Les corrections du baccalauréat session juin 2022 ont commencé et les correcteurs ont au moins pour 4 jours pour finir ces pilles de copies toutes séries confondues. La rédaction de Ialtchad Presse s’est rendue dans quelques centres de correction pour constater l’ambiance. Reportage.
Après les épreuves écrites du bac session 2022, place à la correction. Des milliers de enseignants vont s’atteler pendant 4 jours environs pour évaluer les 90 000 élèves de toutes les séries qui ont passé les examens du baccalauréat du second degré session juin 2022.
Pour le coordonnateur du centre de correction au lycée du Sacré-Cœur, Zouyané Abel, le centre du Sacré-Cœur est uniquement pour la correction de la philosophie des séries A4, A arabe, les séries C, D et E, série C arabe, D et AB arabe. Selon lui, les séries A4 et AB comptabilisent environ 60.257 copies pour 201 correcteurs, 18871 copies pour les séries C, D et E pour 63 correcteurs. Les séries A arabes, C et D ont 2246 copies pour 7 correcteurs et enfin A arabe et AB avec 7789 copies pour 26 correcteurs. Le coordonnateur précise que correcteur doit corriger environ 300 copies et la correction va s’étaler sur 4 jours. Zouyané Abel exhorte ses collègues correcteurs à respecter le délai imparti pour la correction et de bien s’appliquer dans la correction. Il souligne aussi qu’après la correction, il y aura une autre étape qui consiste à vérifier toutes les copies qui ont été corrigées afin de voir si les notes attribuées sont bien méritées.
Nguetoloum, correcteur de philosophie, du lycée de Béboto, dans la province du Logone Oriental, affirme que les corrections débutent bien pour le moment et espère que tout ira pour le mieux pour les restes. Le correcteur est un habitué de cet exercice de correction du bac, ajoute qu’il a déjà un plan de correction et espère aussi être disposé à corriger les 300 copies avec plus d’attention et de rigueur.
Abondant dans le même sens, un autre correcteur moins bavard et calme, lui c’est Hindi Ismaël soutient que les corrections se passent comme il se doit. Il souligne que les notes des élèves sont bien pour ce début, il espère que les résultats seront bons en philosophie pour cette année. La correction se plaint toutefois de la qualité d’écriture. Selon lui, les candidats écrivent mal et il est pénible de lire les copies et cela rend le travail difficile.
Dans la même logique, un autre correcteur qui s’exprime sous couvert d’anonyme, précise que cette année, la correction du bac est mieux que les autres années précédentes. Selon lui, les correcteurs sont bien installés dans les salles et sont dotés des corrigés et des écritoires.
Au total 97.915 candidats de toutes les séries confondues ont composé, soit 61 pour cent des candidats de la série A4. La ville de N’Djamena a, elle seule 42.228, soit 43,13 pour cent, 55.687 candidats pour les autres provinces, avec un pourcentage de 56,87 pour cent.
Les résultats du baccalauréat session de juin 2022 seront connus vers mi-juillet prochain. Les autorités de l’office national des examens et concours du supérieur (ONECS) promettent de publier les résultats dans la transparence.
Jules Doukoundjé
La Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique FAFED en appui avec le Fonds des Nations Unies pour la population et le technidève organisent une formation de 50 000 femmes arabophones en entrepreneuriat. La première phase de cette formation dénommée formation des formatrices qui regroupe 50 femmes arabophones a démarré ce mercredi, 29 juin à la Maison de la Femme de N’Djamena. Reportage.
50 formatrices venues de différentes organisations suivent une formation sur la santé sexuelle et reproductive, la paix et la bonne gouvernance initiée par Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique (FAFED). Selon Hisseine Mahamat Ibrahim, directeur administratif et financier de la FAFED, ce groupe de femmes en formation va à son tour former 100 femmes pour la phase pilote de la caravane 50 000 femmes arabophones en entrepreneuriat. « Le Fond des Nations unies pour la population (UNFPA), le Technidéve et la FEFAD, ensemble nous avons décidé de toucher le monde arabophone à travers ce projet », soutient-il. Hisseine Mahamat Ibrahim affirme que le premier volet de cette formation à va regroupe donc 50 formatrices accompagnées de 150 bénéficières pour la phase pilote. Il précise que le projet va être élargi pour toucher les 23 provinces du Tchad.
Concernant l’accompagnement le directeur de la FAFED soutient que de mesures d’accompagnement vont suivre le montage des projets. « On fera de plaidoyer pour rechercher des financements afin qu’on puisse les appuyer pour démarrer leur business ou leurs Start up. On va faire la même chose comme ça a été le cas dans les précédents projets « mon quartier mon engagement et le projet Goumou-Léna » avec les 50 lauréats qui se préparent actuellement pour aller dans les provinces du Tchad », dit Hisseine Mahamat Ibrahim.
La phase pilote de cette session de formation va commencer dans deux semaines pour une de durée de 2 mois.
Haoua Adoum Ibet
Pour permettre au Tchad de rehausser son économie qui est en baisse depuis plus de deux ans annoncée par la banque mondiale. Les experts proposent au gouvernement tchadien de redynamiser les chaînes de valeurs agricoles et d’élevages pour mettre à jour l’économie du pays. C’est dans ce sens que le gouvernement a aussitôt réagi en mettant en place les politiques fiscales qui ont permis à notre pays de sortir la tête de l’eau. La rédaction Ialtchad Presse s’est entretenue avec le directeur de la législation du contentieux et des relations fiscales internationales, le doctorant en gouvernance, Korom Acyl Dagache qui explique les efforts du gouvernement pour atteindre la zone verte. Entrevue.
Pour permettre au Tchad de rehausser son économie, les autorités ont mis en place plusieurs stratégies. Selon les prévisions de la Banque Mondiale (BM), le pays tend vers une zone verte pour l’année en cours. Pour comprendre l’effort et les stratégies mises en place pour booster cette économie devant permettre d’améliorer les conditions de vie des citoyens, la rédaction a échangé avec le directeur de la législation du contentieux et des relations fiscales internationales du ministère des Finances, inspecteur des impôts. Il explique comment les autorités des finances ont entrepris de relever le défi.
Korom Acyl Dagache souligne que dans un contexte actuel des pays subsahariens dont le Tchad fait partie, est caractérisé par des trois types des crises : sanitaires, sécuritaires et économiques. Selon lui, ces pays se doivent de chercher de nouvelles poches, de faire de parades afin que les ressources assez consistantes viennent combler les gaps occasionnés dans le cadre des prévisions budgétaires.
Pour le Tchad, le directeur et président du mouvement citoyen « notre Tchad », affirme qu’il serait important de mettre en œuvre des mesures et de politiques économiques qui tiennent compte des réalités du tissu fiscal. Il serait important, dit-il, de mettre un accent particulier sur une stratégie qui permet de mettre en œuvre un climat favorable aux affaires. Selon M. Korom, la stratégie de mobilisation des ressources, c’est-à-dire ressources fiscales et non fiscales semblent être assez importantes. Korom Acyl Dagache suggère qu’on ouvre également une lucarne pour intégrer les aspects en rapport avec les recettes douanières sont d’une importance capitale. Il soutient que la politique qui convient d’adopter devrait reposer sur le socle des mesures de gouvernances fortes. Le directeur de la législation du contentieux et des relations fiscales internationales avoue que le ministère a mis en place de mesures de portées économiques assez importantes. Le fiscaliste ajoute que dans la mesure où le budget général de l’État de l’exercice 2022 a mis en place de mesures incitatives qui permettent de faire en sorte que le Tchad serve soit un maillon essentiel d’attractivité. Il affirme qu’il y a des facilités qui sont accordées aux investisseurs, notamment la charte qui est consacrée dans le cadre du projet de la loi de finances 2022.
Le doctorant estime qu’au-delà de cet aspect, qu’il serait intéressant de nourrir une vision qui va éplucher les contours d’une politique qui va tendre à baisser les taxes en périodes de récession et en même temps changer. M. Korom Acyl Dagache propose qu’en période de prospérité, cela soit pareil, afin que l’économie du pays foudroyé par les effets de différentes crises puisse aller vers la croissance. Il ajoute qu’ils sont sur cette trajectoire et reconnaît aussi que c’est une avancée notable et significative. « Je suis en droit de dire que notre pays a des indicateurs qui clignotent au vert, contrairement aux folles rumeurs persistantes qui écument la toile », assure-t-il.
Les importations tuent les industries locales
Au sujet des importations des produits étrangers qui pourraient paralyser les industries du pays, le directeur Korom Acyl Dagache précise qu’à force de beaucoup importer, cela va impacter sur la balance commerciale du Tchad. Pour cela, il suggère que l’on diversifie l’économie et de consommer tchadien. Selon lui, le gouvernement doit promouvoir une politique industrielle locale pour que les produits en provenance des pays étrangers ne puissent pas mettre nos industries naissantes et nos entreprises dans une situation de concurrence déloyale. Il souhaite que les mesures douanières soient accordées aux entreprises du pays. Le directeur argue que lorsqu’on consomme local, nos entreprises vont jouir d’une santé économique assez parfaite et il y’aura la résorption du chômage, la création de la valeur ajoutée et l’économie va tendre vers le plein emploi. M. Dagache pense que cela va permettre l’émergence du pays, conformément au plan national du développement et à la vision d’un Tchad émergent.
À propos des indicateurs qui sont au vert, le directeur exprime sa satisfaction, mais il est prudent et dit que tout n’est pas rose. Selon lui, ces indicateurs viennent soulager le gouvernement et laissent un espoir lattant dans la mesure où les salaires sont payés à temps et au-delà de cet aspect les autorités ont pris de décisions salutaires pour subventionner les denrées de premières nécessités, malgré la flambée des prix.
Jules Doukoundjé
Plusieurs milliards ont été détournés par des individus au détriment du Trésor public et depuis quelques jours, la nouvelle circule dans les réseaux sociaux. Entre rumeurs et vérité, deux grandes centrales syndicales ont été rencontrées par Ialtchad Presse ce mercredi 29 juin pour donner leurs points de vue. Il s’agit de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) et de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT). Ils condamnent ces détournements. Elles exigent au gouvernement d'engager contre les détourneurs une poursuite judiciaire afin de rapatrier ces fonds au trésor public. Reportage.
Selon Younous Mahadjir vice-président de l'Union des syndicats du Tchad (UST), le bureau exécutif s'insurge contre les détournements des deniers publics. Pour la centrale syndicale, les travailleurs tirent le diable par la queue alors qu'une bande des personnes mafieuses organisent des pillages à ciel ouvert des biens de l'État. L'UST s'indigne que les retraités et les travailleurs soient laissés pour compte et dans le désarroi total. Younous Mahadjir va plus loin au nom de l'UST, il exige au gouvernement d'engager une poursuite judiciaire contre les auteurs de ces détournements et malversations financières. L'UST demande aussi le reversement intégral des milliards extirpés au trésor public. Elle demande de surcroît, le remboursement des fonds retenus des travailleurs pendant la période des 16 mesures en 2016, la suspension pure et simple de la retenue de 30% d'impôts des travailleurs du secteur privé et de les aligner au même pourcentage que ceux du secteur public. La centrale syndicale demande au gouvernement d'augmenter le salaire à 50% à tous les agents du secteur public et privé pour faire face à la cherté de vie. L'UST appelle ses camarades à se mobiliser pour leur intérêt commun afin d'engager des actions d'envergures dans les jours à venir, a dit Younous Mahadjir.
Le pacte social est triennal est signé en octobre 2021 selon Brahim Ben Said, Secrétaire Général de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT). A son avis, les choses avancent quand même. « Prenons quelques exemples : les avancements, les reclassements des fonctionnaires sont en train d'être traités même si c'est timide. Les titres de transport ont été aussi payés en janvier et avril dernier au service de santé, l'éducation nationale, le service social, l'enseignement supérieur », soutient-il. Le SG de la CLTT s’est prononcé aussi sur la question de la revalorisation de la pension des retraités. Il affirme que le gouvernement a augmenté le point 15% ce qui est mieux que rien. Sur les montants et les arriérés évalués à 26 milliards, le gouvernement a fait une avance de 13 milliards, assure Brahim Ben Said. Il soutient que le gouvernement pour mettre à jour les fichiers des retraités a procédé au recensement biométrique. « Ce recensement va permettre de maîtriser les irrégularités et mieux servir les retraités désormais enrôlés sur des fichiers numérisés. Je pense que c'est enlever une épine du pied. Ce sont quand même des points du pacte social », se défend-il.
Toutefois, le SG de la CLTT reconnaît la réalité de la cherté de vie et précise qu'aujourd'hui, le Tchad est le pays où le coût de la vie est le plus élevé d’Afrique centrale. Ce sont des choses qu'il faut négocier avec le gouvernement, dit-il. M. Brahim Ben Said estime qu'il faut d'abord faire un bilan à mi-parcours avec le gouvernement. Ce bilan, déclare-t-il, va permettre de voir ce qui est fait et ce qui reste à faire. C'est trop tôt de faire maintenant un bilan, il faudrait attendre un an et demi, assure-t-il. « On a prévu une campagne de sensibilisation par rapport au pacte social. Il faut que tout le monde s'approprie le pacte, syndicats et travailleurs. Le pacte social ce ne sont pas seulement les retombées, mais le contenu est important », dit le SG de la CLTT.
La CLTT condamne aussi le détournement des fonds publics
Brahim Ben Said s'insurge contre les détournements des deniers publics. Il suppose qu’il y a une complicité au niveau des banques. Car, dit-il, on ne peut pas faire un chèque d'un milliard dans les banques de la place. « Ce sont des transactions qui ont été faites à l'étranger. Est-ce que cela veut dire qu'à partir de votre compte créditeur, vous créditez un autre compte à l'étranger à des milliards, mais non au Tchad. Il faut qu'on nous ramène cet argent », lâche-t-il. A son avis la création du Collège de contrôle du revenu pétrolier dissous, c'était pour répondre à de tels soucis. Pour avoir l'argent du pétrole en son temps, le collège a en son sein le gouvernement, les syndicats, l'Assemblée nationale, la société civile, ils décident et après avis du chef de l'État. Malheureusement le collège a disparu sans qu'une loi abroge la loi qui l'a créée. « Nous ne sommes pas d'accord que des individus prennent pour eux seuls des milliards au moment où le pays a plus le besoin. Ce qui est sûr, l'argent est quelque part, il faut le ramener. Des mesures doivent être prises contre les « détourneurs » des fonds publics ».
Moyalbaye Nadjasna
L’association des lamyfortains et des n’djamenois sortent de leur silence et appellent les Tchadiens de tous les bords à œuvrer pour la paix du cœur, mode de vie de ceux-ci. Elle exhorte les autorités de la transition et les politico-militaires, en pré dialogue à Doha au Qatar depuis plus de 3 mois à penser d’abord au peuple et à une paix de cœur, condition pour le vivre ensemble. Reportage.
Dans une rencontre avec la presse nationale dans leur siège situé au quartier Ardeb Djoumbal, situé dans le 6e arrondissement de la ville de N’Djamena, les lamyfortains et les N’Djamenois, organisés en association, évoquent la nécessité de la paix du cœur qui est une mode de vie et non la paix des politiciens. Selon eux, la ville de N’Djamena qu’ils aiment tant constitue le point névralgique du Tchad, parce qu’elle abrite les grandes institutions du pays. Malheureusement, les lamyfortains et les n’djamenois constatent que ce n’est plus le cas.
Pour le président de cette association, Hissein Banaye, le rôle et la mission de l’association des lamyfortains et des n’djamenois est de servir de catalyseur de la paix et de semer l’entente entre les familles, les voisins, dans les quartiers et les arrondissements de leur chère ville. Selon lui, depuis quelques années, la notion de la solidarité a disparu en cédant la place au communautarisme, à l’intolérance et aux propos violents. Il déplore avec la plus grande tristesse et amertume l’explosion éhontée des réseaux sociaux qui font l’apologie de la violence dans leur cité. « Nous avons la lourde responsabilité de bâtir le Tchad et cela passe par les lamyfortains. La marche est longue, difficile, parsemée d’embûche, mais pas insurmontable », dit-il. Le président Hissein Banaye lance un appel aux politico-militaires en négociation au Qatar sur leurs conditions de participer au dialogue national inclusif de regarder le peuple qui a soif de la paix et de l’harmonie. Pour ce dernier, aimer son pays est une question d’engagement, de volonté et de liberté. Il estime que le pré dialogue a trop duré et que leurs compatriotes ont soit soif de la paix. M. Hissein Banaye demande aussi au gouvernement de transition de s’assumer et que les Tchadiens ont assez souffert de l’égoïsme des politiciens. Il soutient que le DNI demeure le seul cadre pour débattre des problèmes du pays et que ce n’est pas de l’extérieur que l’on peut bâtir une nation. « Parlons entre nous, le temps qu’il faut, mais à l’intérieur, chez nous pour jeter les bas d’un Tchad nouveau, beau, grand et fort », insiste-t-il.
Jules Doukoundjé
Un accord de coopération sanitaire signé mardi, 28 juin 2022 entre le ministère tchadien de la Santé publique et l’ambassade d’Israël au Tchad avec résidence à Dakar au Sénégal. Objectif : poursuivre la coopération sanitaire entre les deux pays. Reportage.
Les relations diplomatiques entre le Tchad et Israël est au beau fixe. Ce 28 juin, le ministre tchadien de la Santé publique Dr Abdel-Madrid Abderahim et l’ambassadeur d’Israël au Tchad avec résidence à Dakar au Sénégal Ben Bourgeul, ont signé une coopération sanitaire. Cette signature fait suite à une visite effectuée par une délégation israélienne dans les hôpitaux tchadiens. La délégation a trouvé que les besoins sanitaires urgents nécessitent un renforcement du système pour répondre aux attentes de la population tchadienne.
L’Agence israélienne pour le développement (MASHAEV) sous l'égide de Eynat Shlein, promet de renforcer la coopération et d’œuvrer en un temps record à la mise en œuvre de ce projet. Selon elle, la consolidation de cette coopération pour les deux peuples est plus importante. La directrice de MASHAEV met en exergue dans cette coopération, le partage d’expériences et le transfert des compétences.
L’ambassadeur d’Israël Ben Bourgeul affirme que son pays est disposé à accompagner le Tchad à travers le ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale pour répondre aux besoins en santé des populations tchadiennes. Le ministre tchadien de la Santé publique, Abdel-Madrid Abderahim assure que cette coopération va renforcer le plateau technique de notre pays. Il soutient également que c'est un plus pour la médecine au Tchad et le transfert des compétences encore plus. Le ministre indique aussi que cette coopération va pérenniser les acquis et redynamiser les actions réalisées. Au nom des plus hautes autorités de la République et du Gouvernement, le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale a adressé ses sincères reconnaissances au peuple et Gouvernement israélien pour leur appui au secteur de la santé au Tchad.
Abdel-Madrid Abderahim instruit une collaboration profonde des services compétents avec la partie israélienne. D'après le ministre, une synergie d'actions est un gage de succès de ce protocole d’accord au grand bénéfice des usagers des institutions sanitaires tchadiennes.
Moyalbaye Nadjasna
Depuis la mise en place du comité de normalisation de la Fédération tchadienne de Football Association (FTFA), l'espoir de voir le football tchadien renaître semble acté. Dans la perspective d'organiser un championnat national, une compétition zonale répartie en sept (7) zones sur l'étendue du territoire a eu lieu du 18 au 25 juin. Sur 22 clubs, 12 se sont qualifiés pour le championnat national qui se déroulera à N'Djamena du 3 au 12 juillet prochain. L'équipe de Ialtchad s'est rendue à la fédération tchadienne de Football Association pour le constat. Reportage.
Le championnat zonal qui s'est déroulé du 18 au 25 juin 2022 sur toute l'étendue du territoire national et qui a regroupé les 22 meilleurs clubs des provinces et de la capitale tchadienne en 7 zones de regroupements a permis à triller encore 12 autres clubs. Ces 12 clubs sont désormais qualifiés pour le championnat national qui va se dérouler à N'Djamena le mois de juillet prochain. Parmi ces elles, quatre sont de la capitale tchadienne, l'AS PSI, Tout Puissant Élec Sport, Foullah Édifice et Renaissance FC et 8 sont des équipes de provinces, Boule d'Or (Pala, MK Ouest), Expérience (Bongor, MK Est), Gazelle (Sahr, MC), FC Amboko (Dobo, L.O), AS Santé (Abéché, Ouad.), Olympique de Mao (Mao, Knm), Espoir FC (Mongo, Guera) et enfin AS Santé (Amdjarass, Enn. Est).
Moussa Abakar, membre du Comité de Normalisation de la Fédération tchadienne de Football Association (FTFA) se réjouit du bon déroulement du championnat zonal. Il soutient que la date prévue pour le championnat national sera maintenue comme indiqué. Il relève aussi que les délégations qualifiées pour cette édition sont attendues pour le 30 juin prochain à N'Djamena. Moussa Abakar estime que tout est fin prêt pour le lancement du championnat. Il souligne que les sites d'hébergement des joueurs et les staffs techniques sont identifiés afin que ces derniers puissent passer un séjour agréable. Malgré que le Tchad ne dispose pas des stades homologués par la FIFA ou la CAF, le Membre du CONOR indique que seul N'Djamena dispose des stades avec des pelouses, « c'est ce qui explique le choix de la délocalisation du championnat à N'Djamena », dit-il. Ces trois stades où vont se dérouler les matchs sont : le stade de Diguel, celui de Paris-Congo et enfin l'Académie de Farcha, a-t-il dit. Par rapport à l'état alarmant des vestiaires, de la sécurité, Moussa Abakar a confié « une commission a été mise sur pied pour résoudre les détails afin de permettre aux joueurs de jouer dans des conditions acceptables », a-t-il lancé. Par rapport au déplacement des supports des différents clubs de provinces, le membre du CONOR a laissé entendre que la responsabilité n’incombe pas à la Fédération tchadienne de Football Association, mais plutôt aux clubs d'assumer ou non le déplacement du douzième joueur (supporters).
Signalons que le championnat national se tiendra du 3 au 17 juillet prochain à N'Djamena. Le tirage au sort est prévu dans les prochains jours. Ce championnat a pour objectif de triller les deux meilleures équipes locales, l'une représentera le Tchad à la Champions League Africaine et l'autre à la Coupe de Confédération Africaine.
Abderamane Moussa Amadaye
Le Centre d’Étude pour le Développement et la Prévention de l’Extrémisme a organisé une conférence-débat sous le thème « prévention des conflits intercommunautaires et la promotion du dialogue ainsi que le rôle de chefs traditionnels, religieux, la société civile et la classe politique ». Plusieurs intervenants ont débattu du thème du jour qui a attiré l’attention de plusieurs participants. Cette conférence-débat entre dans le cadre de la préparation du prochain dialogue national inclusif (DNI). Reportage
Au cours de ce débat, les panellistes ont diagnostiqué les sources de conflits intercommunautaires et ils ont présenté un plan de résolutions. Pour M. Tamita Djidingar, Président des associations des chefs traditionnels du Tchad, pour mieux lutter contre ce phénomène il faut la mise en place d’un comité de gestion de crise, impliquer et sensibiliser les chefs coutumiers et éviter la stigmatisation de certaines communautés. « La faiblesse de l’autorité judiciaire est l’une de cause, qui empêche la résolution de ces conflits intercommunautaires. L’agriculteur et éleveur sont condamnés à vivre ensemble, qu’ils ne soient pas la proie de chefs politiques. On ne peut pas aller au dialogue national inclusif (DNI) sans résoudre ce problème. Pour une raison inconnue, certains individus véreux ne veulent pas que ces conflits cessent. On doit apprendre aux populations de gérer et résoudre leur conflit sans ingérence », ajoute-t-il.
Selon M. Kebir Mahamat Abdoulaye, la promotion de la gouvernance légitime, la culture de la paix et le partage de richesse sont à privilégier. « Nous devons nous investir dans la culture de paix durable, promouvoir la lutte contre la pauvreté, la corruption et le détournement des derniers publics, promouvoir la bonne éducation dès le jeune âge et développer les voies de communication sur l’ensemble du territoire. Une personne bien instruite, quel que soit le problème dans lequel il se retrouvera, il fera tout pour éviter le conflit. La majorité des Tchadiens sont de jeunes on est dans l’obligation de leur laisser un pays qui a une culture de paix. C’est une ambition difficile, mais pas impossible », affirme-t-il.
Aussi, les participants ont évoqué plusieurs différents sujets lors des échanges avec les panéllistes comme : le chômage de jeunes, l’octroi illégal de titre foncier, etc. Enfin, les recommandations ont clos les échanges.
Rappelons que cette conférence-débat est organisée dans le but de contribuer positivement à la lutte contre les conflits intercommunautaires.
Maryam Mahamat Abakar