mercredi 21 février 2024

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Journal (948)

Après une formation jumelage Yaoundé- Bordeaux du 6 au 18 novembre dernier organisée par l'association Média et Démocratie (M&D) avec l'appui de la Coopération française, deux journalistes tchadiens ont restitué ce 8 décembre 2023 leur expérience avec 20 journalistes tchadiens à l'espace BETNA situé au sein du Campus France-Tchad,  dans la commune du 2e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena.

Les journalistes sont Abderamane Moussa Amadaye, rédacteur en chef du journal Ialtchad Presse et Mahamat Kao Adoum, promoteur du journal MEDD TV. Ils ont restitué les travaux de leur formation en échangeant essentiellement sur l'éthique et la déontologie journalistique, l'exercice du métier de journalisme  face à la montée en puissance des fakes news, de la désinformation ou encore de la mésinformation à l'ère du numérique.

Le Rédacteur en chef Abderamane Moussa Amadaye a fait une mise au point en rappelant que plusieurs journalistes africains de différents pays notamment ceux du Tchad, du Cameroun, de la Centrafrique et du Gabon ont participé à la formation organisée par la plateforme associative Médias & Démocratie. Cette formation théorique et pratique a permis aux journalistes de contribuer à l'émergence ou à la consolidation des processus démocratiques engagés sur le continent et l'article 25 de code de la déontologie et éthique du journaliste tchadien, avoir une bonne formation permanente, a-t-il dit.

Le prometteur de MEDD TV  Mahamat Kao Adoum, à lui, expliqué nettement les modules thématiques, la notion de base du journalisme, la nouvelle matière première du journalisme, les étapes de l'élaboration d'une nouvelle, etc. Au sujet de la question de la désinformation et des Fakes New, M. Mahamat Kao estime que pour combattre la désinformation, il est essentiel d'encourager la coordination entre ces acteurs de premier plan que sont les entreprises technologiques, la société civile et la vérification des faits. « Il faut éviter de publier des informations des sources douteuses, mais toujours publier des informations des sources vérifiées et vérifiables ».

Noël Adoum

Lors d'une conférence de presse organisée ce vendredi 8 décembre 2023 à la bourse du travail, la Coordination des Actions Citoyennes Wakit Tama appelle les Tchadiens à boycotter le référendum du 17 décembre prochain.

Après avoir boycotté le DNIS en 2022, dénoncé la composition inégalitaire du CONOREC, la présentation d'une seule constitution sur l'État unitaire au référendum, Wakit Tama appelle à boycott du référendum.

Selon Wakit Tama, la transition a miné tout le processus en ayant recours à la fraude à volonté. Les organes électoraux, le fichier électoral sont corrompus et sous le contrôle exclusif du régime qui refuse catégoriquement son audit, tout comme il est opposé à l'utilisation des kits électoraux, dit Wakit Tama. « Souvenez-vous il a été organisé, à dessein, en pleine saison des pluies, en août, pour éliminer de grandes poches de populations réputées opposées au régime. Si cette machine de fraude est expérimentée sans une contestation rigoureuse des décideurs, partis politiques et sociétés civiles, pendant qu'il est encore temps, ce serait difficile d'obtenir des corrections lors des présidentielles », souligne Wakit Tama.

Le porte-parole Soumaïne Adoum affirme que la démocratie c'est l'expression de l'opinion et le boycott est l'opinion. «Il semblerait que les militaires ont reçu l'ordre de voter Oui», a-t-il dit.  Les Tchadiens ont associé le désastre du Tchad à l'État unitaire parce que disent-ils qui peut détourner des milliards sans rendre compte au peuple? Cela ne se passe que dans l'État unitaire. «La Conorec est pire que la CENI. Elle est remplie des membres de gouvernement qui sont pour le Oui. Comment voulez-vous que le Non gagne? », s'interroge M. Soumaïne.

Wakit Tama estime que le Non n'entraînera pas l'instauration d'un État fédéral, mais plutôt l'illusion d'un autre référendum dont le Tchad ne peut s'offrir le luxe . Wakit Tama se prononce pour le boycott de ce processus tortueux. Il est hors de question de se rendre complice d'une mascarade dont le résultat est connu d'avance, dit la coalition.

Noël Adoum

Dans un point de presse cet après-midi 8 décembre, la Fédération de l'opposition crédible (FOC) a fait savoir que son méga meeting prévu pour le 10 décembre au stade de Diguel a été refusé par l'office national d'appui à la jeunesse et aux sports (ONAJES). La FOC décide donc de délocaliser cette rencontre au siège du parti socialiste sans frontières (PSF) et invite les Tchadiens à boycotter le référendum par des marchés pacifiques le 16 et 17 décembre prochain sur tout le territoire national.

Yaya Dillo Djerou Betchi, président du PSF et coordonnateur de cette coalition affirme que la mise à disposition du stade de Diguel pour des activités politiques du FOC a été rejetée par l'ONAJES. « Les services de l’ONAJES ont fait preuve de ruse pour contourner notre demande. Toutefois, connaissant les méthodes du régime, nous n’en voulons pas aux cadres de l’ONAJES dont l’embarras était réel sur leurs visages. Nous comprenons juste leur angoisse à mettre en exécution les ordres de la junte qui ne veut donner aucune chance à l’opposition pour battre campagne afin d’édifier le peuple sur les enjeux déroutants de ce processus unipolaire», a déclaré Yaya Dillo Djerou Betchi. L'espace des libertés publiques est restreint y compris en cette phase de campagne référendaire. Des marches pacifiques interdites, des meetings empêchés, une campagne référendaire conçut uniquement pour le camp du oui le tout couronné par le musèlement de l’espace des libertés politiques, dit-il.

Selon M. Dillo face à cette restriction, le régime n’offre au peuple que le seul choix de la résistance à la dictature par tous les moyens. « Nous demandons... au peuple tchadien de sortir massivement pour une marche pacifique dans toutes les villes du Tchad le 16 et le 17 décembre 2023 pour stopper la marche dictatoriale de la junte ».

Abderamane Moussa Amadaye

La caravane de boycott du référendum constitutionnel du 17 décembre prochain initié par le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a été dispersée avec du gaz lacrymogène par les forces de l'ordre ce matin 7 décembre 2023 au terrain Kamda dans la commune du 7e arrondissement de N'Djamena.

Ils étaient nombreux à prendre d'assaut le terrain de Kamda à moto ou encore à voiture, munies des drapeaux et des drapelets  blancs estampillés « halte au référendum, sauvons la République »,  d'une croix de protestation en rouge. Sur place, plus d'une dizaine de voitures de police ont investi le terrain. Constatant la présence massive des forces de l'ordre, le porte-parole du GCAP, Max Kemkoye a signalé qu'il s'agit d'une manifestation pacifique pour protester contre le référendum constitutionnel du 17 décembre prochain. Nonobstant ce message, la police a exigé leur départ tout en signifiant qu'il s'agit d'un attroupement non autorisé et qu'elle a reçu des instructions fermes pour le disperser, a indiqué un policier sur place. Refus du GCAP de quitter le lieu, la police a utilisé le gaz lacrymogène, les manifestants ont quitté le lieu tout en poursuivant leur caravane de manière dispersée, mais toujours poursuivie par les forces de l'ordre qui étaient à leurs trousses.

Pour Max Kemkoye, aucune force, aucune dictature ne peut  empêcher le peuple à s'exprimer sur le choix de son devenir, « même les dictatures le plus implacables comme celles de Blaise Compaoré et Mouammar Kadhafi ont fini par s'écrouler devant la volonté de peuple que le président de transition sache qu'il ne durera pas assez longtemps », a-t-il expliqué. Il affirme également que le GCAP est déterminé à boycotter le référendum constitutionnel. « Les jours qui suivent seront encore plus déterminants que les jours passés. Nous sommes une opposition frontale. On va faire la lutte pas-à-pas, face à face, on ne va pas reculer », dit-il les yeux rougis par le gaz lacrymogène. M. Kemkoye invite la population au boycott de ce référendum, « peuple tchadien, levez-vous, suivez GCAP dans ses exigences et réclamations. Notre lutte est républicaine ».

Abderamane Moussa Amadaye

Le président de la Coalition des Associations de la Société Civile pour les Actions Citoyennes (CASAC) Mahamoud Ali Seïd a lord d’un point de presse ce 7 décembre appelle les Tchadiens en âge de voter de sortir massivement et voter Oui à l'État unitaire décentralisé.

« Le Tchad est dans une période référendaire cruciale pour son histoire. Le référendum futur sera le résultat de la volonté du peuple tchadien à vivre en paix et en harmonie. Toutes les forces vives du pays se sont réunies lors du dialogue Nationale inclusive et Souverain (DNIS) pour refonder l’État et aller vers un destin commun plus radieux et davantage prospère », a dit M. Mahamoud Ali Seïd.

Selon la CASAC, le référendum du 17 décembre prochain est l’aboutissement de la première phase du processus démocratique nationale. « C’est une étape importante qui raffermira davantage la démocratie et les libertés dans notre pays », a-t-elle souligné. La CASAC répète que les Tchadiens en âge de voter sont tous concernés par ce référendum, il y va de la maturité de la jeune démocratie tchadienne, disent les membres de la CASAC.

Mr. Ali Seid affirme, « les Tchadiens doivent sortir massivement le jour du vote pour donner un cachet particulier à ce référendum démocratique en votant oui pour un État unitaire décentralisé, gage de paix, de développement et d’unité nationale ».

Noël Adoum

La campagne référendaire s’accélère, l'Alliance des Partis politiques pour le « Oui » a organisé une rencontre ce samedi 2 décembre au Stade de Diguel sous le parapluie Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le parti du défunt président Idriss Deby Itno et du leadership de son Secrétaire général (SG) M. Haroun Kabadi.

C’est dans un stade de Diguel rempli d’anciens politico-militaires, des membres du gouvernement et des militants du MPS et des plusieurs autres partis politiques que le SG du MPS M. Haroun Kabadi a déclaré que si le « Oui » gagne, c'est le Tchad qui gagne. Pour lui, la lutte menée depuis 2 ans a pour objectif d'amener le pays au progrès et à la cohabitation pacifique, etc. « Il n'y a pas match pour la victoire du oui », paraphrasant son défunt chef Idriss Deby Itno.

Selon le SG, le Tchad est en sécurité dans un continent en effervescence. «Nous avons maintenu la gouvernance politique, économique ainsi que la sécurité du territoire de 1284000 km2 », a-t-il martelé. Il appelle ses militants à voter Oui pour un seul Tchad indivisible, pour la stabilité et le développement , «voter oui c'est voter pour la justice et l’égalité sociale, mais également donné le pouvoir à la base. La victoire est certaine le 17 décembre prochain ».

Le représentant des partis alliés Malloum Yoboïdé Djeraki affirme qu’il n’y a aucune raison pour faire la fédération. Ils ne peuvent pas appeler les citoyens à voter, dit-il.  Et ceux qui appellent au boycott ont servi le pays dans le passé et sont dans l'ingratitude intellectuelle. « Je souhaite que le oui l’emporte à 99%  pour enterrer carrément le projet de fédération». 

Le chargé des ex mouvements politico-militaires M. Djimadoum s'engage, « nous, ex mouvements signataires de l'accord de paix de Doha ce 2 décembre au stade de Diguel réaffirmons nos soutiens pour la Paix au Tchad. Le fédéralisme pourrait hypothéquer la nation ».

Noël Adoum

Le parti politique le citoyen en quête de Bonheur  (CEB) a fait son entrée politique ce samedi 2 décembre 2023 au palais des arts et de la culture. Ce nouveau parti votera « Oui » au référendum du 17 décembre prochain.

Le chef du parti M. Abakar Dirde Zène affirme que son organisation est le fruit d'un diagnostic approfondi de la situation passée, présente et future du Tchad. « Le parti CEB est né pour lutter pour que chaque Tchadien puisse manger 3 repas par jour, pour éliminer le paludisme,  pour donner accès aux soins et faire du Tchad un pays bilingue », dit-il.

Le CEB s'assigne aussi comme objectif de combattre la géopolitique régionale fruit de la maxime « diviser pour mieux régner » afin de minimiser les compétences, les mérites ou les expériences au seul profil des médiocres au col rouge, disent les membres du parti. Ils affirment qu’avec le CEB il n’y aura plus des nominations par décrets, par arrêtés, etc. Toujours selon le parti, la promotion se fera par ancienneté, expérience et compétence afin d'avoir une retraite décente.

Le chef du CEB M. Dirde Zène ajoute que dans le programme du parti l'agriculture et l'élevage ont retrouvé leur place. «  L’armée doit être réformée, les finances publiques assainies », dit-il.

Ousmane Bello Daoudou

Le parti pour le Rassemblement et l'Équité au Tchad (PRÉT) votera « Oui » au référendum constitutionnel pour un État unitaire « fortement décentralisé » du 17 décembre. C’est ce qu’a annoncé ce vendredi 1 décembre son président Me Théophile Bongoro dans une conférence de presse tenue au siège national de son parti au quartier Chagoua.

Bongoro affirme qu’un État unitaire fortement décentralisé fera du Tchad, un pays moderne régi essentiellement par l'ordre républicain dans lequel le développement humain et territorial serait au centre de toute la politique économique et sociale.

Selon lui, le caractère unitaire de l'État est écrit en lettre d’or dans le programme politique de son parti. « Cette forme de gestion permet aux collectivités locales de disposer d'une certaine liberté de décision pour définir les normes de leurs actions et les modalités », dit-il. Toujours selon lui, ce modèle permettra un nouvel équilibre dans la répartition des pouvoirs et donnera une autonomie matérielle, organique et fonctionnelle aux provinces.

« Le pays a connu des événements qui ont secoué son fondement et son unité. Donc, il faut chercher d’abord à consolider sa base de décollage sociopolitique et économique. Seul un État unitaire fortement décentralisé le permettra ». Il ajoute que cette forme permet une association de toutes les forces vives de la nation dans toutes ses composantes et à tous les niveaux.

Enfin, pour le PRET l’État unitaire fortement décentralisé permet une alternance dans l'exercice du pouvoir par des élections libres et démocratiques. Me Bongoro appelle ses militants et militantes, les sympathisants et les amis du parti à voter Oui le 17 décembre prochain.

Ousmane Bello Daoudou

Au cours d'une conférence de presse ce jeudi  30 novembre le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le parti du défunt président Idriss Deby Itno a célébré son 33e anniversaire axé sur ses réalisations à travers le pays. La célébration a eu lieu au siège du parti au quartier Djambalbahr dans le 2e arrondissement.

Pour le Secrétaire général (SG) du parti M. Haroun Kabadi, ce 33e anniversaire est la marque d’une victoire historique sur la dictature, « c'est aussi une victoire des idées des militants du MPS qui ont pris les armes pour combattre cette dictature. C'est grâce aux forces patriotiques du MPS que le Tchad est jusqu’à là resté libre ». Il affirme que la journée de la liberté et de la démocratie est un moment privilégié pour les militants et les Tchadiens en général de pouvoir évaluer tout ce que le MPS a fait depuis son arrivée au pouvoir. « Le MPS a contribué à l'unité, à la paix sociale, à la sécurité de notre pays. Le MPS a apporté toujours la bonne nouvelle ». il dit aussi que le MPS a fait 33 ans de vie commune, il pense que cette vie commune va continuer avec  un État « unitaire fortement décentralisé » dans une gestion où la bonne répartition des ressources sur l'ensemble du territoire national sera une réalité.

Selon le parti, beaucoup des efforts sont faits pour que la nouvelle constitution soit adoptée pour éviter le désagrément du fédéralisme et ses conséquences. M. Kabadi soutient que malgré tout ce que les gens disent sur le MPS, les 209 partis politiques et la centaine des associations de la société civile ont fait encore confiance au parti de la houe et de la Kalash en le désignant chef de file de l'Alliance.

Le SG demande à tout le monde de travailler pour que le Tchad ait de l'avance pour que le Tchad vive non seulement sa démocratie, sa liberté, mais aussi son développement. Il rassure que les militants du MPS sont au début, au milieu et ils seront à la fin sinon la cloche de l'autre côté est la cloche de la division, faisant allusion aux partisans du fédéralisme.

Ousmane Bello Daoudou

Au cours d'une conférence de presse organisée cet après-midi à la Bourse de travail ce 28 novembre 2023, l'Alliance panafricaine fête la proclamation de la République en dénonçant « la continuation de l'asservissement du peuple tchadien », dit-elle. Les organisateurs affirment « s'engager pour une souveraineté effective du Tchad ». L’Alliance exige le démantèlement des bases militaires françaises installées au Tchad d'ici le 28 décembre 2023.

Pour les organisateurs de cette conférence, la proclamation de la République est un acte politique majeur dans lequel un État déclare son statut en tant que République. Pour eux, en proclamant la République à l’époque, l'Etat devait affirmer normalement le principe de la souveraineté populaire « le pouvoir émane du peuple et est exercé par des représentants élus pour le bien du peuple ».

Ils affirment que le Tchad fait face à trois principaux fronts de lutte : le front externe, la poursuite de la domination de l'Afrique par des puissances néo coloniales et impérialistes malgré les pseudo indépendance politique et le front interne contre les valets. Ils demandent l'annulation de tous les accords coloniaux entre la France et le Tchad, exigent l'arrêt immédiat de toutes les manœuvres et intimidations de la diplomatie française à l'égard des membres de l'opposition libre. L’alliance panafricaine soutient que l'indépendance est factice, le néo-colonialisme est en cours et continue à nous imposer des valets, mais aussi des systèmes économiques au service du capitalisme occidental.

Enfin, ils présentent leur alliance comme une alliance panafricaine né d'une coalition d'actions de partis politiques, d'associations, d'intellectuels et des citoyens qui ont une nouvelle vision éthique de la lutte citoyenne pour la restauration de la dignité de chaque Tchadien.

Pour rappel, le panel était composé de Dr Évariste Toldé, Naibeye E. Koumbairi,a président du parti panafricaniste du Tchad, Bishop Amane Coordonnateur de Nekemando, Doudé et plusieurs activistes. Cette conférence de presse était initialement prévue au Centre Al Mouna, mais délocalisée à la Bourse de travail.

Ousmane Bello Daoudou

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