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Les personnes handicapées traversent le pont de Gueli vers Kousseri pour exercer leurs activités génératrices de revenus depuis plus de 3 semaines. Cependant, elles font face au refus du chef de la circonscription de la douane du Chari-Baguirmi pour la délivrance des quittances leur permettant de faire le trafic. Elles ont organisé un point de presse ce samedi 18 juin à l’école Chagoua FDAR pour dénoncer cette pratique. Reportage. 

Le chef de la circonscription de la douane du Chari-Baguirmi Saleh Abakar Annour refuse de donner la quittance aux personnes handicapées selon le constat fait par ces dernières. Depuis quelques jours, elles ne peuvent pas traverser le pont de N’Guéli vers Kousseri, au Cameroun, pour exercer leurs activités. Furieuses, elles donnent 3 jours au chef de la circonscription de la douane du Chari-Baguirmi Saleh Abakar Annour pour revenir à des meilleurs sentiments. Au cas contraire, les personnes à mobilité réduites promettent de ramper jusqu’au domicile du chef de circonscription de la douane. Selon Ali Oussimbédé Justin porte-parole des personnes handicapées, le chef de la circonscription n’est pas au-dessus du président du Conseil Militaire de Transition (CMT) qui leur a donné l’autorisation d’exercer leurs activités de Kousseri à N’Djamena. « M. Saleh Abakar Annour nous traite de fraudeurs. Mais nous ne sommes pas des fraudeurs. Depuis 3 semaines que nous faisons le trafic, on importe du jus, du sel, etc. Nous venons à la douane pour faire la déclaration des marchandises à importer avant de traverser la frontière. Mais il nous refuse la quittance », explique-t-il. Ali Oussimbédé Justin ajoute que Saleh Abakar Annour est un danger pour les personnes handicapées. Alors si rien n’est fait dans les 72 heures qui suivent, elles vont renouer avec les journées sans tricycle, c’est-à-dire ramper jusqu’au domicile de Saleh pour obtenir gain de cause.

Le porte-parole des personnes handicapées dénonce également ce qu’il qualifie de discrimination à leur égard et affirme que si quelque chose arrive à une personne handicapée, cela relève de la responsabilité du chef de la circonscription de la douane du Chari-Baguirmi Saleh Abakar Annour. L’occasion pour lui d’apprécier à sa juste valeur la bonne collaboration entre les personnes à mobilité réduites et la police en faction au niveau du pont de Gueli. Selon Ali, la police ne les dérange pas dans l’exercice de leurs activités. Mais pourquoi un individu ? s’interroge-t-il.

Les personnes handicapées sont autorisées par les autorités de la transition depuis février dernier à traverser le pont de Gueli pour leurs activités génératrices de revenus. Plus de 200 personnes ont obtenu ce permis et traversent le pont depuis plus de trois semaines déjà.

Kouladoum Mireille Modestine

Le gouvernement tchadien a pris des mesures pour barrer la route à la propagation de la Covid- 19 depuis mars 2020. Ces mesures sont levées ce vendredi 17 juin 2022 par le gouvernement de transition. Quelques Tchadiens rencontrés donnent leurs impressions. Vox pop

Abdoussamad Abdoulaye, soutient « C’est un soulagement pour la population tchadienne qui éprouve beaucoup de difficulté quant au port des masques et les salutations par la main qui est entré dans leur habitude. Au début les forces de l’ordre nous mataient quant au non-respect de ces mesures. On ne sortait pas de la maison de peur de tomber dans les mains des policiers. Même l’accès dans les structures sanitaires est un problème. Maintenant que les mesures sont levées, on peut aller et revenir sans difficulté et nous nous réjouissons pour cela ».

Bazam Baizina, affirme  « La Covid-19 à fait son temps, elle a marqué l’histoire. On a vécu le confinement, le port obligatoire des masques, le lavage des mains, la distanciation sociale, etc. Toutes ces mesures ont modifié notre vie à un moment donné. Aujourd’hui si le gouvernement lui-même décide de lever ces mesures c’est  une bonne nouvelle pour nous. Puisque le confinement était  brusque et inattendu. Ce qui me réjouit dans le confinement est le taux de vol et de braquage a diminué drastiquement ».

Ahamt Tchoroma, dit « j’apprécie la levée des mesures barrières par le gouvernement. Mais je demande tout de même à la population d’être vigilante et prudente. S’il y a lieu de respecter les mesures barrières quand on se trouve quelque part, il faut le faire. Car, on ne sait jamais ce qui va arriver.

Migne Irène, « je suis très contente parce que moi j’exerce les activités génératrices de revenus. Le confinement et tout ce qui va avec étaient comme une prison pour les commerçantes et surtout les vendeurs ambulants. Cette maladie nous a mis les bâtons dans les roues. On ne pouvait pas exercer normalement nos activités et tout devient difficile pour nous autres. Maintenant que les mesures sont levées, on va exercer nos activités sans peur ni crainte donc je remercie mon Dieu et je vais en même temps élargir mes activités.   

Propos recueillis par Haoua Adoum      

À l’occasion de la fête de musique, l’artiste engagé Ray’s Kim a animé ce matin 17 juin une conférence de presse sous le thème « Une voie, un peuple » à l’Institut français du Tchad (IFT). Reportage.

Il est 10h passé, Rays’kim accompagnés des quatre autres artistes locaux et le Directeur délégué de l’IFT ont fait leur apparition dans la grande salle de conférence de l’IFT.

À l’entame de ses propos, l’artiste a tenu a remercié l’audience venue pour la circonstance et le panel pour leur présence. Pour Rays’Kim, c’est un honneur et une fierté de répondre présent à l’appel de l’IFT qui a depuis toujours soutenu les artistes tchadiens, les a accompagnés et les a valorisés surtout lors de la fête de musique. Il souligne que contrairement aux années antérieures, cette année, l’IFT a invité un seul artiste pour la circonstance : lui. Il a ajouté aussi, pour équilibrer la piste, « j’ai invité quatre autres artistes, deux anciens, il s’agit de N2A Teguil et de Matibéye G  et deux autres de la nouvelle génération montante, la rappeuse Wawi-B et l’artiste Lyguy ». Rays’Kim rappelle au gouvernement et le ministère de la Culture en particulier à prendre ses responsabilités pour créer un cadre idéal pour les artistes tchadiens afin d’exprimer leur talent et aussi valoriser leur œuvre qui a de la peine à évoluer.

Pour Pierre-Hubert Touchard, Directeur délégué de l’IFT, c’est la deuxième conférence de presse dédiée à la fête de la musique. Il a rappelé que cette fête a été célébrée pour la première fois en 1982 sous l’égide du ministre de la Culture de la France, André Henry.  Il relève que depuis lors, « cette fête est célébrée dans plusieurs pays du monde et à travers plusieurs actions notamment dans les instituts français afin de promouvoir la musique ». Il ajoute qu’au Tchad, l’institut qu’il pilote organise cette année la fête à travers trois concerts, « deux avant le jour de la fête, qui sont, la présentation de l’album du jeune artiste, Oumaarson Jérusalem célébré le 11 juin dernier, le concert d’Afrotronix qui sera célébré demain 18 juin à 19H et enfin le jour J-1, le concert de Ray’s Kim et ses invités », conclut-il.

Rappelons que l’Institut français du Tchad organise depuis plusieurs années la fête de la musique à N’Djamena. Cette année, elle sera célébrée sur plusieurs couleurs avec un seul artiste et ses invités.

Abderamane Moussa Amadaye
Ousmane Bello Daoudou

Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, en appui avec le centre de recherche pour le développement durable et de formation (CERDEF), ont précédé ce vendredi à la mise en terre de plusieurs plans dans la ceinture verte de Gassi, dans le 7e arrondissement de la commune de N’Djamena. Cette mise en terre s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la désertification. Reportage.

A l’occasion de la journée de la lutte contre la désertification, le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, avec l’aide du CERDEF ont mis en terre plus 80 plans dans la ceinture verte de Gassi, dans le 7e arrondissement. Le Tchad est l’un des pays du sahel le plus menacé par la désertification et de l’avancée du désert. Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement avec ses partenaires a initié plusieurs projets pour freiner cette avancée, en créant des ceintures vertes. Ce projet de ceintures vertes a permis au gouvernement de planter depuis quelques années des milliers d’arbres autour de la capitale tchadienne.

Pour le PDG du CERDEF, Oung-Vang Josué, cette journée rappelle beaucoup de choses, compte tenu de ce fléau qui menace l’humanité. Selon lui, le centre, avec son partenaire le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable ont organisé cette cérémonie pour commémorer la journée en plantant des arbres pour lutter contre la désertification. Il souligne que le monde est menacé par le changement climatique, en particulier le Tchad qui est plus exposé et vulnérable à l’avancée du désert. « Il y a une forte mobilisation aujourd’hui, cette mobilisation se traduit par une lutte contre ces changements climatiques. Cette lutte doit être durable », insiste-t-il. M. Oung-Vang soutient que pour lutter contre l’avancée du désert, il faut planter les arbres et les entretenir. Il constate que le Tchad est menacé par l’avancée du désert, en exhortant la population à prendre conscience de la situation. Selon lui, il faut une sensibilisation d’urgence. Au sujet de l’abandon des arbres plantés, il reconnaît que ce sont des ratés, mais il faut sensibiliser les populations qui vivent tout autour de la ceinture verte. Le PDG suggère qu’on change aussi la stratégie de protection. Il propose une nouvelle stratégie appelée jardin forêt qui consiste de planter des arbres épineux comme enclot avant planter les arbres.

Le chargé de suivi de plantes, Laga Fourtouin, ajoute que la mise en terre des arbres a été faite par le passé, mais cela n’a pas marché à cause d’un manque de suivi. Il assure que cette fois, ils ont décidé de reprendre la mise en terre de plantes et il s’engage lui-même à suivre ces plantes. Il explique que ces plantes sont des plantes qui résistent aux changements climatiques et aux intempéries.

Pour empêcher les chèvres d’y entrer, il est aussi prévu de faire de tranchets tout autour de la ceinture verte.  Ils ont aussi prévu de construire un château à base de l’énergie éolienne pour arroser les plantes.

Jules Doukoundjé  

Selon la Convention internationale des droits de l’enfant, l’Enfant est tout être humain âgé de moins de 18 ans. Les enfants sont des êtres vulnérables ayant besoin d’un environnement favorable pour un meilleur épanouissement. Mais ce vendredi 17 juin 2022, sur le dépotoir de Gassi, 3e arrondissement de N’Djamena, les enfants fouinent dans les poubelles. Devant les sandwicheries, ils triment et placent de bouts de papiers sur les motos moyennant une somme modique. Certains citoyens déplorent la situation de ces enfants qui passent leur journée sur les poubelles. Reportage.

Vendredi.11 heures. Sur le dépotoir de quartier Gassi des enfants fouillent dans les poubelles. Ces tas d’ordures arrosés par la pluie d’hier nuit dégagent des odeurs nauséabondes. Derrière ce large dépotoir se trouve une grande tranchée. Tout autour de ces enfants qui tournent et retournent les moisissures n’est que danger. Hors micro, un jeune qu’on surnommera Melcar, pour préserver son identité, dit que cela fait plusieurs mois qu’il fouille ici. D’après ce mineur, ces parents n’ont rien, il fait cela pour assurer son quotidien. Il refuse de dire où il habite. Mais il confirme quand même les dangers encourus à travers son activité sur les poubelles. Ces camarades voire des petites filles refusent de parler. Tout est abandonné dans ce dépotoir : les chiens morts, les chats, les excréments des animaux, les défécations à l’air libre. À quelques mètres de la voie principale, Gédéon Djong-maila vient en ville. À son avis c’est dommage de voir ainsi ces enfants dans ces coins insalubres. « Les mots me manquent, peut-être, les autorités peuvent s’approcher d’eux et les écouter. Certainement elles comprendront le mobile réel de leur campement sur ces poubelles », exprime-t-il.

« À peine, la journée de l’Enfance vient d’être célébrée. Voyez ce qui se passe, il faut qu’une sensibilisation soit faite auprès des parents. En toute sincérité, certains parents sont irresponsables, ils ne surveillent absolument pas leurs progénitures. Ces enfants-là qu’est-ce qu’ils bénéficient par rapport aux autres de la protection de l’enfance », lance Serges Madjirangué l’air dépité.

Selon l’article 3 de la Charte africaine des Droits de l’Enfant, « Tout enfant a droit de jouir de tous les droits et libertés reconnus et garantis par la présente Charte, sans distinction de race, de groupe ethnique, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'appartenance politique ou autre opinion, d'origine nationale et sociale, de fortune, de naissance ou autre statut, et sans distinction du même ordre pour ses parents ou son tuteur légal. »  Parmi ces droits, les plus visuels sont : le droit à un nom et une nationalité, le droit à l’éducation, le droit à la santé et aux services médicaux, le droit à l’alimentation, le droit d’être vêtus, le droit d’être protégé, droit aux loisirs, aux activités récréatives et culturelles.

Au Tchad, la constitution, le code de travail, le Plan National d’Action en Faveur de l’Enfant Tchadien (PRONAFET) du 31 août 1995 et autres garantissent les droits de l’enfant. Sur le plan international, quelques conventions et traités ratifiés par le Tchad sont aussi favorables aux enfants. Par exemple, la Convention des droits de l’Enfant (1989), la Charte africaine des droits de l’Enfant, l’Organisation internationale de Travail, la Déclaration des droits de l’enfant en 1959, la Convention relative aux droits de l'enfant. Pour permettre aux enfants tchadiens de jouir vraiment de leurs droits, les autorités tchadiennes doivent redoubler d’efforts dans les actions en faveur des enfants.

Moyalbaye Nadjasna

Le Tchad est considéré comme l’un des pays le plus pauvres de la planète avec 42% de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté selon le rapport de la Banque Mondiale de 2018. Les enfants sont directement ou indirectement affectés et exposés par cette pauvreté. Très peu vont à l’école, certains abandonnent l’école à mi-chemin et d’autres finissent soit dans la rue ou dans l’extrême délinquance. Sur proposition du ministre de la Femme et de la Protection de la Petite Enfance, les conseillers nationaux  ont adopté une loi portant transformation du Centre Espoir de Koundoul en Centre National d’Accueil, de Rééducation et Réinsertion des Enfants Vulnérables (CNARREV), pour protéger, surveiller, rééduquer et réinsérer les enfants vulnérables et ceux en conflit avec loi. A l’occasion de la fête de l’enfant africain, l’équipe de Ialtchad Presse s’est rendue à Koundoul, au CNARREV. Reportage.

Situé à 28 Km sud de la capitale tchadienne, dans la sous-préfecture de Koundoul, le Centre National d’Accueil, de Rééducation et Réinsertion des Enfants Vulnérables (CNARREV) a hérité par une loi adoptée par les conseillers nationaux en avril dernier l’ancien Centre Espoir de Koundoul crée en 1961. Il est quadrillé par un mur en ciment avec une seule porte d’entrée. Le CNARREV est étalé sur une superficie de 380 hectares et comporte  quatre (4) dortoirs, une infirmerie, une salle de couture et un grand hall divisé en deux (2), l’un pour la formation professionnelle et l’autre pour le réfectoire.

Hinfiene François Pateziari, Inspecteur principal d’Éducation spécialisée et responsable du CNARREV souligne que la mission du Centre est la protection, la surveillance, la rééducation et enfin la réinsertion sociale des enfants vulnérables. « À travers ses actions, le Centre contribue également à prévenir la délinquance juvénile et apporte des solutions pour des enfants en situation difficile », dit-il. Sur l’éligibilité de l’intégration du Centre, le responsable soutient qu’il y a toute une procédure. « L’âge requis est compris entre 11 à 17 ans révolue », il ajoute,  « Il y a aussi une loi qui définit toutes les conditions de placement d’un enfant ».  M. Hinfiene François Pateziari dit brièvement que le placement d’un enfant sera précédé par une étude sociale qui va déterminer le problème de l’enfant. Il rappelle qu’il ya différentes catégories d’enfants qui seront pris en charge par le Centre, entre autres les enfants en dangers (les maltraités, la déperdition scolaire), les orphelins, etc.

Par rapport à la réinsertion, le responsable CNARREV explique que cela se fait à travers plusieurs activités, « une fois que les enfants sont accueillis au Centre, démarre automatiquement la prise en charge de ces derniers ». Il définit la prise en charge sur plusieurs angles. D’abord, c’est la prise en charge psychologique et psychosociale, ensuite, alimentaire et vestimentaire, et enfin la pris en charge sanitaire, « tout cela concours à la restauration de la personnalité de l’enfant qui est perturbé par les évènements qui l’a vécu soit chez ses parents ou dans la rue », affirme-t-il. De plus, les enfants bénéficient aussi des formations professionnelles au sein du Centre. Il y a la soudure, la menuiserie, le mécanique, l’agriculture, etc. « Les différentes formations contribuent à la restauration de la personnalité de l’enfant et le prépare à retourner dans une vie normale, dans la famille et à s’insérer de façon honorable dans la société », dit-il.

Le Centre Espoir de Koundoul érigé en Centre National d’Accueil, de Rééducation et Réinsertion des Enfants Vulnérables (CNARREV) est un établissement public avec une autonomie de gestion. Tout est fin prêt pour la mise en marche du Centre, il ne manque que la nomination des cadres et  la construction des niveaux bâtiments pour accueillir les enfants.

Abderamane Moussa Amadaye  

Les épreuves écrites du baccalauréat session de juin 2022 vont se dérouler du 20 au 25 juin 2022. Ce 17 juin, les candidats sont dans la phase de recherche des centres de composition auxquels ils sont admis à composer. Du côté de l’administration, les derniers réglages sont déjà faits. Reste à numéroter les tables-bancs.

Finis avec les cours, les devoirs de classes et les compositions. Les élèves de la classe de terminale sont désormais appelés candidats au baccalauréat session de juin 2022. À deux jours du déroulement des épreuves écrites, candidats et administrateurs sont occupés dans les préparatifs. Au lycée Félix Éboué ce matin les candidats entrent et sortent du Lycée à la recherche de leurs noms sur la liste affichée dans les centres d’examen. Certains candidats parcourent deux à trois centres pour retrouver leurs noms. Ceux qui ont vu leurs noms retenus dans le centre du lycée Éboué sont rassurés et attendent le 20 juin pour affronter les épreuves écrites.

Du côté de l’administration, toutes les dispositions sont prises pour le déroulement du baccalauréat a laissé entendre Pabamé Gouara, proviseur du lycée Félix Eboué scientifique. « Nous allons nous réunir demain avec les surveillants, les coordonnateurs et superviseurs du centre pour une communication. Nous allons mettre à la disposition de tous les acteurs qui vont intervenir dans le déroulement du baccalauréat, le document que l’ONECS a mis à la disposition. Demain, nous allons numéroter les tables-bancs et allons attendre le lundi pour le démarrage des épreuves », explique-t-il. Il ajoute que le président du centre était de passage pour remettre la liste définitive des candidats. Sinon le lycée a procédé, il y a quelques jours à la distribution des cartes biométriques aux candidats.

Eaux, électricité, carburant, gaz et denrées alimentaires sont des nécessités du quotidien dans la vie des ménages. Au Tchad, l’accès à ces besoins vitaux est un problème sérieux. Une situation qui rend difficile la vie des Tchadiens. Un véritable casse-tête. Qu’est-ce que pourrait être à l’origine ? Chronique.

Difficile à comprendre et très difficile à réaliser aujourd’hui à N’Djamena capitale tchadienne. Depuis une semaine, les ménages souffrent pour recharger leurs bonbonnes de gaz butane. A brouette, à moto ou en véhicule, des chefs de  famille et des majordomes ou « domestiques » parcourent des quartiers sans lueur d’espoir. Interrogation. Mystère et boule de Crystal. Comment ces ménages se débrouillent pour, ne serait-ce que, faire la cuisine ? Voilà la pénurie sévit. Et le charbon et le bois de chauffe sont interdits. Le Tchadien se demande dans combien de temps encore son ménage va continuer à en souffrir ?  

Hier c’était la pénurie du gasoil qui défrayait la chronique dans les médias. Jusque-là aucune raison claire n’a pu élucider cette pénurie à N’Djamena et sur le territoire national. Aucune explication. Ni la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), ni l’Autorité de Régulation du Secteur pétrolier Aval Tchad (ARSAT) d’ailleurs suspendue, ni la mini-raffinerie aucune de ces institutions pétrolières n’a daigné dire un mot aux Tchadiens. Ils croient ne pas redevables à la population tchadienne. Eux, les intouchables de ce qui reste de cette république de clans, des amis, des familles et des brillants incompétents.

L’eau c’est la vie, l’électricité, c’est la vue, a-t-on coutume de scander la Société nationale d’électricité et celle des Eaux, dans ses spots publicitaires qui courroucent les téléspectateurs. Des sociétés d’État qui existent sans rendre les services auxquels les abonnés ont droit. Elles se permettent encore de croire qu’elles servent les Tchadiens. Tellement les Tchadiens peinent au quotidien pour profiter de leurs services qu’ils immigrent peu à peu vers le solaire, affectueusement appelés « panneaux ». Bientôt, espérons que ces sociétés feront faillite. Et c’est tant mieux pour tous…enfin peut-être.  

La souffrance est partout que dans certains quartiers, lorsqu’il n’y a pas l’électricité, que lorsque l’eau ne coule plus, les gens se rouent vers les pompes à motricité humaine chez les voisins. L’électricité alors, c’est carrément la terreur des N’Djaménois. L’électricité arrive, s’il arrive à 1heure du matin pour être repris dès 7h. La majorité des Tchadiens des vieux quartiers centraux dorment dans le noir, vivent dans le noir. Et se réveille le lendemain avec des dirigeants aussi ténébreux et magouilleurs dans leurs décisions que fanfarons dans leurs promesses. Ils n’anticipent rien. Ils ne prévoit rien. Ils n’ont aucune solution, navigue à vue. Alors que gouverner c’est prévoir, et prendre soin des siens. Gouverner pour eux c’est rester dans le déni. Dans l’obscurité de l’incompétence.

J’erre en ville à la recherche de ma bonbonne de gaz. Et d’un peu de lumière. Je n’ai toujours pas trouvé ma bonbonne de gaz. Mon quartier est plongé dans l’obscurité. Mon « taco » manque de carburant, les stations-services manquent d’essence et de gasoil. J’ai de la peine pour mon pays, pour tous ces braves gens qui se remettent toujours à Dieu, à Allah. Je suis tenté de paraphraser le titre du roman du défunt écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma… « Allah n’est pas obligé », ce titre va parfaitement à ce pays. Les pénuries ne sont pas l’affaire de Dieu, mais celle d’hommes et d’incompétence.

Moyalbaye Nadjasna

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