jeudi 6 octobre 2022

Reportage

Reportage (1070)

N'Djamena ne cesse d'enregistrer ces derniers jours des grosses pluies. Ce lundi 15 aout encore une pluie diluvienne s'est abattue sur la capitale tchadienne. Un véritable cauchemar sur les principales voies bitumées sont submergées par les eaux. Reportage.

C'est une pluie abondante de plus de 3heures d'horloge qui s'est abattue sur N'Djamena, la capitale tchadienne. Sur l'axe avenue Kondol à Moursal, le bitume est complètement englouti d'eau ruisselante. La circulation n'a jamais cessé, mais avec beaucoup de peine. Vendeurs ambulants, automobilistes, conducteurs de porte-tout et motocyclistes se battent farouchement contre les courants d'eau. La devanture et le profil du mur de la maison du président du Conseil national de transition située sur cet axe ne sont pas épargnés. Même chose sur l'avenue Mbaïlem Dana vers le rond-point aigle et une partie du boulevard Sao et Goukouni Weddey en allant vers Ardep-djoumal.

Dabia Nanga, habite vers axe Hydrocarbure. Il trouve catastrophique ce qui se passe ces derniers jours dans la capitale tchadienne. « Toutes les rues sont envahies par les eaux de pluie. Ce n'est que 2 semaines de pluies. Regardez cette scène horrible. Or sous d'autres cieux, les gens passent parfois toute une année de pluie. Cela montre qu'il y a un problème de gouvernance à tous les niveaux », dit-il. Dabia assure que ça ne demande même pas de gros moyens pour évacuer ces eaux-là. Il suffit, selon lui, de canaliser ces eaux vers le fleuve. Pour lui, aucun quartier n'est épargné, mais les zones périphériques en souffrent plus. À son avis,  les canaux enfouis aux abords de l'avenue du 10 octobre vers le rond-point Hamama n'ont servi à rien. « La seule solution, il faut que les maires des communes s'assoient avec le maire principal ainsi que tous les ingénieurs. C'est ainsi qu'ils vont mieux mûrir leur réflexion pour sortir la population de ce problème qui ne fait que perdurer », propose-t-il.

Un autre habitant de Gassi déclare sous anonymat.  « Je crois que pour les quartiers comme Boutalbagara, Ndjari, Kamnda par exemple, il suffit de faire une grande canalisation avec une tuyauterie qui va drainer les eaux vers la tranchée. Ce canal peut être viabilisé pour une fin de salut pour ces quartiers. À mon avis cela ne demande pas un ingénieur sorti d'une grande école », dit-il. D'après lui, c'est une question de volonté.

Aujourd'hui dit-il, l'axe de Santana n'est plus praticable et tout le monde se rabat sur l'avenue Jacques Nadingar et Maréchal Idriss Deby Itno. Cela cause des embouteillages affirme-t-il.

M. Dabia Nanga revient pour dire que c'est un problème de l'État. « Il semble qu'un milliard a été donné à la mairie pour l'aménagement des rues de la capitale. Mais rien n'est fait si ce n'est que certaines rues secondaires dans quelques quartiers qui ont été remblayées. On n'aime pas vraiment ce pays ». C'est dommage que la capitale soit chaque année dans cette situation pendant les saisons des pluies, estime Dabia.

Moyalbaye Nadjasna

La Fédération Nationale Syndicale des Agents, du pétrole, des Mines et de l’Énergie du Tchad FENAPMET organise  un atelier de renforcement de capacités sur le thème « le pacte social triennal : les moyens d’actions syndicales durant la période de signature et d’exécution ». Cette formation consiste à mettre les agents au même niveau d’information sur les clauses du pacte social triennal pour mieux défendre leurs intérêts se déroule à la bourse du travail. Reportage. 

Préparer la jeune fédération FENAPMET à connaître les obligations des parties prenantes, la gestion des conflits, la négociation collective, ainsi que les normes internationales du travail sont les motivations qui ont animé la Fédération nationale syndicale des agents, du pétrole, des mines et de l’énergie du Tchad à organiser cet atelier. Aussi, cette formation consiste à outiller les travailleurs pour affronter la grève prochaine qui sera déclenchée par la centrale syndicale Union des Syndicats du Tchad dont le FENAPMET est affilié. Le président du comité d’organisation de cet atelier de formation Man-Nangou Jérémie indique que le secteur pétrolier, minier et énergétique du Tchad est trop complexe, mais leur fédération a su maintenir la cohésion sociale dans ces secteurs dits de ressources naturelles. « Le FENAPMET à travers son département de l’organisation et de formation syndicale, a contribué et continue de contribuer à la formation des travailleurs pour leur permettre de réclamer leurs droits et remplir leurs obligations dans le respect de la législation syndicale en prenant des dispositions nécessaires pour conduire les actions de protestation et de revendications », a-t-il souligné.

Le secrétaire général de la Fédération nationale syndicale des agents, du pétrole, des mines et de l’énergie du Tchad Abdou Hawatt lui, parle de la grève que leur centrale syndicale UST compte lancer dans les jours à venir. Pour lui, il faut mettre les agents au même niveau d’information sur le pacte social avant que la grève ne soit lancée. « Dans le plan d’action du FENAPMET, il est prévu la formation des agents. Alors nous avons choisi de former les travailleurs du secteur pétrolier sur la mise en œuvre du pacte social triennal. Il y a  beaucoup de points qui sont dans le pacte qu’il fallait mettre à la connaissance des travailleurs pour leur permettre de prendre des initiatives syndicales allant dans le sens de revendications de leurs intérêts en tant que travailleurs », a-t-il affirmé. Plusieurs thématiques seront développées pendant cette formation qui durera trois jours.

Kouladoum Mireille Modestine

Le parti pour le Rassemblement et l'Équité au Tchad (PRET) a organisé la cérémonie de remise des attestations de formation en secrétariat bureautique à plusieurs jeunes, ce jour 13 août 2022 au sein de son QG dans le 7e arrondissement de N'Djamena. Reportage.

C’est dans une ambiance électrique que la cérémonie de remise des attestations de formation en secrétariat bureautique, couplée d'accueil des nouveaux adhérents a été lancée en présence du président Théophile Bongoro. 39 jeunes, 18 filles et 21 hommes issus de toutes les couches sociales avec ou sans coloration politique ont pris part à cette formation lancée le 26 juillet dernier au sein du QG du parti PRET. Cette formation gratuite a duré 14 jours.

« Durant deux semaines, la formation est axée sur ces modules retenus : la rédaction des actes administratifs, la saisie, le bureautique...elle est apolitique et sans propagande », a confié le formateur principal, Armand Dobsoumouna. Pour Kagdo Eugènie, participante à cette formation estime que cela a été capitale pour elle. « Après les études, il faut d'autres techniques professionnelles supplémentaires pour augmenter sa chance sur le marché de l'emploi et cette formation m'a permis d'accroître mes chances ». Toutefois, elle affirme que la durée a été courte et formule quelques recommandations au parti, « il faut qu'une pareille formation soit faite en 2 à 3 mois, organiser de débats ouverts, des formations en droit de l'homme », dit-elle.

Théophile Bongoro, président du parti affirme que cette formation a été faite par son parti pour soutenir les jeunes diplômés sans emploi. Il estime que l'accès à l'emploi est devenu difficile, voire même impossible. La fonction publique censée être pour tous a été transformée par certains comme un bien réservé exclusivement à quelques têtes, a-t-il déclaré. Face à cette crise, il pense qu'il est important de former des jeunes afin de leur donner une certaine indépendance, un moyen d'insertion dans la vie professionnelle d'une autre manière. Après les interventions des uns et des autres s'en est suivie la cérémonie d'accueil des nouveaux membres. Plus de 200 membres ont signé leur entrée au PRET. Djérassem Bertrand, nouveau adhérant et représentant du 7e arrondissement affirme, « j'étais ancien militant du Parti socialiste sans frontière (PSF). J'ai fait ce choix par respect à mes convictions, les idéaux du PRET correspondent parfaitement aux miennes. J'ai quitté le PSF, parce qu'il manquait du sérieux », a-t-il déclaré.

Pour conclure, le président Théophile Bongoro a laissé entendre que son parti a choisi le camp de la paix et du dialogue. Il relève que le dialogue sera le lieu idéal pour mettre le point sur les « i ».

Rappelons que le PRET est un parti existant depuis 3 ans. Son Président Théophile Bongoro a été candidat à la présidentielle de 2021 sous l'Alliance Victoire.

Abderamane Moussa Amadaye

Le syndicat des magistrats du Tchad a organisé son 6e congrès ordinaire sous thème « Le rôle du juge dans le règlement des conflits et la consolidation de la paix » ce samedi 13 août 2022 à l’École Nationale d’Administration (ENA) de N’Djamena. Reportage.

Moussa Wade Djibrine président du syndicat des magistrats du Tchad  lors de son discours souligne que le corps judiciaire en général et les magistrats en particulier font l’objet de menace de tout ordre tant sur le plan économique, physique, psychologique, social et économique. « Il ne se passe pas un temps sans qu’il ne soit porté à notre attention des menaces ou des violences parfois des agressions sur des magistrats, et ce, dans l’exercice de leur fonction. Certains collègues ont même perdu la vie en exerçant ce noble métier, celui de rendre la justice, d’autres qui ont survécu à des agressions parfois lâches et barbares ont subi des humiliations et de discrédits  ». Il a ajouté qu’au cours de cette transition, des efforts louables et salutaires ont été consentis par le gouvernement pour assurer la sécurité et la protection des magistrats, c’est le pourquoi il est important d’interpeller davantage le gouvernement à ne pas baisser la garde afin que d’autres mesures soient prises pour que l’institution judiciaire soit à l’abri et épargné définitivement les magistrats des menaces et agressions.

Le ministre de la Justice Mahamat Ahmat Alhabbo dit dans ses propos qu’un congrès est une fête « un congrès est une fête parce qu’on se réuni pour poser les vrais  problèmes  et pour trouver des bonnes solutions, si jamais les problèmes ne sont pas posés d’une manière correcte les solutions qui en découlent seront des mauvaises solutions». Comme dans tous les congrès il appartient à ses organisateurs de faire un bilan rétrospectif, un bilan pour se projeter dans l’avenir, un bilan pour tracer des canevas à suivre pour relever des défis observés et les insuffisances,  ajoute-t-il. « Je suis venu pour donner l’espoir et construire  un pont pour l’avenir. Les problèmes vous les connaissez mieux que moi, le peuple tchadien le connaît et vous-même vous en êtes les acteurs. Vous avez la possibilité de les poser, de les résoudre et vous avez également la possibilité de les éviter et de choisir la politique de l’Autriche », ajoute-t-il

Ce 6e congrès se tient à environ 20 ans après la tenue des états généraux de la justice et 5 ans après l’adoption par le gouvernement de la République du Tchad de la politique sectorielle justice 2018-2027  retient l’attention des magistrats.

Haoua Adoum Ibeth

Le ministre de la Santé publique et de la solidarité nationale Dr Abdel-madjid Abderahim a dirigé une séance de travail sur la carte sanitaire du Tchad sur la période 2019-2025. Plusieurs techniciens et chefs de service ont pris part à cette séance de travail. Reportage

Avoir la carte sanitaire est d’une importance capitale pour le système de santé d’un pays. C’est ce sens que le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, Dr Abdel-madjid Abderahim a procédé à une séance de travail sur la carte sanitaire de notre pays, et cela, allant de la période de 2019 à 2025 prochain. Ce travail a été réalisé grâce à la contribution de toutes les directions du ministère de la santé et d’autres acteurs intervenants dans le domaine de la santé.

 Le ministre de la Santé, Dr Abdel-madjid, se réjouit du travail réalisé par les services concernés et les partenaires. Selon lui, la carte sanitaire est un instrument qui tient lieu de principe de justice, d’équité, d’évaluation et renforce les documents de premier plan pour une bonne gestion de santé. « Cet outil permet de réglementer et de recadrer les actions et les interventions des acteurs », ajoute Dr Abdel-madjid.

Il soutient aussi l’importance de la vulgarisation du document pour une appréhension générale par les techniciens et les responsables à tous les niveaux afin de mieux cerner la réalisation et œuvrer pour plus de progrès dans le système de santé au Tchad.

Les ressources humaines et la couverture vaccinale, qui sont des thématiques phares de la carte sanitaire ont permis de faire des propositions pour couvrir les besoins constatés afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients.

Dans un exposé, le directeur de la statistique et du système d’information sanitaire, Bassounda Poidingem a expliqué les étapes de l’élaboration, la recherche documentaire, la poursuite de la planification et la validation des outils de collectes. Le technicien a également rappelé que l’un des buts recherchés est l’amélioration de l’offre de soins. A son avis, la carte sanitaire donne toutes les informations nécessaires sur le système de santé, en particulier la fonctionnalité de services de santé dans tout le pays et ce qui permet d’observer le principe d’équité, de coordination et de suivi régulier des formations sanitaires.

Le Tchad est l’est l’un des pays de la sous-région de l’OMS où le système sanitaire et le plateau technique restent en bas de l’échelle. L’élaboration d’une bonne carte sanitaire devrait permettre aux autorités de mieux prendre les besoins de la population en matière de la prise en charge sanitaire.

Jules Doukoundjé

Le Président de la transition, Mahamat Idriss Deby dans sa page Facebook sur les réseaux, instruit le gouvernement que justice soit rendue suite aux événements survenus le 6 août au Mayo-Kebi Est. Un conflit a éclaté dans le canton Léo, département de la Kabia et s'est déplacé dans plusieurs autres localités de la province du Mayo-Kebi Est. Pr Avocksouma Djona, leader du parti Les Démocrates affirme que « dans le monde il n'y a pas quelqu'un qui a eu le dessus sur le peuple ». Reportage.

Suite au conflit qualifié d'agriculteurs-éleveurs le 6 août, le Pr Avocksouma Djona, leader du parti Les Démocrates rejette ce qualificatif. D'abord, dit-il,  c'est incompréhensible que des individus en coalition  sortent de nulle part, armée et viennent tirer sur des paisibles citoyens et les tuer. D'après lui, août est un mois d'intenses activités agricoles, les champs des paysans. Il est inconcevable qu'on perturbe ainsi les agriculteurs. « Je suis en colère d'autant plus que ceux qui se sont mis à massacrer les villageois il y a deux semaines ne sont pas des éleveurs. C'est un faux qualificatif lorsqu'on parle d'un conflit agriculteur-éleveur. C'est depuis des décennies qu'on vivait avec des Peuls et des Arabes, mais je n'ai jamais vu cette forme de violence orchestrée de façon gratuite sur la population du sud' », déclare Pr Avocksouma. Pour lui, c'est un génocide organisé. Il rappelle que le défunt maréchal révélé la vérité le 18 novembre 2020.  Il précise qu'il a fait venir tous les gouverneurs 80% militaires et les généraux. Il leur a dit « vous laissez tomber l'activité d'élevage ou vous quitter l'armée ». Cela suppose que le maréchal avait déjà identifié ces éleveurs modernes. Le natif du Mayo-Kebi souligne que ce sont des éleveurs déguisés qui arment leurs bouviers qui tuent la population. C'est toujours eux qui les protègent, insiste-t-il.

Avocksouma balaie d'un revers de main l'argumentation du gouverneur de la région affirmant que des poursuites sont enclenchées contre les voleurs de bétail. C'est un manque de respect envers les administrés à son avis. Le politique souligne que dans un pays ou les mamelles de l'économie sont l'élevage et l'agriculture, il faut plutôt œuvrer pour la conciliation de ces activités. « On tend la main à l'extérieur pour question de famine et on met encore les bétails dans les champs pour les détruire. Ce gouverneur sait qu'il est au-dessus de la loi, il est protégé », affirme-t-il.

Rendre justice

J'interpelle le PCMT parce que depuis qu'il est arrivé au pouvoir il y a 15 mois, il y a eu autant de morts, assure Avocksouma. Pour lui, il faut y veiller, car ce qui se passe ouvre une porte aux gens pour s'entretuer au Tchad. Il n'y a rien à attendre de ce dialogue national inclusif. Il déplore qu'à l'approche d'un événement pareil on massacre la population. « Le militaire le plus puissant c'est le peuple et le peuple va arracher son indépendance. Dans le monde il n'y a pas quelqu'un qui a eu le dessus sur le peuple. Nous sommes le peuple et le peuple doit résister, rien d'autre », signifie-t-il.

Dans un communiqué de presse, le cercle des jeunes unis pour la cohabitation pacifique fustige la gestion partisane du conflit par les forces de sécurité, qui n'ont fait que l'envenimer. Ils exigent la libération des innocents en cette période d'intenses activités agricoles arrêtées, la poursuite judiciaire des auteurs, commanditaires et complices impliqués dans ces actes barbares. Il appelle le PCMT à s'investir personnellement pour mettre fin à ces dérives graves répétitives qui perdurent.

Le PCMT après avoir présenté ses condoléances aux familles endeuillées, dit « une fois de plus, une fois de trop le sang de nos compatriotes a coulé ». Il affirme avoir suivi personnellement les réponses apportées par les autorités administratives sur le terrain et qu'il est conscient de l'insuffisance constatée dans la riposte à ces déchaînements de violences. « J'ai instruit le Premier ministre à prendre toutes les mesures nécessaires au retour au calme, à rendre justice avec toute la rigueur de la loi. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin d'assurer la cohabitation pacifique entre tous les Tchadiens ».

Moyalbaye Nadjasna

Mbaillassem Emanuel et Morem Stelle deux journalistes de l’hebdomadaire salam Info ont été arrêtés et brutalisés par les agents de sécurité. C’était à l’occasion de la fête de l’indépendance lors de la cérémonie de prise d’armes à la Place de la Nation. Cette attitude a poussé le Patronat de la Presse privée au Tchad à sortir de ces gongs. La rédaction d’IalTchad s’est entretenue avec les deux journalistes. Reportage.

D’après les explications de Mbaillassem Emanuel journaliste reporter a l’hebdomadaire Salam Info. Le secrétaire de rédaction les aurait affectées à couvrir la cérémonie de prise d’armes à la place de la nation. Selon lui, arriver à la place de la nation, les journalistes étaient fouillés avant de rentrer. Ils se sont soumis à la fouille comme les autres expliquent-ils. Mais parmi les militaires un aurait pris leur appareil photo et a allumée puis il s’est mise à vérifier les photos un par un. C’est ainsi qu’il aurait vu les images des manifestations, des évènements de Sandana aussi, explique-t-il. « Il nous a demandé pourquoi gardons-nous de tels genre d’image sur l’appareil. Automatiquement il a gardé notre appareil photo, mais malgré que nous lui avons présenté nos badges il n’a rien voulu comprendre. Il nous a interdit de bouger et nous a aussi retiré nos matériels de travail. Ensuite il nous a demandé d’informer notre directeur de publication afin qu’ils viennent nous libérer. C’est ainsi que j’ai écrit à notre la rédaction qui a relayé sur les réseaux sociaux l’information. Le ministre de la Communication aurait vu et aurait donné des instructions qu’on soit libérés. Entre temps nous étions maintenus sur place plus de  2h de temps avant d’être relâchés, ils nous ont remis nos matérielles et nos badges. Après, le militaire nous a dit qu’il va nous amener pour couvrir la cérémonie alors que tout est presque fini. Nous avons refusé et avons rejoint le journal».

Nos deux confrères déplorent le comportement de force de l’ordre qui n’est pas conscient du sens de la démocratie. Il poursuit que c’est lors des 62 années de fête de l’indépendance que des tels comportements se produisent, se lamente-t-il. Il conseille aux responsables de sécurité d’enseigner à leurs subalternes le rôle du journaliste dans un pays démocratique et souverain.

Répondant sous anonymat, le Directeur de Publication par intérim reconnaît qu’effectivement il a affecté ses deux collaborateurs pour couvrir l’évènement à la place de la nation. Mais grande est sa surprise souligne-t-il de recevoir des appels et des messages d’autres confrère qui l’aurait informé que la sécurité a arrêté ses collaborateurs explique-t-il. « J’étais tellement choqué. Comment se fait-il que la fête de l’indépendance qui est une fête nationale qui soit interdit aux journalistes ».

Joins au téléphone Allafi Amadou Nganansou le Po, Secrétaire General du Patronat de la presse privée au Tchad qui soutient que la liberté de presse au Tchad est une liberté à double Façade. Pour lui les journalistes sont à tout moment victimes d’agression, d’arrestation, d’humiliation donc il ne peut pas parler de la liberté de presse au Tchad, dit-il. Le patronat de la presse interpelle le président de la transition et son service de presse a donné de la considération à la presse privée. Accordé une protection des journalistes lors des activités officielles. Il tire la sonnette que le patronat de la presse se réserve le droit de retirer tous ces organes membres de toutes les activités présidentielles dans les jours à venir.

Djénom Josiane

A l'occasion du 62e anniversaire de l'indépendance du Tchad, une cérémonie de prise d'armes a eu lieu ce jour 11 août 2022 à la place de la nation de N'Djamena en présence du Président de la transition, Mahamat Idriss Deby Itno. Reportage.

Déclaré indépendant le 11 août 1960, le Tchad n'a cessé d'immortaliser cette date historique chaque année par des défilés militaires. Il est 10h passé, la place de la nation appelée aussi « cinquantenaire » était bondé de monde. Le Chef de la junte militaire Mahamat Idriss Deby Itno, assisté par  deux autres Présidents africains venus pour la circonstance, Antoine Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo (RDC) et de Umar Cissoko Embalo de la Guinée-Bissau durant la cérémonie de prise d'armes à eu lieu à la place de la nation. Le début de la cérémonie est marqué par la décoration nationale de l'Émir du Qatar au grade de dignité de grande croix de l'ordre national du Tchad, s'en est suivi le dépôt de gerbe de fleurs aux martyrs par le Président de la transition militaire. La fête s'est poursuivie par une démonstration éloquente des aviations militaires à 120 mètres au-dessus du public présent sur lieu. 4 soukoy-25 de combat, des hélicoptères mi-17,  mi-24... ont survolé la place de la nation. Après la démonstration c'est le défilé militaire. Toutes les forces militaires, paramilitaires et de la sûreté ont offert au public un show de cadence inégalable avec des ovations et des cris. Le défilé pédestre terminé, place à la parade motorisée. Des voitures lourdement armés des canons, des engins tout-terrains ont fait des démonstrations monstrueuses devant les invités de marque du Président de la transition et des milliers de Tchadiens présents.

Pour Général Halimé Bouyé Mahamoud, cette journée est exceptionnelle. « Ça nous rappelle d'où vient et où part le Tchad », dit-elle. Elle ajoute, « la volonté du Président Mahamat Idriss Deby, d'unir les Tchadiens est grande. Avec le dialogue qui se pointe à l'horizon, j'appelle tous les Tchadiens à prendre part à ce grand rendez-vous afin de contribuer à un climat apaisé, de paix pour un Tchad nouveau », a-t-elle affirmé. Ahmat Abdoulaye Ogoum, Conseiller national, pour sa part estime que les impressions sont bonnes. Il souligne que cette fête de l'indépendance coïncide avec le Dialogue National Inclusif. Pour lui, c'est l'occasion de créer des institutions républicaines fortes pour la jeunesse, le futur cadre de demain. Au DNI, le Conseiller National appelle certains groupes armés non signataires de l'accord de Doha d'enterrer la hache de la guerre et venir assister au dialogue. « Ils doivent regagner les 16 millions de Tchadiens, car le linge sale se lave en famille » a-t-il ajouté. Pour Fatimé Suzanne, 62 ans d'indépendance c'est un sentiment de fierté et de détermination. Elle explique, « c'est une fierté d'assister au 62e anniversaire de l'indépendance de notre pays et de détermination,  parce qu'aujourd'hui les Tchadiens sont unis et soudés comme un seul homme », dit-elle. Au DNI qui s'approche à grands pas, Suzanne se dit optimiste « l'effort qu'avait fait le PCMT a porté ses fruits et nous en sommes fier », a-t-elle confié. Elle appelle ceux qui sont hésitants de rentrer à la raison.

Signalons que le Tchad comme la plupart des États d'Afrique est une formation de plusieurs entités politiques traditionnelles. Il est devenu une colonie française après la conquête française et a évolué au sein de l'Afrique-Équatoriale Française (AEF) dès 1910. Le Tchad devient République en 1958 après le référendum voté cette même année qui découle de la conférence de Brazzaville (1944) et devient indépendant le 11 août 1960. Il a aujourd'hui 62 ans d'indépendance.

Abderamane Moussa Amadaye

Les 10 candidats malheureux à l’élection du représentant du monde des arts et de la culture à la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuels (HAMA), ont organisé un point de presse ce 10 aout à la maison des médias du Tchad. Ils dénoncent les irrégularités qui ont selon eux a entachée cette élection Ils demandent son annulation. Reportage.

Selon les contestataires, le vote qui s’est déroulé le 6 aout dernier à la Bibliothèque nationale est entaché d’irrégularités et les candidats malheureux à ce que cette élection soit annuler. Pour eux, cette mascarade électorale vilipende le milieu culturel et artistique qui doit servir de probité, de morale et d’intellectualisme. Ils affirment que le Bureau Tchadien du Droit d’Auteur BUTDRA les a mis devant un fait accompli et ils refusent d’accepter cela. Sinon la justice tranchera cette affaire au besoin. « Il est dit que ce sont seuls les 735 sociétaires du BUTDRA détenteur de leur carte sociétaire qui doivent voter. Sur les 735 sociétaires déclarés par le directeur, il n’y a eu que 121 votants. Monsieur Allamine Kader, de mèche avec le DG et le directeur des arts, ont à eux seuls monté cette combine. Sachant d’avance que c’est monsieur Allamine Kader qui sera élu, cette magouille a été démasquée par les artistes lors de la rencontre avec madame la ministre de la Culture » a indiqué le représentant des candidats malheureux Nocky Djédanem. Selon lui, les artistes se sont ressaisis pour attendre la fin du vote pour se concerter afin de dénoncer les irrégularités constatés. Il déclare que le vote doit en temps normal être ouvert à tous les artistes reconnus par les trois plateformes, mais ce n’était pas le cas.

Nocky Djédanem dénonce la confusion que les organisateurs ont semée dans la tête des artistes. Selon lui, Le BUTDRA à travers son directeur organisateur de l’élection affirme qu’aucune carte du BUTDRA n’a été délivrée à quelconque sociétaire depuis 2017. Tout de même, ils imposent le vote par présentation de cette carte. A leur grande surprise, le directeur des arts dit que la carte n’est pas obligatoire et que les artistes peuvent voter par présentation de leur carte d’identité nationale. Le représentant des candidats malheureux estime que cette manière de faire n’honore pas le monde des arts et juge utile de le porter à la connaissance de l’opinion nationale les faits qui se sont déroulés.

Kouladoum Mireille Modestine

Les activités génératrices de revenus qu’exerce les élèves pendant les grandes vacances pour subvenir à leurs besoins et préparer  aussi la rentrée scolaire, à l’exemple des vendeurs de pains sur l’axe double voie en pleine circulation, ces vendeurs courent des risques inconsidérés. Ialtchad Presse est allée au rond-point doubles voies au quartier Abena dans le 7e arrondissement  ce mercredi pour faire le constat. Reportage.

L’axe du rond-point double voie qui mène au pont double voie  est transformé en un lieu de vente des pains qui met en danger la vie des vendeurs.  Les pains sont étalés à droit du pont et d’autres vendeurs tiennent en mains pour courir après les clients à toute vitesse  sans tenir compte des risques qu’ils encourent. Cette  manière de courtiser les clients engendre de véritables troubles à la voie publique et agace les clients. Un vendeur des pains reconnaît qu’ils courent des risques et sont souvent victimes des accidents de circulations, ils sont escroqués par des individus mal intentionnés ainsi que les étudiants violents qui arrachent souvent les pains. «  Ce n’est pas facile de vendre les pains ici, nous face à tous les problèmes, notre vie même est en danger, mais on n’y peut rien. Nous sommes obligés de vendre pour subvenir à nos besoins et aider nos parents. Nous trouvons  cet endroit le mieux placé pour la vente des pains et c’est pourquoi on vient toujours ici », explique un vendeur.  

Pour Nanadoumgnar vendeur est un Tchadien, il est toujours celui court des risques pour survivre, tout est dans la main de  Dieu. «  Nous avons des parents pauvres on est contraint de courir tous les risques pour soulager les parents, d’autres enfants de notre  âge  qui ont des parents riches sont bien gâtés par contre nous on doit se battre pour survivre », dit-il

Kosmadji Patrice client rencontré non loin de l’étale des pains suggère à ces vendeurs d’étaler leurs marchandises sur place et attendre les clients que de courir dans tous les sens, cela ne perturbe pas seulement la circulation met leur vie en danger. « Ils nous facilitent la tâche, de fois on oubli de prendre les pains en ville c’est arrivé au rond-point qu’on se souvient, et on achète, mais c’est une activité à risque », souligne Kosmadji

Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine

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