Aujourd'hui 6 sur 10 adultes tchadiens sont infectés par la carie dentaire. Une maladie qui fait de plus en plus rage surtout en cette période où le climat devient frais et stable. Pour ce nouveau numéro chronique santé, Ialtchad a rencontré cet après-midi, 30 octobre 2022, Dr Gon-goto Dingaotoloum Alphet, médecin généraliste à la clinique providence pour faire lumière sur cette maladie qui endommage les dents. Chronique.
Selon le Dr Gon-goto, la carie dentaire est une infection du tissu dentaire. Cette infection est la conséquence d’un manque d'hygiène bucco-dentaire. Il souligne que les causes sont multiples parmi lesquelles, l'hygiène bucco-dentaire inappropriée, l'alimentation concentrée en sucre. «Les personnes qui ont tendance à consommer des aliments sucrés sont exposées à cette infection buccale », a-t-il confié. Il affirme que les bactéries se multiplient plus dans le milieu sucré, dans le glucose et ceux ou celles qui consomment sont touché(e)s par cette maladie, a-t-il dit. Dr Gon-goto affirme qu'elle n'est pas héréditaire, comme certains le pensent. «Les microbes viennent à l'air libre, ce sont des micro-organismes, la carie n'est pas héréditaire. Elle est acquise».
Au sujet de la manifestation de cette maladie, il soutient qu'elle se déclare par une douleur vive au niveau du collet dentaire. «On peut avoir une érosion dentaire et le signe pathognomonique c'est la douleur dentaire» explique-t-il. Il ajoute, que cette maladie à des conséquences graves sur la santé humaine. «Elle peut même entraîner la mort du patient quand les complications surviennent», a-t-il laissé entendre. Il explique que la bactérie au niveau des dents peut migrer jusqu'au niveau du cœur et entraîner une endocardite bactérienne et cette dernière peut entraîner une mort subite chez le patient. Il poursuit que les conséquences sont multiples. Toujours sur les impacts de cette maladie, le médecin généraliste affirme que le patient pourrait extraire ou perdre une de ses dents ou plusieurs si elles sont affectées. Sur la question de la prévention, M. Gon-goto invite tout le monde à se brosser les dents tous les jours, d'éviter de consommer trop de sucre et surtout éviter de grignoter entre les repas. « Il y a des gens qui mangent 5 à 6 fois par jour et ce ne sont pas de repas appropriés », a-t-il dit.
Le médecin généraliste invite la population, atteint ou non de cette maladie à se faire consulter par un dentiste chaque deux 3 à 6 mois. S'agissant du traitement, Dr Gon-goto dit « la meilleure reste la prévention. Prévenir vaut mieux que guérir ». Il poursuit qu'il y a aussi l'extraction dentaire et pour éviter la complication, il faut une biothérapie. Il insiste toujours sur la prévention, «il faut se brosser deux fois par jour surtout avant de dormir, éviter de boire des choses glacées, etc. »
Abderamane Moussa Amadaye
Ce 29 octobre 2022 a eu lieu un point de presse animé par le président du Collectif d'action des jeunes pour la paix et le développement et l'émergence du Tchad (CAJPDET) Mahamat Almahadi Abderamane. Il promet organiser une caravane de sensibilisation de paix à l'endroit des cordonniers sur l'ensemble du territoire national.
Le point de presse a commencé avec un léger retard. À l'entame de ses propos, Mahamat Almahadi Abderamane affirme que les cireurs, les diplômés sans l'emploi, les motos taxis (clandos) sont les cibles des politiciens. C’est cette catégorie, selon M. Almahadi, qui ont été naïvement entraîné dans le projet obscur de conquête de pouvoir par la violence. Il soutient que ces politiciens jouent sur la frustration des uns et des autres afin d’arriver à leurs fins. Il s'est indigné sur ce comportement qu'il juge irresponsable, « le Tchad se veut un état de droit, tous les auteurs et complices de cette situation dramatique doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes », a-t-il affirmé.
M. Almahadi Abderaman demande les différents partis politiques et autres organisations suspendus d'obtempérer et au gouvernement d'ouvrir un dialogue afin de les écouter et de trouver une solution définitive à cette crise. Enfin, le président a annoncé une caravane de sensibilisation sur l'ensemble du territoire national afin de conscientiser les jeunes cibles, plus particulièrement les cordonniers, a-t-il dit.
Rappelons que cette caravane commencera la semaine prochaine dans la ville de N’Djamena et le reste du pays.
Ousmane Bello Daoudou
Le ministre de la santé en partenariat avec L’UNICEF, le PAM (Programme alimentaire mondial) et OMS ( Organisation mondiale de la santé) organisent depuis vendredi 28 octobre 2022 une formation aux agents enquêteurs pour la collecte des données sur la nutrition à l’école nationale des agents sanitaires et sociaux. Reportage.
Ils sont au total 280 enquêteurs répartis dans 5 salles avec des formateurs qualifiés. Cette formation qui va durer 6 jours est répartie comme suit : 3 jours de théorie, 2 jours de pratique et une journée pour le texte pilote ou les enquêteurs iront texter les outils de collecte des données sur le terrain.
Mahamat Garba Issa, chef de service à direction de la nutrition et de technologie du ministère de la santé dit que cette formation s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la situation nutritionnelle par la technologie SMART, elle permet d’apprécier la situation nutritionnelle des enfants de 0 à 59 mois et des femmes en âge de procréer de 15 à 49 ans. Elle permet aussi d’estimer le taux de morbidité dans la population en général el les enfants de moins de 5 ans . Cette formation fait aussi partie de la « méthodologie smart » qui est une méthodologie simplifiée standardisée, qui permet d’évaluer la situation nutritionnelle des enfants de 0 à 5ans.
Il ajoute que cette formation est organisée pour évaluer la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de 6 à 59 mois, de la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 59 mois et de l’insuffisance pondérale et d’autres indicateurs en lien avec l’état nutritionnel d’un enfant par exemple les pratiques d’alimentation et d’hygiène. « Les maladies morbides, la diarrhée, la fièvre et il y a aussi les infections respiratoires », explique-t-il. Des indicateurs à collecter par l’équipe sur le terrain.
Pour lui la nutrition se définit comme un déséquilibre alimentaire entre l’apport et le besoin de l’organisme d’un enfant ou d’une personne âge. « Lorsque le corps a besoin d’une quantité d’un nutriment et n’arrive pas à avoir ces besoins, il y aura un déficit d’un ou de plusieurs nutriments dans le corps », explique-t-il. Il ajoute qu’à ce déficit d’autres maladies vont se déclencher et l’enfant va commencer à perdre du poids. Et va tomber dans la malnutrition. Il aura alors des pieds gonflés, des joues gonflées et des côtes visibles, souligne-t-il.
M. Mahamat Garba ajoute que les résultats issus de cette enquête vont permettre au gouvernement et à ses partenaires de prendre des décisions en matière de la nutrition. De planifier des interventions à travers la mise en place des programmes stratégique afin d’améliorer la situation nutritionnelle de la population en générale des enfants et des femmes en particulier. « Avec la crise alimentaire et la situation de l’inondation décrétée par le gouvernement, il est important d’évaluer la situation pour intervenir », conclut-il-il.
Notons qu’après cette formation, les 280 enquêteurs seront évalués et les meilleurs d’entre eux seront retenus pour mener les enquêtes dans les 23 régions du Tchad.
Haoua Adoum Ibeth
Abattue par 2 balles réelles selon l’autopsie devant chez lui à Chagoua le 20 octobre dernier lors de la manifestation qualifiée par le gouvernement de transition d'insurrection armée. La dépouille du journaliste Narcisse Orédjé a été enfin levée ce vendredi 28 octobre. Et acheminée au quartier Walia dans la maison familiale pour les funérailles. Ses proches, amis, collègues et connaissances lui ont rendu leurs derniers hommages. Reportage.
Il est 9h lorsque la dépouille du journaliste Orédjé Narcisse est acheminée à la maison familiale vers 10h. Sur place, amis, connaissances, voisins, famille biologique, famille journalistique et associative à la place mortuaire. Dans la foulée, des femmes, des hommes et des enfants vêtues tous en habit noir à l'effigie du défunt et écrit blanc sur noir sur leurs t-shirts, « Justice pour Narcisse». Tout le monde était triste, les visages tirés, les yeux mouillés de larmes. Sa famille, ses amis, ses voisins et certains de ses collègues de travail étaient inconsolables. Plusieurs témoignages parmi lesquels ceux de sa famille et de ses collègues de travail décrivaient un homme paisible, un journaliste sérieux, rigoureux et altruiste. Pour Adnely Carine, la cadette du défunt témoigne que son frère a été abattu devant chez lui à Chagoua par une balle réelle. Selon elle, il a laissé un grand vide que personne ne peut combler dans la famille. « il a pris la charge de la famille et aussi de ses frères et sœurs» a-t-elle dit. Elle ajoute, « après l'obtention de mon bac, il m'a orienté pour le choix de ma filière et financé l'entièreté de mes études», a-t-elle précisé.
Pour Nekoura Josué, vice-président de l'association Libre Afrique Tchad dont fait partie feu Narcisse a intégré l’association en 2017 à la suite d'une formation ténue en août à N’Djamena. Il justifie qu'il a été désigné Secrétaire Général de cette association à la suite d'une Assemblée extraordinaire jusqu'à sa mort. Selon lui, Narcisse était un homme loyal, intègre très professionnel, compétent qui a le sens de responsabilité, Journaliste polyvalent à l’aise dans la presse écrite, à la radio, à la presse en ligne. Il affirme que, « Libre Afrique perd un collaborateur hors pair, toujours disponible », a-t-il dit. Il finit, « Narcisse Oredjé, sache que ton combat pour l'égalité et la justice, les œuvres que tu as commencé, nous allons les poursuivre quoi qu'il arrive. Tu peux en être rassuré ». Il ajoute, «Tout ce monde qui est là en plein midi, est là pour une seule chose la liberté que tu as toujours défendue et qui t'a valu le prix même de libre Afrique internationale», martèle-t-il.
Sa famille maternelle, paternelle, ses collègues de travail et des religieux ont témoigné en parlant d’un homme courageux, brillant et travailleur qui a laissé derrière lui une veuve et un enfant d'un an et cinq mois. Narcisse a été inhumé dans l'après-midi à Kournari. Une localité située à plus de 30 km de N'Djamena.
Noël Adoum
Abderamane Moussa Amadaye
Le consortium des organisations de la société civile en partenariat avec ONG, ASHA, l'association panafricaine et le ministère de l'Environnement ont organisé une conférence-débat ce vendredi 28 octobre au musée national. Cette conférence est placée sous le thème : « les organisations de la société civile face aux défis du changement climatique au Tchad ». Reportage.
L’objectif de la conférence débat est d'expliquer qu’est-ce que : le changement climatique. Mais aussi, sensibiliser et éduquer à la justice climatique.
Mahamat Alifa Abouna président du consortium affirme que cette conférence est l'occasion de se pencher sur la manière dont les organisations de la société civile font face aux changements climatiques au Tchad. Elle vise à faire respecter les obligations face à ces changements, les droits de chacun à vivre dans un environnement sûr, propre, sain et durable pour la jouissance effective de droit de l'homme. Elle sensibilise sur l'interdépendance entre les droits de l'homme, droit à un environnement sain et le droit à la nature, etc. Elle sensibilise sur l'éducation à la justice climatique, les outils de la lutte contre le changement climatique et comment faire respecter les droits fondamentaux et leurs conséquences matérielles explique-t-il.
Le panelliste Hassan Bichara lors de sa présentation dit que le changement climatique provoque des variations à long terme des températures et des conditions métrologiques. On peut aussi les définir à travers leurs effets, les différents comportements que les gens ont adoptés vis-à-vis de ses phénomènes. Le changement climatique est causé par l'homme. Il contribue à la dégradation du climat par les gaz à effet de serre et la destruction de la forêt, dit-il. « Dans le monde, sécheresse, crise alimentaire, risque sanitaire, perte de la biodiversité, extinction des espaces animales ». Il a souligné que le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, l’augmentation du niveau des mers, l’intensification des pluies dans certaines zones contre la raréfaction des pluies dans d’autres, la crise agro-alimentaire, les conflits qu’il engendre, les inondations qui impactent nos vies, etc. Les défis du changement climatique sont aussi la connaissance des textes nationaux et internationaux sur le climat, la mobilisation et l’engagement des acteurs, l’implication dans la mise en œuvre des politiques environnementales, faire des plaidoyers, prendre des initiatives communes et avoir accès aux financements.
Cette conférence a vu la présence des leaders de la société civile, le représentant du ministère de l'Environnement et bien d'autres invités de marque.
Ousmane Bello Daoudou
Haoua Adoum Ibeth
Le président du parti Union des démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) Max Kemkoye a organisé une conférence de presse relative aux événements du 20 octobre dernier appelés « jeudi noir », hier jeudi 27 octobre au quartier Moursal dans le 6e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena. Reportage.
Suite aux manifestations réprimée du 20 octobre dernier qui a causé un nombre important de perte en vies humaine, les enlèvements, les arrestations et les dégât matériels, le président de l'UDP n'est pas resté à la marge. Il affirme que depuis le 20 octobre, le pays est entré dans une crise politique et s'achemine vers un totalitarisme absolu où tous les pouvoirs ainsi que les activités de la société civile, de toute opposition organisée, sont soumises et contrôlés par un système. « Exprimer ses droits et libertés est synonyme d'insurrection et peut être réprimée dans le sang ». M. Kemkoye condamne, selon lui, ce carnage inimaginable qui défie toutes les statistiques macabres de répression des manifestations pacifiques. « Nous affirmons que ce crime politique planifié est bel et bien un crime parfait, dans la mesure où en raison des finalités et les moyens utilisés, les autorités de N’Djamena invoquent la légitime défense pour protéger les forces de défense et de sécurité armées face à des citoyens à mains nues ».
Max Kemkoye déplore la position de la CEAC sur leur communiqué final désignant le président Félix Antoine Tshisekedi comme facilitateur. Facilitateur entre qui et qui ? « Nous attendons de précision sur la nature, l'agenda, les procédés et les objectifs de cette facilitation », dit-il. Il affirme qu’au-delà des déclarations officielles il faut questionner la motivation intrinsèque ayant commandé cette boucherie d’une rare violence. « Les institutions habilitées doivent ouvrir une enquête indépendante à l'effet de clarifier et de situer l'opinion nationale dans cette architecture confondue de responsabilité ». Dans cette conférence de presse, il souligne que le Mouvement patriotique du Salut (MPS) ex-parti au pouvoir n'a aucune leçon politique à donner aux Tchadiens sauf celles des crimes politiques, crimes économiques et crimes de sang. Selon ses propos, ce funeste parti doit se taire que de verser dans des déclarations pompeusement irréprochables et hystériques. « Nous apprenons de leur bouche que c’est tantôt une insurrection, tantôt un coup d'État. Est-ce un début d'ivresse de pouvoir du nouvel arrivant ou c'est le déni de réalité ou un nihilisme politique ? Il ajoute que le coup d'État suppose l'existence d'un plan opérationnel et tactique coordonné et d'importants moyens logistiques et militaires de troupes, des finances, c'est pourquoi les acteurs politiques doivent sortir de leur mesquinerie habituelle et s'affirmer durement pour sauver la démocratie et les libertés. Cela exige l'implication sincère et active de la communauté internationale. Il est encore possible pour faciliter l'ouverture en urgence d'un dialogue politique à minima devant conduire à l'apaisement.
Ousmane Bello Daoudou
Les eaux de Chari débordent dans les 3e, 4e et 5e arrondissements de la ville de N’Djamena. Reportage.
Il est 11h passé au bord du fleuve où les uns se lavaient et d'autres construisent, des enfants jouent et des femmes lavent leurs ustensiles à un mètre des eaux et de leurs domiciles. Pour les habitants, ces derniers ont été un véritable calvaire. « Toutes nos maisons sont par terre. Nous dormons dans la cour à la merci de la fraîcheur et des moustiques avec des maladies. Mes enfants et moi tous sont malades », dit Denebel Carmelle. Un autre résident Banago Abel affirme qu’ils se sont organisés pour boucher tout le long de leurs devantures. « Nous nous sommes cotisés pour acheter les sacs vides pour les remplir de sable et les placer pour empêcher ce débordement ». Un troisième résident dit, « la montée des eaux est trop puissante. Les couches vulnérables de la population souffrent, certaines maisons sont tombées, des résidents ont préféré quitter les lieux. Certains résistent pour lutter et survivre puisqu'ils n'ont pas un autre endroit pour aller se réfugier ».
Selon les résidents, la majorité des victimes viennent des provinces pour une meilleure vie à N'Djamena. Ils font face à cette situation sans aucune aide. « Nous demandons aux autorités de penser à nous. Nous avons peur d’attraper des maladies telles que le choléra. Le risque de catastrophe existe, il peut arriver à tout moment. Je d'amande au gouvernement via ses partenaires de venir au secours de cette population ». Un habitant sous couvert de l’anonymat dit que certains délégués vendent cet espace qui est situé au bord du fleuve qui n'est pas sensé être habitable, ils le remplissent l’espace avec toutes les poubelles de la ville et ensuite construire. Comment l'eau ne peut pas s’infiltrer pour envahir les maisons.
Au marché à Mil, les commerçants sont dépassés. « Nous n’avons que nos yeux pour voir. Nous sommes impuissants. Nous passons toute la journée sans rien vendre. Pas de clients. L'eau suit le passage de caniveau depuis le fleuve, certains sont bouchés, au début de la saison pluies la mairie est venue touchée par endroit, mais aujourd'hui voilà les conséquences », Mahamat Matar.
Pour Mahamat Adam Moussa, ils sont devenus comme des sentinelles. Aucun client ne traverse cette eau pour venir acheter. « Nous demandons à la mairie de nous venir en aide en évacuant cette eau qui bloque tout et tue nos commerces à petit feu ».
Ousmane Bello Daoudou
Dans un contexte complexe et inattendu, le vice-président du parti Les Transformateurs, Moustapha Masri a annoncé ce 26 octobre à l'hôtel Radisson Blu sa démission de sa formation politique lors d'un point de presse. Il évoque une trahison de conviction et idéaux du Parti.
6 jours après le jeudi noir où plusieurs manifestants ont été abattus à balle réelle, d'autres blessés, arrêtés ou même certains leur trace reste inconnue. Le Vice-président de l'un des Partis organisateurs de cette contestation a annoncé devant la presse nationale et internationale sa démission de sa base politique, Les Transformateurs. Il n'est rien d'autre que Moustapha Masri, militant de l'ancien parti au pouvoir, le MPS.
Prévu à 11h, qui au départ annoncé comme un communiqué important du MPS, d'ailleurs même confirmé par l'un des organisateurs qui a affirmé, ‹‹ un militant du parti MPS va annoncer sa démission ››, le point de presse a démarré avec une heure retard. Grande est la surprise de toute la presse présente, Moustapha Masri, le numéro 2 de Succès Masra fait son entrée en blanc et une lunette teintée.
Dès sa prise de parole, le vice-président Masri compatit avec les familles endeuillées lors des évènements tragiques du 20 octobre passé. ‹‹ Je m'incline devant la mémoire des disparus et adresse mes sincères condoléances aux familles et au peuple...et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ››, a-t-il souhaité. Il a ensuite rappelé les raisons de son engagement en politique. Il relève, ‹‹ au nom de la justice, de l'égalité et de l'équité ›› qu'ils se sont engagés. Pour lui, les idéaux qui incarnent leur ambition et celle de la quête du pouvoir sont pacifiques et dans le respect des lois. ‹‹ Notre ADN est pacifiste et nos actions sont pacifiques ››, a-t-il déclaré. Il estime que ces idéaux ont été dévoyés et détournés sous le poids de plusieurs facteurs endogènes et exogènes. Masri pense au nom des valeurs de base du parti qu'il ne pourra plus faire chemin et rejette en bloc cette nouvelle voie et dit qu'il ne se reconnaît pas dedans. Il invite les militants des Transformateurs au nom des idéaux, qui sont la paix, l'unité, la fraternité de se désolidariser. Il appelle le Président de la Transition à privilégier la voie du dialogue et du consensus, qu'il estime nécessaire.
Par la suite, le Vice-président Masri a annoncé sa démission de son poste et aussi du parti. Il justifie, ‹‹ j'ai informé de ma décision le Président Succès Masra qui connaît d'ailleurs très bien mes convictions et mon attachement à la lutte pacifique ››, a-t-il martelé. À la fin de la lecture de son communiqué, un organisateur proche du MPS avait interdit aux journalistes à poser des questions. Un autre à côté avait lâché, ‹‹ telles sont les instructions ››.
Abderamane Moussa Amadaye