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Le Bloc Fédéral a organisé ce 28 janvier une conférence-débat sur le thème, « Les enjeux fonciers des zones économiques spécialisées dans le contexte du référendum en faveur d'un Tchad fédéral ». Reportage.

Le Centre d’Études et de Formation pour le Développement (Cefod) a servi de cadre d'échange de cette conférence-débat. C’est en présence de plus d'une cinquantaine de participants que le débat a été ouvert. Le panel était composé de 5 leaders politiques et de la société civile. Il s'agit de l'ancienne ministre Mme Lucie Béassoumda et présidente du Parti pour la Démocratie et l'Indépendance Intégrale (PDI), de Bédaou Oumar Caman membre du Bloc fédéral, de Baniara Yayona porte-parole de ce bloc et de Noubathessem Jonathan.

m. Bédaou Oumar, estime qu'il faut nettoyer le système mis en place par le défunt Maréchal Idriss Deby Itno. Selon lui, les Itno ont instauré un système nuisible à abattre. Et qui depuis l'arrivée du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) au pouvoir, les proches au régime se sont livrés à l'accaparement des terres. « Aujourd'hui, ils le font avec des fusils. Ils veulent donner des espaces à des expatriés, quand ces derniers vont partir, ils les prendront pour l’offrir aux leurs », dit-il. M. Oumar estime que le pétrole du Tchad n'a servi qu'à acheter des armes sans servir la population locale moins encore les Tchadiens. « La solution au problème du Tchad, c'est le fédéralisme », a-t-il déclaré.

Mme Lucie Beassemda soutient qu'ils sont réunis pour débattre sur la question des zones économiques spécialisées créées par le gouvernement de transition dans un contexte où le pays prépare le référendum sur la constitution et la forme de l'État. Elle estime que la création de cette zone à des impacts sur les populations à Moundou. Elle estime que cette question n'est pas une priorité, c’est un processus d'accaparement ne respecte pas la loi. « Il faut un processus qui implique la population et qui prenne en compte aussi l'impact environnemental. Ces deux conditions ne sont pas réunies. Il y a un forcing des partenaires pour installer manu militari les industries ». Toujours selon elle, le nouvel organe pour l'organisation de référendum est biaisé, « on a mis d'abord la structure en place et nous avons appris que le processus est en marche. Cela ne respecte même pas l'esprit du DNIS qui devrait être égalitaire ». Elle signale qu'ils ne vont plus se laisser faire, « désormais nous engageons le débat et cela ne va pas s'arrêter là ».

Pour Baniara Yoyana, porte-parole du bloc, des actions de terrain seront menées pour que les Tchadiens comprennent le jeu du régime. Les Tchadiens sont fédéralistes, même le Tibesti est marginalisé, ses terres sont convoitées pour être accaparées. Aujourd'hui, cette province veut aussi le fédéralisme, dit-il. Des campagnes de sensibilisations seront faites sur l'ensemble du pays, dans toutes les langues pour que la population puisse décider de son devenir, a rajouté M. Klamong So Nguétour, secrétaire général de l'Union pour la République Démocratique au Tchad (URDT), « la fédération correspond aux réalités du pays. Le système néocolonial imposé par la France est le cancer du Tchad. Tous les régimes qui se sont succédé ont perpétué ce système où un seul clan profite sur le dos des autres. Il faut passer au fédéralisme, pour éviter le pire », dit-il.

Abderamane Moussa Amadaye

Ce Samedi 28 Janvier 2023, s'est déroulé un concert spéciale Slam sous le thème “Parlons de tout et de rien” dans la salle de conférence de la Maison de la Culture Baba Moustapha dans la commune de 4e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

C'était en présence d’une grande foule dans la salle que les quatre guerriers slameurs et leurs compagnons ont presté sur le podium plusieurs thèmes à savoir : l'amour, le vivre-ensemble, la sensibilisation des étudiants et la dénonciation.

Pour le slameur Tanzy Larime, le slam n'est pas connu par le public tchadien, cette journée sert à révolutionner le slam afin de pousser le public à aimer cet art. Pour lui, le slam est un art pour véhiculer le message de sensibilisation pour la construction d'un Tchad meilleur afin de vivre en harmonie car à l'international, le slam est vraiment connu. Il n'y a aucun soutien pour les slameurs qui représentent le Tchad à l'international car les slameurs investissent leurs propres moyens pour se déplacer, a-t-il déploré. Il ajoute que les slameurs tchadiens ont le projet d'organiser des ateliers en écritures pour voir les jeunes tchadiens s'intéresser au slam. Il conclut qu'un slameur c'est celui-là qui voit les choses et les dénoncent car il ne peut pas être complice.

Le président du Collectif Tchad Slam Dieu Merci Protège quant à lui affirme que le slam au Tchad se porte bien parce que le niveau des slameurs tchadiens ne fait qu'augmenter car beaucoup des jeunes tchadiens transmettent les messages sur tout ce qui ne va pas, sur l'actualité, le message de joie, de vivre-ensemble et le message pour interpeller le gouvernement, l'opinion internationale. Il ajoute que le slam tchadien se porte merveilleusement bien. Selon lui, le slam est une culture oratoire car on écrit de la poésie récital tout en la partageant au public pour qu'il déclame.

Rappelons que durant ce concert, les slameurs ont dénoncé à travers leurs slams les évènements douloureux du 20 octobre qui ont fait plusieurs morts. Le collectif slam compte lancer des grands événements pour les slameurs dans les jours à venir. Il appelle tous les jeunes passionnés de cet art à s'inscrire à ce collectif qui se trouve dans la maison des jeunes de Chagoua là où se déroule l'entraînement.

Noël Adoum

L'Entente pour le développement, la mutuelle et l'assistance (ENDEMA) a organisé son assemblée générale extraordinaire (AGE) ce samedi 28 janvier au ministère des Affaires étrangères à N’Djaména, capitale tchadienne. Le statut de l'association est révisé et adopté par acclamation.

C’est dans une salle pleine, du monde venu des différentes villes, villages du pays, etc. C’était aussi en présence de quelques autorités administratives et traditionnelles que la cérémonie a démarré. Une ambiance euphorique, musiques, danses modernes et traditionnelles ont rythmé la circonstance.

Ordre du jour : adoption du statut de base de l'association. L'ancienne maire de N'Djamena et actuelle Conseillère nationale (CNT), Mme Mariam Djimet Ibet désignée lors de la dernière assemblée ordinaire tenue à la Maison de la Femme, présidente du présidium chargée de la révision du statut et règlement a lu lecture les nouveaux statuts et règlement intérieur. Elle souligne que plusieurs amendements, recommandations et autres ont été pris en compte par l'équipe désignée pour la révision des textes de l'association. Elle relève que le préambule et certains articles ont fait objet de révisions. Mme Ibet a déclaré « l'organisation a été retouchée. Elle passe de 3 à 4 organes ».

Le nouveau statut a été adopté par acclamation. L’assemblée a reconduit l'ancien bureau dirigé par le président Abba Malloum et les membres des autres organes. M. Malloum dit être fier et heureux du travail abattu par l'équipe qui a révisé les textes de l’association. Il affirme qu'avec ces textes, ENDEMA pourra atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés.

Pour rappel l'ENDEMA est une association à but non lucratif et apolitique qui ressemble à son sein tous les Kanouri (bornos) du Tchad.

Abderamane Moussa Amadaye

En réaction au décret de nomination des membres de la Commission Nationale Chargée de l'Organisation du Référendum Constitutionnel (CONOREC), deux chefs de partis leaders dénoncent.

Le premier à réagir est, M. Izadine Ahmat Tidjani président du parti des Démocrates pour le Renouveau. Il affirme que le référendum constitutionnel est le vote de tous les Tchadiens « la commission doit veiller à la régularité des opérations de référendum et en proclamer les résultats. Cette commission nationale est composée uniquement des organes de la transition qui sont le Gouvernement et le CNT n’inspire aucune confiance », dit-il.

La deuxième réaction provient de M. Baba Ahmat Baba, président du parti Union des Forces Démocratiques et Républicaines. Pour lui, c’est tout le commencement de la transition qui est mal partie. « D'abord par la composition des membres du Comité d’organisation du dialogue national inclusif et souverain (CODNI) composés majoritairement de l’ex-parti au pouvoir le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et de ses alliés de toujours. Ensuite, ce sont les mêmes membres qui se sont retrouvés au présidium du dialogue, au Gouvernement de Transition, au Conseil National de Transition (CNT), au Comité technique de Suivi des Résolutions et malheureusement c'est les mêmes qui se retrouvent au CONOREC » a-t-il déploré.

Pour les deux opposants, cette commission ne répond pas aux règles de l'organisation et d'impartialité. Ils appellent le président de transition à annuler ce décret.

Noël Adoum

Le développement de la filière bétail viande est au centre d’un atelier d’information et de sensibilisation des acteurs locaux organisé par le ministère de l’élevage et des productions animales.

Le ministre de l’Élevage et des productions animales Dr Abderamane Awat Ateïb a présidé un atelier sur la journée d’information et de sensibilisation des acteurs sur l’initiative conjointe de la République du Tchad et ARISE pour le développement de la filière bétail viande et la mise en marche des zones économiques spécialisées. La rencontre s’est déroulée dans la salle de réunion du service d’accueil missionnaire (SAM) de Moundou.

Pour le ministre Abderamane Awat Ateïb, le Complexe des Abattoirs du Logone (CIAL) peine à lancer ses activités faute d’accompagnement lié au démarrage effectif des nouvelles infrastructures. « L’État trouve judicieux de promouvoir un partenariat public privé, un mémorandum d’entente a été conclu avec le partenaire ARISE pour objet la mise en œuvre d’un projet global de la filière viande bétail dénommé Laham Tchad », a-t-il dit.

Cette initiative est peu connue au Tchad c’est pourquoi précise le ministre, le ministère et son partenaire ARISE ont envisagé l’organisation de cette journée en vue de partager les informations clés sur le projet. Il a rajouté que cette journée vise aussi à faire connaître les dispositions institutionnelles et contractuelles, le rôle des principaux acteurs et autres parties prenantes.

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Depuis quelques jours, des vidéos et des images d’actes de tortures et d’exécution sommaire commis par certains habitants armés de la localité de Miski sur leurs compatriotes chercheurs d’or circulant dans les réseaux sociaux a soulevé l’indignation des autres Tchadiens.

Deux leaders des organisations des droits de l’Homme (ODH) montent au créneau. Les autres Tchadiens s’interrogent : est-il normal de torturer des êtres humains, de surcroît, ses compatriotes de la sorte ? Sahnoune Cheick de l’Alliance Universelle Tchadienne de la défense de droit de l’homme (AUTDDH) et Mahamat Nour Ibédou de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) ont exprimés leur désarroi.

Sahnoune Cheick, Chargé de revendication de l'AUTDDH condamne et dénoncent ces actes posés par les habitants de Miski sur des paisibles citoyens qui sont allés à la recherche de l’or pour améliorer leur vie. « Des individus bien armés qui se disent du comité d’auto-défense, tuent, brûlent leurs compatriotes à cause de l’or. C’est inacceptable. La vie est sacrée, on ne peut pas l’enlever à celui qui la possède », s’est-il-indigné. 

Il appelle le gouvernement, le Premier ministre, le Président de transition à prendre leurs responsabilités en mettant de l’ordre dans cette localité. « Normalement le gouvernement doit assurer le maintien de l’ordre et la sécurité sur toute l’étendue de son territoire, mais on dirait que dans certaine localité c’est tout autre chose, sinon comment expliquer ce qui se passer dans cette localité. Il faut que les textes des lois de la république soient appliqués et que la Justice fasse son travail afin que les auteurs soient punis de ces actes soient punis ».

Mahamat Nour Ibédou, président du Commission Nationale de Droit de l’Homme (CNDH) qualifie ces actes « de barbares ». Il affirme que ces tortures et tueries indignes ne sont pas des choses nouvelles dans cette partie du pays. Il soutient que le gouvernement avait pris des mesures drastiques il y a 3 ans à la suite de pareille barbarie. « La situation est inchangée. Pour rétablir l'ordre, le gouvernement doit traquer les auteurs, les arrêter, les juger et trouver une solution dans cette contrée du pays ».

Narhinguem Anastasie

Ouvert hier, les travaux de la Réunion des Experts sur l'examen du programme régional jeunesse des États membres de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) ont été clôturés ce jeudi 26 janvier dans la salle d’un grand l'hôtel de la ville. La cérémonie est clôturée par la Secrétaire d’État à la Jeunesse et au Leadership Entrepreneurial, Mme Fatimé Boukar Kossei en présence de Secrétaire exécutif de la CEN-SAD, M. Brigi Rafini, et des experts venus des différents pays membres de l’organisation. Reportage.

La CEN-SAD regroupe 4 régions à savoir l'Afrique du Nord, l'Afrique de l’Ouest, l'Afrique Centrale et l'Afrique de l'Est et est composée de 25 pays membres. L’objectif de cette réunion est d’examiner d’un document d’étude de faisabilité pour améliorer sa pertinence et réajuster son contenu pour qu’il réponde mieux aux besoins de la jeunesse et corresponde davantage aux priorités nationales et régionales.

Pour la Secrétaire d'État à la Jeunesse et au Leadership entrepreneurial, Mme Fatimé Boukar Kossei, les observations et les recommandations qu'ils ont formulées pendant leur atelier feront l'objet d'une attention particulière, « il faudra que toutes les dispositions soient intégrées dans le rapport final pour la validation politique par les ministres d'ici début février », dit-elle. Elle a également profité pour remercier l'ensemble des participants pour la disponibilité et leur engagement. Pour elle, cette volonté engagée a permis de produire un document de qualité qui leur permettra de mieux mener les actions en matière d'insertion socioéconomique de la jeunesse des pays de la CEN- SAD.

Pour Ophélie Dossou, experte et cheffe de Division Jeunesse au ministère des Sports du Bénin, « ce programme initié par la CEN-SAD est une très belle initiative à l'endroit de la jeunesse, penser au devenir et au futur de la jeunesse est très important ». Elle ajoute, qu'ils ont eu la chance de discuter des problèmes dont souffre chaque pays d la CEN-SAD. Elle rajoute qu'ensemble les participants ont trouvés des recommandations et des solutions pour améliorer l'entrepreneuriat vert, l'éducation à la citoyenneté et la gestion des terres dans les pays membres.

Pour le Directeur de Cabinet du Secrétaire exécutif de CEN-SAD Mahjoub Wheida, le programme est inscrit dans un plan quinquennal. La CEN-SAD avait engagé des experts, un consultant principal et trois consultants régionaux qui ont travaillé d'arrache-pied depuis le mois d'octobre. Selon lui, le programme s'étale sur 3 axes notamment l'éducation à la citoyenneté, l'entrepreneuriat vert et la gestion durable des terres. Les objectifs de la CEN-SAD sont la sécurité et le développement durable. Enfin, il poursuit que ce programme consiste à stopper la migration clandestine des jeunes.

Noël Adoum

La direction de la douane du Tchad a organisé la journée internationale de la douane 1re édition ce jeudi 26 janvier dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena.

C’est dans une ambiance de partage entre les douaniers, les opérateurs économiques et les transitaires que la cérémonie a commencé.

Pour le directeur général de la Douane Ahmat Abdelkerim Ahmat durant une semaine, la douane a placé les discussions au cœur du capital humain afin de contribuer à la réalisation des objectifs communs. Il indique que la Douane doit collaborer avec le monde universitaire dans le domaine scientifique pour améliorer les compétences afin de mettre un plan stratégique pour atteindre des objectifs qui consolident et augmentent les recettes. Selon lui, la douane doit implanter une culture organisationnelle qui lutte contre la corruption. Et qui renforce l'intégrité de la Douane. Il invite les administrateurs à adopter un système cohérent et complet de gestion de connaissances qui favorise l’entrée des recettes dans la caisse.

« La douane doit éviter la perte de mémoire organisationnelle de sorte que les erreurs ne soient pas répétées et que les expériences soient transmises d'un service à un autre », dit-il. La douane contribue à faciliter les échanges économiques entre les pays afin de protéger les citoyens contre les trafics.

Le ministre des Finances Hamid Tahir Guilin affirme que grâce à l'informatisation les recettes douanières ont augmenté de 40%, soit des recettes de 560 milliards. « Il est difficile de réformer, mais je demande aux uns et aux autres de changer de comportement pour que les Tchadiens soient fiers de leur Douane. Il faut appliquer les mêmes règles à tous les opérateurs économiques et revoir les affectations des agents », dit-il.  Toujours selon le ministre, il faut tisser de coopération avec la douane étrangère et les impôts locaux enfin d'atteindre l'objectif de 1000 milliards d'ici 2 à 3 ans.

Ousmane Bello Daoudou

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