samedi 24 septembre 2022

Reportage

Reportage (1066)

Après quelques mois de vacances, les lycées et les collèges organisent les cours de vacances pour améliorer les niveaux de leurs élèves. Ialtchad Presse est allé ce 27 juillet constater les faits. Reportage

Il est 11h au lycée Forlamy. Tout est calme, les administrateurs sont dans leur bureau et certains élèves sont rentrés, d’autres révisent leurs exercices. Pour joindre l’utile à l’agréable, quelques élèves se sont confiés à notre microphone de Ialtchad Presse.  

Pour Daralssalam Hisseine passante en 1re S, le fait de faire des cours d’Été est tellement important pour savoir qu’est-ce qui se passe en classe de 1re   S et quelles sont les difficultés? Selon elle, les aînés nous disaient la classe de 1re S est difficile et aussi pour apprendre les matchs et autre, en plus être capable d’affronter l’année scolaire.

C’est la première fois pour Achta Aguid Mahamat de prendre des cours d’Été. Elle affirme que c’est pour apprendre uniquement les matières scientifiques et rehausser mon niveau pour l’année prochaine, « pour le moment je comprends bien, j’aimerai que toutes les écoles organisent des cours d’été pour permettre aux élèves de faire mieux ».

Ali Adam Ali élève en classe de 3e dit être inscrit au cours de vacances pour améliorer son niveau. « Auparavant j’ai des difficultés dans certaines matières, mais depuis que j’ai commencé avec les cours je sens que mon niveau a substantiellement augmenté. De plus, je traite des exercices, je demande à mes amies de venir se joindre à nous c’est génial ».

 Le surveillant de lycée Adam Hamid Adam confirme, « ces cours que nous organisons à une importance primordiale, cela permet aux élèves d’assimiler les cours. Nous avons uniquement les matières de bases par séries par exemple en Terminale A nous avons la philosophie et le Français. La série scientifique ce sont les mathématiques, la physique chimie et science de la vie et de la terre. Nous sommes dans la 3e  semaine des cours. Tout se déroule dans des bonnes conditions et les prix sont abordables. Nous avons fixé à 5000f par contre dans d’autres établissements le prix est plus élevé ». Il ajoute « nous prenons quelques minutes pour leur parler de vivre ensemble et l’amour de prochain ».

Ousmane Bello Daoudou      

Oseilles, épinards, choux, feuilles de maniocs, feuilles de haricots sont des légumes les plus consommés par les N’Djamenois. Étalés partout aux marchés de la capitale tchadienne. Seulement, la plupart de ces légumes sont périodiques et viennent de Koussérie, ville camerounaise frontalière du Tchad. Les nutritionnistes conseillent de consommer régulièrement du légume pour bien maintenir sa santé. Reportage.

Les légumes sont vendus dans les différents marchés de la capitale tchadienne, N’Djamena. Plusieurs variétés sont proposées par les vendeuses aux clientes. Citons, épinards, boudou, ngago, oseilles, feuilles de maniocs, feuilles de haricots, choux moringa, etc. Selon certaines vendeuses que nous avons interrogées, la plupart des légumes étalés aux marchés proviennent du Cameroun voisin, de Moundou ville économique du pays et du lac-Tchad. Elles les acheminent avec beaucoup de peines et tracasseries. Ladjoga Martine est aussi vendeuse des légumes depuis 30 ans. Elle souligne qu'elle achète ses légumes comme les choux, et ngago à Koussérie, Moundou et au Lac pour les revendre ici. « Les choux sont vendus cher parce qu’on les exporte avec beaucoup de difficultés, on nous arnaque assez dans nos mouvements. Si les clientes trouvent que  les prix sont exorbitants, elles ont raison il faut qu’on gagne quelques choses en retour. Nous avons assez des clientes, mais quelques fois le problème de conservation nous fait perdre nos légumes comme les épinards, oseilles, feuilles de maniocs et feuilles d'haricots », confie-t-elle.

Maxim Madjou consommateur rencontré devant l’étal de Ladjoga Martine. Il achète les choux, et affirme que sa famille et lui aiment savourer la sauce des choux accompagnés d’oseille. « Malgré les incapacités, on se défend quelques fois au quotidien pour manger la sauce des choux. Si madame nous présente ce plat au menu du jour, mes enfants et moi sommes à l'aise. Puisque c’est notre goût préféré », dit Maxim.

Toussainte Magoume consommatrice rencontrée au grand marché de la ville de Ndjamena préfère manger le boudou avec l’oseille « quand je prépare la sauce de boudou je savoure bien et l’appétit même vient seule. Après avoir mangé ce plat, je prends beaucoup de l'eau et je me sens bien ». Contrairement à Maxim, Toussainte n'aime pas les choux, « le jour où je ne trouve pas mon boudou je prends le moringa, mais ma sauce préférée c'est le boudou », souligne-t-elle.

Pour les nutritionnistes, les légumes donnent de l’énergie, éveillent les vigilances, l'efficacité au travail. Elles apportent à l'organisme des éléments indispensables pour son bon fonctionnement, expliquent-ils. Les nutritionnistes soutiennent que les légumes sont riches en vitamines et en minéraux. Les légumes jouent un rôle protecteur dans la prévention des maladies, disent-ils.

Oblom Jean, doctorant en nutrition et alimentation et sciences des aliments à l'université Abdou Moumouni, conseille la consommation des légumes. D'après lui, il faut s'assurer que les conditions d'hygiène sont respectées. Le contraire, dit-il, c’est le risque de contamination par microbes. « Les légumes font partie des 7 groupes des aliments. Elles sont considérées comme une alimentation santé, à cause de leur forte teneur en eau et faible densité chlorique. Leurs richesses en fibres en font des alliées du quotidien », dit-il. Les fibres sont indispensables pour à notre alimentation et notre bien être en général, ajoute-t-il

Haoua Adoum Ibeth

Pour obtenir ce qu’elles désirent, certaines personnes succombent aux tentations des marabouts féticheurs qui se révèlent souvent grands escrocs  et charlatan. Ensorcellement, envoûtement ou autres appellations, cette pratique est devenue une source de revenue fructueuse pour les vendeurs d’ illusions. Et une monnaie courante pour les femmes ou les hommes qui cherchent à satisfaire coûte que coûte leurs fantasme ou ego. Mais cette pratique ne reste pas sans des effets néfastes. Reportage.

Des gris-gris, ou amulettes en poudre, eaux ou autres formes sont en forte hausse sur le « marché de fétichisme ». Pour M. Abdallah Abakar, les femmes ou les hommes qui pratiquent ces genres des manœuvres pour une raison ou autres sont des femmes injustes, et qui n’ont pas confiance en elle. « Aller chez un féticheur ou le marabout pour empêcher son mari à prendre une deuxième femme cela ne change pas grand-chose si c’est ne pas pour s’appauvrir et empirer la situation. Pour moi, ce qui t’es destiné finira par te trouver, le féticheur s’enrichit sur le dos de femmes ignorantes qui ne savent pas où se trouvent leurs intérêts. En faisant cette pratique, elles appellent la malédiction pour sa progéniture et elles peuvent facilement perdre ce qu’elles ont déjà fondé », explique-t-il.

Quelques femmes interrogées sur ce sujet disent qu’elles sont soulagées après consultation chez les féticheurs. Certaines de ces femmes pensent que le fétichisme résout leur problème social, économique et de ménages.

D’après le témoignage d’une victime de cette pratique qui requit l’anonymat, les féticheurs sont des escrocs. « Mon époux était destitué de son poste de Directeur General, je voulais l’aider. Alors une amie m’a conseillé de voir son féticheur qui lui procure de produit porte chance pour son commerce il pourrait avoir la solution à mon inquiétude. Il m’a demandé de lui apporter une de mes voiles et une somme de 300 000 F CFA pour le début ce qui était fait. Je suis revenue le matin pour prendre le produit, on me dit que le marabout a quitté la maison. Les femmes qui font ça sont souvent mal intentionnées, impatientes et naïves » estime-t-elle.

Selon les hommes qui ont donnés leur avis, c’est une génération des femmes instables qui s’adonnent à cette pratique. D’après Djimressem Erche on ne peut pas forcer l’amour quand ton partenaire ne t’aime plus ce qu’il ne t’aime plus. Les femmes de nos jours connaissent de nombreux hommes avant de se marier et même une fois dans leurs foyers, elles ont de « pneus secours ». « Je pense que si nos sœurs fréquentent le féticheur c’est à cause de rareté des hommes sérieux pour fonder un foyer. En plus de la finesse féminine, il faut accompagner cela avec la sorcellerie pour voir maintenir son foyer. Par exemple si tu n’es pas accueillante ou tu ne sais pas préparer afin d’éviter que ton mari te quitte il faut le marabouter. Je me sens comme victime de cette pratique, je pense que le droit des hommes est violenté on nous contraint à aimer », relate-t-il

Selon M. Begui Tedim il y a des féticheurs qui peuvent te sauver la vie et d’autres te tuer. Ils peuvent te mettre dans des situations complexes. « Si tu pars chez un féticheur pour ton bien-être, je ne vois pas le mal. C’est d’abord une question de foi, si tu crois à une chose, il n’y a pas de discussion ».

Pour le féticheur qui exerce ce métier depuis des années beaucoup de femmes et hommes viennent se procurer les différents produits. Selon lui, certains clients demandent le produit de protections, de prophylaxies et d’autres les produits de porte-bonheur, attirances, chances, des remèdes de certaines maladies par exemple le mal des dents. M. Goni Oumar affirme que de nombreuses clientes s’intéressent à l’attirance et la chance. Il faut respecter les étapes et les conditions pour avoir un bon résultat dans le cas contraire il pourrait mal tourner. Il faut respecter certaines incantations, selon sa version il travaille avec des djinns (des êtres invisibles) qui sont chargés de leur apporter le récit et certains produits mystiques.

Mariam Mahamat Abakar

L’Union des journalistes tchadiens (UJT) en collaboration avec la fédération internationale des journalistes organise une formation des journalistes sur le thème « médias et changement climatique ». La formation a regroupé les journalistes issus des médias de N’Djamena et se déroule du 25 au 26 juillet au siège de l’ONAMA. Reportage.

En Afrique, le changement climatique met en péril la vie humaine et les moyens de subsistance. Les journalistes locaux ont des missions primordiales à accomplir comme expliquer quels sont les causes et les effets du changement climatique à leurs concitoyens. Décrire ce que les pays et les populations peuvent faire pour s’adapter aux impacts à venir et rendre compte de ce que les gouvernements et les entreprises font pour riposter à ces menaces. C’est pour répondre à cette mission d’information, de communication et de sensibilisation que les journalistes des différents organes de presse de N’Djamena participent à cette formation. Pour le président de l’UJT Mahmoud Abbas,  le changement climatique président de l’UJT directeur de la fédération internationale des journalistes région Afrique.

Dans son discours de circonstance, le directeur de la fédération internationale des journalistes pour la région Afrique Pa Louis Thomasi rappelle à ses pairs qu'en 2013, la fédération internationale des journalistes a estimé que les journalistes africains et les médias africains en général n’ont pas été en mesure de répondre très efficacement en ce qui concerne la lutte mondiale contre le changement climatique. Il ajoute que le changement climatique reste un énorme défi pour la plupart des pays du monde, y compris le Tchad qui souffre également de la désertification, de la sécheresse et de régimes de précipitations incohérents.  « Notre continent, l'Afrique, est considéré comme l'un des continents les plus durement touchés par les effets du changement climatique. En Afrique, par rapport à d'autres continents dans le monde, les médias ont failli dans un reportage efficace sur le changement climatique et de création de l'impact souhaité qui est nécessaire pour renforcer le changement de comportement du côté des citoyens », a-t-il relevé. Le directeur de la fédération internationale des journalistes pour la région Afrique conclut en disant que les médias africains ont sans aucun doute gravement sous-estimé les questions de changement climatique, malgré les dégâts colossaux que les conséquences du changement climatique ont accumulés sur le continent, alors les journalistes présents à cet atelier seront désormais les spécialistes en la matière pour inverser la tendance.

Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable Mahamat Lazina, affirme que le Tchad est un pays de tout en matière environnementale. Il souligne également que L’UJT et la FIJ viennent de placer les journalistes au cœur de leur responsabilité en matière de l’environnement.  « En envisageant d’organiser cet atelier de formation, l’UJT vise à vous équiper et à vous outiller dans la rédaction des articles de sur les questions de l’environnement. La nécessité de la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers du Tchad doivent être comprises par toute la population », explique-t-il. Il précise aussi que la formation va permettre une bonne mise en œuvre des actions entreprises par le gouvernement en faveur de l’environnement dans notre pays.

Kouladoum Mireille Modestine

La direction générale des impôts et le ministère du budget et des finances ont procédé ce lundi au lancement officiel d’une nouvelle gamme dénommée E-Tax.  Ce nouvel outil qui vise à moderniser le système fiscal a pour de simplifier et de fluidifier le système fiscal tchadien autour des standards communautaires et internationaux. La cérémonie du lancement a lieu en présence du ministre du budget et des finances Tahir Hamid Nguilin. Reportage. 

Le système fiscal tchadien a longtemps souffert de sa relation conflictuelle avec les contribuables et de l’étroitesse du ficher des contribuables actifs. D’une part, la complexité des procédures et la forte présence des administrations fiscales étaient décriées. D’autre part, l’informel et la non-conformité entrainent les performances quantitatives et qualitatives insuffisantes. Cette situation était étroitement liée à une orientation budgétaire immédiate des régies pilotées sur la base du seul rendement quantitatif.

Pour mettre fin à ce manquement, les autorités du ministère du budget et des finances par le biais de la direction générale des impôts ont mis en place un nouveau système appelé i-taxe.  Ce système va permettre de simplifier et de fluidifier le système fiscal de notre pays autour des standards internationaux et communautaires.

La digitalisation vise à tirer parti des avantages bien compris de l’informatique pour améliorer nos pratiques et renforcer la traçabilité, l’efficacité et la redevabilité.

Pour le ministre du budget et des finance Tahir Hamid Nguilin, les autorités décidé de changer d’orientation et ont instruit une nouvelle orientation de politiques fiscales fondamentalement pro business. « Susciter la création de la matière imposable danse environnement de confiance entre partenaires est le nouveau crédo impulsé en matière fiscale », dit-il. Selon lui, la politique fiscale désormais dans notre pays s’intéresse prioritairement aux conditions d’exercice du jeu fiscal et au développement de la matière, source pérenne de mobilisation des recettes fiscales.  

Tahir Hamid Nguilin soutient que sous ces orientations, un vaste mouvement de réformes du système fiscale est mis en place, bâti autour du tryptique structurant l’ensemble de nos finances publiques : modernisation, digitalisation et territorialisation.

Au total, plus de 70 mesures ont été adoptées et sont à la disposition du citoyen pour son double bénéfice pour participer librement et facilement au système fiscal. Ces mesures sont regroupées sous 4 chapitres, à savoir l’amélioration du climat des affaires, le développement du tissu fiscal et la valorisation du territoire, la sécurisation des recettes publiques et la protection sanitaire, sociale et environnementale.

Jules Doukoundjé  

Après expiration de la convention collective d’entreprise 2018, a cellule syndicale des employés nationaux de la  CNPCIC a déposé le 27 septembre 2021 auprès de la Direction générale, un projet de convention collective d’entreprise CNPCIC 2022 comportant 30 articles. La Direction générale avait voulu reconduire l’ancienne convention malgré la volonté du personnel qui a revu par deux fois en baisse le projet de convention. Dépassé, ils tenu une Assemblée générale Extraordinaire ce samedi 23 juillet à la bourse du travail pour dénoncer l’attitude de l’employeur. Reportage.

À l’issu de cette Assemblée générale Extraordinaire, le personnel dénonce à l’opinion nationale et internationale, le manque d’intérêt de l’administration de la CNPCIC dans la gestion du processus de négociation de la convention collective qui selon eux, est un document juridique relatif aux droits de travail au Tchad. Pour le secrétaire général aux revendications et aux affaires juridiques Issangwai Djimasra,  il n’est pas question que la CNPCIC s’acharne sur les délégués du personnel, viole le plan médical et modifie le système de rotation des travailleurs. « Nous demandons le départ du directeur des ressources humaines et l’annulation pure et simple de la lettre de sanction du Secrétaire général de la cellule syndicale.  Nous allons également lancer un préavis de grève à la CNPCIC dans un bref délai ». a-t-il indiqué. Les travailleurs de la CNPCIC dénoncent pour la énième fois le traitement salarial des employés nationaux au profit des expatriés. Ils demandent l’implication des plus hautes autorités afin de répondre définitivement à la question du traitement salarial des travailleurs tchadiens au même titre que les expatriés dans les entreprises d’exploitation à capitaux chinois selon les lois de la République du Tchad.  Pour eux, leurs revendications entrent dans le coût pétrolier que supporte la République du Tchad et refusent d’être indifférents au profit des expatriés.

La cellule syndicale des employés nationaux de la  CNPCIC constate avec regret le manque d’intérêt social et de bonne foi de l’administration de la CNPCIC dans le processus de gestion de la négociation de la convention collective qui selon elle, est un document juridique relatif aux droits du  travail au Tchad. En effet, les négociations avec la CNPCIC et l’inspection de travail de la commune de N’Djamena sur les revendications portant sur les négociations liées à la convention collective d’entreprise, la situation du délégué du personnel, la prise en charge médicale, la formation et autres ont accouché d’une souris. Ces négociations sont même suspendues par manque de volonté de la Direction générale de la CNPCIC a fait observer la cellule syndicale. Pour eux, sur les 30 articles dénoncés par le personnel, seulement 3 ont trouvé un accord après 8 mois de négociation avec l’employeur. Pourtant, le personnel dit assister tous les jours au développement du projet pétrolier sur les différents sites et l’augmentation du prix du baril qui est au-delà de 100 dollars. Alors, le personnel rejette en bloc les arguments avancés par la Direction générale comme quoi l’entreprise supporte beaucoup de charges financières et ne peut se permettre de faire des propositions conséquentes.

Kouladoum Mireille Modestine

La deuxième session du baccalauréat a été lancée officiellement ce jour 23 juillet 2022. 25458 candidats, de toutes séries confondues compenseront cette session dans l'ensemble du territoire national. L'équipe d'Ialtchad Presse s'est rendue dans un centre d'examen de la capitale tchadienne pour faire l'état de lieux. Reportage.

Au centre d'examen du lycée Sacré-Cœur, il est 12h. À la porte sont placés les policiers pour assurer l'ordre dans le centre et empêcher l'infiltration des intrus. La cour de l'établissement est presque déserte. Tous les candidats sont dans les salles, chacun est concentré sur son épreuve. Les surveillants et inspecteurs font de va-et-vient dans les différentes salles et quelques fois dans la cour.

Pour Lagré Maimouna Zebué, présidente de ce centre d'examen confie, 977 candidats admissibles sont inscrits à composer la deuxième série dans le centre qui est sous sa responsabilité. « Les candidats de différents centres de la première session composent ici, 500 candidats sont de la série A4 et 477 sont de la série D » a-t-elle martelé. Elle souligne qu'aucune fraude ni difficulté n'a été enregistrée depuis le début des épreuves. Maimouna relève, « au début des épreuves, un candidat s'est présenté sans carte biométrique, mais s'est justifié par la perte de cette pièce. Il s'est présenté avec des pièces jointes. Aussitôt, nous avons alerté l'ONECS. Après vérification, nous l'avons autorisé à composer », a-t-elle dit. Elle rajoute que sur 977 candidats admissibles, 28 ne sont pas présentés. Ils sont absents, a-t-elle fait savoir à Ialtchad.

Abba Ali Nassirou, candidat camerounais à laisser entendre que les épreuves ont été plus ou moins abordables. « Cette fois-ci, il n'y a pas eu de surprise. Nous avons fait écrit ce qu'il fallait faire et désormais nous attendons que le résultat », a-t-il affirmé. Pour Remadji Nodjili, candidate admissible à la série D, les épreuves ont été très abordables. « Je suis venue juste pour recomposer et j'attends impatiemment le résultat », lance-t-elle. À côté d'elle se trouve, Prince. P. Kagonbé. Il est aussi candidat admissible en série D. Pour lui, les épreuves sont à notre portée. « J'ai fini l'épreuve des mathématiques en 1h30 et celui d'histoire géographie en 1h » a-t-il déclaré.

Rappelons que la deuxième session du baccalauréat 2022 se déroule en une seule journée dans l'étendue du territoire national. Elle concerne exclusivement les candidats admissibles. Le nombre effectif est de 25458 candidats de toutes séries confondu. Les résultats seront annoncés dans les jours avenirs.

Abderamane Moussa Amadaye
Ousmane Bello Daoudou

Le championnat de deuxième division 2021-2022 de la ligue provinciale de Football de N'Djamena a été lancé officiellement ce jour 23 juillet. Pour le compte de la première journée, Union Sportive de Moursal (USM) a croisé le fer contre Le Bon Berger cet après-midi au stade de Paris-Congo. Un match soldé par un nul entre les deux équipes. Reportage.

Avec un stade moyennement rempli que l'arbitre centrale Allamine Lawandji a donné le coup d'envoi de la rencontre. Durant les 10ème minutes, chaque équipe se bat pour l'ouverture du score. Une rude bataille s'est installée au milieu de terrain. Dès la 15min, l'Union Sportive de Moursal (USM) domine la rencontre. Elle menace et multiples des occasions. Plusieurs tirs mais n'ont rien accouchés. C’est sous le score de 0 but partout que l'arbitre renvoi les deux équipes à la pause.

De retour de la pause, USM garde la même dynamique. Toujours bouillant en milieu de terrain, les Moursalois mettent en difficulté leur adversaire du Bon Berger. A la 67e, le N°9 d'USM, Wanga Alex, alors entré lors de retour de la pause a failli marqué après un centre deuxième poto. Seul face au but, il met la balle hors du cadre. Tout le stade cria et son entraîneur au banc de touche se met en colère. Bon Berger ne se laisse pas intimider par le football classique de son adversaire et décide de revenir au jeu. Le match devient équilibré. Après une erreur au milieu de terrain, USM créé une offensive très dangereuse. A la surface de répétition, une faute est commise par un défenseur central du Bon Berger et l'arbitre signal un pénalty en faveur d'USM à la 70min. Il sera transformé par le N°14, Mondoh Gombele. Après leur premier but, les Moursalois lâche prise et Bon Berger devient de plus en plus dangereux en offensive. A la 84min, les bergers ont eux aussi un penalty causé par une faute à la surface de réparation par les défenseurs adverses. Ce pénalty sera transformé par le gardien Békoutou Rodrigue. A la dernière minute de la fin de la rencontre, soit à la 90 min Rodrigue bloque un face-à-face avec attaquant de l'USM. C'est sur le score de 1-1 que Allamine siffle le coup de sifflet final de la rencontre.

Allaramadji Ndadjal, entraîneur de l'équipe Bon Berger son fait savoir que son équipe a fait un match acceptable. Il relève une erreur, « nous étions moins efficace sur le plan mais nous sommes rentrés avec un 1 points. C'est essentiel ». Il souligne que son équipe est encore jeune pour ce championnat mais ils ne baisseront pas la garde pour viser le sommeil, dit-il. Pour Mondoh Gomobele attaquant d'USM et buteur dans cette rencontre confie, a-t-il déclaré. Il ajoute que le championnat est encore long et son équipe sera à la hauteur des attentes de son public.

Signalons que les deux adversaires d'aujourd'hui se trouve dans la poule « A ». Ils se trouvent avec 6 autres formations. Au total 8 équipes se trouve dans cette poule. Ils vont s'affronter en face aller entre-elles. Les premières équipes vont se qualifier pour le play-off qui se jouera avec les autres équipes de la poule « A ».

Abderamane Moussa Amadaye
Ousmane Bello Daoudou

À l’issue de jours des travaux d’échange et de profondes réflexions sur l’avenir du G Sahel et le rôle que doivent jouer les parlementaires dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. À la fin de la rencontre, ils ont fait des suggestions et de propositions permettre de lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme dans le sahel. Reportage.

Pendant deux jours les présidents des groupes parlementaires du G Sahel et les parlementaires de cet espace ont débattu sur les stratégies devant permettre d’éradiquer le terrorisme et l’extrémisme violent dans le sahel.

À la fin de la rencontre, surtout concernant le fonctionnement du comité interparlementaire du G5 Sahel et au regard des contraintes budgétaires liées aux manques de bailleurs de fonds et au retard de cotisation enregistrée de la part de la Mauritanie et du Mali. La conférence des présidents a instruit le secrétariat exécutif à réduire son budget de fonctionnement. Le bureau a instruit le secrétariat à actualiser la composition des membres du comité permanent du G5 Sahel. La conférence des présidents encourage le renforcement géographique du G5 Sahel.

Pour le président de conseil national de la transition (CNT), Dr Haroun Kabadi, ces échanges vont certainement contribuer sans doute à la réponse globale qu’il faut apporter à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au sahel. Selon lui, les pertinents engagements qui ont sanctionné cette conférence constituent à ne point douter des voix indiquées pour la refondation de l’organisation du G5 sahel. Il souligne que les présentations de qualité leur ont été présentées par les experts en sécurité et leur ont permis de mieux comprendre ce phénomène. Dr Kabadi ajoute aussi qu’elles leur ont permis de comprendre les manifestations de l’extrémisme violent, la cartographie des groupes armés et l’état de la menace dans chaque pays du sahel à travers un diagnostic du dispositif existant et ses faiblesses avant de tracer le chemin à suivre pour parvenir à des résultats concrets. « Un seul pays ne peut apporter des réponses suffisantes et satisfaisantes pour éradiquer le terrorisme et l’extrémisme violent sur son sol », dit le président du CNT Haroun Kabadi. Il relève également que ce ne sont pas les pays du sahel qui sont confrontés à la violence extrémiste, mais ce dernier prend son envol dans l’espace G5 Sahel.

La conférence a confirmé le consensus sur la voie à suivre et les conditions de sa réussite. Il soutient que les parlementaires du G5 Sahel sont dans le temps de la mobilisation internationale pour que les solutions et les stratégies soient mises en œuvre et à grande échelle.

Outre, les experts ont lancé un appel en faveur du sahel dont les composants sont basés sur un engagement de solidarité dans une approche globale des pays du sahel. Il dit que les présidents des parlementaires se réjouissent des thématiques et précisent que cette réponse globale nécessite un engagement politique en tant que parlementaire. Haroun Kabadi affirme que les États doivent s’approprier cet appel en faveur du sahel afin qu’il soit intégré dans la mise en œuvre des politiques publiques volontaristes intégrées, multisectorielle et décentralisée.

Les parlementaires vont se retrouver à Niamey au Niger à la fin du mois de septembre pour la mobilisation des fonds au profit du comité interparlementaire G5 Sahel.

Jules Doukoundjé

Les conseillers parlementaires vont-ils écourter leurs vacances qui s'achèvent fin septembre pour répondre présent au dialogue national inclusif(DNI) prévu à d'ici 20 août ? Certains conseillers estiment que c'est une date historique et en tant que représentation nationale, ils ne peuvent être exclus. Seulement le pré dialogue de Doha ne s'est pas encore défini totalement. Or les problèmes tchadiens sont essentiellement militaires. Reportage.

Selon le Conseiller national, Me Théophile Bongoro, la disposition du règlement intérieur du Conseil national de la transition (CNT) combinée à celle de la charte de transition, voire la constitution ( articles 37 ou 42), permet au Chef de l'État de légiférer pendant la période des vacances parlementaires. Mais l'exception, dit-il, en cas de besoin du parlement on peut convoquer la session extraordinaire. Pour le parlementaire, le 20 août, est une date historique pour le Tchad. Il est hors de question, affirme le conseiller, que le CNT incarnant l'Assemblée nationale puisse en être exclu. « Nous devons avoir notre quota dans la salle. La preuve en est que tous les Conseillers nationaux sont rappelés ce 21 juillet, pour une session parlementaire extraordinaire du G5 Sahel. Si les circonstances l'exigent, les textes le recommandent. Il y a des domaines qui relèvent exclusivement du parlement et non de l'exécutif. Tel que c'est parti, nous allons l'y être », dit Me Théophile Bongoro.

Seulement, le président du parti pour le Rassemblement et l'Équité au Tchad (PRET) se dit être embarrassé par le fait qu'une grande partie de la classe politique tchadienne ne soit pas associée à la fixation de cette date. A son avis, sous la double pression tant de l'intérieur que de l'extérieur, certaines ambassades se sont fendues en déclarations qui ont mis mal à l'aise le pouvoir. « C'est peut-être sous cette double pression que le gouvernement aurait fixé cette date unilatéralement », suppose le conseiller. De son point de vue il note un plan confus étant donné que Doha n'a pas encore livré ses secrets. Il assure que personne n'est sans savoir que les problèmes du Tchad sont d'abord essentiellement militaires. « Si nos frères détenteurs des armes à feu ne prennent pas part à ces assises, on n'aurait traité partiellement les problèmes tchadiens tout en laissant de côté l'essentiel » se soucie-t-il.

Un bon dialogue ne s'enferme pas dans le fétichisme des dates

Le politique estime que le DNI est un moment de tremplin pour tous les Tchadiens frustrés de se décharger afin de jouer pleinement leur rôle de citoyen. « Mais tel que la date a été fixée, le paysan qui court derrière le calendrier agraire vers Mbaibokoum et celui qui nettoie sa palmeraie à Faya-Largeau, pourront-ils être là pour plaider leur cause? Nous sommes à 80% rural, est-ce que c'est bien réfléchi ? », s'interroge Me Bongoro. Pour lui, si c'est un fait accompli, la politique c'est une tribune et ils ne peuvent pas refuser.  Seulement le leader de PRET s'inquiète que cela ressemble aux deux forums de 2018 et 2020, avec des résolutions et recommandations écrites en avance. Or, ce dialogue nous le voulons ultime afin que les Tchadiens se vident de leur cœur, dit-il. D'après lui, tout calcul politique et politicien ne doit pas être au rendez-vous. « Cette chance, j'ai bien peur qu'elle nous échappe. Je vous dis en cet instant, le calendrier des opérations précédant la date du 20 août est en train d'être déroulé. Une assise qui ne va regrouper qu'une seule partie des Tchadiens va forcément traiter en partie les problèmes des Tchadiens ». Il indique qu'un bon dialogue ne s'enferme pas dans le fétichisme des dates. Il évoque qu'on aurait pu attendre entre janvier-février pour organiser ce dialogue et jusqu'en avril pour tout terminer. La transition qui va commencer après le dialogue doit être vraiment le choix du peuple tchadien, souhaite le conseiller.

Concernant les parlementaires, le conseiller Brahim Ben Seïd souligne qu'ils ont un rôle important à jouer au DNI. Après le dialogue dit-il, des importantes lois vont être adoptées, un parlement provisoire installé, des choses sérieuses vont suivre encore. Ce n'est pas l'ensemble des conseillers qui va participer au dialogue, mais quelques-uns désignés par leurs pairs, précise-t-il. Pour lui, on n'a pas attendu longtemps sur la question de la date de la tenue du DNI. C'est une bonne chose que le gouvernement ait fixé cette date, selon lui. Il estime qu'il faudra qu'on avance, c'est bientôt la fin de la transition. Organiser un dialogue national inclusif fait partie du mandat du gouvernement de la transition dit-il. Brahim Ben Seïd, affirme qu'au niveau de CODNI, voire Doha, les choses avancent. Il faut mettre un terme à cela au lieu de faire attendre éternellement les Tchadiens. « Le dialogue nous permettra de nous décharger de toutes les intrigues afin d'enterrer définitivement la hache de guerre. On va après le dialogue élire démocratiquement notre prochain président », affirme le conseiller. Il est d’accord que le gouvernement n'a pas besoin d'appeler toutes les forces vives pour fixer une date. Brahim Ben Said soutient que tout le monde est représenté au CODNI. « Pour ce qui concerne les politico-militaires, je suis persuadé qu'ils vont prendre part. Ils vont s'entendre. Ils finiront par signer une décision commune. Ces amplitudes sont le propre de la négociation ».

Moyalbaye Nadjasna

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