dimanche 25 septembre 2022

Reportage

Reportage (1066)

Les grosses pluies du 31 août au 1er septembre 2022 ont fait d'énormes dégâts dans la capitale tchadienne. La commune du 7e fait partie des arrondissements le plus touchés par ce drame. Le bassin de rétention rempli se déverse dans le quartier et engloutit les habitations tout autour. L'équipe de Ialtchad Presse s'est rendue ce 2 août pour le faire le constat. Reportage.

Les eaux de pluie de ces deux derniers jours ont fait d'énormes dégâts à N’Djamena et dans la commune du 7e arrondissement. Le bassin de rétention d'eau situé à 0 mètre de la station-service de la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), non loin du lycée Amtoukoui s'est écroulé et les eaux se sont déversées dans le quartier. Des maisons englouties et plusieurs ménages se sont déplacés.  Les rues sont impraticables. La commune du 7e arrondissement a déployé un mini excavateur (Caterpillar) pour inspecter et déboucher les canaux afin d'évacuer les eaux stagnées.

Komidi Armand habitant d'Amtoukoui, son domicile est englouti par les eaux se confie, « la mairie ne fait pas son travail, attendre les eaux de pluie, voir la population souffrir avant de venir en aide est inacceptable », dit-il. « On en a marre de leur travail toujours médiocre », se plaint Armand. Pour Moussa Hassan, réparateur des motos, cette inondation a impacté négativement ses activités, « depuis hier je n'ai pas eu de client », a-t-il affirmé. Il interpelle la mairie à doubler d'efforts dans cette opération de drainage et aussi de curage des canaux.

Atteib Mahamat Abdallah, Maire de la commune du 7e arrondissement interrogé sur la question, il affirme que l'inondation est un phénomène mondial et le Tchad n'est pas du reste. Il souligne que la ville de N'Djamena est une cuvette et il y'a un manque sérieux de canalisation. Il relève aussi que le 7e arrondissement est entouré de 5 autres arrondissements, ce qui fait que les eaux stagnent plus dans sa commune. Atteib Mahamat Abdallah affirme aussi que la mairie ne dispose pas des moyens conséquents pour subvenir aux besoins de la population « à part la collecte de taxe, nous n'avons pas d'autres moyens financiers ni matériels », dit-il. Par rapport aux inondations, M. Le Maire du 7e arrondissement, affirme que l'incivisme caractérisé des citoyens est une grande part de responsable, « il y a des personnes qui mettent des tas de sable dans les canaux ou sur le passage d'eau qui bloque le passage d'eaux ». Le Maire soutient aussi que le bassin de rétention d'eau est inachevé, « le canal de drainage qui devrait relier le bassin de rétention d'Amtoukoui au fleuve Chari est inachevé, le CGCOC y travaille dessus, ce qui ne permet pas à l'eau de s'évacuer, c’est pourquoi il y a débordement dans les quartiers », martèle-t-il. Toutefois, le maire tient à rassurer sa population que des actions sont en train d'être menées pour que les eaux stagnées puissent être évacuées, « nous avons loué un excavateur depuis hier, avec les techniciens, ils sont un peu partout dans l'arrondissement pour évacuer les eaux », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que le 7e arrondissement fait partie des arrondissements le plus touchés par les inondations.

Abderamane Moussa Amadaye

Arachides frais, maïs frais, fruits sauvages, etc. C’est en saison de pluie que ces denrées alimentaires sont vendues dans les marchés et sont accessibles à tout le monde. Ialtchad presse est allé dans quelque marché pour un constat. Reportage.

Maïs frais, Arachides, Concombres, maniocs, tubercules de rônier appelé communément (Djabbra) pour ne citer que ces aliments. Contrairement à l’année dernière, les premiers arrivages sont déversés sur les marchés et sont en quantité cette année.  Selon certains la forte pluie qui s’annonce cette année expliquerait l’abondance. Les vendeuses dans les marchés sont du même avis. Très prisés par les Tchadiens ces fruits alimentaires apparaissent surtout en saison de pluie et  sont vendus à bas prix. Ces produits saisonniers sont vendus par tas et par sac d’après les explications des vendeuses. 

10h. Marché de Dembé. Les produits sont visibles un peu partout. Ils sont vendus dans des bassines, des plateaux, dans des brouettes et étalés sur des sacs. Des femmes, des enfants les rangent dans des plateaux ou des bassines et en font la vente dans les rues, les bars et autres lieux publics.  Les prix de sac varient d’un marché à un autre. La base de ces produits est le « marché Tarodona ». Ils sont vendus par sac, bassines, Coro, etc.  Au marché de Dembé le prix de sac de maïs frais selon Fatimé la vendeuse coûte 14 500 F CFA à 14 000 F CFA et sont aussi vendues par tas. 5 petits maïs sont vendus à 500 F CFA, le gros de tas de 6 maïs  à 1000 F CFA. Elles sont aussi grillées sur place par les vendeuses et vendus à 200 F CFA à qui le veut pour en consommer directement, explique-t- elle.

Le sac d’arachides coûte 18 500 F CFA  et sont aussi vendues la plus petite tasse 250 F CFA, le moyen à 500 F CFA, et le Coro à 1000 F CFA  et se vend aussi à partir de 50 F CFA et plus. Les tubercules de rônier (djabbra) le sac est vendu a 15000 F CFA voir 14000 F CFA et sont aussi vendus par tas d’après la taille et forme de tubercule. Il y a le tas de 250 F CFA, 500 F CFA, 1000 F CFA, ainsi de suite. Les maniocs sont vendus à leurs tours eux aussi, selon la forme, taille du manioc. Le prix va de 50 F CFA et plus.

Comme d’habitude c’est en saison de pluie que ces produits font leurs apparitions sur les marchés et d’après les témoignages des vendeuses. Ces produits alimentaires viennent le plus souvent des provinces rurales. Par exemple du Lac Tchad, etc. Certaines des vendeuses disent que les arachides, siguettes, maïs viennent aussi du Cameroun voisin, expliquent-elles. L’arachide, le maïs, le manioc et le tubercule de rônier sont consommés étant cuits ou frits et sont très prisés des Tchadiens. Mais d’après les explications d’un ménage qui répond sous anonymat que ces produits sont très appréciés par les Tchadiens parce que même les plus démunies peuvent se l’offrir. Mais elles ne sont pas sans conséquence à force de trop consommer. Pour une bonne consommation il faut bien les lavés avec de l’eau javel, bien cuire avant de manger. En consommant sans laver, surtout les enfants sont exposés à des maladies comme la typhoïde, le paludisme, le rhume et le choléra, explique-t-elle.

Djénom Josiane
Sangnoudji Francine

Les responsables des Médias privés du Tchad ne sont pas contents du mutisme du gouvernement, de la Haute Autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) et du comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) face à la presse privée. Ils dénoncent le non-respect des promesses et comptent mener des actions de grande envergure dans les jours à venir si leurs revendications ne sont prises en compte.

Au cours d’une rencontre tenue ce lundi matin à la maison des médias de N’Djamena, les responsables des médias privés dénoncent un silence méprisant du comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) face à la presse privée à l’approche du dialogue.

Pour le porte-parole de la presse privée francophone Mbaïrabé Ouaye, malgré les efforts consentis par les médias privés dans l’accompagnement du processus de transition et la sensibilisation pour la participation active de toutes les sensibilités, la presse privée semble être méprisée. Selon lui, en dépit de moult sacrifices, le CODNI a affiché un mépris à l’endroit de la presse privée. Il souligne que certains médias ont reçu l’accompagnement prévu par le PNUD et d’autres n’ont rien reçu. Le porte-parole des médias privés et directeur de la publication du journal « Le Haut-Parleur » ajoute que la 3e tranche qui devrait suivre selon les promesses des responsables du CODNI n’est pas versée. Il affirme que le CODNI a promis d’accompagner les médias privés financièrement avant, pendant et après le dialogue, mais malheureusement jusqu’à présent, rien n’est fait.

Les médias privés interpellent les responsables de la HAMA de retirer purement et simplement la fiche adressée aux médias privés sans consultation au préalable.

Au sujet de l’aide accordée à la presse, le porte-parole explique que c’est depuis 10 ans que la presse privée n’a pas eu l’aide à la presse qui est un droit reconnu par les textes de la République et non de l’aumône. Les patrons de la presse privée exigent aussi le versement sans délai de l’aide à la presse et de tous les arriérés des années précédentes.

Au CODNI, ils demandent la clarification sur la participation des médias privés au dialogue, également le paiement de la subvention allouée.

Les responsables des médias privés signataires du document comptent mener des actions de grande envergure dans les jours à venir, si leurs revendications ne sont pas prises en charge.

Les responsables des médias privés ont également prévu organiser un point de presse ce mardi pour informer l’opinion nationale et internationale sur la situation des médias privés au Tchad.

Jules Doukoundjé

Le jugement à huit clos et la liberté provisoire accordée à l’ancien secrétaire particulier du PCMT Idriss Youssouf Boy fait réagir plusieurs leaders de la société civile, les hommes politiques et les analystes. Le secrétaire du président de la transition a été accusé de détournement des fonds de la société des hydrocarbures. Reportage.

L’ancien secrétaire particulier et conseiller du PCMT, Idriss Youssouf Boy a comparu hier à huit clos et a obtenu une liberté provisoire. Mais la décision du juge de lui accorder une liberté provisoire a fait réagir les tchadiens.

L’ancien secrétaire du président Mahamat Idriss Deby Itno a été soupçonné de détournement des fonds appartenant à la société des hydrocarbures. Beaucoup attendent souhaitent voir l’ancien secrétaire et conseiller particulier du PCMT, désormais son avocat Me Athanase Mbaigangnon lui a obtenu une mise en liberté provisoire.

Pour le secrétaire général (SG) de la confédération des travailleurs libres du Tchad (CLTT) Brahim Ben Saïd, Idriss Boy est un citoyen qui a été arrêté pour détournement s’il a été jugé et à la fin, il a obtenu la liberté provisoire, l’on ne peut que s’en tenir à la décision du juge. Selon lui, il faut avoir confiance en notre justice et cette liberté provisoire ne fait pas de lui une liberté totale, il peut être rappelé à tout moment pour un autre jugement.

Au sujet du jugement qui ne serait à la hauteur à la charge contre ce dernier, le syndicaliste soutient que ce n’est pas au citoyen lambda de critiquer ou de donner un avis, mais c’est plutôt au juge d’apprécier les charges contre l’accusé. Le SG de la CLTT ajoute que c’est le juge seul qui a habilité de le libérer ou de le condamner et demande aux tchadiens d’avoir confiance en leur justice. Brahim Ben Seïd souligne que le juge a tout le pouvoir et qu’il a jugé l’ancien secrétaire particulier du PCMT avec sa conviction.

De l’avis de l’analyste et enseignant chercheur à l’université de N’Djamena, Evariste Ngarlem Toldé, la procédure est mal engagée parce que la façon dont le secrétaire particulier du PCMT a été débarqué et arrêté n’obéissait pas aux normes et n’était pas conforme. Selon le chercheur, personne ne sait comment il a été interrogé et tout ce qu’on a appris, il aurait remboursé. Il souligne que le prévenu a plaidé non coupable, ensuit un huit clos et maintenant il bénéficie d’une liberté provisoire. Dr Toldé ajoute que dans ce pays quand on dit liberté provisoire, c’est parfois liberté définitive dans la plupart des cas. Il estime qu’on ne peut comprendre que ce soit lui seul qui soit en première ligne, il se pourrait qu’il ait d’autres personnes. L’analyste précise que la façon dont la liberté provisoire a été admise sans que les avocats de l’Etat tchadien ne puissent réagir cache un certain nombre de chose et met mal à l’aise certains citoyens. « On nous dit qu’il bénéficie d’une liberté provisoire, ce n’est pas possible pour quelqu’un qu’on reproche un détournement et les avocats n’aient rien à dire, est quand même difficile », dit-il. Le chercheur pense que la procédure est mal engagée. Selon ce dernier, la façon dont les choses se déroulées laisse beaucoup de tchadiens sur leur soif et affirme que le dossier sera classé comme bien d’autres dossiers bien avant lui.

Jules Doukoundjé   

Le comité d’organisation des élections des artistes a tenu un point de presse ce 30 juillet  à la maison de culture Baba Moustapha pour éclaircir certains points sur l’élection d’un représentant auprès de Haute Autorité des Médias et Audiovisuels (HAMA). L’élection aura lieu le samedi 06 août 2022. Reportage.

Pour le Directeur General du Patrimoine et de la culture au ministère de la Culture et de la Promotion de diversité M. Abdoulaye Babale, cette élection est libre et transparente tous les candidats sont éligibles et remplissent les critères définit par le ministère. Selon ses propos des individus cherchent à tout prix à troubler cette élection sous prétexte qu’ils n’ont pas leurs représentants. Ils sont des individus mal intentionnés c’est ne sont pas des vrais artistes. « Nous sommes surpris que ces individus menacent l’organisation de cette élection. Le ministère a lancé un appel de candidatures ouvert à tous artistes pour déposer leur candidature. Ces 12 candidats ont rempli les conditions et tout a été validé par les huissiers de justice. »

Le Directeur General de la culture et de patrimoine informe que le comité est disponible à prendre en compte toutes les suggestions et les contributions des artistes. Il met en garde tout individu ayant l’intention de boycotter cette élection. Il ajoute que le manquement observé par certains artistes concernant la carte professionnelle des artistes est dû aux problèmes que le ministère a rencontrés avec la suspension de délivrance de cartes des artistes professionnels depuis 2017. Et c’est pour cela que la politique culturelle du Tchad va définir le statut de l’artiste et ensuite la carte professionnelle doit être délivrée afin de savoir qui est artiste qui ne l’est pas. Qui est professionnel ? Qui est semi-professionnel ? Et qui est amateur ? Pour être électeur, il faut être membre du bureau tchadien du droit d’auteur. En ce moment à l’hôtel Radisson un atelier d’orientation et de concertation des artistes pour la participation au dialogue national inclusif est en train de se dérouler.

Pour M. Masra Ngar Jonas directeur de création artistique au ministère de la Culture avant c’était les 6 grands électeurs qui élisent le représentant, mais la loi 19 a actuelle a supprimé les dispositions de l’article 29 qui dit qu’il faut 6 électeurs parce qu’il n’est pas accepté unanimement. Un artiste est une personne qui crée et si tu ne crées pas tu n’es pas artiste. Le ministère a légué une partie de cette responsabilité à BUDRA (le bureau de droit d’auteur). Et le BUDRA sait qui est artiste et qui ne l’est pas. Pour obtenir la carte de BUDRA et voter, ce n’est pas compliqué pour un artiste.

Mariam Mahamat Abakar

Le parti Tchad Uni a organisé ce jour, 30 juillet la cérémonie de présentation de Mémorandum relatif au dialogue national inclusif (DNI) au Centre Almouna dans le 2e arrondissement de la capitale tchadienne. Reportage.

En présence de ses militants, le parti Tchad Uni a présenté un mémorandum relatif au dialogue national inclusif. Pour le président Mahamat Zene Cherif, depuis la mise en place du Conseil Militaire de Transition (CMT), il travaille d'une manière unilatérale. D'abord en nommant un Premier ministre, ensuite d'un gouvernement et enfin d'un organe législatif, le Conseil National de Transition (CNT). Il relève aussi le caractère peu orthodoxe du CMT dans les pourparlers de Doha avec les politico-militaires. En ce qui concerne le DNI en cours dont la date est déjà fixée pour le 20 août prochain par un arrêté du Premier ministre de transition, Mahamat Zene Cherif juge cette décision injuste et la qualifie d'unilatérale sans consultation des forces vives de la nation et sans un accord avec les politico-militaires. Il estime qu'une telle situation risque de porter atteinte à la fragile cohésion nationale, à la stabilité et pourra engendrer d'autres crises politiques majeures. Son parti invite le peuple tchadien à se joindre à lui afin d'exiger, un dialogue véritablement inclusif, souverain et transparent sous l'égide des Nations Unies, l'Union africaine (UA), l'UE, la France, le Qatar pour définir les modalités d'une transition civile, le report de la date du dialogue prévu le 20 août 2022, pour une nouvelle date consensuelle, la publication de la liste, les quotas et les critères de participation au moins de 15 jours avant l'ouverture du dialogue national. Mahamat Zene Chétif appelle les Tchadiens de se mobiliser afin de s'opposer à une parodie de dialogue et à la confiscation du pouvoir par la force. « Nous ne devons ni être des téléspectateurs, moins encore de ceux qui applaudissent, mais de ceux qui agissent », conclut-il.

Rappelons que le Parti Uni est né sous l'ère de la transition, en mars 2022. Il milite pour une démocratie participative où les droits de citoyens doivent être respectés.

Abderamane Moussa Amadaye
Ousmane Bello Daoudou

La cérémonie de présentation et dédicace du livre « Le Tchad d’aujourd’hui, défis et devoirs de la jeunesse »  a eu lieu ce jour, 29 juillet 2022 à la salle de conférence de la bibliothèque nationale au quartier Amrigubé dans la commune du 5e arrondissement de N’Djamena.  Reportage.

Paru aux éditions Accom au Cameroun en 2021, « Le Tchad d’aujourd’hui, défis et devoirs de la jeunesse » est un essai écrit par Sokoto Abakar Alifa. Il est reparti en 10 chapitres et contenu sur 194 pages. L’auteur parle dans cet essai des Tchadiens d’une manière générale et la jeunesse en particulier.  Il appelle cette dernière à une prise de conscience, à se donner au travail et à lutter contre les injustices au Tchad. Sokoto Abakar Alifa souligne également qu’il n’y aura pas une paix durable sans une justice sociale ni un changement sous un chômage endémique qui enfoncent les jeunes dans l’impossibilité de contribuer à la transformation de la société. Il estime aussi que le Tchad ne se transformera que par une jeunesse consciente, patriote et qui excelle dans tous les domaines.

Pour l’auteur, ce livre n’est pas destiné exclusivement à la jeunesse, mais aussi aux gouvernants. « C’est aussi un cri de cœur aux dirigeants de changer de politique au profit de la jeunesse », affirme-t-il. L’auteur interpelle la jeunesse sur l’éducation, la formation professionnelle, les valeurs humaines telles que, le pardon, la tolérance, le vivre ensemble, etc.

Signalons que Sokoto Abakar Alifa est un écrivain de la nouvelle génération. Il est auteur de 3 autres livres. Le premier est intitulé, « Les épines à l’itinéraire de nos avancées » paru en 2020 aux éditions universitaires européennes. Le deuxième, « Les Étincelles lumineuses » parue l’année dernière aux éditions Accom et le troisième est, « Les entraves du cœur » publié aux éditions Salon  des Belles Lettres au Tchad.  

Abderamane Moussa Amadaye

Après la rencontre du comité technique d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) avec le président du Conseil militaire de la transition (PCMT) Mahamat Idriss Deby Itno, certains politiques et leaders de la société civile donnent leur position par rapport à la date et à l’état d’avancement de la préparation. Les uns sont pour la tenue du DNI pour le 20 août prochain, les autres estiment qu’il faudrait trouver un accord avec les politico-militaires et les forces vives de la nation avant de tenir le dialogue. Reportage. 

Tout est prêt pour la tenue du dialogue national inclusif (DNI) prévu pour le 20 août. C’est le président du comité technique du CODNI NDjégoltar Armand qui l’a annoncé lors de la rencontre de restitution et d’évaluation de l’état d’avancement de ce rendez-vous important pour la refondation du Tchad.  Le président du CODNI et le président d’organisation du DNI, le ministre d’État, ministre du dialogue national et de la réconciliation Acheikh Ibni Oumar on fait la restitution au PCMT qui a apprécié et leur a demandé de tout faire pour respecter la date.

Certains hommes politiques et leaders de la société civile ont apprécié de différente manière la rencontre de restitution de l’état d’avancement de la préparation.

Pour le conseiller national (CNT) du Ouaddaï, Mahamat Ahmat Khayar, honnêtement en tant que citoyen et représentant de la nation, il est pressé de voir ce dialogue se tenir. Selon lui, en réalité, toute date est indicative jusqu’à ce qu’elle se réalise, mais tout dépend du sérieux et de la volonté des acteurs. Il souligne que 4 mois de pourparlers avec les politico-militaires, c’est trop, il faut arrêter. « Nous avons aujourd’hui beaucoup des exemples qui peuvent nous aider de passer à l’essentiel », dit-il. M. Khayar ajoute qu’il attend lui aussi cette date comme un patient qui attend le résultat de son examen.

Pour Me Max, coordonnateur de Wakit Tamma, la démarche n’est pas consensuelle et ne répond pas l’agrément des forces vives et des politico-militaires.

Au sujet de la date du 20 août, le coordonnateur de Wakit Tamma ajoute que tout n’est pas lié à la date, le dialogue peut se tenir demain ou dans 100 ans, s’ils le veulent, mais l’on va au dialogue pour faire quoi ? Dialoguer autour de quoi ? s’interroge-t-il. Me Max Loalngar soutient que Wakit Tamma et les forces vives de la nation ont signé une déclaration et appellent à la mise en place d’un comité paritaire devant toiletter le travail fait par le CODNI pour retenir ce qui est essentiel pour un dialogue sincère et inclusif.

Il précise les forces vives sont prêtes à participer au dialogue, mais, il faudrait que les autorités de la transition prennent en compte leurs exigences.

Jules Doukoundjé

Les feuilles de moringa appelées communément, en Arabe locale, « Haloum » font partie des plantes les plus consommées au Tchad. Utilisées souvent comme aliment et aussi pour ses propriétés médicinales, les feuilles  fraîches ou séchées de la moringa sont étalées partout dans les marchés de N’Djamena, capitale tchadienne. La plupart des consommateurs et les guérisseurs traditionnels rencontrés ce jeudi 28 juillet 2022 apprécient  les bienfaits de cette plante. Reportage.

La consommation des feuilles de Moringa entre dans l’habitude alimentaire de certains ménages tchadiens. Elles sont utilisées dans la préparation de la sauce. Les connaisseurs en raffolent à l’exemple de Korobeyal Rachelle qui prépare deux fois la sauce à base des feuilles de moringa. La ménagère qui habite non loin du grand marché explique les différentes recettes des feuilles de moringa. «  J'utilise les feuilles de moringa pour la sauce et je fais bouillir les feuilles en tisane pour soigner le paludisme. Je prends aussi les racines de cette plante pour les caries dentaires. Mes enfants et moi mangeons les graines pour les problèmes de ventre comme la typhoïde. J’utilise aussi les savons faits à base de moringa pour rendre ma peau lisse. Alors vous voyez que je suis une grande consommatrice de moringa », dit Rachelle.

Roger Nadoumgué, un père de famille affirme aimer la sauce à base des feuilles de moringa. «  Je me sens à l’aise après avoir savouré ce plat délicieux. Écoutez, je prends aussi ces graines pour soigner les hémorroïdes », dit-il.

Bien que la consommation des feuilles de moringa soit bénéfique pour la santé, Réné Chef d’une station de pompage ne s'y connaît pas. « J’ai entendu parler de moringa, mais je n’ai jamais consommé ses feuilles ni utilisé ses grains encore moins ses racines. Mais les gens au tour de moi apprécient cette plante », confie-t-il.

Selon les guérisseurs traditionnels, les feuilles de moringa existent depuis des siècles. Des populations du monde entier ont utilisé les feuilles de moringa comme aliment, mais aussi pour ses propriétés médicinales. «  Les feuilles de moringa sont utilisées pour traiter l’anémie, l’anxiété, l’asthme, l’hypertension, le psoriasis, les douleurs articulaires, les troubles thyroïdiens, les maux de tête, de gorge, les calculs rénaux et servent même d’aphrodisiaque », assurent-ils. À leurs avis, de nombreuses études ce dernier temps ont révélé que les feuilles de moringa soignent aussi certaines maladies chroniques. C’est le cas de diabète et du cholestérol, notamment grâce à sa richesse en antioxydants, disent-ils.

Haoua Adoum Ibeth

Le collectif des ligues d'athlétisme au Tchad échange avec les médias, mercredi 27 juillet au CEFOD de N'Djamena. L'année 2022 relève le collectif, a été déclarée une année des sports au Tchad par les plus hautes autorités du pays. Malheureusement rien ne marche au sein de la fédération d'athlétisme, dévoilent les athlètes. Ils réclament une assemblée générale élective aboutissant à une nouvelle équipe capable d'insuffler une dynamique et booster cette discipline sportive au Tchad. Reportage.

Mogossé Djibrine, ancien athlète et personne-ressource Ahamat Guiémé, président de la ligue d'athlétisme de N'Djamena, Dr Gédéon Walbang président de Bongor face à la presse ce matin, interpellent leur ministère de tutelle. Selon Mogossé Djibrine, ils sont déjà organisés afin que dans un proche avenir une nouvelle équipe de la Fédération tchadienne d'athlétisme voit le jour. « Nous avons sollicité une assemblée générale pour mettre à la tête de cette fédération des hommes qu'il faut, qui vont réellement se mettre au service de l'athlétisme au Tchad et non ceux qui se servent », confie-t-il. À son avis, pour insuffler une nouvelle dynamique à l'athlétisme, il faut d'abord une équipe digne qui va travailler de manière concertée avec les ligues. Les ligues constituent la force d'une fédération, dit-il. Mogossé estime que pour résoudre le problème d'athlétisme, l'État doit mettre aussi de moyens matériels, financiers et structurels. « Nous ne détestons pas l'équipe actuelle, seulement elle ne satisfait pas les attentes des athlètes. La fédération actuelle est laxiste, comme elle ne travaille pas avec les ligues, elle n'est pas efficace. Nous sommes à bout de souffle et ça doit changer », signifie-t-il. Pour Mbairakoula Innocent, athlète spécialisé en 100 et 200 mètres, il y a trop de clientélisme dans le monde des athlètes pour aller dans les compétitions, régionales, continentales ou internationales. Cette pratique indigne décourage quasiment tous les athlètes. Nous souhaitons un changement au sein de la fédération.

Miangué Roi, athlète spécialisé en 100 et 200 mètres. J'ai 12 ans dans la pratique de sport, principalement en athlétisme. En effet, au niveau des athlètes nous fournissons des efforts chaque jour. Nous avons participé à plusieurs compétitions nationales et internationales. Mais il manque du sérieux surtout dans la sélection des athlètes. Ceux qui ne travaillent pas sont toujours priorisés au détriment des athlètes sérieux qui peuvent valablement représenter le pays dans les grandes compétitions. C'est bien dommage, et il est grand jour pour que les choses changent. Car nous sommes tous des intellectuels et non des abrutis. Il y a trop de malice à la fédération tchadienne d'athlétisme. Il faut que nos textes sur les sports au Tchad soient respectés.

Sylviane Reyabé, athlète spécialisée en 100 et 400 mètres dames, « sans vous mentir, c'est le chaos dans notre fédération. Il me semble que la fédération a disposé en cachette un certain nombre d'athlètes choyés pour participer à toutes les compétitions d'envergure. Ce sont des athlètes qui n'ont jamais fleuré les pistes en interne comme en externe. Nous trouvons cela anormal ». Depuis mars, tous les athlètes travaillaient à Toukra pour sélectionner les meilleurs afin de les envoyer en Turquie. Nous nous sommes investis pour rien. Il y a trop de copinage à la fédération. Nous qui aimons ce pays et luttons chaque jour pour hisser nos tricolores sommes abandonnés simplement et purement. Nous voulons l'objectivité dans la sélection. En athlétisme il n'y a pas de corruption, c'est la performance et la jambe qui courent plus vite que l'autre. Ce n'est pas une discipline collective, mais c'est l'arrivée qui compte. Tout le monde a vu qui est qui. Le public est le meilleur juge.

Golom Yaounasis, sprinter de 100 et 200 mètres soutient qu’il est bien dommage de le dire ainsi, mais la fédération et les ligues ne parlent pas le même langage. « Nous les athlètes nous appartenons à notre pays le Tchad et les luttes entre ces entités les engagent. Notre objectif c'est de hisser le Tchad à chaque importante occasion sur les scènes internationales ». Faute d'infrastructure, on compétitionne depuis mars à Toukra. On avait compétitionné aux jeux U18 et U20 à Garoua au Cameroun d'où nous sommes rentrés avec de trophées pour le Tchad. Il nous ont rassuré qu'ils vont organiser une compétition en interne pour sélectionner les athlètes pour le jeu islamique en Turquie. Chose faite, j'ai battu deux fois un athlète qui vient d'être sélectionné et moi le vainqueur je suis abandonné. C'est juste ça ? Mêmes les autres camarades athlètes ont trouvé cela injuste. Nous avons manifesté jusqu'au ministère de tutelle, dit-il sur un ton amer.

Moyalbaye Nadjasna

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