Ce vendredi 5 mai 2023 a été commémoré la journée internationale des sages-femmes sous les thèmes « Ensemble à nouveau, de l'évidence à la réalité », « Sages-femmes : promouvoir les soins respectueux et humanisés dans les maternités ». Cette cérémonie s'est déroulée en présence de la secrétaire d’État à la santé publique et à la prévention Zenab Bechir Moussa à l'hôtel Radisson Blu situé dans la commune de 6e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.
La cérémonie a d'abord démarré par l’entonnement de l’hymne de la sage-femme, suivi de l’intervention de la présidente de l’association Salamatou Elhadj Gody qui a rappelé le rôle de la sage-femme dans la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Elle a invité les sages femmes et maïeuticiens d’être des acteurs du processus de la couverture santé universelle. Le thème choisi interpelle les sages femmes et maïeuticiens a indiqué la présidente tout en parlant du rôle dévolu à ces derniers. Mme Salamatou Elhadj Gody ajoute que leur organisation s’engage à sensibiliser les femmes à la nécessité des consultations prénatales et aux moyens de prévention des maladies et de planification familiale.
Elle a plaidé en faveur de l’intégration des sages femmes et loué les efforts du président de transition pour la nomination des sages femmes aux postes de responsabilité au niveau du ministère et du Conseil National de Transition. Elle a également adressé les reconnaissances des sages femmes aux autorités sanitaires pour l’appui et la considération accordés aux sages femmes.
Le représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a cette cérémonie Dr Nani Roger, a souligné que cette journée offre une tribune aux sages femmes de parler de leurs efforts, des difficultés et des perspectives, a-t-il dit. Les sages femmes fournissent des informations nécessaires à la protection de la femme et de l’enfant et servent dans des endroits difficiles d’accès, a-t-il ajouté.
La secrétaire d’État à la santé publique et à la prévention Zenab Bechir Moussa souligne que la santé de la femme occupe une place de choix dans les politiques et se résume en deux objectifs qui sont d’une part, la protéger pour sa vulnérabilité et d’autre part, la soutenir car elle doit agir comme agent susceptible d’apporter le changement. Elle poursuit, la sage-femme est un maillon important et incontournable de la chaine sanitaire et contribue résolument à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle et infantile.
Pour elle, dans le programme du président de Transition, cette contribution est en bonne posture comme le témoigne la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans. Le Tchad à travers le ministère de la Santé Publique et de la prévention va continuer d’accroître les investissements dans la formation des sages-femmes, d’augmenter leurs effectifs avec pour finalité de couvrir l’ensemble du territoire national et mettre en place l’ordre des sages-femmes, c’est la seule façon de veiller à ce qu’il y ait suffisamment de Sages-femmes qualifiées pour s’occuper de toutes les femmes, familles et nouveaux nés, a-t-elle conclu.
Noël Adoum
Ce jeudi 5 mai, la rédaction a échangé avec Ahmat Haroun Larry, important acteur de la société civile tchadienne et objecteur de consciences, sur son interpellation par la justice tchadienne le mardi dernier et la pénurie de carburant que traverse le pays. Reportage.
Ahmat Haroun Larry déclare avoir reçu, plus de 10 plaintes en 2022, des menaces de mort à plusieurs reprises et a porté plus de 10 plaintes classées sans suite. Il affirme que, son état d'esprit est toujours intact et que cette plainte ne lui fait pas peur. Ahmat Haroun Larry souligne, « si je ne peux pas engager la lutte sociale pour défendre l'intérêt du peuple tchadien, je ne le ferai pas », a-t-il martelé. Il poursuit, « je ne suis pas un homme politique qui est pour la conquête du pouvoir, je ne suis pas un démagogue, mon engagement est pour que les gouvernants, travaillent pour l’intérêt du peuple ». « Mon intérêt est que le peuple tchadien prenne conscience car nous luttons ensemble pour l'épanouissement, le développement et surtout pour la paix et la sécurité de notre pays », a-t-il déclaré.M. Ahmat Haroun Larry affirme qu'il garde l'esprit intact même si l'appareil judiciaire est politisée, il y a des hommes et des femmes qui feront de ce pays, un État de droit, un Etat juste où chaque citoyen aura son droit.
Parlant de sa convocation, selon lui, il s’agirait des militaires, anciens camarades de son père qui ont porté plainte contre lui suite à une vidéo diffusée le 27 avril. Chose qu'il trouve dommage, selon ses mots. Pour lui, depuis 2021, il n’a pas cessé de militer en faveur des militaires tchadiens, « j'étais la seule personne qui a beaucoup milité pour l’amélioration des conditions de vie des militaires ».
M. Larry affirme également que la crise sociale que traverse le Tchad est malheureuse, décevante parce qu'il avait alerté le gouvernement bien avant que ça n'arrive. Pour lui, gouverner c'est prévoir mais lorsque les gens ne prévoient pas, ils font de sabotage, a-t-il dit. Toujours selon lui, le gouvernement à acheter des milliers des citernes, les commerçants à leurs tours ont accepté de soulager le peuple mais ont agi autrement. Il dénonce le manque d'autorité de l'État, car selon lui toujours le ministre des hydrocarbures et le chef de gouvernement sont responsables de cette pénurie de carburant qui prévaut sur le Tchad.
Larry relève que, la nomination du général à la tête de la société nationale d'électricité est une décision salutaire venant du président de transition, car ce monsieur est incorruptible.
Pour Larry, les véreux commerçants contribuent au malheur des tchadiens, au moindre crise, ils profitent pour augmenter le prix des denrées alimentaires, de transport, de carburant et bien d'autres dans les rues de N'Djamena. Par ailleurs, M. Ahmat Larry appelle le gouvernement à faire le maximum pour que le prix reste le même.
Noël Adoum
En prélude à la journée internationale des sages-femmes qui sera célébrée demain au Tchad, l'Association Tchadienne des Sages-femmes et Maïeuticiens (ATSFM) a fait un don de sang au Centre National de Transfusion sanguine situé dans la commune du 2er arrondissement de N’Djamena. Reportage.
Ils sont plus de 30 sages-femmes et maïeuticiens accompagnés de leurs enfants à investir ce matin le local du centre national de la transfusion sanguine. Rita Dougssa, sage-femme et coordonnatrice du projet Oasis affirme qu'elle donne son sang ce jour en prélude à leur journée qui sera célébrée demain. Pour elle, ce geste consiste à inciter la population à faire autant. « Parce que le don de sang est très important surtout pour la mère et l'enfant. Ici au Tchad, nous les femmes, nous pourrons perdre beaucoup de sang à la suite d'hémorragie post-partum en termes simples, du saignement excessif après l'accouchement », dit-elle. Selon la coordinatrice, cette situation est difficile et insoutenable, « après quand nous venons dans les banques de sang, elles sont vides », a-t-elle souligné. Elle soutient que par ce geste, elles veulent inciter la population à donner du sang, « ce n'est pas quelque chose de difficile ni d'extraordinaire, mais c'est juste pour sauver des vies ». Elle explique qu’au Tchad, il y a un taux de mortalité record à la suite d’accouchement dû généralement à l'hémorragie post-partum. « J'invite les Tchadiens à faire du clin de sang et à encourager nos mamans, nos sœurs et filles à faire des consultations régulièrement pour lutter contre ce fléau ».
Abani Adoum Daoud donneur de sang et enfant d'une sage-femme souligne qu'il accompagne sa mère pour faire un don de sang afin d'honorer la femme qui lui a donné vie, éduquer dès son bas âge. « C’est une manière de remercier ma mère et de l'encourager dans ce qu'elle fait. J'ai donné une pochette de sang aussi pour sauver la vie de mes frères tchadiens en situation de détresse. J'invite les Tchadiens à faire autant », a-t-il lâché avec beaucoup d'émotion.
Pour Salamtou Ibrahim Godi, présidente de l'ATSFMT, le taux de mortalité maternelle et néonatale au Tchad est très élevé, « nous avons plus de 860% de naissances vivants », dit-elle. Elle poursuit, « la première cause de cette mortalité est dû à l'hémorragie post-partum. Il est difficile d'avoir du sang lorsque ces femmes perdent du sang lors des accouchements. Et nous en tant que sage-femme, notre rôle est de sauver des vies et sauver de vie ne veut pas dire enlever seulement l'enfant, mais poser des actes salvateurs. C'est pourquoi nous avons décidé de donner du sang pour sauver de vie. Une poche de sang donnée, une vie sauvée ». Elle indique que plusieurs activités ont été effectuées avant cette activité, « des ateliers scientifiques, de sensibilisation dans les féeriques aux alentours de N'Djamena, à la maison d'arrêt de Klessoum, des renforcements de capacité des sages-femmes, etc. ». La présidente a martelé que 2 semaines durant, elles ont sensibilisé les femmes sur la nécessité d'accoucher à l'hôpital et de se faire suivre durant leur grossesse.
Rappelons que la journée internationale de la sage-femme est célébrée le 5 mai de chaque année afin de rendre hommage aux sages-femmes pour leur travail et de promouvoir la sensibilisation aux soins essentiels qu’elles offrent aux mères et aux nouveau-nés. « Ensemble à nouveau, de l'évidence à la réalité » est le thème mondial retenu pour cette année. Et au niveau local, il est retenu, « sages-femmes promouvoir les soins respectueux et humanisés dans les maternités ».
Abderamane Moussa Amadaye
Le syndicat national du secteur de gaz (SYNASEG) a dénoncé lors d’une conférence de presse cet après-midi, 3 mai la pénurie du gaz butane.
Mahamat Moussa Guidam, président du SYNASEG a déclaré que malgré les moyens conséquents débloqués par le gouvernement tchadien pour contrecarrer la pénurie en cette période de maintenance de la raffinerie de Djarmaya « aucune mesure n'a été prise en amont », a-t-il dit. Il affirme que son organisation a alerté les autorités depuis plus de 3 mois de cette situation embarrassante qui allait surgir, dit-il. « Aujourd'hui nous considérerons que cette pénurie est artificielle et savamment orchestrée par certains individus ». Il estime que le gaz importé est assuré par un seul marketeur Gazcom, « c'est ce qui a provoqué la pénurie à N'Djamena et dans le Tchad profond ». M. Guidam soutient que depuis deux jours la situation s'est améliorée, « mais cela ne veut pas dire que le problème est résolu. Tant que le monopole d'importation n'est pas levé. La situation risque de perdurer », dit-il. Il ajoute, « nous interpellons les autorités de faciliter l'importation à tous les marketeurs qui ont de la capacité financière, technique et logistique ».
Selon lui, le regroupement des marketeurs pour l'importation du gaz favorisera une concurrence et permettra à la population d'avoir du gaz sans tracasserie et évitera la pénurie. Le Président du SYNASEG déplore également le silence des membres du gouvernement face à cette situation, « aucune explication lucide n'a été fournie, ni par le ministre Le Bemadjiel moins encore l'ARSAT », a-t-il déploré. Il poursuit, « malheureusement le ministre du Pétrole a fait une sortie ratée pour affirmer que le gaz existe. Je lui demande de sortir de son bureau climatisé pour aller visiter les centres de gaz avant de se prononcer. Le gaz n'existe pas en province sauf à N'Djamena et ça aussi c'est ces deux derniers jours », dit-il.
Le SYNASEG exhorte le gouvernement à introduire tous les opérateurs économiques présents au Tchad qui une capacité économique, technique et financière d'importer le gaz. « Le Tchad bien avant l'exploitation de son pétrole, c’étaient les opérateurs économiques qui importaient le gaz. Alors que maintenant, nous avons le pétrole et la situation se détériore. Cela veut dire qu'il nous manque une bonne politique de distribution », a-t-il lâché. Il invite le gouvernement à mettre en place un organe chargé de superviser l’importation du gaz, sa réception pour un partage équitable, dit-il. Il propose aussi la mise en place d'un comité impliquant les personnes concernées notamment les techniciens du ministère, les marketeurs, le syndicat, etc. afin de trouver une issue à cette crise.
Abderamane Moussa Amadaye
A l'occasion de la journée mondiale de la liberté de presse (JMLP), un match d'exhibition a opposé cet après-midi 2 mai l'équipe des journalistes aux artistes tchadiens au terrain du Collège Royal derrière le Lycée Technique Commercial (LTC) à Sabangali dans la commune du 3e arrondissement de la capitale tchadienne. Reportage.
C’est dans un climat joyeux et à la fois électrique que les deux équipes se sont affrontées 40 minutes en tout. Lors des premières minutes de la première période, les artistes ont dominé la rencontre en poussant haut leurs adversaires. Il fallut 15 minutes plus tard pour que les journalistes reviennent dans le jeu. C'est sur une erreur défensive des rouges (artistes) que Djamal Moussa Adam, capitaine des tenants de l’équipe des journalistes au dossard 10 ouvre le score. C'est sur le score de 1 but à 0 que l'arbitre fédéral de la ligue 1 de N'Djamena, Hassan Kana renvoie les deux sélections aux vestiaires.
Au retour de la pause, le match devient intense. Une rude bataille s'est livrée au milieu du terrain entre les deux adversaires. Il a failli tourner au vinaigre suite à l'exclusion d'un artiste après une altercation avec l'arbitre. Quelques minutes plus tard, les journalistes ont obtenu un penalty. Il a été repoussé par le gardien adverse. C'est sous le score d'un 1-0 à zéro que l'arbitre a mis fin à la rencontre.
Pour Nesta Yamgoto, joueur, de l’équipe de la presse, indique que son équipe a fait une très belle prestation en marquant un but lors du temps réglementaire. «Nous sommes contents de gagner en cette journée qui marque notre journée. Cette victoire est dédiée aux journalistes d'une manière générale et à Narcisse Oredjé fauché le 20 octobre », a-t-il confié. Si la victoire est célébrée avec allégresse par les tenants les journalistes, les artistes disent déçu par la qualité de l'arbitrage. C'est le cas de l'artiste humoriste, Pircolossou Abeyre alias DJA-FAT. « L'arbitre central a joué à notre défaveur. On dirait qu'on l'a monnayé. Il n'a pas respecté les règles de jeu», dit-il. DJA-FAT ajoute que l'arbitre a distribué gratuitement et sans raison des cartons à son équipe. Au-delà de cette défaite, qu'il a du mal à digérer, l'artiste a tenu à remercier les journalistes. « Ils nous ont honorés. Nous tenons à les remercier pour cette considération et souhaitons courage pour le travail impeccable qu'ils font pour nous informer à temps réel », a-t-il déclaré. Pour l'artiste le gouvernement doit faire des efforts pour garantir la sécurité des journalistes qu'il estime lui, sont en danger permanent, dit-il.
Abderamane Moussa Amadaye
A l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le comité d'organisation a lancé solennellement les activités de la 33e édition au cours d’un point de presse ce 1er mai 2023 à la maison de média du Tchad située au quartier Moursal dans le 6e arrondissement de N’Djamena. Reportage.
Prévu à 10h, le point de presse a démarré avec un léger retard de 10 min. Une minute de silence a été observée à l'honneur des tous les journalistes morts naturellement ou assassinés dans le cadre de leur métier. Djibrine Mahamat Adam, Président du comité d'organisation (CO), par ailleurs inspecteur général du ministère de la Communication a affirmé que cette journée sera célébrée le 3 mai prochain. Il poursuit qu'elle est une occasion pour les tenants du 4e pouvoir de tracer les portraits de la liberté de presse, de défendre son indépendance face au politique, au système judiciaire et aussi de se souvenir des journalistes censurés, emprisonnés ou assassinés et rendre hommage à ceux décédés dans l'exercice de leur métier, dit-il.
Le Président du CO soutient que cette édition revêt un caractère particulier, « elle marque le 30e anniversaire de son institutionnalisation ». Le thème retenu pour cette journée est, « Façonner un avenir des droits : la liberté d'expression, clé voûte des droits humains ». Il ajoute, « pour contextualiser ce thème retenu par l'UNESCO, le Tchad a placé le sien sous: « responsabilités sociales des journalistes en période de transition : cas du Tchad », a-t-il affirmé. Selon lui, pour décortiquer ce thème, il a été décliné en 6 thématiques à savoir, la liberté d'expression : clé de voûte des droits humains au Tchad, journalistes épanouis : acteur de développement (indépendance économique et sociale de la presse), accès à l'information : mythe ou réalité, le rôle des médias électroniques en période de transition : cas du Tchad, la protection du journaliste au Tchad et enfin le journaliste et la prévention de la paix.
Aussi, il affirme que cette journée est une occasion pour les hommes et femmes de la presse de jeter un regard rétrospectif dans la gestion de la liberté de la presse et du pluralisme médiatique afin d'apprécier le chemin parcouru et de tirer les leçons en interpellant le pouvoir public face à sa responsabilité : la protection des journalistes et la promotion des médias ainsi que leur indépendance économique, dit-il. Il signale que l'évènement va s'étaler sur 3 jours, « du 1er au 3 mai. Nous venons d'entamer avec ce point de presse suivra une série de conférences-débats et d'un match de foot pour la journée du 02 et enfin la cérémonie d'ouverture aura lieu le 3 mai à l'hôtel Radisson Blu sous le Haut Patronage du Président de Transition, des conférences-débats et le tout clôturé par un banquet dans les beaux jardins de l'ONAMA », a précisé M. Djibrine Mahamat Adam.
Abderamane Moussa Amadaye
La Ligue provinciale de Football de N'Djamena (LPFN) continue. C'est la 21e journée, il ne reste que 5 matchs pour ce championnat finisse. Le classement reste encore très serré entre les 4 premières équipes du championnat. Reportage.
Renaissance Football Club (RFC) est en tête du classement avec 3 points d'avance sur son rival Foullah Édifice. Contrairement aux années précédentes, le championnat de N'Djamena de cette année s'annonce bouillant . Les équipes jouent leurs matchs respectifs sur les trois terrains retenus pour ce tournoi notamment l'Académie de Farcha, Stade de Diguel ou celui de Paris-Congo. Les équipes donnent le meilleur d'eux-mêmes pour être remporter le championnat ou bien espérer leur qualification au championnat national.
Amane Adoum, entraîneur principal de club RFC, qui occupe le premier rang justifie que la magie du football c'est le travail. Il s'appuie sur des joueurs qui suivent ses conseils ainsi que les cadres. À noter qu'ils doivent uniquement gagné les 5 matchs restants sans défaut pour être champion, il ajoute que le match se joue par détails et en cas d'une défaite, son équipe va chuter en 5 ou 6e place sans être qualifié au championnat.Pour lui, même si ce n'est pas fini cela reste un sentiment de joie, car le match n'est pas encore fini et ils vont attendre jusqu'à la fin de la journée pour confirmer leur première place. Le coach a été sanctionné pour 2 matchs suite à une incompréhension avec le coach adverse. Pour lui, c'est juste une erreur arbitrale et les arbitres doivent revoir leur décision.
Coach Abakar Tchatcha entraîneur de l'équipe de EMAT (équipe d'armée de terre) évoque la question de terrain limité et que les équipes n'ont pas le temps de faire 90 minutes . La position de son équipe est l'avant-dernier, car il joue la relégation et espère gagner les 5 matchs pour se maintenir en première division. Il vient d'être suspendu par le comité d'arbitrage pour 2 matchs parce qu'il motivait ses joueurs, ce qui a provoqué une incompréhension entre lui et son collègue. Il rejette cette décision parce que le comité d'arbitrage n'a pas du tout raison. Il n'a pas été suspendu depuis qu'il est entraîneur en 2000.
Le Secrétaire général de la ligue de Football de N'Djamena Rahma Zakaria Rahma est ravi pour l'organisation qu'il dirige. Il affirme qu'ils sont à la 21e journée de championnat de N'Djamena qui a au total 26 journées, car jusqu'à maintenant rien n'est encore décidé ni à la tête ni à la queue, car tout est encore jouable, le classement est très serré il n'y a pas un grand écart des points. M. Rahma affirme que le calendrier est encore en vigueur et le dernier match va se jouer le 24 mai, qui est la date finale sauf catastrophes naturelles, a-t-il dit.
Noël Adoum
Après le rapatriement de deux vagues de 200 tchadiens résidant au Soudan, le gouvernement tchadien a rapatrié ce samedi la 3eme vague environ 131 ressortissants tchadiens. Ils ont été accueillis au bas de la passerelle de l'aéroport international Hassan Djamouss de N'Djamena par les membres du comité de crise. Reportage.
Ce samedi matin à 23h 57 minutes que le troisième vol de rapatriement est arrivé cette nuit à l'aéroport international Hassan Djamous de N'Djamena comprenant 130 ressortissants tchadiens bloqués au Soudan dont 15 enfants, 5 malades, 34 personnes âgées et des étudiants.
Le Secrétaire Permanent de la Commission Nationale d'Accueil de Réinsertion des Réfugiés (CNARR) Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour accompagné de son Staff se sont fortement mobilisés sous l’égide du ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Bonne gouvernance pour accueillir les Tchadiens Rapatriées du Soudan. La CNARR conjointement avec le ministère de l’Action sociale, de la santé et avec l’appui de l’OIM, ont apporté les soins de première urgence aux rapatriées. Par la suite, des bus déployés par la CNARR et l’action sociale ont permis de ramener les nouveaux arrivés auprès de leurs familles respectives. Le secrétaire permanent, « c'est une fierté d'avoir accueilli les trois premières vagues et nous continuerons d'accueillir d'autres tchadiens rapatriés du Soudan jusqu'à la fin », a-t-il dit. Il ajoute, « nous demandons aux partenaires et à d'autres organisations de venir en aide pour accueillir leurs frères tchadiens ».
Adam Abakar, parti au Soudan dans le cadre de soins affirme avoir rencontré plusieurs difficultés, la guerre a commencé au premier rendez-vous avec le médecin. Il a vu un carnage dans son quartier notamment plusieurs personnes mortes. « On a ramené à l'université africaine où il n'y avait ni nourriture, ni l'eau ni l’électricité » et ensuite nous étions dans le bus jusqu'au port Soudan avant de monter l'avion. « Nous remercions Dieu qui nous a sauvé ainsi que la force de la diplomatie tchadienne sans oublier les autorités de la transition », a-t-il dit.
Moussa Ahmat est allé depuis le 25 février, témoigne qu'ils ont parcouru 850 km avant de venir au port Soudan, ils sont au nombre de 132 dont quelques étudiants. « Cela n'a pas été facile pour nous, nous sommes tirés de ce pétrin grâce à l'ambassade du Tchad au Soudan qui nous a sauvé la vie ».
Abdel Nassir Brahim Ahmat, le DRH du ministère du genre affirme, que la première vague compte 131 personnes, la deuxième vague 87 personnes et la troisième vague 137. Il relève que tous les passagers sont enregistrés et qu'ils ne laisseront personne passer la nuit dehors. Pour lui, leur responsabilité c'est de prendre en charge les Tchadiens rapatriés du Soudan en les logeant dans des hôtels, plus de 4 ambulances s'occupent des malades. Il confirme que le ministère du genre va toujours continuer à accueillir les autres qui viendront dans les jours à venir.
Noël Adoum
L'Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH) a commémoré la journée qui marque la fin de la procédure judiciaire enclenchée par les Chambres Africaines Extraordinaires (CAE) où Hissène Habré fut condamné à perpétuité le 27 avril 2017. Cette cérémonie a vu la présence de Conseiller aux Droits Humains, M. Makaila Nguebla représentant le président de transition. La commémoration s'est déroulée à « la plaine des morts » au quartier Goudji Hamral Goz dans la commune de 1er Arrondissement de la capitale tchadienne. Reportage.
Il est 8h quand les victimes de Hissène Habré se sont mobilisées pour venir dans un espace vaste baptisé « la plaine des morts », lieu où plusieurs victimes ont été enterrées durant les 8 ans de règne de Habré, déclare le Président de L'AVCRHH Adoumbaye Dam Pierre. Arrivée sur le lieu, l'on constate plusieurs banderoles accrochées sur lesquelles, il est écrit, « Union Africaine, gouvernement de transition, arrêtez l'hémorragie, 6 ans après, 500 décès plus de 300 malades couchées », sur la deuxième banderole, « nous victimes veuves et orphelins exigeons la mise en place du fond judiciaire dès le mois de mai », « les victimes veuves et orphelins exigent l'édification de Ex-DDS en musée ». Les orphelins ont tous attaché une écharpe de couleur rouge sur leurs têtes et se sont levés, les mains sur la tête pour exprimer leurs mécontentements. D'autres victimes et orphelins ont porté des t-shirts à l'effigie de cris scandant, « orphelins debout pour vos droits », « la DDS a tué mon père et ma mère, indemnisez les orphelins », « 5 ans après le procès de Dakar, la honte de l'Afrique entière » pour exprimer leurs mécontentements.
La représentante des veuves affirme que « ça fait 39 ans que nous pleurons, nous versons des larmes chaudes, la marmite de la veuve est vide, le panier est également vide ». Elle ajoute, « pendant 39 longues années, les orphelins ne sont pas allés à l'école par faute de moyens ». Elle interpelle le gouvernement de regarder la marmite et le panier de la veuve et appelle le président de transition qui est leurs fils à penser pour elles afin d'arracher la bénédiction des veuves pour gouverner plus longtemps le pays, a-t-elle dit.
Le représentant des orphelins, lui, a demandé à tout le monde d'observer une minute de silence en mémoire des disparus afin de faire l'estimation. La cellule de N'Djamena comptabilise 1632, celle de province compte 2872 dont 1428 désespérés. « Les orphelins sont abandonnés à leur triste sort parmi lesquels figurent des diplômés sans emplois, plusieurs décédés et plus de 78 couchés malades sans oublier des locataires orphelins expulsés de leurs maisons » a-t-il souligné.
Pour le président de l'AVCRHH Adoumbaye Dam Pierre, les principes de normes et de droit international font partie de l'obligation de l'État afin de prévenir les violations des droits de l'homme et d'enquêter sur ces violations puis de prendre des mesures contre les auteurs de ces violations afin d'assurer la réparation des victimes. Selon lui, le Haut-Commissariat des Nations unies au Droit de l'homme a souligné que, « la mort de l’ex-président ne constitue en aucun cas un obstacle à la mise, du fond du jugement et de réparation à la chambre extraordinaire africaine ». Pour lui, la question de l'indemnisation qui sous-tend les décisions judiciaires est restée lettre morte, car la commission de l'Union Africaine est entrée dans une somnolence pathologique, a-t-il dit. Il poursuit, « si demain, nous ne recevons pas de réponse appropriée à notre sommation, les victimes veuves et orphelins seront dans l'obligation de mener des actions citoyennes et la responsabilité sera imputé au gouvernement et à la commission de l'Union Africaine ». Il ajoute que le ministre des Droits humains a fait la pose de pierre sur le lieu depuis 2011, il n'y avait pas encore des habitations, aujourd'hui cet espace donné par le gouvernement, les gens ont morcelé et ont vendu. Il affirme qu'ils vont récupérer leur espace qui leur revient de droit. Enfin, il relève qu'ils continueront toujours avec la lutte jusqu'à la satisfaction totale.
Noël Adoum
C'est à bord de la compagnie soudanaise Tarco Aviation que 131 tchadiens résidant au Soudan ont été rapatriés la nuit du 27 avril à N'Djamena, capitale tchadienne. L'accueil fut chaleureux, mais dans un grand désordre Reportage.
Prévu à 16h, l'atterrissage a été prorogé jusqu'à 19h. Pas de lampadaire à l'aéroport International Hassan Djamouss, plus précisément là où devraient être accueillis les rapatriés. Aucune disposition n'a été prise à cet effet. Malgré la présence massive de la sécurité, un désordre s'est installé lorsque les ministres étaient au bas du tarmac.
D'abord, la presse a été mal traitée tiraillée par ci, bloquée par-là, jusqu'à l'intervention personnelle du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Aziz Mahamat Saleh. L'attitude des agents de la sécurité surtout ceux de l'Agence Nationale de Sécurité (ANS) a été fortement critiquée par l'entourage de membres du gouvernement, « ils exagèrent », lança un membre du gouvernement. Il a fallu aussi l'intervention et l'insistance du ministre de la Sécurité publique, pour que la situation soit débloquée. Lorsque la délégation gouvernementale se rend au pied de l'avion, une bonne partie des rapatriés a déjà évacué l'avion.
Sur place, les rapatriés sont émus, fatigués, mais heureux d’être enfin au pays. Ce premier vol est composé majoritairement de femmes, d'enfants et des personnes malades, a constaté la rédaction. Interrogé, Abdelkerim Harran Hamid, un soixantenaire a l'air fatigué indique. Il est parti au Soudan, précisément à Khartoum récemment pour des soins et conflit a éclaté. « Heureusement que notre ambassadeur a pris des dispositions nécessaires pour notre sécurité pour faciliter notre retour », dit-il. M. Harran, ajoute également que la facilitation a été d'abord faite par leur voyage de Khartoum en bus jusqu'au Bor Soudan (Port Soudan). « Et c'est de là que nous avons embarqué dans l'avion pour N'Djamena », a-t-il précisé, fatigué, mais souriant. Il a ensuite remercié les autorités de transition pour cette marque de considération en leur faveur, « nous sommes reconnaissants et le demeurons éternellement ».
C'est aussi le cas de Madame Nodjingar Korite. Elle était au Soudan aussi pour des soins médicaux. « J'étais parti il y a 2 semaines pour des traitements malheureusement, je n'ai pas pu le finir », dit-elle. Mme Nodjingar affirme être contente de regagner son pays d'origine. « Nous devons être fiers et sauvegarder jalousement cette paix. La paix n'a pas de prix », dit-elle. « Les Tchadiens ont beaucoup fait la guerre, aujourd'hui nous sommes en paix et nous sommes une référence. Continuons de la garder jalousement. C'est que j'ai vu au Soudan, mon Dieu, c'est cruel », s'est-elle indignée.
Le ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration, Gal. Mahamat Charfadine Margui a échangé avec la presse. Il rassure les Tchadiens que toutes les dispositions sont prises par le gouvernement pour le retour de tous les Tchadiens résidents au Soudan.
Abderamane Moussa Amadaye