dimanche 26 juin 2022
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Pendant les grandes vacances, certains élèves se lancent dans l’exercice des petites activités génératrices de revenus. Beaucoup d’entre eux deviennent des marchands ambulants des produits alimentaires, des jouets pour enfants des habits, etc. Cette activité les conduit à parcourir la ville pour proposer leurs produits aux éventuels preneurs. Reportage.

Ils sont visibles partout en ville avec sur la tête, au dos, dans les bras ou sur les épaules leurs marchandises. Ces élèves en vacances parcourent des kilomètres par jour à la recherche de la clientèle dans les bars, les alimentations pour proposer leurs produits. Parmi eux, Payang Wilson, Lacdjoulki Habib et Mendakom Léontine sont des élèves en classe de 4e et CM2. Ils vendent des œufs, des bonbons, etc. Les garçons âgés de 14 à 15 ans quittent Walia et parcourent les rues de la capitale, N’Djamena avec à leur tête leurs produits. Ces élèves débrouillards espèrent pouvoir épauler leurs parents pour l’achat des fournitures scolaires de la rentrée.

Pour Payang Wilson et Lacdjoulki Habib, ce n’est pas mauvais de donner un coup de pouce aux parents à la rentrée prochaine. « Comme tous les jeunes de notre âge, nous avons besoin de certains habits et sous-vêtements. À un niveau de la vie, les parents ne peuvent pas tout assurer. Alors avec leur consentement, nous menons ces activités pour répondre d’abord à certains de nos besoins personnels avant d’acheter certaines fournitures scolaires pour épauler les parents », disent-ils. Ces deux garçons traversent la frontière pour aller à Kousseri, ville camerounaise, afin d’acheter les œufs et les bonbons. Ils déclarent qu’ils font 500 à 750 FCFA de bénéfice par plateau d’œufs et paquet de bonbons. Ces adolescents mènent leurs activités du lundi à samedi et rentrent à la maison dans l’après-midi après avoir tout vendu leurs produits.

Comme Payang Wilson et Lacdjoulki Habib, Mendakom Léontine 15 ans et élève en classe de CM2. Elle se lance dans la vente des pic-terre (Ndjabara en arabe locale). Léontine est une habituée à cette activité de marchand ambulant puisqu’elle le fait toutes les vacances. De la vente des pic-terre, elle passera à la vente des arachides à la période suivante. « À mon âge, je ne peux pas demander à mes parents de m’acheter certaines choses alors le mieux est de me débrouiller pour me les acheter. Ensuite, je vais préparer ma rentrée scolaire en achetant des fournitures scolaires et la tenue scolaire. Je sillonne la ville jusqu’au quartier Kabalaye avant de rentrer à Chagoua », dit-elle. Certaines tâches ménagères attendent encore Léontine à la maison. Mais cela ne l’empêche pas de faire les provisions de pic-terre pour le jour suivant.

Kouladoum Mireille Modestine

Le Fonds des Nations Unies pour la pour Population UNFPA en collaboration avec le ministre de la femme, de la famille et de la protection de la petite enfance organise  un atelier de renforcement des capacités des intervenants dans la prise en charge intégrée et holistique des survivants des violences basés sur le genre. L’atelier est ouvert ce mercredi 22 juin 2022 à l’hôtel amitié de Ndjamena.

Plus de 70 participants composés des avocats, les sages-femmes, les policiers, et les assistantes sociales sont à la recherche du savoir. Ces acteurs sont directement impliqués dans le fonctionnement des centres intégrés de service multisectoriels pour la prise en charge des survivants des violences basées sur le genre. Ces centres de prises en charge des survivantes des VBG sont basés aux centres hospitaliers universitaires de la mère et de l’enfant et celui du bon samaritain de Walia et à l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine. Dans son discours de circonstance, Le représentant de l’UNFPA au Tchad Sennen  Hountour indique  que son institution œuvre en collaboration avec le gouvernement de la République du Tchad et les partenaires de la société civile pour l’élimination de toutes les formes des violences à l’égard des femmes. « La violence basée sur le genre est l’un des plus grands défis de protection auxquels les individus, les familles et les communautés sont souvent confrontés. Les femmes et les filles ont beaucoup plus de risque que les hommes à subir les violences sexuelles et domestiques. Nous avons opté en accord avec les partenaires techniques et financiers du système des Nations Unies, pour une mise en place des centres intégrés des services multisectoriels pour la prise en charge des survivants de VGB », a-t-il souligné.  Le représentant de l’UNFPA ajoute que le présent atelier donne la carte blanche aux acteurs impliqués à s’occuper des cas des survivants  de VGB en vue d’améliorer la qualité de la prise en charge multisectorielle et intégrée.

La ministre de la femme de la famille et de la petite enfance Anima Priscille Longoh dans sont mot d’ouverture, se réjouit de l’initiative de l’UNFPA et des autres partenaires quant à la mise en place des Centre Intégrés de Services Multisectoriels.  Elle relève aussi que son ministère continu à ménager aucun effort pour la lutte contre le VGB et la prise en charge des victimes. « Je  formule mes vœux de connaissances complémentaires acquises, à l’ occasion de cet atelier de formation qui permettra d’améliorer les prestations futures en faveur des survivantes des VGB. Vous serez outiller à mieux panser les plaies de ce fléau contraire aux droits humains et à la dignité que sont les VGB » je compte alors sur l’assiduité de chaque participant, gage du succès de cette formation. A-t-elle conclut.

Haoua Adoum

Après une semaine d’enrôlement biométrique devant permettre aux retraités, veuves et ayants droit de percevoir les arriérés de leurs pensions et de leurs coupons. Les retraités dénoncent déjà la lenteur du processus et boudent la procédure de paie. Ils réclament le paiement sans condition de leurs arriérés. Mais l’administration calme le jeu et promet de payer les arriérés après la fin de l’enrôlement biométrique. Reportage.

Les retraités, veuves et ayants droit ne sont pas contents du processus d’enrôlement entamé il y’a une semaine. Ils contestent la lenteur et le changement dans le paiement des arriérés. Ils réclament le paiement sans condition de leurs arriérés.

Pour le secrétaire général (SG) à la revendication et suivi des dossiers du syndicat national des retraités du Tchad, Kaywé Saigalé, les retraités ne sont pas contre l’enrôlement biométrique, mais seulement les responsables de la Caisse nationale de retraités du Tchad (CNRT) leur ont dit qu’ils vont leur payer les arriérés plus les coupons. Selon lui, quand ils ont commencé à payer, ils n’ont pas respecté leur engagement. Déçus du non-respect des engagements, les retraités, veuves et ayants droit ont manifesté devant la CNRT pour exiger le paiement de leurs arriérés. « Sans paiement des arriérés, nous refusons l’enregistrement biométrique. S’ils décident de payer les arriérés, nous irons nous faire enregistrer », dit-il.

Mme Monique Deounodji, veuve d’un colonel, ajoute que les retraités sont là parce qu’on a promis de leur payer les arriérés plus un coupon. Mais quand ils sont arrivés, ils leur ont dit qu’il faut un recensement biométrique. Elle précise que les veuves ne sont pas contre le recensement biométrique parce qu’il y a beaucoup de faux à la CNRT. Mme Monique qui s’exprimait avec colère dénonce le fait qu’après le recensement, au lieu de leur payer, on leur remet des bouts de papiers numérotés pour dire qu’il n’y a pas d’argent pour les arriérés et qu’ils doivent revenir prochainement. Elle s’inquiète qu’après la signature, si un autre jour, ils disent qu’ils leur ont payé, et ils auraient tort. Elle dit être choquée par ce comportement des autorités de la CNRT. « La retraite est pour tout le monde, quand tu es fonctionnaire de l’État, tu iras tôt ou tard à la retraite. Qu’ils sachent que demain, ils seront à leur place », dit-elle.

Pour le président du conseil d’administration (PCA) de la CNRT, Mahamat Saleh Yaya, en ce qui concerne le processus de paiement des pensions couplé avec les arriérés, il ne pense pas qu’on les enrôle et ensuite qu’on ne leur paye pas leurs arriérés. Selon lui, ce n’est pas vrai, il peut y avoir peut-être de problèmes techniques une personne ou une autre qu’on n’a pu dans le processus faire valider ses arriérés et on lui demande de revenir le lendemain pour voir c’est quoi le problème technique qui empêche que son payement soit traité dans le système. Il souligne qu’en général, le problème de vol organisé est des opinions et les gens sont libres de s’exprimer et de dire ce qu’ils ressentent. Le PCA précise qu’une institution de l’État ne peut pas officiellement lancer une opération qui est un engagement qui a été pris par le gouvernement par le pacte social, de payer une partie des arriérés et que ce processus démarre et qu’on ne donne pas cet argent. Mahamat Saleh Yaya soutient que tout le monde sait que le gouvernement a donné 13 milliards de F CFA pour payer une partie des arriérés. Il explique que le processus est lancé et il peut y avoir de manquement, de problèmes techniques qu’il faut ajuster au fur et à mesure. Selon lui, c’est un processus nouveau, on ne peut pas être à la perfection en commençant. Il remarque que le problème technique est réglé et qu’à partir de demain, plusieurs guichets seront ouverts pour que tout le monde soit servi rapidement. Le PCA est clair, la CNRT n’a aucun intérêt à faire traîner les gens, ce sont des Tchadiens ces retraités. Il affirme que ceux qui travaillent aujourd’hui seront les retraités de demain et les conditions qu’ils mettent en place aujourd’hui, c’est pour en profiter demain quand ils seront à la retraite. Mahamat Saleh Yaya rassure qu’après enrôlement, les arriérés seront payés ou sont en train d’être payés et seront payés.

Le PCA affirme qu’il y a la bonne volonté des plus hautes autorités jusqu’à la caisse de pouvoir payer les retraités, leurs pensions et une partie de leurs arriérés. Il précise que c’est ce qui a été convenu dans le pacte social et ce qui sera fait effectivement sur le terrain.

Lors de la manifestation de ce mercredi matin devant la CNRT, la police a arrêté deux veuves et un retraité. Au moment où nous rédigeons cet article, ils sont toujours gardés au commissariat du 7e arrondissement.

Jules Doukoundjé
Mariam Mahamat

L’organisation de l’examen unique de certification et l’intégration des lauréats des écoles privés au Tchad à la Fonction publique préoccupent la Coordination nationale des écoles privées (CNEP). Ce mercredi 22 juin, son coordonnateur Souleymane Babikir Barka avec son staff a échangé avec le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale Dr Abdel-Madjid Abderahim. Reportage.

Selon le ministre, les ressources humaines font partie des six piliers du système de santé. Elles constituent la colonne vertébrale du secteur de santé et la qualité de la formation est une obligation. A son avis, la mauvaise qualité de formation des cadres peut être plus dangereuse que les maladies. Concernant la certification, le ministre a précisé qu’elle doit se tenir à la date fixée pour faciliter l’insertion des lauréats du privé.

Le secrétaire général du ministère de la Santé publique Dr Ismael Barh Bachar complète son ministre en justifiant que la perturbation de la certification est causée par la Covid-19 et l’insuffisance des ressources qui doivent accompagner l’exécution du chronogramme. Il demande une synergie d'action pour l'atteinte des objectifs. Le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale a proposé la redynamisation du comité, mais aussi des conditions meilleures pour l'organisation régulière de l’examen unique de certification. Dr Abdel-Madrid Abderahim exige la transparence et l'inclusivité. S’agissant de l’intégration des lauréats, il précise que son département va faire de son mieux pour que les jeunes formés puissent servir les populations.

Le ministre suggère la mise en place d’un cadre d’échange et de concertation. Cela, dit-il, va améliorer le rendement des écoles de santé privées et d’asseoir des bases solides pour plus de complémentarité. Il estime qu'un suivi régulier va est gage de crédibilité et d'efficacité. La coordination nationale des écoles privées a été créée en 2011. Elle œuvre pour une formation de qualité des agents de santé dans le privé conclut le coordonnateur.

Moyalbaye Nadjasna

La musique est célébrée dans le monde depuis mardi 21 juin 2022. C’est la fête de la musique. Les musiciens tchadiens sont aussi en fête. Depuis l'avènement du covid-19, l'ardeur et l'engouement festifs n'y sont plus. Certains musiciens estiment que le plus grand problème que rencontrent les musiciens tchadiens c'est le manque de volonté politique pour soutenir la musique tchadienne. Pis, le tchadien ne consomme pas sa musique, s’il le fait c’est très marginalement. Chronique.

La fête de la musique est célébrée à N'Djamena ce 21 juin dans un seul site en occurrence, à l'Institut Français du Tchad (IFT). L'ambiance du passé avec plusieurs sites semble être un vieux souvenir. Quelles pourraient en être les raisons ? Difficile à répondre à cette question. Mais l'important est que, les musiciens tchadiens trouvent enfin après l'avènement de covid-19, un cadre pour s'exprimer leurs talents et se faire évaluer par leurs fans. Comprise comme l'art de combiner les sons pour les rendre agréables à l'oreille, la musique se transporte. Des efforts ont été consentis par les musiciens tchadiens pour combler leurs fans des bienfaits de la musique. Il y a un retour à la source, une révolution qui se traduit par la quête de l'identité nationale. La musique adoucit les mœurs. Et combats le stress.

Les débuts de la musique populaire au Tchad datent de 1962 à cette époque c'était l'orchestre « Tchad succès » qui évoluait à Fort-Lamy, ancienne capitale du Tchad aujourd'hui N'Djaména. Deux plus tard en 1964, l'orchestre Chari-Jazz est né à Fort-Archambault actuel Sarh, chef-lieu de la province du Moyen-Chari. Certains membres de cet orchestre vont bénéficier d'une formation au Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo (RDC),  financée par le premier président tchadien, Ngarta Tombalbaye.

Aujourd'hui, le nombre des orchestres tchadiens est passé du simple au triple avec un environnement musical cosmopolite. La culture musicale étrangère a pénétré les frontières tchadiennes et le système musical national est influencé de toute part. Certains rythmes tels que le hip-hop des États-Unis et de l'Europe ainsi que d'autres rythmes africains comme le Dombolo, le coupé décalé, les Zouk ont infecté le milieu musical tchadien. Les figures de la musique tchadienne les plus connues actuellement sont entre autres, Abdoulaye Ndergué, Talino Manu, Ahmed Pécos, Matania, Maître Gazonga, Matibeye Généviève, Cidson Alguewi, Caleb Rimtobaye (Afrotronix), Mounira Mitchala, Kaar Kass Sonn, Moussa Chauffeur, Yasmine Abdallah, Diégo, Aimé Paly.

Seulement, les musiciens ont toujours déploré le fait qu'on les considère comme des amuseurs du public. Or, ils jouent un rôle important dans la promotion de la culture. Selon eux, les autorités les ignorent, le public voire les médias les évite. Les difficultés rencontrées souvent par les musiciens tchadiens sont le, par exemple, le paiement de leurs redevances, le manque des infrastructures, etc. Le bureau des droits d'auteurs a toujours évoqué l'insuffisance des moyens lui permettant d'effectuer de contrôle de la déperdition des redevances des musiciens ou artistes en général auprès des redevables (Bars, média, alimentations, kiosques, etc.).

Au-delà du rôle récréatif et de divertissement, la musique a toujours été un instrument de la promotion des cultures. Mais aussi une véritable industrie pouvant booster l'économie nationale. Il existe des talents, il suffit d'investir en eux pour révolutionner la musique tchadienne.

Moyalbaye Nadjasna

À l’occasion de la fête de la musique un concert géant a été organisé ce jour 21 juin 2022 à Institut français du Tchad (IFT) par l’artiste Ray’s Kim et ses invités dans le quartier Ardedjounal dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena.      

Dès son entrée, le hangar de podiums placé à droit, la cour est embellie par des géants photos collantes de l’artiste Ray’s Kim et des embellissements artistiques sur lesquelles vous pouvez voir des images de quelques artistes locaux et internationaux à l’exemple Talino manu, Bob Marley.

16h. La mise en place est terminée. Les fans viennent peu à peu et de tous les arrondissements de la capitale. La cour est à peine à claquer. L’animation libre est assurée jusqu’à 20h par deux animateurs. Ils font leur boucan et commentaires sous les applaudissements des mélomanes.

Il est  20h 30 min la toute première artiste entre dans la piste en arrachant les applaudissements du public pour mettre le show devant le public et exprimer mon talent et le partager avec mes frères. « C’est une grande joie pour moi. Je donnerai de meilleur de moi pour que la musique tchadienne ait le plus de visibilité ».

Pour Lingui la musique est plus spirituelle et ça permet d’adoucir les mœurs et de dégager les soucis. Il ajoute qu’il faut que les mélomanes supportent  les musiciens tchadiens, car il y a des talents et des légendes dans ce pays pour donner de l’énergie positive. Après cet artiste les animateurs reprennent la parole en demandant au public d’allumer la torche de leur téléphone pour rendre hommage aux artistes tchadiens qui ne sont plus de ce monde.

Ensuite vient Geneviève, très émue et contente pour ce public magnifique et adorable qui a répondu présent, elle a aimé ce public et dit même vouloir chanter jusqu’à demain, « je suis prête à le faire. Ma chanson parle de de la violence faite aux femmes et les critiques sur les hommes, c’est un problème de communication dès le départ il faut de la compréhension pour faire un bon choix dès le début.

Le quatrième artiste est M2A Téguil, il affirme « c’est la fête, tout le monde est présent c’est vraiment impeccable je suis très touché je pense que ces très important, nous allons faire de mon mieux pour satisfaire c’est une fierté ».  Juste après lui les animateurs annoncent l’arrivée de l’artiste du jour à la Ray’s Kim. Il fait son apparition accompagnée des artistes qui montent sur la piste en chantant de l’histoire du Tchad et des évènements qu’a connu le Tchad de 1960 jusqu’à 2022.

Ousmane Bello Daoudou                

Lancé officiellement depuis le 20 juin sur l’ensemble du territoire national, 97915 candidats tchadiens et étrangers repartis dans différents centres des examens du pays composent le baccalauréat du second degré.  Ces dernières années, des Camerounais viennent composer cet examen. Beaucoup d’entre eux éprouvent souvent des difficultés. L’équipe de Ialtchad Presse est allée dans quelques centres d’ examens de la capitale pour recueillir leur avis. Reportage.

Chaque année une centaine des candidats camerounais viennent composer le baccalauréat du second degré au Tchad.  Leur nombre ne cesse de croître. Plusieurs raisons expliquent ce nombre élevé des candidats et les difficultés sont aussi nombreuses.

Pour Achta Oummou Lakoum, candidate camerounaise (série G2) au centre du Lycée Félix Éboué I, le baccalauréat du Tchad est abordable, « c’est ce qui m’a beaucoup plus motivé à venir composer ». Elle affirme que la première épreuve s’est déroulée dans des conditions acceptables. Par rapport aux difficultés, Achta souligne le transport, « à N’Djamena le prix de transport est trop élevé et le minibus met du temps pour nous faire venir au centre d’examen », dit-elle. Yasmine Awalou est aussi candidate, mais en série G3, le baccalauréat tchadien est mondialement reconnu et donne accès aux universités, instituts et écoles professionnelles partout dans le monde. Toutefois, elle relève des difficultés, «Contrairement au Cameroun, ici le transport, le manger, la connexion internet sont chers ».

Au sujet de la première épreuve, elle déclare « ça été abordable malgré que nous avons des programmes qui ne sont pas identiques ». À quelques mètres d’elles, c’est Boné Isabelle, candidate en série C. Pour elle, le bac du Tchad est abordable plus que celui du Cameroun. Elle souligne des difficultés au niveau de transport et du programme « j’ai constaté que le moyen de transport ici est extrêmement cher, surtout les mototaxis ». Elle ajoute également que « pour trouver à manger même c’est un problème, j’ai fini tout l’argent que mes parents m’ont donné ». Pour la première épreuve, elle affirme que « ça été abordable, mais il y a une différence au niveau de programme et formulation des sujets» dit-elle. Une autre candidate Benyamine Bouba affirme que le Bac au Tchad est facile à obtenir. Pour lui, la première épreuve est aussi abordable. Comme ses compatriotes, il confie que les difficultés sont le transport et la connexion internet qui leur pose problème. « Les moyens de déplacement sont chers ici, on préfère prendre le minibus que la mototaxi qu’on a l’habitude de prendre là-bas » affirme-t-il. Toutefois, le candidat Bouba estime également que « la durée de composition entre les épreuves est très longue, alors que nous composons seulement deux épreuves par jour, mais nous passons pratiquement toute la journée de 7h à 16h à composer, c’est vraiment énorme » lance-t-il.

Soulignons que le Baccalauréat session de juin 2022  lancé ce 20 juin prendra fin samedi 25 juin prochain. Selon le communiqué officiel de l’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) les résultats de la première session écrite seront proclamés le mois de juillet prochain.

Abderamane Moussa Amadaye

Les épreuves écrites sont à leur deuxième jour pour certains élèves et à leur 3e pour d’autres. Ialtchad Presse est allé dans quelques centres recueillir les impressions des candidats. Vox pop.

Alhamdou est élève du lycée Felix Éboué, « mon impression par rapport aux premières épreuves, français c’est bon, l’épreuve s’est bien passé. Pour le moment nous avons bien débuté, tout ce que nous pouvons dire, Dieu est grand. Ce que nous avons étudié pendant 9 mois, ils sont entraînés de nous résumer en quelques jours ».

Mahamat Abakar, « pour la journée d’aujourd’hui  les sujets sont abordables nous espérons que la journée de demain sera encore meilleur. La seule chose qui nous rassure, c’est la tête. J’ai confiance à ma tête »

Vadanki Djona,  « nous avons bien  commencé, les épreuves sont abordables. Je fais de mon mieux. Quand ils m’ont présenté les sujets j’ai lis 3 fois avant de me lancer. En fait les sujets ne sont pas compliqués ni difficiles comme nous pensons ». 

Fatouma Oumar Abdicsadik, « je suis arabophone, nous avons démarré avec l’épreuve de Français, mais nous avons pu faire ce qu’on peut faire ce n’est pas à 100% mais c’est acceptable. Les surveillants nous surveillent rigoureusement, nous sommes très concentrés sur le travail nous rappelons que le baccalauréat session de juin 2022 au centre de lycée Felix Éboué se déroule sans incident majeur et dans le calme ».

Propos recueilli par Ousmane Bello Daoudou 

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