samedi 26 novembre 2022

Journal

Journal (389)

L'association tchadienne des couturiers formateurs et les promoteurs du Festival de mode et de traditions ont organisé une conférence de presse ce vendredi 25 novembre à la maison de Médias dans le 6e arrondissement de la ville pour dénoncer l'injustice sur l'organisation du projet du festival Dary depuis sa création.

Au cours de sa communication, le représentant de l'association Hissène Adamou Camara souligne qu'ils sont conscients de l'importance de cet événement qui se déroule désormais à la fin de chaque année,  « nous l'avons pensé, écrit et proposé après avoir entamé sa construction en marge, mais pour récompense nous avons été tout simplement balayés ». Il ajoute qu'il est grand temps de corriger cette injustice qui est n'honore pas  notre pays qui en phase de refondation. Pour lui, le Tchad nous appartient tous et la justice doit être désormais le maillon fort de la construction de la paix.

La Cour d'appel a reconnu la légitimé du projet du festival Dary à l'association tchadienne des couturiers formateurs et condamner les promoteurs dudit festival puis demande à l'État de réparer les torts qu'ils ont causés, affirme M. Camara. Car, toujours selon lui, cette manière de faire tant d'écriées par les Tchadiens est contraire aux engagements du président de transition. Pourtant la 4e édition qui doit normalement se tenir en parfaite collaboration avec le l'association et les promoteurs est malheureusement en train d’être organisé en marchant sur la justice par les individus qui pensent qu'ils sont au-dessus de la loi, qu'aucune justice ne les fera fléchir.

Enfin, l'association met en garde les personnes qui veulent induire la justice en erreur à travers une voie de recours irrégulière. Elle interpelle la plus haute autorité à faire appliquer la loi conformément aux résolutions de Dialogue national inclusif et souverain et aussi à l'engagement du président de transition de faire du Tchad un pays juste et équitable.

Ousmane Bello Daoudou
Essibeye Lévis

L’association WOLHANG Vérité pour le changement ont posé un acte à caractère humanitaire à l’égard des blessés de la manifestation du 20 octobre et ceux victimes du conflit intercommunautaire de Krim Krim à l’hôpital provincial de Moundou ce vendredi 25 novembre 2022. Objectif : réconforté les blessés et passer le message de paix, le tout accompagné des boules de savons et une enveloppe remise à chaque blessé.

En remettant le don au bénéficiaire Dionmba Donatien chargé à la protection de l’environnement a souligné que ce geste vise à réconforter les innocents lésés dans leurs droits. Sans la paix un pays ne peut pas se développer, nous demandons au gouvernement de s’investir pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Si aujourd’hui nous sommes arrivés à cet incident, c’est suite aux mécontentements de la population, nous interpellons l’État pour intervenir du côté des blessés et qu’il puisse trouver la paix définitive, ajoute-t-il. Par rapport au comportement de force de l’ordre ayant occasionné des morts d’homme lors des affrontements du mardi 22 novembre à Krim Krim Dionmba justifie cela d’un laissé aller.

 Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

À l'occasion du mois du livre et de la lecture, 6e édition 2022, Laring Baou a organisé un atelier d'écriture ce jeudi 24 novembre à la bibliothèque nationale dans le 5e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena. Au  centre de la formation, plusieurs sujets liés à la lecture ont été abordés.

L'objectif de cette formation est de montrer aux participants les techniques d'écriture, comment écrire, comment doit être un livre. Montrer, raconter ce qui est une technique souvent utilisée par les écrivains pour permettre au lecteur d'éprouver l'histoire par l'action.

Bakit Ahmat Abdelmakim  participant et directeur d'étude du Collège d’Enseignement général (CEG) de Gassi  se réjouit de cette formation. « Nous avons bien bénéficié de cette formation, c'est une formation pertinente qui nous a donnés des idées sur l'écriture  ». Pour lui, seule la lecture libère. À l'échelle mondiale beaucoup des pays sont développés à travers la lecture et si nous voulons un bon développement dans notre pays il nous encourage l’habitude la lecture, dit-il. Il ajoute que la jeunesse tchadienne ne s'intéresse pas à la lecture, si cela continue on aura une jeunesse dangereuse dans l'avenir.

Laring Baou précise que la lecture est en train de reculer même dans le pays développé. Donc, il faut faire la promotion du livre pour l'intérêt de la lecture parce que de nos jours les lecteurs téléchargent les livres, ils lisent aussi les informations qu’à travers l'intérêt.

Au sujet des Tchadiens et la lecture, Laring Baou explique que la précarité tue la vie des Tchadiens. Ils ont faim. Certains sont dans la misère et d'autres dans les soucis du quotidien. Ces problèmes freinent leurs envies de lecture. « Sortir le matin, chercher quoi manger est leur principale préoccupation. Donc, tout ce qui est loisir ne les intéresse pas ».

Essibeye Lévis

Les épreuves du concours d’entrée à l’institut national de la jeunesse et sport session 2022 ont démarré ce jeudi 24 novembre dans les locaux de l’école normale des instituteurs de Moundou (ENIM) sous la supervision de la délégation de la jeunesse et sport du Logone occidental.

Plus de 200 candidats repartis dans les deux branches à savoir conseiller d’animation de la jeunesse, et le professeur adjoint d’éducation physique et sportive composent ce concours. Le démarrage des épreuves est donné par le secrétaire général du département de Lac Wey, en présence des délégués, ainsi que le président du centre et les responsables des forces de défense et de sécurité .

Le secrétaire général du département du Lac Wey Tordjibaye Ngarhouba a affirmé que le gouvernement tchadien est soucieux du bien-être et de la formation des jeunes, «  c’est vous permettre aux jeunes d’embrasser une carrière professionnelle. Un concours c’est une compétition, on ne peut que retenir que les meilleurs , on espère que tous les candidats sont des meilleurs , chacun doit travailler selon ses compétences pour pouvoir décrocher ce concours », dit le secrétaire général du département de Lac Wey Tordjibaye Ngarhouba.

Pour être admis à un concours on doit faire confiance à ce qu’on écrit, renchérit-il. « Faites un travail méthodique avec sérénité, je pense que chacun d’entre vous y arrivera » conclut le secrétaire général du département.

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

La coopérative Femme et Synergie en partenariat avec l’agence de l’État turque ont coorganisé une formation en transformation des produits locaux. La cérémonie du lancement a eu lieu ce mercredi 23 novembre à la Maison de la Femme.

Ce sont 50 femmes à former avec pour objectif de valoriser les produits locaux et permettre à ces femmes d’entreprendre à base de la transformation des produits locaux.

Selon Amouna Hissein, vice-présidente de la coopérative Femme et synergie, cette coopérative est une plateforme de transformation des produits locaux : ails, oignons en épices d’assaisonnement des produits locaux, etc. « Nous avons des machines de transformation comme les séchoirs électriques qui nous permettent de sécher les condiments verts et autres. Nous avons des moulins qui permettent de les rendre en poudre avant la transformation », explique-t-elle. Les épices transformés en produit final comme en jus de gingembre, et bien d’autres sont vendus au l’intérieur du pays ainsi qu’à l’extérieur, ajoute-t-elle.

Pour Vedat Bass, le coordonnateur de Tika, « former une femme, c’est formé toute une société », c’est dans ce sens que son agence apporte son aide pour renforcer la capacité de ces femmes et les outiller avec les matériels consommables et non consommables pour leur permettre d’être indépendantes « on leur apprend d’abord à transformer les produits en épices, puis leur montrer comment vendre sur le terrain », a-t-il souligné. 

Cette formation qui se déroule du 23 au 30 novembre regroupe les femmes démunies, des veuves et des filles mères issues de différentes associations de la ville de N’Djamena.

Haoua Adoum Ibeth
Narhinguem Anastasie

Lancé depuis le  21 novembre dernier les travaux du festival Djanvi poursuivent son chemin  dans le Musée National au quartier Amriguébé avec de différents types des formations et des compétitions.

« Djamvi » signifie N’Djamena vie. C’est un concept de festival qui est à sa 15e édition. Il s’interroge ou enseigne comment faire pour vivre la vie? Comment faire l'art pour la culture? Comment amener la joie dans la ville de N’Djamena ? Ce festival est un véritable processus à l'industrialisation du secteur culturel. Il est créatif, porteur des richesses et pourvoyeurs d'emplois selon ses organisateurs.

Le festival « Djamvi » 2022 est une édition spéciale qui offre des formations aux artistes. Notamment de la formation sur la technique de présentation des scènes, spectacles, le marketing digital, la mobilité des artistes et leurs œuvres en Afrique centrale, etc.

Pendant les étapes des formations, il y a un appel d'offres des candidatures qui a été lancé dans le domaine culturel. Il a été remporté par un opérateur culturel de Moundou M. Djim Black. Son projet consiste à former des jeunes en danse contemporaine en s’inspirant des danses traditionnelles tchadiennes.

Toutefois une compétition musicale sera organisée pour décerner le prix de jeune talent, prix World musique, prix hip-hop et le prix musique d'inspiration orientale.

Ousmane Bello Daoudou
Essibeye Levis

Dans le canton CAP sous-préfecture de Krim-Krim, un affrontement intercommunautaire a opposé des agriculteurs aux éleveurs. Selon plusieurs, la dévastation d’un champ par les bœufs serait à l’origine de ces affrontements meurtriers.

Tout a commencé vendredi 17 novembre alors que quelques agriculteurs sont dans leurs champs en train de faire la récolte, les bouviers ont laissé les bœufs dévaster le champ. S’en sont suivis des affrontements. « Pendant que nous étions en train de travailler dans notre champ, des éleveurs sont entrés  avec les bœufs. Automatiquement la bagarre a commencé. Ils ont fui », dit une victime sur son lit d’hôpital central de Moundou. En fuyant, dit-il, l’éleveur a laissé sa moto et le lendemain le préfet et le sous-préfet sont allés réclamés la moto et ensuite défoncé la porte au moment on se trouvait au champ pour ramener la moto  en plus un de nos frères à la brigade, poursuit la victime.

« Nous, et la population sommes venus à la brigade pour suivre l’affaire, et quand on est arrivé la brigade  a commencé par tirer sur nous, faisant des morts et des blessés », dit la victime. Une autre victime déclare qu’ils sont allés bien à la brigade avec des armes blanches, mais pas dans l’intention de faire du mal, mais les éléments de force de défense ont ouvert feu sur eux. Après constat, il y 8 morts. Ils sont déposés à la morgue de l’hôpital provincial de Moundou et plus d’une vingtaine des blessés admis au service de chirurgie.   

Pour Moussa Dachidi préfet du département de Gueni,  c’est vers 18 h dans la soirée de mardi que plus de 400 personnes débarquent du village avec des armes blanches. Ils ont investi  la brigade territoriale de la gendarmerie de Krim-krim, criant sur les gendarmes qui ont riposté. Et c’est ce qui a fait qu’il y’a plusieurs morts. Même s’ils avaient un problème à poser, ils doivent attendre le jour. Pourquoi attaquer nuitamment une garnison militaire. Hier nous avons déploré 5 morts  et 7 blessés assez sérieux qui sont évacués à Moundou. Toujours selon le préfet ce matin, il y a 3 blessés qui ont succombé suite à leurs blessures. Le nombre de morts est passé de 5 à 8.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

Le porte-parole de la Présidence de la transition a annoncé dans un communiqué de presse ce 22 novembre une attaque terroriste contre une unité des forces de défense et de la sécurité de l'armée nationale dans l'île de Bouka-Toulorom dans la province du Lac. Elle a fait 10 morts  et des blessés.

 Il s'agit d'une unité des Forces et de Défense et de la Sécurité dépêchée en précurseur pour installer le poste avancé de l'armée nationale tchadienne dans l'île de Bouka-Toulorom dit le communiqué. Il affirme que cette unité spéciale a été « prise à partie par les éléments de la secte Boko Haram faisant une dizaine de morts et des blessés». Cette attaque est une surprise, selon le porte-parole. Il affirme que cet événement tragique confirme la présence active de la secte Boko Haram dans le bassin du Lac-Tchad et donne raison au Président de Transition à la suite de sa dernière visite sur le lieu (il y a une semaine).

Suite à cette attaque, le Président de Transition, Mahamat Idriss Deby a instruit le gouvernement pour une réplique, dit le communiqué. Toujours selon le porte-parole Brahim Mahamat, le Chef de l'État, a présenté ses « condoléances aux familles des victimes tombées. Et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Il invite la communauté internationale à prendre  la pleine mesure de cette menace réelle et à agir en conséquence », dit le porte-parole. 

Abderamane Moussa Amadaye

A l'occasion du cinquantième anniversaire marquant la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), il s'est tenu ce matin 22 novembre à l'hôtel Radisson Blu à N'Djamena le Symposium international du cinquantenaire de la BEAC sous le thème « Résilience des économies de la CEMAC à l'aune des réformes monétaires et financières ». La nouvelle gamme de billets de FCFA type 2020, sa mise en circulation dans l'espace de la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) par le gouverneur Abbas Mahamat Tolli.

C’est dans une ambiance chaleureuse que la cérémonie a été ouverte. Danse traditionnelle, chevaux et chameaux étaient devant l'hôtel pour réserver un accueil inédit aux invités.  Placée sous le haut patronage du Président de Transition, Mahamat Idriss Deby, représenté à cette occasion par le ministre d'État à l'Agriculture, Laoukein Kourayo Médard, à ses côtés il y avait le Maire de la ville de N'Djamena, Ali Haroun et  le Gouverneur de la banque, Abbas Tolli.

Dans son luminaire, Ali Haroun maire de la ville de N'Djamena a souhaité la bienvenue à tous ceux qui séjournent à N'Djamena, capitale tchadienne, depuis quelques jours. Il affirme soutenir et encourager la politique monétaire de la sous-région et invite à la diversification pour une économie plus forte et résiliente en faveur de la population et une intégration régionale au bénéfice de tous.

Abbas Mahamat Tolli, à lui, souligné les différentes crises qui ont secoué l'économie planétaire particulièrement la zone CEMAC, avec le choc pétrolier de 2014 et la crise du COVID-19. Pour lui ces crises ont déjoué en défaveur d'une économie résiliente et ont bloqué aussi la mise sur pied de la nouvelle gamme de billets 2020. Le cinquantième anniversaire de la BEAC est l'occasion de présenter la nouvelle gamme, a annoncé dit M. Tolli. «J'ai l'honneur et le plaisir d'annoncer à toute la population de la communauté monétaire de l'Afrique centrale que la nouvelle gamme de billets BEAC type 2020 sera mise en circulation à partir du 15 décembre prochain», a-t-il déclaré. Il a expliqué que cette nouvelle gamme comprendra 5 coupures. Il s'agit du 500F, 1.000F, 2.000 F, 5.000F et de billet de 10.000F. Chaque billet comporte une thématique spécifique, dit-il. On peut lire sur la présentation animée sur écran géant, des thématiques sur l'agriculture moderne, la protection de l'environnement (faune et flore), l'éducation ou encore la santé.

Abderamane Moussa Amadaye

La carte d'identité nationale (CIN) sera gratuite sur toute l'étendue du territoire national pour une période de 6 mois à compter du 1er décembre a annoncé le président la transition Mahamat Idriss Deby ITNO à Mongo, chef-lieu de la province du Guera lors de sa rencontre avec les autorités provinciales. IalTchad Presse a donné la parole aux citoyens ce 21 novembre 2022 pour recueillir leur avis. Vox pop.

Tchene Désiré Roe Félix : « C'est une très bonne initiative, mais ce n'est pas gratuit pour ceux qui travaillent là-bas parce que tout le monde n'a pas le moyen pour se procurer une carte d'identité pour être un bon citoyen. Les 6 mois permettront à tout le monde de s’en procurer. C'est une bonne chose. J'apprécie. Merci pour cet acte, mais attendons voir. En tout cas la majorité va avoir cette carte »

Galkika Olga : « Il y a 3 jours, je suis venu pour me faire photographier, mais la situation de notre pays m'empêche. Je n'arrive même pas à faire la photo. On me demande de revenir demain à 6h. Ce n’est pas normal. Pour être un bon citoyen, il faut la carte d’identité »

Dimougna Fidel : « Je suis venu pour la carte, mais c'est trop fatiguant, cela fait un mois, je n’ai toujours pas mon numéro national d’identification (NNi). Je leur demande si ma carte est prête, ils ne me disent pas encore. Un mois plus tard pour avoir le reçu j'ai payé 7000 F. Pour le retrait ils m'ont demandé encore 5000 F. Le total fait 17500 F alors que le prix est fixé à 5000 F ». J’habite loin, je suis une victime des inondations qui quitte chez lui en pirogue pour rejoindre la voie bitumée. Ensuite, je prends moto taxi, 500 F à aller et 500 F au retour. Si je prends autobus, je suis en retard. Et on me répond « c'est déjà heure, il n'y a pas le réseau ». Il faut changer le système, c'est mieux ».

Zourmba Mallai : « C’est un peu normal. Est-ce que cette décision serait effective ou bien réalisable ? Si le président décide de le faire, c'est une décision salutaire. Mais je ne pense pas, il peut le dire mais il faut toujours « mouiller la barbe » (corrompre) avant d’être servi. J'espère qu'elle ne serait pas gratuite pour tous ».

Ousmane Bello Daoudou

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