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Les sportifs tchadiens ont été honores hier 3 octobre. Une cérémonie dédiée s’est tenue dans un hôtel de la place. Ministre de tutelle, comité sportif, fédérations, associations, les sportifs de haut niveau, sportifs d’élite ainsi que les partenaires étaient tous conviés. Reportage.

Pour une fois, une soirée est dédiée au sportif tchadien. Commencée à 19 heures, l’ambiance dans la salle de cérémonie était conviviale. Un moment de détente et de retrouvailles entre amis. Une table ronde pour chaque invité. Le balai national à travers des pas de danse captivait l’attention des convives. Des jeunes filles d’une école de volleyball ont aussi par leur chorégraphie, apporté une touche spéciale à cette fête.

Selon la présidente d’organisation Mme Assel Memadji Solange, le sport est une activité sociale importante. « C’est un moyen idéal pour véhiculer le message de paix et du vivre ensemble. Un véritable vecteur de rassemblement. Le sport rassemble au-delà des considérations ethniques et religieuses », dit-elle. Elle demande aux Tchadiens de conjuguer leurs efforts pour le rayonnement du sport tchadien.

Promouvoir le sport tchadien reste une mission principale de l’Office national de la jeunesse et du sport (ONAJES), précise son coordonnateur. D’après lui, une telle soirée permet de repenser le sport tchadien dans son ensemble. Il évoque le manque d’assistance de son institution aux fédérations faute des difficultés financières. « Nonobstant tout cela, vous avez fait de votre mieux pour relever les défis sportifs tchadiens. Je vous rassure que nous resterons à jamais à vos côtés dans l’atteinte de tous vos objectifs. Certes, les moyens mis à votre disposition sont limités, mais je crois en votre engagement de donner des résultats », soutient-il.

Le président du Comité olympique sportif tchadien (COST) Me Djarma, est satisfait des indemnités octroyées par l’arrêté du ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’entrepreneuriat aux sportifs de haut niveau et ceux d’élite. Il affirme que les organisations sportives sans exception ont bénéficié de subvention. « Ce n’est pas le montant qui compte, mais c’est l’engagement continuel auprès du mouvement sportif pour avoir des résultats. Cet engagement a permis à chacune des organisations sportives de se doter d’un siège ». Me Djarma ajoute que la vitrine géographique d’une association sportive sont ses installations. Un tel environnement mettra les partenaires extérieurs en confiances et imposera le respect et la considération du Tchad précise-t-il. Aux sportifs, le président du COST déclare, « les moyens n’ont jamais fait un champion. Mais c’est lorsqu’on devient champion que les moyens arrivent. »  Être un champion c’est un problème mental dépendant de notre volonté à relever le défi, renchérit-il. Pour lui, une telle vision doit être le leitmotiv du sportif tchadien. « Les résultats apportent plus de moyens pour faire davantage avec plus d’ambitions », insiste-t-il.

Dans son propos, le ministre Routouang Mohamed Ndonga Christian encourage et félicite les Olympiens 2020 et les sportifs tchadiens en général. Avant de signer les conventions d’objectif avec les fédérations, il appelle les bénéficiaires à plus de responsabilité, de traçabilité et de recevabilité. « Les perspectives de Paris 2024 doivent nous conduire à avoir au moins 50 athlètes pour participer aux Jeux olympiques. Tel est l’objectif de cette convention », précise Ndonga Christian.

Des projets de construction de la cité des jeunes à Mandjaffa et des centres multifonctionnels dans les différentes provinces ont été annoncés par le président du COST. La remise des chèques aux représentants du Tchad au JO de Tokyo a clôt la soirée des sportifs.

Moyalbaye Nadjasna

La rentrée officielle dans les écoles publiques pour l’année scolaire 2021-2022 prévue pour le 1er octobre dernier n’a finalement eu lieu que ce 04 octobre. Les élèves, en vacances depuis 4 mois, ont repris timidement le chemin de l’école. Ialtchad Presse est allé dans certains établissements publics de la capitale tchadienne, N’Djamena, pour constater l’effectivité de cette rentrée des classes. Reportage

Trois semaines après la rentrée des classes dans les établissements privés, c’est au tour des établissements publics ce 4 octobre 2021 de reprendre les cours. À l’école Annexe d’Ardepdjoumal A, tout est prêt pour commencer l’année scolaire 2021-2022. Tableaux repeints, emploi du temps et planning des activités annuelles sont prêts. La répartition des classes aussi est faite. Sauf les élèves la présence des élèves qui n’était pas effective. La cour et les salles de classe sont restées vides. Quelques parents sont venus pour les inscriptions et les réinscriptions de leurs enfants. Pour le directeur de l’école annexe d’Ardepdjoumal A Mahamat Djidda, « les élèves ont des idées reçues par rapport à la rentrée des classes. Ils pensent toujours que la rentrée ne sera pas effective les deux premiers jours, donc il faut attendre 4 à 5 jours avant de venir à l’école », affirme-t-il. Il a toutefois indiqué qu’il ne faut pas donner cette chance aux enfants de rester à la maison.

Au Lycée Félix Éboué, quelques élèves et enseignants sont présents dans la cour, mais pas dans les salles de classe. Les élèves font la queue devant l’administration pour les inscriptions et les réinscriptions. Le proviseur du Lycée littéraire Chamsadine Mahamat Dahab indique que la rentrée des classes n’est pas conditionnée par les inscriptions ou les réinscriptions, les élèves peuvent regagner les salles de classe. Selon lui, la loi 16 permet à l’élève de commencer les cours avant de payer les frais d’inscription. Il ajoute que la liste des élèves est même affichée par niveau devant chaque classe. Le proviseur exhorte ses élèves à vérifier leurs salles de  classe où ils sont admis à faire cours. À la sortie d’une rencontre avec les chargés de cours, il annonce que les cours vont démarrer le 6 octobre, après la célébration de la journée mondiale de l’enseignant. 

Kouladoum Mireille Modestine

Le président du Comité technique spécial relatif à la participation des politico-militaires au Dialogue national inclusif (DNI), l’ancien président Goukouni Weddeye a dévoilé lors d’une rencontre avec la presse la stratégie mise en place par le comité qu’il dirige pour amener les politico-militaires à participer au DNI. Il exhorte ces derniers à participer massivement à participer au DNI. Reportage.

Le président du comité technique spécial relatif à la participation des politico-militaires au DNI prévu en novembre prochain, l’ex-président Goukouni Weddeye est sorti de son silence. Au cours d’un point de presse animé hier vendredi, il a dévoilé le plan d’action détaillé, les moyens et les étapes à franchir qui doivent conduire à la réussite du DNI avec la participation des politico-militaires. Selon lui, toutes contradictions qui ont engendré des conflits violents à travers le monde ont pris fin par le dialogue entre les différents protagonistes autour d’une table.

Le président du comité technique, visiblement fatigué, affirme que l’histoire des grandes nations est jalonnée par de grandes crises. Et le Tchad n’a pas échappé à cette règle. « Il est temps pour nous de trouver par le dialogue, la formule idoine pour que cesse à jamais la guerre, ses destructions et ses ruines », déclare-t-il. L’ancien président souligne que les Tchadiens ont une obligation morale et éthique d’emprunter le même chemin du dialogue, de la réconciliation et de la paix pour consolider l’unité nationale. Ils doivent s’inscrire comme peuple sur le chemin de la coexistence pacifique, seule option pour relever les défis du développement socio-économique. Le président du comité spécial estime que le temps du dialogue est arrivé. « Nous devons nous accepter mutuellement, chacun dans sa différence pour engager un débat franc, direct et sincère sur l’avenir de notre pays. Le Tchad appartient à nous tous et personne ne doit se sentir exclu », dit-il.

Le dernier ex-chef d’État tchadien en vie, estime qu’à l’issue de ce processus, les Tchadiens auront l’obligation de jeter des bases solides pour lancer un projet de société et de nouvelles manières d’envisager l’avenir dans le respect des institutions. À l’entendre, la structure qu’il pilote s’engage à rendre compte régulièrement et fidèlement à tous les Tchadiens et aux partenaires de l’évolution des échanges du comité avec les politico-militaires.

L’ancien président a en outre salué le président du Conseil Militaire de Transition (CMT) pour avoir créé les conditions de convier toutes les forces vives du pays, de l’extérieur et de l’intérieur, à un DNI afin de débattre dans la confiance et la sérénité de l’avenir du pays. « J’ai bien voulu accepter cette lourde, mais exaltante mission après mûres réflexions, tout en pensant à l’avenir de notre pays et à l’avenir des générations futures. Je pense surtout à la possibilité de trouver toutes voies et tous les moyens qui peuvent nous conduire vers un dialogue franc et constructif pour faire taire à jamais les armes dans notre pays ».

Jules Doukoundjé

Rien n’avance dans la revendication entre Esso Tchad et ses employés. Depuis le 2 septembre dernier,  les négociations n’avancent pas. Après concertation, les employés attendent de pied ferme la reprise des discussions. Reportage.     

Les négociations avaient été suspendues depuis le 2 septembre dernier, dit Dahasseal Dekoundou, porte-parole de la délégation Esso Tchad. « Tout ce qu’on vit ce sont des actes d’intimidations, mais les employés maintiennent leur position », dit-elle. Selon Mme Dahasseal, les employés s’opposent systématiquement à toute visite étrangère sur le site pétrolier de Komé. Elle affirme que leurs revendications n’ont pas toujours été entendues. « La direction dit que c’est moi le chef. Donc on ne s’est pas encore entendu sur quoi que ce soit pour parvenir à une solution ». La déléguée des employées d’Esso  indique que la validation de la vente entre Esso et Savannah Energy est conditionnée avec une visite sur le terrain. Elle déclare qu’ils ne sont pas impliqués dans leur discussion. « Mêmes les autorités tchadiennes ne sont pas non plus directement impliquées. C’est le paradoxe. Même si on devrait être impliqué, c’est côté personnel parce que c’est ce qui nous regarde. Les autres aspects c’est peut-être à l’État de voir », soutient Mme Dahasseal.

Selon les employés d’Esso Tchad, les deux sociétés sont très avancées sur d’autres points de la vente. D’après la déléguée, le problème qui se pose, Savannah Energy, n’est ni descendu sur les sites du Tchad ni sur celui du Cameroun. Pour elle et selon les informations qu’ils ont reçues, la délégation du nouvel acquéreur des actions d’Exxon Mobil semble visiter quand même un site au Cameroun. Juste après les employés camerounais les aurait aussi bloqués la suite de la visite de terrain, précise Mme Dahasseal.

La porte-parole de la délégation d’employés d’Esso rappelle que, le gouvernement a demandé le retour à la table de négociations, mais c’était resté sur la parole. « Il n’y a eu aucun cas pratique. Nous demandons peut-être au président du Conseil militaire de transition de s’impliquer personnellement pour qu’une solution puisse être trouvée », plaide-t-elle. Concernant la prise en charge de leurs revendications, Mme Dahasseal  souligne qu’en principe, certains points doivent impliquer Savannah Energy. Mais selon elle, la directrice d’Esso leur a répondu clairement qu’aucun point de leurs revendications ne regarde Savannah Energy. « Tout notre vœu est de discuter et sérieusement avec la direction d’Esso Tchad pour de solutions définitives ». 

Moyalbaye Nadjasna

La coordination des actions citoyennes Wakit Tama a appelé à une marche pacifique dite de protestation ce samedi 02 octobre sur toute l’étendue du territoire national et envers la diaspora. Les autorités en charge de la sécurité publique ont pris un arrêté autorisant la marche, mais l’itinéraire change. Changement d’itinéraire que les initiateurs n’ont pas digéré. Ce matin, ils se sont réunis au point de départ initialement prévu qui est le rond-point à double voie pour marcher jusqu’au stade Idriss Mahamat Ouya. Mais ils ont vite été dispersés par les forces de l’ordre. Reportage.

L’acte 4 de la marche pacifique de Wakit Tama prévu ce 2 octobre a été très vite dispersé par la police. Tôt ce matin, les forces de l’ordre ont été déployées autour du  rond-point du pont à doubles voies et celui du 10 octobre. Et patatras, une véritable échauffourée éclate entre les marcheurs et les policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Déterminés, les marcheurs s'organisent en petits groupes. Mais les forces de l'ordre à leurs trousses multiplient les tirs de gaz lacrymogènes, sous cette pression, les marcheurs ont fini par se disperser. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvent tous au quartier général du parti Les Transformateurs pour reprendre la route. Quatre véhicules de la gendarmerie les devancent avant de les asperger des gaz lacrymogènes. Les usagers de l’avenue Jacques Nadingar et les riverains n’ont pas été épargnés par la poudre de lacrymogènes. Certains domiciles privés ont reçu de visites inopinées des éléments de la sécurité. Quelques jeunes disent avoir été brutalisés par les forces de l’ordre. « Nous nous sommes réfugiés dans une maison et ils sont entrés pour nous donner des coups de fouets et de cross », disent-ils.

Peu de temps après, les marcheurs retournent au siège des transformateurs toujours suivis de près. Surplace, un véritable théâtre de combat entre les forces de l’ordre et les marcheurs. Un spectacle violent entre les deux camps, les marcheurs et les forces de l’ordre. Les uns envoient des pierres et les autres du gaz lacrymogène. Quand les policiers parviennent à les disperser, ils reviennent à la charge jusqu’à casser la vitre de l’ambulance de la sécurité. Un boutiquier non loin du café des transformateurs serait blessé transporté d'urgence à l’hôpital.

Tout était parti de la modification de l’itinéraire de la marche par les autorités. Deux jours avant la marche, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration Souleymane Abakar Adam a signé un arrêté autorisant la marche, mais change l’itinéraire demandé. Pour le ministre, la marche doit commencer au rond-point Hamama pour finir au palais du 15 janvier. Pas question de changer l’itinéraire. Wakit Tama campe sur sa position en maintenant l’itinéraire qu’elle a indiqué.

Depuis le siège de son parti, le président des transformateurs Dr Succès Masra affirme qu’il y a eu des tirs nourris des forces de sécurité sur le siège de son parti ou ils se sont retranchés. Selon Me Max Loalngar coordonnateur des actions citoyennes Wakit Tama, il y a eu 45 blessés dont 5 graves.

Kouladoum Mireille Modestine

Au Tchad, les Violences Basées sur le Genre(VBG) augmentent dans presque toutes les provinces. Face à cela, quelques femmes juristes créent un cadre de protection, de la promotion des droits de la femme et de la jeune fille contre les VBG. Il s’agit de l’Association des Femmes Juristes du Tchad (AFJT). Reportage.

Le soleil brille ce matin, du 30 septembre. Il est 8 heures. Ici, c’est le siège de l’Association des Femmes Juristes du Tchad (AFJT). Il fait face à l’avenue Charles de Gaulle non loin du champ de file. Sous un hangar à l’entrée du siège, un groupe de personnes, la plupart des femmes attendent. Elles sont très discrètes. Elles souhaitent rencontrer le personnel technique de l’AFJT. Pour causes, se confier à leur service suite aux atrocités subies dans leurs foyers. Elles refusent de se faire filmer.

Nous sommes accueillis à notre arrivée par Mme Mekonbé Thérèse, présidente de l’AFJT. Elle très courtoise. Tout est allé vite, elle nous présente son association. Selon elle, l’AFJT regroupe les femmes qui ont fait des études en droit. En 1991, rajoute-t-elle, ces femmes décident ensemble de créer AFJT. C’est une décision bien mûrie et réfléchie, insiste-t-elle. « Nous avons pris en compte la situation socioéconomique et juridique des femmes ainsi que de toutes les personnes victimes des violences sous toutes ses formes», explique la présidente de l’association.  D’après elle, l’autorisation de fonctionner leur a été octroyée en 1992, un an après la création. «Depuis cette date, nous œuvrons à travers les formations, les sensibilisations, et les plaidoyers. En 1997, nous avons inscrit dans nos plans d’action le volet « Aide juridique et Assistance judiciaire » aux victimes des VBG et des violences faites aux femmes (VFF)», dit-elle. Mme Mekonbé Thérèse affirme que l’AFJT est un cadre qui a permis aux femmes de libérer la parole et de dénoncer toute forme de violences dont elles sont victimes. Mais il y a aussi des hommes qui vivent silencieusement ces violences et qui viennent aussi nous consulter, dévoile-t-elle.

Pour elle, le volet Aide juridique et Assistance judiciaire a beaucoup soutenus les femmes. « Dans ce mécanisme, les victimes reçoivent des orientations juridiques, pour un éventuel règlement à l’amiable. Si elles décident aller à la Justice parce qu’elles estiment traumatisantes les violences subies, nous leur rédigeons les requêtes et leur trouvons un avocat pour la suite de l’affaire ». Selon la présidente de l’AFJT, il n’y a pas une procédure spécifique. « La première chose c’est la sensibilisation de bouche à oreille. Les victimes viennent nous voir, après avoir obtenu gain de cause, d’autres leur emboîtent le pas », explique-t-elle. La chose la plus importante pour l’AFJT et primordiale, c’est l’écoute des deux parties (la victime et l’auteur), dit Mme Thérèse. « La Violence basée sur le genre (VBG) est une forme de violence commise à l’encontre d’une personne en raison de son genre ou de son sexe. Elle englobe les actes occasionnant des préjudices physiques, mentaux ou sexuels, les menaces de tels actes, la coercition et autre privation de liberté », note-t-elle.

Mme Thérèse précise que l’AFJT confronte les parties avant toute conciliation puis le règlement à l’amiable. Si cela abouti, les deux parties signent un procès-verbal, faisant foi et, consigné ensuite dans un document afférant pour d’éventuelles preuves. Tout se fait en respectant le principe de confidentialité, rajoute-t-elle.

Les statistiques des VBG

L’AFJT n’a jamais eu de problème avec les autorités judiciaires, elles collaborent plutôt bien, affirme Mme Mekonbé Thérèse. L’AFJT dit ne pas se mettre à la place des victimes. « Nous faisons un travail d’orientation, de plaidoyer et d’accompagnement. Nous fournissons chaque année des statistiques aux tribunaux et au ministère de la Femme, de la Famille et de la Petite Enfance ». D’après elle, l’AFJT fait des simulations pour dire que telle année, elle va écouter 100 à 200 personnes, mais cette estimation le plus souvent dépasse 300 victimes. « Nous sommes une véritable source d’information pour les autorités», précise la présidente de l’AFJT. Pour elle, leur association ne doit pas seulement être un centre d’écoute, mais une structure intégrée.  « Nous avons d’autres volets comme la prise en charge médicale, psychologique sans oublier l’aspect administratif », dit la présidente. Pour le volet sanitaire, elle déclare que l’AFJT a un médecin qui assure la permanence deux fois par semaine pour recevoir les victimes des violences physiques avec des blessures parfois graves. Il les consulte et administre les premiers soins. Mais précise-t-elle, le médecin délivre le certificat médical aux victimes que si l’affaire doit être portée devant les tribunaux. « Les victimes qui ignorent cet aspect, dès qu’elles se présentent nous leur donnons cette information. Nous avons également un psychologue qui s’occupe des victimes des violences morales. Cette forme de violence est la plus dangereuse, car elle ronge et peut facilement tuer», lance la présidente.

Mekonbé Thérèse appelle à une prise de conscience des hommes et des femmes afin de stopper  les VGB et les VFF. Pour ceux qui ignorent la mission de l’AFJT, la présidente réitère que l’AFJT ne pousse pas les femmes contre les hommes. Elle œuvre dit-elle, pour une vie sociale harmonieuse où chacun est respecté sans discrimination de genre ou de sexe.  Elle salue l’accompagnement de ses partenaires notamment, l’ONG allemande « Pain pour le Monde » qui les accompagne depuis le premier jour. Aussi, elle n’oublie pas l’UNFPA qui appuie le volet écoute à N’Djamena et dans une quinzaine de provinces y compris au Lac Tchad ( Bol, Baga Sola et Liwa). « Mais la plus grande richesse, ce sont les femmes juristes et parajuristes qui constituent des ressources humaines importantes pour l’AFJT», conclut-elle.

Moyalbaye Nadjasna

Les maîtres communautaires ne supportent plus la manière dont ils sont traités par les autorités en charge de l’Éducation nationale. Ils réclament 3 mois de salaires coupés injustement par le projet PARSET, sans motif. Reportage.

Le bureau exécutif du syndicat des maîtres communautaires du Tchad  menace de ne pas regagner les classes, si les autorités ne paient pas les 3 mois de salaire coupés, selon eux, sans motif valable par le projet PARSET. Pour le coordonnateur du bureau exécutif des maîtres communautaires, Balang-Nagué Jonathan la Banque Mondiale (BM) avait ordonné, dans un document, en juillet dernier le paiement par le ministère de l’Éducation nationale et de la promotion civique. Selon lui, dans ce document, il est ordonné un paiement de 6 mois de salaire, mais à leur grande surprise, ils n’ont reçu que 3 mois de salaire. Le coordonnateur estime que c’est injuste de couper 3 mois de salaire sans aucune explication. Les maîtres communautaires revendiquent le versement immédiat de ces 3 mois, sans cela, ils ne vont pas reprendre les cours. Ils énumèrent 6 points qui vont conditionner en classe. Ces conditions sont entre autres : le reversement à tous les contractuels et les lauréats maîtres communautaires de niveau 2, le paiement de tous les arriérés de la prise en charge de la BM, le paiement des arriérés de l’année scolaire 2014 à 2017, la rupture de contrat avec les 2 téléphonies mobiles, la nouvelle prise en charge de l’année scolaire 2021-2022 et la réhabilitation de tous leurs camarades pris en charge par la BM, qui n’ont pas gagné leurs subventions.

Le responsable du syndicat des maîtres communautaires affirme que sur les 19 000 enseignants pris en charge, seulement 12 000 perçoivent normalement le paiement par téléphonies mobiles. Selon Balang-Nagué Jonathan, 7 000 de ses collègues sont abandonnés. Il dénonce le mode de paiement par téléphonie et demande les autorités de résilier le contrat avec les 2 compagnies de téléphonie mobile. Le coordonnateur soutient que certains maîtres communautaires sont fatigués de faire recours aux responsables en charge.

 Le responsable syndical affirme que ce mutisme est organisé par certains groupuscules qui cherchent toujours à saper le système éducatif pour satisfaire leurs intérêts égoïstes.

Jules Doukoundjé

 

Le maire de la ville de N’Djamena, capitale tchadienne, M. Ali Haroun a lancé ce 30 septembre à l’hôtel de ville, l’enrôlement physique de ses agents. Quatre commissions sont mises sur place avec la collaboration de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS) pour enrôler le personnel de la mairie. Cet enrôlement physique qui durera 1 mois est la condition pour les agents d’encaisser leur salaire du mois de septembre.

Tôt ce vendredi matin, les agents ont investi les locaux de la mairie centrale pour se faire enrôler. Chaque agent attend impatiemment son tour dans une file indienne. Dans la salle d’enrôlement, on peut voir d’un côté les agents de l’ANATS qui vérifie tous les documents demandés pour l’enrôlement. De l’autre côté, les agents déjà enrôlés qui perçoivent leur salaire du mois de septembre. Tous les agents se présentent munis de l’arrêté de recrutement, celui du dernier avancement, le certificat de présence effectif, la fiche de renseignement, l’acte de naissance ou la carte d’identité nationale. Pour le maire Ali Haroun,  La mairie centrale à elle seule compte 1282 agents avant l’enrôlement physique lancé ce 30 septembre. A l’en croire, l’objectif recherché à travers cet enrôlement est de savoir l’effectif exact du personnel afin de pouvoir maîtriser la masse salariale. Selon lui, ce chiffre est croissant qu’il faut vérifier si tous ces agents travaillent réellement pour le compte de la mairie centrale. Il ajoute que ces agents sont payés avec l’argent des contribuables.  Il estime qu’il est inacceptable que les agents perçoivent de salaire sans qu’ils travaillent réellement à la Mairie centrale.

Peu avant le lancement de cet enrôlement physique, les autorités de la mairie ont mis sur place quatre commissions chargées de superviser la paie du mois de septembre. C’est d’ailleurs ces commissions qui sont chargées de faire le recensement physique. Ensuite, les autorités communales ont informé les banques de la place du paiement au billetage du personnel pour le mois de septembre. M. Ali Haroun affirme que cette initiative va mettre fin à l’existence des agents fictifs qui émargent allégrement sur le compte de l’État. Le maire a fait appel à l’ANATS pour informatiser les données du personnel.

Kouladoum Mireille Modestine

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