mercredi 16 juin 2021

DT

DT

Heirloom consequat, irure reprehenderit duis Shoreditch. Art party wayfarers nihil pour-over cupidatat id. Brunch incididunt minim, in bitters adipisicing.

Les membres du Comité ad hoc pour la mise en place du conseil national de transition ont été nommés dans la journée du 13 juin. Une équipe composée des partis politiques et de la société civile.

C’est un premier pas vers la mise en place du Conseil National de Transition (CNT), l’organe qui fera office de l’Assemblée nationale. Par décret rendu public le 13 juin, le président du Conseil militaire de transition (CMT) a nommé des membres du Comité ad hoc de sélection des candidatures pour le CNT. Mais qui compose ce comité ?

A la tête de ce Comité, se trouve le Général de division Djimadoum Tiraina, vice-président du CMT. Officier de formation, le président du comité ad hoc a travaillé régulièrement à l’état-major général des armées. Il a été récemment fait ministre de la Défense par le défunt président Déby avant qu’il ne soit désigné comme vice-président au sein du CMT mis en place après la mort de Déby.

Comme 1er vice-président, Mahamat Allahou Tahir. Président du parti Rassemblement démocratique tchadien (RDP) du défunt président Lol Mahamat Choua, il est un allié de l’ancien parti présidentiel, le MPS.

Le 2e vice-président n’est rien d’autre que Me Jean-Bernard Padaré. Surnommé « feu de brousse », il est le secrétaire général, porte-parole du MPS.

Aux postes de rapporteurs, il y a Mahamat Hamid Koua et Ziang Saint Léon. Le premier est un Mpsiste. Il a été plusieurs fois ministre sous le régime Déby et actuellement ministre dans le gouvernement de transition. Le second est du parti RNDT le réveil, de l’actuel PM de transition, Pahimi Padacké Albert.

Six membres accompagnent ce comité. Parmi ceux-ci, il faut signaler l’implication d’Allamine Abakar Dangaya, président du Conseil national de la jeunesse du Tchad (CNJT). Celui-ci a été secrétaire général de la toute puissante organisation estudiantine, l’UNET avant d’en devenir son président. Il faut également signaler la présence du 1er vice-président de l’UNDR, Celestin Topona, actuellement conseiller chargé des missions du président du CMT. Souad Awad, l’actuelle directrice générale de la maison de la Femme figure également parmi les membres.

Le Comité ad hoc a cette mission de procéder par sélection des candidatures pour la composition du CNT, deuxième organe de la transition. Cet organe sera composé de 93 représentants, selon des critères qui ne sont pas encore définis.

Christian Allahadjim

Par un point de presse fait le 12 juin dernier, à la Maison des Médias du Tchad (MMT), la coordinatrice du collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, Hadjé Moussa Kach, a dénoncé les dérives de la Société Nationale d’Électricité (SNE), tout en proposant des solutions d’amélioration des services.

Pour la coordinatrice du Collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, Hadjé Moussa Kach, l’énergie électrique est le socle, sinon la pierre angulaire de tout développement. Et, partant des constats désastreux faits sur le terrain, on ne peut prétendre à un développement si l’on n’a pas accès à suffisance à l’énergie électrique, dit-elle. Selon Hadjé Moussa Kach, le tristement célèbre terme « kouran djabo » est la preuve irréfutable que l’énergie électrique est un luxe au Tchad. D’après elle, son organisation panafricaine « House of Africa », par le biais du collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, est conscient du calvaire que vivent les clients de la SNE. « Ce calvaire dure depuis des lustres, sinon, aussi loin que l’on se rappelle, quitte à croire que notre obscurité est leur priorité. Les services fournis sont plus que médiocres, c’est pourquoi le Tchad se retrouve à la traîne au classement mondial d’accès à l’électricité », dit Hadjé Moussa Kach. Elle affirme qu’après observation de la situation, plusieurs problèmes entravent l’amélioration de l’électricité au Tchad. Il y a entre autres, « le délestage chronique, la répartition inégale de l’énergie électrique, la défaillance des certains postes de distribution, l’inexistence des notes d’informations à l’intention des consommateurs pour des éventuels délestages, la cherté du prix du Kilowatt, la non-maîtrise de la tension de l’énergie distribuée, etc. », a-t-elle cité.

La coordinatrice du collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, souligne que pour relever les défis et faciliter un accès effectif et permanent de l’électricité au pays et à N’Djamena en particulier, son organisation, fait plusieurs propositions. Il s’agit de la permanence de l’énergie électrique, la répartition égale et équitable de l’électricité si nécessité oblige, la mise en place d’un comité indépendant des suivis et évaluations relatifs au ravitaillement en carburant, la limitation de la prise en charge à 200 KW par bénéficiaire, la transparence sur la taxation du prix du Kilowatt. « Nous recommandons aux autorités de tutelle, à la SNE et aux partenaires techniques de la SNE de saisir de ces propositions afin l’électricité soit permanent au Tchad. Cette sortie n’est pas pour amuser la galerie. D’autres actions d’envergures peuvent être entreprises si la situation ne nous laisse pas le choix », conclut Hadjé Moussa Kach.

Rappelons qu’« House of Africa » est une organisation panafricaine créée le 25 janvier 2017. Elle est basée dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Elle intervient dans plusieurs domaines, notamment les actions humanitaires, l’autosuffisance alimentaire, la résilience communautaire, la défense des droits des consommateurs tchadiens.

Allarassem Djimrangar

Donc le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), ex-parti au pouvoir, a tenu son congrès extraordinaire. Prévu pour 2 jours, tenu en une journée. C’était expéditif. Cela ne ressemble en rien à un congrès de redynamisation. La redynamisation attendra. Tout le monde attendait un congrès qui dynamitera le parti, mais il semble que la dynamite a été désamorcée. Reste que le désormais ex-Secrétaire Général (SG) Mahamat Zene Bada est évincé au profit de Haroun Kabadi. Personne ne s’attendait à cette désignation par acclamation. Pourquoi le choix s’est porté sur Kabadi? L’homme qui refusa d’être Président par intérim. Quel est le scénario?

Acte1

C’était en amont du congrès. Tout commence avec la mort du Maréchal président Deby Itno. C’est la panique parmi les plus proches. Dr Haroun Kabadi au titre de deuxième personnalité est appelé par l’entourage familial pour constater la vacance du pouvoir. Il rassure tout en refusant d’assurer l’intérim. Il présente ses arguments : son âge, sa santé, le chaos en perspective, le choix de l’armée et d’un militaire respecté pour faire face à la situation. En fait, Kabadi se disqualifie pour mieux rebondir, peut-être…Vite il s’isole. Il travaille à convaincre les chancelleries occidentales. Il écrit avec l’aide du président de la Cour Suprême la Charte de la transition. Ses adversaires disent qu’il serait fatigué. Ses amis politiques rétorquent qu’il a toute sa tête. Kabadi est un homme de pouvoir craint par ses amis comme ses adversaires. Il est là où on ne l’attend jamais.

Acte 2 :

Organiser le MPS. Le parti n’entend pas céder la scène à d’autres. Il est un parti de gouvernement. Il entend le rester vaille que vaille. Kabadi a la charge de le reformer. Il est le seul parmi ses camarades disent plusieurs à être capable de jouer ce rôle. Surtout en cette période trouble. Sa force : sa capacité d’écoute et son habileté de grand manouvrier. Il peut, dit-on, écouter pendant des heures amis et adversaires. Il aura la mission de nettoyer le parti, de renflouer ses caisses, de faire émerger ou recruter des cadres jeunes et compétents, etc. Il aurait exigé et obtenu d’être seul maître à bord du navire MPS. Il a la liberté de former son Bureau politique, de sélectionner ses secrétaires adjoints, de mettre sur pieds des groupes thématiques pour mieux se préparer au futur Forum.

Aussi, l’autre cible est le Conseil National de Transition (CNT), l’organe législatif. Le parti de Bamina fait des pieds et des mains afin que le CNT ne lui échappe pas. Le pays entier et ses diasporas cherchent à en faire partie. Le MPS entend, bien là aussi, garder la main. Il n’y a personne d'autre que Kabadi pour négocier ou imposer cet arrimage. L’objectif est à haut risque, mais le grand manœuvrier Kabadi peut trouver l’astuce et la formule tout en ne laissant rien paraître. Une tâche difficile, mais que l’ex-PAN affectionne.

Acte 3 :

Les membres du parti de Bamina veulent se comporter, malgré ce régime d’exception du Conseil Militaire de Transition (CMT), comme un parti de gouvernement. Les caciques du MPS agissent et pensent à comment être au cœur des actions du CMT. Le principal but de l’acte 2 consistera à contrôler l’ agenda du CMT et la feuille de route du gouvernement de la Transition. Ils surveillent d’un mauvais œil les actes de l’actuel Premier ministre de transition Pahimi Padacké Albert qui n’est plus un allié, mais bien un potentiel adversaire.

Enfin, ce congrès n’est qu’un acte dans un grand scénario qui s’écrit sous le regard des Tchadiens. D’autres actes suivront. A la sortie de ce congrès, le grand scénario en cache bien d’autres petits scénarios. Le MPS est le cheval de Troie. Il semble que  Kabadi est déjà bien en selle. Comme dans la mythologie grecque le guerrier Kabadi se lancera, peut-être, le moment venu dans la grande mêlée politique. Et tentera de galoper vers la victoire. Mais souvent en politique comme dans le cinéma il faut toujours voir la fin pour comprendre.

Bello Bakary Mana

Les rideaux sont tombés sur le 10e congrès extraordinaire du Mouvement patriotique du salut (MPS). A l’issue des assises, Haroun Kabadi a été désigné par acclamation, nouveau secrétaire général dudit parti.

C’est la grosse surprise de ce 10e congrès extraordinaire du Mouvement patriotique du salut (MPS) tenu ce samedi 12 juin. Même si les rumeurs persistantes prédisaient déjà l’éviction de Mahamat Zen Bada du poste de SG du MPS,  les membres du comité d’organisation de ce congrès ont rassuré que l’ordre du jour porte sur la redynamisation du parti,  après la mort tragique de son président fondateur Idriss Deby Itno. Et qu’en aucun cas il n’est question de désignation d’un nouveau secrétaire général. Rétropédalage, les congressistes ont désigné à la fin des assises l’actuel président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi, secrétaire général par acclamation. Il remplace à ce poste Mahamat Zen Bada, contestataire de ce congrès. Il a exprimé justement le fait que ce congrès visait à l’évincer.

Ce n’est pas pour la première fois que Haroun Kabadi occupe ce poste. Il avait déjà en 2009-2010 présidé aux commandes de ce parti. Grand militant respecté et discret,  il est un fidèle parmi les fidèles du feu président Deby, président fondateur du MPS. Il a dorénavant la charge de préparer le parti de l’oriflamme guerrière aux prochaines échéances électorales après la période de transition.

Il faut rappeler que ce congrès s’est tenu sous haute sécurité. Des éléments de la DGSSIE et ceux des unités antiémeutes ont été déployés pour la circonstance.

Le 10e congrès extraordinaire du Mouvement patriotique du Salut s’est ouvert ce 12 juin à N’Djamena. Un congrès placé sous le thème « redynamisation ». C’est aussi le premier congrès sans le président fondateur, le Maréchal Idriss Deby Itno,  décédé en avril 2021. Reportage.

L’auditorium de l’hôtel Radisson Blu est plein à craquer. Membres du bureau politique national, secrétaires généraux provinciaux, délégués départementaux et autres invités d’honneur sont présents. Sur le podium, une grande affiche du congrès trône encadrée par deux autres portraits du défunt président Idriss Deby Itno avec la mention « hommage au président fondateur ». Sur l’écran géant, le magazine de la Présidence intitulé « l’autre Idriss Deby Itno » est diffusé en boucle.

Dehors la sécurité est impressionnante. La Police, les unités spéciales anti émeutes et même des militaires sont déployées. Les alentours de l’hôtel sont gardés par des militaires. La fouille est minutieuse. Cela rappelle exactement l'époque du président fondateur Idriss Deby Itno. Autrement,  le MPS veut réaffirmer son statut de grand parti,  parti État malgré la mort de son président fondateur. De quoi a peur le comité d’organisation ?  « De rien », répond Me Jean-Bernard Padaré, président du comité d’organisation. D’après lui,  il y a ce dispositif pour dissuader ceux qui ne sont pas du parti et seront tentés de s’infiltrer dans la salle. « Notre congrès a toujours été sécurisé », rappelle-t-il.

10heures. Conformément au programme, la cérémonie d’ouverture commence. Me Jean-Bernard Padaré, président du comité d’organisation prend la parole. Il salue la mémoire du président fondateur du MPS,  Idriss Deby Itno, tué le 20 avril 2021. « Ce congrès se tient dans un contexte douloureux. Car c’est sans la silhouette de notre héros, notre guide que nous nous sommes réuni », a-t-il déclaré. Ensuite, un récit des versets du Coran a été fait suivi d’un poème en hommage au défunt maréchal et un documentaire sur la vie de Deby.  Un moment d’émotions. Vient enfin le mot d’ouverture de la secrétaire générale 1ere adjointe, Madjidian Padja Ruth. Elle a indiqué que ce congrès vise à toiletter les textes du parti pour l’adapter au contexte. D’où le thème « redynamisation ». « Le MPS doit être un parti fort dans un État fort », a-t-elle martelé.

Grand absent de ce congrès, le secrétaire général titulaire Mahamat Zen Bada. Il se trouvait en France pour des raisons de santé. Mais selon des indiscrétions, le SG serait de retour à N’Djamena. « S’il se trouve à N’Djamena, il doit être là. C’est un grand militant », a répondu Me Jean-Bernard Padaré qui rejette en bloc des rumeurs sur de sérieux problèmes entre les SG du MPS.

Pour rappel,  ce 10e congrès extraordinaire a été annulé pat Mahamat Zène Bada qui conteste la qualité de son adjointe à convoquer de telles assises. Mais l’évènement s’est tenu à son grand dam. Prévue pour deux jours,  la rencontre est réduite en un jour. À l’issue de ces assises,  le statut et le règlement intérieur du parti seront revus.

Christian Allahdjim

Il y a tempête au Mouvement patriotique du salut (MPS), ex-parti au pouvoir. Un congrès extraordinaire est attendu du 12 au 13 juin prochain à N’Djamena, capitale tchadienne. Une annonce faite à l’insu du Secrétaire général (SG) du MPS M. Mahamat Zène Bada partit pour des soins à Paris, en France. Il prend une décision et annule le futur congrès. Ses amis politiques maintiennent de facto le congrès. Ialtchad Presse dans un échange avec le Politologue Dr Évariste Ngarlem Toldé vous propose son analyse de situation.

Selon le politologue Dr Évariste Ngarlem Toldé, il est toujours inscrit dans les statuts des partis politiques qu’il peut y avoir de congrès extraordinaire lorsque la situation l’impose. Seulement dit-il, on est en droit de s’interroger pourquoi, cette précipitation au sein du MPS ?  D’après le politologue, entre l’annonce du congrès et la date de sa tenue il y a juste une semaine.  Il se demande ensuite, pourquoi avoir attendu le départ pour la France du SG titulaire pour lancer des invitations aux membres du parti ? Et en fin, Dr Évariste Ngarlem Toldé s’interroge sur les mobiles réels de ce congrès ?  « C’est vrai le Maréchal est décédé, mais on aurait pris tout le temps. C’est la précipitation d’organiser un congrès dans ce contexte. Ce qui amène à s’interroger sur les intentions des organisateurs. Mais aussi sur ce qui se cache derrière des ambitions inavouées des uns et des autres en ce moment », dit-il.

Pour le politologue, il ne pouvait en être autrement, le SG n’étant pas mis au parfum de la tenue de ce congrès, est dans son droit de réagir en signant une note pour annuler l’évènement. « En tenant mordicus à aller au congrès, les militants risquent de déterrer la hache de guerre. Parce qu’il y a des ambitions qui ont été longtemps étouffées. Vous savez, le MPS est un parti qui a un seul leader qui a dirigé de sa forte main de Maréchal, président de la République et président fondateur de ce mouvement politique. Et sa disparition laisse ce mouvement orphelin », affirme le politologue.  Il soutient que cette disparition subite fait éclater au grand les camps qui apparaissent sur des bases tribales, régionales, ethniques et voire même des courants idéologiques qui traverse le MPS. Toujours selon Dr Évariste Ngarlem Toldé certains caciques ont peur de voir les enfants de Deby récupérer le parti. « Puisque cela ne serait pas nouveau dans ce pays lorsqu’un président fondateur d’un parti décède, les enfants ont tendance a récupérer le parti qui pour eux est le bien de leur père ».

« Un parti politique n’est pas un héritage… »

 Le MPS d’après lui, n’est pas un parti comme les autres. C’est un mouvement politico-militaire qui a été une entente entre le colonel Idriss Deby, le colonel Maldome Bada Abbas et le général Nadjita Beassoumal et beaucoup d’autres en 1989. Aujourd’hui Zène Bada de sa position revendique l’héritage de son frère. « Maldom Bada Abbas était le président d’honneur du MPS jusqu’à sa mort. Donc Zène Bada qui est l’un des membres fondateurs de MOSANAT, revendique la paternité du MPS comme les enfants de Deby veulent en faire. Celui qui n’en tient pas trop c’est le GAL Nadjita Beassoumal, un vieux très sage et très silencieux en tant que religieux », rappelle le politologue.

Aujourd’hui, note-t-il, le MPS se trouve sans leader après le décès du Marechal. Dr Évariste indique cependant que, l’impression ou la perception qu’on a, « c’est qu’on veut écarter le SG qui ne semble pas être manipulable et mettre à sa place quelqu’un de plus maniable d’une part, et d’autre part, de trouver aussi un futur candidat aux élections présidentielles. Mais on peut penser également à un renouvellement et à un rajeunissement des cadres du parti, tout est possible avec ce congrès », mentionne-t-il. Il craint que le MPS sorte de ce congrès très affaibli et surtout très divisé.

Pour lui, chaque parti doit se référer à ses textes pour éviter des discordances. Le politologue relève que le MPS attendait un des siens même si ceux qui sont du Conseil militaire de la transition (CMT) sont plus ou moins MPS, il attendait à être associé à la gestion du pouvoir. « Or ce qui se passe aujourd’hui montre qu’on a tenu à l’écart le SG du MPS. En principe en cas de vacance de poste, de décès ou de disparition, les statuts prévoient tout, le vice-président ou le SG du parti ». Un parti politique n’est pas un héritage, surtout que le MPS est un mouvement politico-militaire, affirme Dr Évariste Ngarlem Toldé. À ce congrès il faut s’attendre à tout et à rien, conclut-il.

Moyalbaye Nadjasna

Les tensions sociopolitiques au Tchad semblent se décrisper peu à peu et la tendance va vers un dialogue inclusif. La Coordination des actions citoyennes Wakit Tamma accepte de dialoguer pour un Tchad sur des nouvelles bases démocratiques. Wakit Tamma a fait quelques propositions. Ialtchad Presse décrypte pour vous le document en question. 

Wakit Tamma, signifie en arabe tchadien, l’heure a sonné. C’est une coordination des actions citoyennes qui regroupe des mouvements de la société civile, la centrale syndicale UST et quelques partis politiques de l’opposition démocratique. Cette coordination s’opposait, à ses débuts, au sixième mandant du feu président Idriss Deby Itno. Selon un document signé le 02 juin 2021 des porte-parole notamment Me Max Loalngar (LTDH), Mahamat Nour Ibedou (CTDH), Dr Sitack Yombatnan (vice-président du parti les Transformateurs) Beni et Michel Barka (président de l’UST), Wakit Tamma justifie son ras-le-bol en quatre points.

Elle note d’abord l’injustice dans la gestion du pays et réclame justice pour tous. Ensuite, elle exige un dialogue sincère et le respect. Troisièmement, elle dénonce l’ingérence de la France dans les affaires internes du Tchad. Et la confiscation par les armes du pouvoir et sa conquête par les armes.

Pour le mouvement Wakit Tamma, la mort du Maréchal ainsi que celle d’une quinzaine des manifestants le 20 et le 27 avril aurait pu être évitée s’il y avait un dialogue sincère. Il faut signaler que Wakit Tamma, insiste sur le coup d’État de la junte et la dévolution dynastique du pouvoir au fils.

Il faut noter l’analyse contextuelle faite par Wakit Tamma des drames du 20 et 27 avril, il en ressort de cette analyse que le Tchad n’a non seulement perdu son président, mais plusieurs Tchadiens ont perdu leur vie soit dans le conflit armé ou communautaire et dans les manifestations. Pour le cas particulier des manifestants pacifiques, une quinzaine de morts et au moins 1200 cas d’arrestations.  En effet, le document note une chose importante qu’il faut souligner. Il s’agit du plaidoyer de Wakit Tamma pour un dialogue sincère et ouvert à tous. Dans le document la coordination des actions citoyennes dit être disposée à dialoguer, ce qui est différent d’une réclamation de participation active dans un des organes actuels de transition. Les membres de cette coordination entendent faire partie du processus de préparation, de la tenue et du suivi du dialogue inclusif. Ils veulent en fait jouer un rôle en créant des conditions saines pour des élections libres pour tous.

« Le Conseil militaire de transition doit montrer sa bonne foi… »

Dans ce document Wakit Tamma craint que ce dialogue ne tienne pas ses promesses. Il propose un forum similaire à la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Les critères d’égalité des parties prenantes, d’équité, de transparence, sans aucun esprit de clientélisme et de trafic d’influence sont à éviter, affirme le document. Compte tenu de l’importance du dialogue, Wakit Tamma estime que le Conseil militaire de la transition doit mettre en place une commission préparatoire plus représentative de la diversité des organisations qui la composent.

Wakit Tamma à travers ce document appelle à la bonne foi et la disponibilité du CMT à dialoguer. Le document va plus loin. Il réclame la libération des marcheurs arrêtés, les prisonniers de guerre et d’opinions, et l’ouvrir d’une enquête pour situer la responsabilité des ceux qui ont tiré sur les marcheurs et d’indemniser les familles. Il plaide aussi pour l’autorisation des marches et manifestations pacifiques. Le document propose également au CMT d’exprimer sa disponibilité à dialoguer avec les politico-militaires. « Muter le CMT en conseil Républicain de transition avec un président civil et un vice-président militaire. Les membres de l’exécutif transitoire ne participeront pas aux prochaines élections, modifier la charte de transition et l’adapter réellement au contexte de transition », c’est l’essentiel de la déclaration d’intention de Wakit Tamma.

Moyalbaye Nadjasna

Depuis le 20 avril, date officielle du décès du président Idriss Deby Itno, les attentes des Tchadiens au changement semblent hypothéquées. Les contestations ne cessent pas. Certains organisent des marches pacifiques, d’autres font de la communication qui va dans tous les sens. Retour sur les nouvelles sorties médiatiques du parti Union pour la République démocratique au Tchad (URDT) et du Collectif d’action des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (CAJPDET).     

Le processus de la transition au Tchad assuré par la junte est loin de convaincre l’opposition politique démocratique. Il y a quelques jours, le parti Union pour la République démocratique au Tchad(URDT) dans une communication faite par son secrétaire général Klamong Sou Nguetour, note que la transition qui s’opère doit être une opportunité de redéfinition de la politique au Tchad. Selon lui, la mise en place des mécanismes de transition malgré l’arbitrage de l’Union Africaine (UA) exigeant une transition de 18 mois hypothèque les attentes des Tchadiens. Pour réussir cette transition, l’URDT propose que le gouvernement de transition soit revu tout en impliquant les technocrates de toutes les forces vives. « Aller très vite au dialogue national inclusif. Le CNT doit être dignement constitué et représentatif de toutes les provinces, les élus de la 3e législature doivent être écartés y compris les membres du Cadre national de dialogue politique (CNDP) », dit-il. D’après lui, il faut interdire les cumuls de représentativités d’une même formation politique ou société civile dans le GVT et le CNT. M. Klamong Sou Nguetour demande au CMT d’arrêter de terroriser le peuple tchadien par les armes, les représailles sanglantes des manifestants pacifiques et de libérer ceux qui sont détenus. Il rajoute, que les paisibles citoyens soient sécurisés contre les détenteurs illégaux des armes qui endeuillent les familles.  Les villages Ndoh dans la sous-préfecture de Bebopen, département de Mandoul occidental le, 31 mai 2021 en est une des illustrations, précise-t-il. Pour lui, le peuple tchadien ne doit rien attendre de la France après 60 ans d’indépendance et prendre son destin en main. Il pétitionne auprès des formations politiques de s’engager sans calcul égoïste dans le processus pour la réussite de la transition, seul gage des futures élections démocratiques, libres et transparentes.

La finalité de toutes les démarches relève-t-il, c’est d’aboutir à la mise en place des institutions démocratiques fortes et crédibles au Tchad. « Le CMT doit prendre en compte à toute urgence, les réclamations des différents mouvements citoyens notamment, les organisations syndicales, les diplômés sans emplois, les associations des personnes handicapées entre autres », souligne le SG de l’URDT. Il estime que la situation actuelle exige une prise de conscience, du courage et un engagement total. « Un pays ne se construit pas avec la peur et l’injustice », martèle-t-il.

À contre sens, Mahamat El-Mahadi Abderamane, président du Collectif d’action des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (CAJPDET) dit apporter son soutien total au CMT. Pour lui, la jeunesse tchadienne est aux prises des défis colossaux à relever. Il demande aux jeunes de se ressaisir de tout acte de vandalisme ou de violence. Car note-t-il, de tels agissements ne sont pas constructif pour le pays dans le contexte actuel. Il appelle à la sagesse des uns et des autres. « La jeunesse tchadienne ne doit pas suivre les vendeurs d’illusions qui sapent les efforts du gouvernement pour la consolidation de la paix et la cohésion sociale », déclare le président du CAJPDET. Il encourage le gouvernement à la préservation des relations avec les pays voisins dans un élan de coopération sans frontière pour la paix et la justice.

Moyalbaye Nadjasna

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

Vos Annonces sur votre site Ialtchad Presse