur la date fixée  du 10 mai or, ils ont reporté sans donner  une autre date. C’est décourageant. Cela ne peut pas continuer ainsi. Nous sommes fatigués, ce n’est pas normal ».

Eloi un enseignant dit,  « le report était prévisible. Nous de la Société Civile, nous avons dit il faut revoir la charte qu’ils ont en main, mais comme ils ont un agenda caché, en plus les politico-militaires ne sont pas d’accord sur ce qu’ils sont en train de discuter à Doha (Qatar). Ils savent que ce sont les gens qui peuvent soulever les poussières comme ils ont l’habitude de les dire. C’est pour cela ils ont reporté ce Dialogue. Oui le Dialogue est reporté, mais nous ne serons pas d’accord pour reconduire la transition. On souffre trop, il faut que ces choses cessent afin qu’on puisse rebâtir ce pays. Il faut qu’ils s’arrêtent à ce niveau et c’est la dernière chance pour qu’on revoie ensemble comment rebâtir ce pays  que nos aïeux nous ont légué. Les 16 millions de Tchadiens doivent réfléchir et trouver une solution à ce problème. Est-ce que nous sommes prêts à rebâtir  ce pays? Ou bien le détruire ? Chacun réfléchit en lui-même pour trouver une réponse. Nous interpellons la Transition surtout le PCMT de prendre un temps et réfléchir tout seul sans ses conseillers. Nous sommes des conseillers à distance, c’est un conseil que nous lui donnons pour trouver une solution pour le Tchad  ».

Abdramane Ismaël un autre retraité dit « si le report va nous permettre de régler nos problèmes c’est bon, je ne vois pas le problème. Les Tchadiens ont beaucoup souffert, ils veulent la paix, sans la paix il n’y aura pas de développement. Il faut que les acteurs se comprennent : les politico-militaires, la Société Civile, la Transition, l’opposition pour bâtir un Tchad fort et prospère. C’est ce que nous attendons d’eux ».

Jules Masdégar soutient que « Le président de la transition a les mains liées. Présentement je vous dis c’est l’ambassadeur de la France qui est en train de diriger le pays. Donc, ne parlons pas de Dialogue. Ce n’est pas la peine de parler du Dialogue, la France ne veut pas de nous. La France ne veut pas du Tchad. Si vous parlez de Dialogue, ce n’est pas la peine. Dialogue ou pas, nous continuons  à souffrir ».

 Propos recueilli par Ousmane Bello Daodou

Cela fait 1 an que le Conseil Militaire de Transition (CMT) dirige le pays. Ialtchad Presse a demandé à 2 personnalités publiques et un citoyen ordinaire de se prononcer sur le bilan du CMT. Voici leurs réponses in extenso.

Clément  Abaifouta, président National de l’association des victimes des crimes du régime d’Hissène Habré dit, « le président du CMT a dit que tout n’est pas rose. Il y a des ratés et lorsque vous écoutez les  citoyens lambda beaucoup estiment que le CMT n’a pas satisfait les attentes. Vous prenez la sécurité on peut se dire que, à nos frontières, les rebelles ne sont pas de retour, pas de catastrophe. Mais en interne, les gens continuent à être tués, à être braqués. Les personnes qui ont commis ces crimes sont dehors. Ils continuent à assassiner. Il y a des braquages, de la violence, etc. Donc tout cela je me dis que le CMT a échoué et la justice est complètement par terre. Dans un pays,  c’est la justice qui élève la nation. Ici, les magistrats se sont molestés, ils sont interpellés. Un commissaire se permet de vouloir mettre sous verrou un avocat ? Je me dis que nous sommes dans  une jungle. C’est  le chef de race qui remplace la justice, mais on est où la ? Dans un pays respectueux de droit de l’homme, dans un pays qui se dit démocratique, mais ce n’est pas les chefs de race qui font office de justice, il  faudrait   que le CMT corrige tout ça. Les chefs de race s’autoproclament juges. Ce n’est pas normal cela créé les conflits intercommunautaires. Lorsque du lundi au samedi les gens crient famine. Ils disent « je ne peux pas inscrire mes enfants », les retraités se plainent. Le feu Maréchal, paix à son âme, a voulu intégrer 20 000 jeunes et la mort l’a emporté. Il faut que le CMT se réveille et dise non à ces gens qui le déroutent. À ce que je sache le Tchad est le seul  pays où la parole du chef d’État ne vaut pas l’acte, mais en droit on dit la parole d’un chef d’État fait l’acte. Il faudrait que le CMT arrive à nous convaincre que le Tchad  appartient aux Tchadiens, le musulman est le frère du chrétien. Que le CMT arrête de faire des promesses. Les Tchadiens veulent des actes. Le un an du CMT est à refaire et à retravailler. Nous avons intérêt  que le Tchad décolle.  Mais en tout état de cause je souhaite bon vent et beaucoup de courage au CMT ».

Selon Ngolembaye  Ambroisse  un des membres du collectif de lauréat  de l’Éducation affirme: « le bilan du CMT ?   Deux choses positives du CMT :  autorisation de fonctionnement des transformateurs et  l’autorisation des marches. Ces deux choses sont à saluer, mais le reste le CMT  crée les  zizanies politiques, la terreur, la peur . Regardez ce qui s’est  passé à Abéché, à Faya et à Sandana. Chaque jour  les confits  éleveurs contre agriculteurs, etc. Pourtant le CMT  s’est préoccupé de la question sécuritaire Le Tchad Est exceptionnelle, ils ont formé ce CMT pour la sécurité, mais en réalité on n’est pas en sécurité. C’est plutôt l’insécurité qui est à son paroxysme. Il faut que le CMT revoie sa manière de gérer les choses. Voyez le nombre des généraux, chacun sort avec sa décision unilatérale. Les généraux fragilisent le système. Ensuite, le problème de l’Éducation et le nombre pléthorique  des élèves qui s’assoient à même le sol pour prendre notent. Le CMT a promis d’intégrer 5000 jeunes. Où en sommes-nous ? »

Haroun Moussa est vendeur au marché Dembé. Il soutient,  «  j’ai salué la mise en place du CMT après la mort tragique du feu Marechal. Cela nous a permis d’être en paix parce que le CMT a pris ses responsabilités en sécurisant le pays pour que nous vaquions à nos occupations en tant vendeur au marché, mais le CMT est conforté à plusieurs problèmes. Nous demandons au PCMT de prendre ses responsabilités en baissant les prix de denrées de premières nécessités puis que la vie est cher. Nous lui souhaitons beaucoup de courage ».

Propos  recueillis par Ousmane Bello Daoudou 
Haoua  Adoum Ibeth

Le Tchad et  l’Institut International  pour la Démocratie et l’Assistance électorale internationale  au Tchad IDEA ont signé un accord de partenariat pour l’organisation du dialogue national inclusif (DNI). La cérémonie de la signature s’est déroulée ce vendredi 22 avril au ministère des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la coopération internationale.

La signature de cet accord intervient à quelques semaines de la tenue du dialogue national inclusif. Le partenariat a été signé côté gouvernement par le secrétaire d’État Oumar Ibni Daoud et le Directeur général d’IDEA Dr Roba Sharamo.

L’Institut International  pour la Démocratie et l’Assistance électorale internationale travaille d’un commun accord avec  l’Union européenne (UE) et est engagé à travailler aussi avec  le gouvernement tchadien pour promouvoir la réconciliation nationale. IDEA demande le support des médias et de la diaspora pour mener à bien sa mission. Le directeur d’IDEA Dr Roba Sharamo se réjouit de cette nouvelle collaboration et espère que le dialogue doit être consistant et contribuera à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Le Directeur général de l’Institut International  pour la Démocratie et l’Assistance électorale internationale affirme que la signature de cet accord vise à promouvoir la démocratie au Tchad. Il  suggère un dialogue national véritablement inclusif pour l’unité des fils et filles du Tchad.

La cérémonie de baptême du boulevard Maréchal Idrsiss Deby Itno s’est  déroulée ce matin à la mairie de N’Djamena. Cette avenue portait le nom d’un ancien ami Président Ngarta Tombalbaye  aujourd’hui devenu boulevard Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, à cet effet  Ialtchad  Presse  était sur place pour recueillir les avis de quelques citoyens riverains. 

Moussa, un habitant du quartier Kabalaye, affirme « Fontaine de l’Union était Fontaine de l’union de l’Afrique Centrale. Nous à l’époque nous appelons Ngarta Tombalbaye s’ils ne connaissent pas l’histoire, il faut qu’il demande aux anciens. Nous avons avenue Bokassa, avenue Mobutu, avenue El- Nimery.  Si l’État veut faire ce qu’ils veulent, ils peuvent le faire puisque l’État est responsable de la gestion du pays. Tout ce qu’ils veulent, ils le font, mais l’histoire reste. Ils veulent tout effacer,  l’histoire reste et restera  pour toujours ».

Pierre Oderi  ancien habitant du quartier Ambassatna, « à mon avis s’ils veulent baptiser l’avenue Mobutu au nom de Idriss Deby  Itno. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, il devrait faire une autre chose et puis baptisé au nom du Maréchal. Cette  avenue était baptisée au nom de l’ancien  Président  du Zaïre et ça reste dans l’histoire du Tchad. Il supprime le nom du Mobutu et donne le nom de Marechal  Idriss Deby Itno  ça ne peut pas aller, s’ils veulent  il faut qu’ils construisent une nouvelle route et baptisé  au nom du Maréchal Idriss Deby Itno ».

Moussa Abakar habitant au quartier Ambassatna, affirme, « les noms Mobutu Bokassa, devraient rester. Ils veulent effacer Mobutu pour mettre Maréchal Idriss Deby Itno, mais ce n’est pas normal. Pour oublier Mobutu, ce n’est pas facile, c’était un ami de l’ancien Président Ngarta Tombalbaye. Il est intervenu dans les conflits inter tchadiens à l’époque. Normalement, il ne faut pas qu’il change, il efface  tout ça  là est-ce que ça va rester ? Vous éliminez le monument et vous dites l’histoire, nous ne comprenons pas. Il faut que le monument reste, vous voulez effacer l’histoire, mais la génération future ce n’est plus l’histoire de Mobutu lamyfortain, tout ça, il n’ y a pas. L’histoire s’est  arrêtée et la page est tournée. S’il plaît, n’effacez pas l’histoire ».

Daoud  Oumar soutient que « changer le nom de l’avenue Mobutu en Maréchal Idriss Deby Itno ça ne cause pas de problème. Il était le  Président du Tchad  et il a beaucoup fait pour ce pays on lui devrait nommé autre chose en son nom au lieu de baptiser une rue à son nom  avec des dates  précises de son règne et ça restera dans l’histoire.

 Propos recueilli par Ousmane Bello Daoudou

Déjà un an que le Maréchal président Idriss Deby Itno est mort.  Ialtchad Presse  a interrogé quelques citoyens. Ils donnent leurs impressions sur l’homme.

Tossi André, chômeur affirme, « depuis la mort du Maréchal c’est le chaos qui s’est installé. On n’arrive pas à se retrouver. Des manifestations partout, les tueries,  n’en parlons pas. C’est un homme d’État. Un homme qui a fait beaucoup pour le Tchad. Mais sa disparition est lamentable, il y a toujours des zones d’ombres sur sa disparition qui a changé carrément le Tchad. On regrette sa disparition ».

Oumar Abdramane  Ahmat  est chef  service passation des marchés au Ministère de l’Hydraulique Urbaine et Rurale. Il dit, « chaque œuvre humaine a son côté positif et négatif. Franchement, je vais commencer par les actes  positifs. Il a voulu toujours parlé sur l’unité nationale, la cohabitation, il a construit  des universités, des écoles nationales, des centres de santés, etc. Son côté négatif maintenant.  Je n’ai pas apprécié les détournements des  biens publics. Les gens  détournent les biens  de l’État, ils sont arrêtés, mais quelques mois, ils sont libérés sans rembourser les biens détournés et sans poursuite, en ce qui concerne le Conseil Militaire de Transition  (CMT) ils ont sauvegardé de la sécurité et la stabilité ».

Haoua  Mahamat  Ahmat  enseignante,  « je suis né pendant le pouvoir Maréchal, malgré qu’il n’est plus là, Allah yahama bel djanna, vraiment je lui tire chapeau. Premièrement pour ce qu’il a fait à l’intérieur du pays. Il nous a créé la solidarité, l’union de toutes les filles et tous les fils du Tchad, mais aussi  l’union de toutes les cultures, nous sommes tous Tchadiens et Tchadiennes. Au niveau de la santé, il a amélioré les soins. Par exemple pour le vaccin de covid-19. Au sujet de l’éducation, l’école primaire est gratuite, il a amélioré les conditions des enseignants. Il a souvent dit, sans la paix, il n’y aura pas le bon vivre. Vraiment le Maréchal a donné le meilleur de lui pour la sécurité nationale et internationale.  Vive le Maréchal, vive le Tchad. »

Zara Abdoulaye est étudiante, « au temps du Maréchal c’était bien. Il nous gère  bien. Maintenant, il a partout des soucis, des grèves, mais c’était bien. C’est très grave par exemple, les prix ont augmenté, la vie est très chère, très dure. On n’arrive pas à joindre les deux bouts ».

Abdramane Doungous, couturier « le président Deby Itno a beaucoup fait pour le Tchad. Il a l’amour du pays et de son peuple. Je ne peux pas expliquer cela en quelques phrases, il  a sécurisé le pays. Depuis son décès le pays n’est pas stable. Les gens ont peur. Nous ne sommes pas tranquilles dans nos lieux de travail au marché. Il nous a créé des opportunités, mais malheureusement ces jours sont finis. Nous remercions Dieu le tout puissant. Maintenant c’est le temps du Conseil Militaire de Transition (CMT), mais la vie est devenue dure, la clientèle a baissé puisqu’ils n’ont pas d’argent, le plus fort fait ce qu’il veut. Donc cela ne marche pas. Nous demandons aux CMT d’assumer ses responsabilités ».

Propos  recueilli par Ousmane Bello Daoudou

Ce samedi  02 avril 2022 les fidèles musulmans du Tchad débutent le jeûne du mois de RAMADAN.  Ialtchad Presse a recueilli les impressions de quelques fidèles musulmans. Voici  leurs réponses.

« Allahou  akram,  ramadan Karim à tous et à toutes sous la protection divine. En cette période pieuse, cultivons la Paix et la Solidarité. Qu’Allah accepte nos jeûnes, purifie nos âmes, et renforce notre foi. Que ce mois bénit nous rapproche davantage du Seigneur »,  dit Brahim Mahamat Ahmat

« Dieu merci nous avons bien débuté avec le carême, mais tout est cher au marché. Avant le prix est abordable, mais subitement tout a changé et nos clients se lamentent parce qu’il n’y a pas d’argent. 1 Coro de sucre est à 2500f, le Coro d’oignons à 1500f, l’huile de 5 litres à 8500f, le tas de carottes qui se vend à 250f et à 500f aujourd’hui. En toute  sincérité tout est cher : la viande, la patte d’arachide n’en parlons pas même le lait cailler, appeler communément rouwaba, la petite bouteille Tangui se vend à 1000f », se lamente Habiba Moustapha

« Que dire ? Bon, les légumes et les fruits comme les tomates c’est la période, pas de problèmes c’est selon les capacités de nos clients. En ce mois de Ramadan nous remercions Allah Soubhana wa ta’alla de nous avoir accordé la vie mais il faut respecter les conditions du jeûne. Bon début de Ramadan à tous et toutes », affirme Mariam Issakha

Le mois du ramadan arrive à grands pas. Dans les marchés de la capitale, les fidèles musulmans se grouillent pour s’approvisionner en produits alimentaires pour ce mois de jeûne. Les prix grimpent et influent négativement sur les revenus des ménages pauvres. Nous avons recueilli les propos de quelques fidèles musulmans relatifs à la hausse du prix des produits alimentaires à l’approche du ramadan. Vox pop.

« Le ramadan est une période spéciale dans la vie d’un musulman. Si déjà les prix des produits alimentaires essentiels pour le ramadan coûtent de la tête aux pieds, alors ça devient du coup compliqué. Il faut que les détaillants diminuent le prix des denrées alimentaires pour permettre aux ménages de s’en sortir pendant cette période. J‘appelle aussi les autorités à réglementer le prix des denrées sur le marché », Youssouf Ali Bichara, 

« Tout est cher sur le marché. Nous demandons à nos frères qui sont de confession musulmane de voir la situation de nous les pauvres. Les prix des produits de nos repas quotidiens pendant le ramadan ont grimpé. Si rien n’est fait pour aider le ménage moyen, ce sera difficile cette année. Qu’Allah nous vienne en aide », Maïmouna Ahmat

« On n’a pas les moyens pour nous acheter ces produits qui ont vu leurs prix augmenter. On risque de prendre seulement l’eau de natron à chaque rupture de jeûne, sinon c’est compliqué. A chaque fois que le ramadan et les fêtes approchent, les prix des produits alimentaires et autres articles augmentent. Les consommateurs crient cherté de vie, mais personne n’écoute, rien ne change alors nous sommes dépassés maintenant. On se confie à Dieu seulement », Halimé Adoum

Un incendie d’origine inconnue a ravagé une partie du marché Dombolo situé au quartier Ardepdjoumal dans la commune du 3e arrondissement de la ville de N’Djamena.

C’était aux environs de 3h 40 du matin ce 29 mars que le feu a commencé. Les produits de première nécessité, les caisses remplies de tomates, les pâtes alimentaires, les céréales et autres produits sont réduits en cendre. Les sapeurs-pompiers étaient sur les lieux peu avant que le feu ne soit maîtrisé par les riverains du marché. Ce matin, les détaillants et les enfants essayent de récupérer quelques objets récupérables dans les cendres. Les dégâts matériels sont énormes, mais aucune perte de vie n’est signalée.

La marche pacifique acte 2 du Parti socialiste sans Frontière PSF a eu lieu ce 22 mars. Les militants de ce parti ont répondu présents à l’appel de leur président Yaya Dillo Djérou Betchi. À travers cette marche, ils demandent la non-prolongation de la période de transition. Cette marche a drainé un nombre important des militants.

Tôt ce matin, les militants du PSF ont pris d’assaut le rond-point de Dembé point de départ de la marche. Ils se sont habillés aux couleurs du parti. Sur les banderoles et pancartes, on peut lire des messages hostiles au gouvernement de transition. « Mahamat Kaka doit dégager dans 6 mois », « nous n’oublierons jamais les Tchadiens massacrés par le Président du Conseil Militaire de Transition » ou encore « le PCMT assumez-vous face à la cherté de vie ».

Tout au long de la marche, les militants constitués majoritairement des jeunes crient vouloir de l’emploi, de la bonne éducation, de la justice et à un dialogue sincère et inclusif. Pour ces jeunes marcheurs, la réduction des prix de connexion à internet ne constitue en rien une solution à leurs problèmes. Ils demandent plutôt l’électricité pour leur permettre de mener leurs activités génératrices de revenus. Chemin faisant, les militants ont fait la moitié de l’itinéraire de la marche avant que le président du Parti socialiste sans Frontière ne rejoigne l’équipe. La marche est encadrée par la police. Arrivée au point de chute, la police qui encadre la marche a envoyé un étui de gaz dans la foule. Quelques militants ont fui pour se mettre à l’abri du gaz avant de revenir écouter le discours de leur président.

Ousmane Bello Daoudou

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