jeudi 6 octobre 2022

Reportage

Reportage (1070)

Les ex-travailleurs de TCC se sont réunis ce 14 juin à la Bourse du Travail pour prendre les dernières nouvelles relatives au paiement de leur grosse. Il s’avère que le ministère de la Justice demande à Esso de verser les droits des ex-travailleurs dans son compte. Et c’est lui qui procédera au paiement. Les ex-travailleurs rejettent en bloc cette idée et ont décidé unanimement de camper au ministère de la Justice. Reportage.

Ils ont pris d’assaut ce matin la Bourse de Travail et s’impatientent de savoir ce que leurs représentants leur diront. A l’arrivée des représentants, tout le monde s’est précipité pour les entendre. Djedouboum Apollinaire porte-parole des ex-travailleurs explique aux autres les informations qu’il a reçues de la directrice générale d’Esso.

Pour lui, la directrice l’informe que le ministère de la Justice lui avait envoyé une correspondance la demandant de verser l’argent dans le compte de l’institution. Ainsi, le ministère procédera au paiement des ex-travailleurs. Il ajoute ensuite que la directrice a écrit une autre correspondance au ministère de la Justice pour demander des explications relatives à cette décision. La directrice a fourni aux représentants des ex-travailleurs une copie de la correspondance qui lui a été adressée par le ministère. Toute l’Assemblée a rejeté en bloc cette option voulue par le ministère de la Justice. « Nous ne sommes pas des ex-travailleurs de l’État tchadien. Que le ministre de la Justice ne se mêle pas de nos affaires et laisse la directrice nous payer nos droits. Cela fait déjà deux décennies que nous attendons d’être dédommagés. Jamais au monde, un ministre a demandé à une société étrangère de verser une grosse dans son compte pour payer les ex-travailleurs. Nous refusons cela », déclarent-ils.

Aussitôt leur porte-parole a fait la lecture d’une correspondance adressée à l’inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires qui fait objection à la correspondance adressée à la directrice d’Esso. Ils ont décidé à l’unanimité de venir déposer la lettre au ministère de la Justice. La note indique que les ex-travailleurs de TCC rejettent en bloc l’option du ministère et adhère totalement à la décision d’Esso de payer chaque ex-travailleur par des chèques comme c’était le cas en 2006. Chemin faisant, ils arrivent au ministère de la Justice. Le portail du ministère de la Justice leur a été fermé. Alors, ils ont désigné six personnes pour déposer la lettre. Une heure après, un émissaire sort du ministère et informe aux autres qui attendent dehors que l’inspecteur est absent et on leur demande de revenir demain. Ils répondent d’une seule voix qu’ils attendront même jusqu’au soir. Quelques minutes après, le ministre de la justice Mahamat Ahmat Al-Habo a envoyé son secrétaire général dire aux ex-travailleurs que la décision est annulée. Alors, ils ont décidé de revenir le 15 juin pour rencontrer l’inspecteur afin de recevoir l’annulation de la décision par écrit.

Kouladoum Mireille Modestine

Les épreuves écrites du Baccalauréat session de juin 2022 avancent à grand pas. Ce jour 14 juin 2022, l’Office Nationale des Examens et Concours du Supérieur (ONECS), organe chargé d’organiser le Bac vient de rendre public le calendrier de l’examen. Les candidats de différentes séries sont dans les préparatifs.  À N’Djamena, la révision et les répétitions se font dans les espaces publics ou dans les établissements. Ialtchad Presse s’est rendu sur quelques  lieux pour le constat. Reportage.

À 6jours de l’examen écrit du baccalauréat, les élèves ne lâchent pas. Certains espaces verts et établissements scolaires de N’Djamena, comme l’espace vert de Sabangali et du Lycée Technique Commercial (LTC) sont pris d’assaut par les candidats. Ils sont armés de leurs stylos ou des craies, de leurs cours manuscrits ou des anciens sujets corrigés communément appelés « sujets type bac ».

À l’espace vert de Sabangali, il est 10h30 min. L’endroit est doux et calme, de l’air frais provient de partout. Les élèves qui vont bientôt composer le baccalauréat ont envahi presque tout l’espace. Certains révisent leurs cours, d’autres en groupe traitent des exercices en mathématiques, physiques, biologie, chimie ou des sujets de littérature.

Remadji Rosine, élève en classe de Terminale A4 au Lycée Gabriel Lizette est assise avec son camarade en train de s’exercer en mathématique confie qu’elle est prête pour affronter les épreuves. Elle relève toutefois que dans leur établissement, « tous les programmes sont achevés sauf la géographie. Trois chapitres restent inachevés », affirme-t-elle. À quelques mètres de Rosine, Hissein Bourma Hissein révise. Il est élève en terminale D au lycée de la Médaille à N’Djari dans le 8e arrondissement. Il souligne que les préparatifs évoluent dans des bonnes conditions. Il ajoute que la majorité des programmes sont achevés sauf le dernier chapitre de Science de la Vie et de la Terre (SVT). Hissein Bourma Hissein dit être prêt à affronter les examens le jour- J.

11h. Dans la cour du lycée Technique Commercial (LTC), les élèves formés en groupe occupent les ombres des arbres. Certains échangent sur les anciens sujets et d’autres se détendent.

Haoua Adamou, élève en Terminale G1 arabe, assise avec ses camarades affirme « nous avons eu des difficultés, mais aujourd’hui ça va mieux, Dieu merci ». Elle ajoute que tous les programmes ont été achevés avec succès. Elle souligne, « je suis prête à affronter l’examen ». Un peu plus loin se trouve Annour Ahmat Djoda, élève en classe de terminale G2 au Lycée Technique Commercial, il soutient, « chez-nous le programme a été achevé dans son intégralité ». Il poursuit, « nous sommes prêt à affronter les examens et nous allons le prouver le jour J », conclut-il.

Signalons que le Baccalauréat session de juin 2022 se pointe à l’horizon. L’ONECS vient de publier ce jour 14 juin le calendrier de composition des différentes matières. Les candidats attendent avec impatience le grand jour, le 20 juin prochain afin de réussir le diplôme, le plus célèbre, et qui ouvre les portes des études supérieures.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Tchad fait partie des pays où la population se chausse à 99% des produits importés de la Chine, de l'Italie ou de la France or la plupart des produits bruts de ses chaussures, la peau par exemple est exportée à grande échelle du Tchad pour alimenter les industries d’autres pays. La fabrication des chaussures demeure artisanale à l'intérieur du pays. Pour lutter contre l'importation et donner de la valeur aux produits locaux, une entreprise dénommée « Baladi chaussure », situé dans le 9e arrondissement de la capitale, au quartier Gassi fabrique des chaussures classiques et hautement esthétiques a vu le jour. Ialtchad Presse s'est rendu à l'atelier de fabrication de cette entreprise. Reportage.

Pour lutter contre l'importation de masse de chaussures et valoriser les produits locaux, Ozias Bébé, jeune tchadien d'une vingtaine révolue a créé une entreprise « Baladi chaussure » en 2020. Une entreprise qui fabrique, répare, rénove et crée des styles des chaussures.

Ces chaussures sont fabriquées à base des produits locaux et importées, faites à base de cuir local ou industriellement tannées. « La particularité chez nous, nous faisons ici de la création de style et fabriquons sur-mesure, le client décide de la qualité, de la matière, du modèle, du style, de la couleur, bref le client défini toutes les caractéristiques de sa chaussure », affirme Ozias.

À l'usine de fabrication, 6 employés font fonctionner l'entreprise. Chacun occupe une tâche bien déterminée. Un couturier à la commande de la machine. Il est spécialisé à ressembler la couverture de la chaussure. Un cordonnier pour coudre, des stylistes spécialisés dans la coupe et le style des chaussures de clients et un enfin un cireur chargé d'embellir et de donner la dernière retouche à la chaussure prête à l'usage. Tous travaillent en étroite collaboration pour faire vivre l'entreprise et chausser les Tchadiens.

Si la plupart des entreprises locales éprouvent de difficultés, Baladi chaussure n'est pas du reste. Pour Ozias Bébé, Président fondateur et le Directeur général de l'entreprise, toute nouvelle entreprise éprouve des difficultés dues à sa méconnaissance par le public. Il ajoute « nos produits ne sont pas connus par la population, ce qui fait que nous avons un nombre limité des consommateurs ». Il relève aussi, l'habitude de l'homme tchadien sur le fait de favoriser les produits importés que les produits locaux. Cela impacte négativement la vente des fabrications locales.

Il lance un appel à tous les Tchadiens à se chausser locaux afin de les aider à faire plus. Et barrer ainsi la route à l'importation. Il estime que « les produits faits par Baladi chaussure sont originaux, durables, esthétiques, et de la meilleure qualité », conclut Ozias Bébé.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Fonds des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a remis hier lundi à N’Djamena au comité d’organisation du Dialogue national inclusif (CODNI) de matériels de sonorisation et de kids constitués d’équipement de retransmission publique du prochain dialogue national inclusif (DNI) d’une valeur de 51 millions de FCA. La cérémonie de remise de ces matériels a eu lieu dans les locaux du CODNI en présence du ministre d’État chargé du dialogue et du représentant du PNUD au Tchad. Reportage

Pour permettre à tous les citoyens de suivre en direct le prochain dialogue national inclusif (DNI), le PNUD a remis au CODNI de matériels de sonorisation d’une valeur de 22 millions de F CFA et de kids retransmission publique composés des écrans gonflables, de groupes électrogènes et des ordinateurs portables d’une valeur de 29 millions de F CFA. La cérémonie de remise de ces matériels a eu lieu ce lundi dans la salle-conférence du CODNI en présence du ministre d’État chargé du dialogue et la réconciliation nationale Acheikh Ibni Oumar et du représentant résident du PNUD au Tchad. Les écrans géants gonflables seront utilisés dans les provinces pour permettre aux populations de suivre en direct les débats lors du prochain DNI. Ces écrans géants gonflables fonctionnent avec une pompe à air.

Pour le représentant résident du PNUD au Tchad, Kamil K. Kamaludden, cet appui cérémonie revêt d’une grande importance non seulement en termes d’appui ciblé, mais aussi pour la qualité et types de matériels et équipements qui pourraient contribuer à renforcer le caractère inclusif du dialogue national inclusif.  Selon lui, une telle initiative qui vise à ne laisser personne de côté mérite d’être soutenue. Il ajoute que cet appui vient renforcer tous les efforts consentis par le PNUD pour soutenir la transition à travers différents appuis en matériels informatiques, bureautiques, moyens roulants, techniques et opérationnels. Le représentant résident du PNUD au Tchad se réjouit aussi pour les efforts fournis par le CODNI et rassure que l’institution qu’il représente continuera d’accompagner les institutions de la transition et tous les acteurs, y compris la société civile, pour la réussite de la mise en œuvre de la feuille de route.

Prenant la parole, le ministre d’État chargé du dialogue et de la réconciliation nationale, Acheikh Ibni Oumar, le PNUD vient d’apporter un appui concret à la marche de la transition et cela entre dans une longue série d’aide matérielle technique au gouvernement au-delà de la transition. Selon lui cet appui consiste essentiellement les équipements audiovisuels pour la sonorisation du palais du 15 janvier qui va abriter le prochain dialogue. En plus ces matériels de sonorisation, ils ont aussi reçu les écrans géants gonflables, les groupes électrogènes et les ordinateurs portables et bien d’autres matériels techniques devant permettre aux populations de toutes les provinces du pays de suivre en direct la retransmission de tous les débats lors du prochain DNI. Il soutient que tous les regards des Tchadiens et les amis du Tchad sont tournés vers ce dialogue. Le ministre d’État chargé du dialogue et de la réconciliation nationale affirme que cet appui ne se limite pas seulement sur le DNI, parce que ces matériels seront utilisés tout au long de la transition et après la transition. « C’est un soutien non seulement au dialogue ni au CODNI pour le travail de préparation, mais un soutien au gouvernement dans la période de transition et au Tchad », ajoute-t-il.

Le ministre se réjouit de cet appui important et souligne que la meilleure manière de remercier le PNUD, c’est de faire un bon usage de ces matériels pour la réussite de la transition et du dialogue.

Jules Doukoundjé

Les fidèles laïcs catholiques du Tchad ont fait une déclaration au sujet du dialogue national inclusif ce dimanche 12 juin à la conférence épiscopale du Tchad. Ils affirment dans cette déclaration que les différentes organisations catholiques comme l’ensemble du peuple tchadien ont les yeux rivés sur l’échéance du dialogue national inclusif. Reportage.

L’église catholique à travers ses fidèles laïcs affirme que la participation de l’église catholique à ce dialogue national inclusif (DNI) n’aura de sens que si les conditions d’équité, d’inclusivité et de transparence sont réunies. Ajouter à cela la garantie que les résultats qui y seront obtenus seront à la hauteur des attentes et des aspirations du peuple tchadien. Ils attirent l’attention des organes de la transition qui préparent le DNI sur l’importance de l’équité dans le choix des participants et dans la composition du présidium qui doit inspirer confiance, par son indépendance et la neutralité politique de ses membres. Les laïcs soulignent qu’ils vont se prononcer plus tard quant à leur participation ou pas au dialogue.

 « Nous apprécierons le moment venu avec nos pasteurs les évêques, l’opportunité de participer ou non au DNI si l’intérêt partisan et égoïste venait à prendre le pas sur l’intérêt supérieur du peuple. Les chrétiens qui participeront au dialogue à divers titres seront face à leur conscience et responsabilité, servir Dieu et le pays en son âme et conscience ou poursuivre ses intérêts égoïstes », déclarent-ils. Toujours en lien avec les chrétiens engagés dans la politique, les fidèles laïcs précisent qu’ils doivent suivre la ligne de leur parti politique que quand celle-ci incarne les valeurs évangéliques de vérité, de justice, de paix et du souci du bien commun.  

Le DNI est pour les fidèles une opportunité que Dieu offre aux fils du Tchad afin d’œuvrer pour la réconciliation, le pardon et la paix durable, disent-ils. Alors, ils rappellent les principes et les valeurs que tous les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté se doivent de garder à l’esprit comme une boussole avant la tenue du dialogue. Ces principes et valeurs sont le bien commun, la justice, la dignité de la personne humaine, le parti pris pour les pauvres, le droit d’accès de tous aux biens de la terre, la solidarité, la vérité et la paix. Selon leur propre terme, un DNI qui n’est pas guidé par ces valeurs ne peut être sincère et porter des fruits durables. Les catholiques insistent sur la position de l’église qui selon eux, n’est pas une organisation politique partisane dont la vocation est de proposer des modèles économiques ou politiques qui conviennent au pays. L’Église catholique prend plutôt le parti de la promotion de la justice, de la vérité et du bien commun pour que la dignité de chaque tchadien soit partout respectée. Les fidèles chrétiens catholiques veulent voir naître du dialogue, un Tchad ou règne enfin la justice sociale pour tous, l’égalité de tous, la solidarité et la paix.

Kouladoum Mireille Modestine

L’incivisme dans la circulation routière à N’Djamena n’est pas un fait nouveau. Seulement, le non-respect du Code de la route cause beaucoup de difficultés aux usagers de la route. Les conséquences sont, les embouteillages, les accidents, les disputes qui finissent par des bagarres. Pour répondre à ce souci, la Mairie de la capitale tchadienne a installé des feux sur certains axes supposés à grande circulation aux heures de pointe.  Certains usagers de la route rencontrés ce lundi 13 juin par Ialtchad Presse disent que l’installation des feux de circulation est un soulagement. D’autres estiment que c’est mal positionné. Reportage.

La Mairie de la ville de N’Djamena tente ce dernier temps de ramener de l’ordre dans la circulation routière. Les feux sont installés sur les coins de certains axes à grande circulation aux heures de pointe. Sur l’avenue Mobutu rebaptisée Avenue Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, les usagers sont passablement satisfaits.

Il est 11 heures passées de quelques minutes ce matin lorsqu’on échangeait avec Natoingué Djimrangué, étudiant en Science économique qui sortait du Rectorat de N’Djamena. Selon lui, l’avenue Maréchal Idriss Deby Itno est une des plus importantes artères de la capitale qui ne disposait pas des feux de circulation. Beaucoup de cas d’accidents se produisent sur cet axe, dit-il. « Aux heures de pointe, la circulation est très dense. Les gens ne respectent pas le Code de la route. Je crois bien et je le constate comme vous qu’avec les feux installés, il y a une grande amélioration. Quand sur le panneau le feu signal rouge, les gens sont obligés de s’arrêter. C’est lorsque le vert se déclenche que ceux qui attendent reprennent la circulation et vice-versa ça. C’est vraiment intéressant », dit-il. Le jeune usager plaide à ce que les feux soient installés dans tous les coins stratégiques des voies à grande circulation.

Un automobiliste en stop au feu rouge, confie que c’est mal positionné ici à l’Avenue Maréchal du Tchad. Ce n’est même pas visible, insiste-t-il. À son avis, il va falloir revoir l’emplacement et le remettre à un niveau normal. « Tel que c’est placé, le niveau est bas. Toutefois, je pense que c’est qu’il fallait faire il y a longtemps. La brigade de la circulation routière n’est pas présente à tout temps pour réglementer la circulation. La Mairie a bien réfléchi, il faut le reconnaître au moins », affirme-t-il.

Pour Tomtemadji Gilbert, un motocycliste, c’est très important, car cela permet d’éviter des accidents de circulation. D’après lui, avant tout le monde cherche à passer en même temps et cela occasionne des embouteillages. Sincèrement, ça va mieux depuis que ce feu tricolore fonctionne, dit-il. Tomtemadji déplore que malgré ces feux, à l’absence des policiers, certains usagers véreux violent le rouge. Il suggère que des mesures appropriées soient prises pour les discipliner. Il plaide aussi, dit-il, pour un suivi et un entretien adéquat de ces feux.

Moyalbaye Nadjasna             

Le Comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a choisi 18 organisations de la société civile pour aller sensibiliser les populations des 23 provinces du pays sur la transition en cours et le prochain dialogue national inclusif (DNI). Le CODNI a rencontré ces 18 organisations de la société civile ce lundi matin dans les locaux de l’institution. Reportage.

Le CODNI a échangé ce lundi dans la salle de conférence avec les 18 organisations de la société civile recrutées par le PNUD pour aller sensibiliser les populations des 23 provinces du pays sur la transition et particulièrement sur le dialogue national inclusif (DNI) à venir. Ces 18 organisations de la société civile sont recrutées par le PNUD sur un appel d’offres. Elles ont toutes l’habitude de travailler avec populations dans toutes les provinces du pays et c’est sur la base de leurs expériences qu’elles sont recrutées, précise le président du comité technique pour l’organisation du dialogue national inclusif (CODNI), Djégoltar Gambaye Armand. Pour lui, toutes ces organisations de la société civile sont évaluées et sur cette logique qu’elles sont retenues. Il soutient que certaines d’entre elles peuvent intervenir dans 2 ou 3 provinces suivant leurs expériences et la connaissance du terrain. Il soutient aussi qu’elles vont faire le travail en 3 étapes : la première phase, sera la communication avant le dialogue, ensuite pendant le dialogue, ils vont être aussi sur le terrain et après le dialogue ils vont encore être sur le terrain.

Cette rencontre avec les 18 organisations de la société civile recrutées par le PNUD a pour but de leur expliquer toutes les présentations de tout ce qui a été fait dans la phase préparatoire. « C’est important que toutes les provinces sachent que dans peu de jours, les organisations de la société civile qui travaillent sur le terrain iront vers elles pour leur apporter des informations à travers les médias, la formation et conférence pour qu’ils comprennent qu’est-ce qui est en train d’être fait par rapport à la préparation du dialogue ».

Le président Djégoltar a présenté brièvement ce qui a été fait depuis le début jusqu’à maintenant et ensuite la cellule de communication a exposé les organisations de la société civile quel sera le travail que souhaite le CODNI pour qu’elles fassent avant la tenue du dialogue, pendant le dialogue et après le dialogue. Quelques représentants des sous-comités techniques ont expliqué ce qu’ils ont fait pour donner une idée sur la méthodologie.

Cette rencontre permettra de mettre les organisations de la société civile qui iront sur le terrain dans le bain pour être capables d’expliquer les populations des provinces comment se prépare le dialogue national inclusif, disent les organisateurs de la rencontre.

Jules Doukoundjé

La correction du BEF avance à grands pas, les copies sont disponibles, les correcteurs sont au point œuvre dans la phase de dépouillement, si tout va bien le résultat sera connu dans un peu de temps Ialtchad Presse a fait un tour ce matin 13 juin 2022 pour constater les faits. Reportage.

Après les épreuves écrites, c’est l’heure de la correction. Les oraux et les épreuves physiques, le secrétariat du BEF du centre de Félix Éboué s’active à grands pas. Heure est au dépouillement et le comptage des notes. Dans la salle tout est calme, les membres du secrétariat sont concentrés. Les uns appellent les noms et le numéro de chaque candidat, les autres mentionnent sur les procès-verbaux.

Les membres du secrétariat interrogés affirment que le travail est bien avancé, et dans les bonnes conditions. « Nous sommes en phase de dépouillement et relevée des notes. Certains élèves ne connaissent pas écrire leur numéro ou écrivent le numéro de leur voisin », expliquent-ils.  La correction demande une organisation méthodique, le secrétariat est en place et centralise les copies pour le dépouillement. Joseph Siabé Haroun ajoute qu’ils sont à la phase de relevée des notes et il reste les copies qu’ils n’ont pas identifiées. « Nous vérifions copie par copie, ajoute ce dernier. Nous avons quelques soucis sur les noms puisque les listes sont centralisées à la direction des examens et de concours et une partie à la délégation, cela nous cause énormément de problèmes ». Il dit que le travail ne semble pas parfaitement maîtrisé, il y a des doublons. « Certains élèves se trouvent avec deux numéros et d’autre sans numéro donc nous sommes obligés de nous rapprocher des inspections pour remédier à cette situation.  Les correcteurs déplorent que les listes soient centralisées là où ça ne devrait pas être. Les listes devaient établit dans les centres que les candidats devaient être inspectées et les délégations interviendrons pour vérifier la véracité des listes.    

Pour le président du centre de Félix Éboué, la correction s’est passée dans des bonnes conditions, « nous avons au total 30 correcteurs, après la correction nous avons fait les épreuves orales et physiques puis le report des notes et les procès-verbaux. Nous attendons les notes des épreuves orales et physiques pour insérer ensuite nous allons procéder à la délibération ».

Les résultats sont attendus dans quelques jours, en attendant les élèves doivent prendre leur mal en patience.

Ousmane Bello Daoudou

Clôture ce dimanche 12 juin du Marché des produits locaux tchadiens organisée par l'association Bet Al-Nadjah en collaboration avec l'Agence française de Développement (AFD) et autres partenaires à la cour de l'Institut français du Tchad (IFT). Durant deux jours les petites et moyennes entreprises (PME) ont exposé des produits divers et variés fabriqués à base des produits locaux. Ce fut un sentiment de satisfaction pour quelques visiteurs étrangers et une insatisfaction du côté des exposants. Reportage.

Le Marché des produits locaux tchadiens lancé le 10 juin 2022 à la cour de l'IFT sous le thème « valorisation des produits locaux » et le slogan « je consomme local » dont l'objectif est de valoriser la consommation locale et aider les PME à voir de la visibilité et augmenter leurs chiffres d'affaires a pris fin ce 11 juin. Plus d'une trentaine de stands d'agroalimentaires, de cosmétiques, d'artisanat ont pris part à cette exposition temporaire. Des visiteurs étrangers venus de partout se sont rendus sur le lieu pour découvrir les produits locaux tchadiens ou s'en procurer.

Pierre accompagné de sa copine, tous deux visiteurs français, cette visite leur a permis de découvrir les produits locaux tchadiens. Pour M. Pierre « je suis venu découvrir beaucoup de choses et comme je suis assez attaché au tissu, j'en ai acheté une chez les tisserandes locales. Je vous assure que je suis encore retombé amoureux de leur travail », affirme-t-il. Sa copine se dit satisfaite, «  j'ai beaucoup aimé la diversité des huiles, des produits cosmétiques, des farines fabriquées localement », confie-t-elle. Un peu plus loin, Sarah,  française, accompagnée de son petit garçon et de son mari, affirme « c'est intéressant de venir découvrir les produits locaux tchadiens ». Elle ajoute que cela leur permet de voir ce qu'ils peuvent trouver au Tchad surtout les aliments comme la spiruline ou encore le savon fait à base de beurre de karité. « Dans l'ensemble, j'ai été positivement surprise » martèle-t-elle.

Si le marché des produits locaux tchadiens est apprécié par certains visiteurs étrangers, les exposants quant à eux sont plus ou moins satisfaits et d'autres déçus par l'organisation. Pour Raissa Zenaba Biani, promotrice de Beauté Africaine qui produit des tissus artisanaux, les perles traditionnelles, affirme que « la sensibilisation et la publicité de cette exposition n'ont pas été faites comme il se doit c'est ce qui explique le manque d'engouement de la population sur le lieu ». Elle estime également que deux jours sont insuffisants pour un pareil Marché qui vise à valoriser et inciter à la consommation locale.  La promotrice de Beauté Africaine recommande au comité d'organisation de corriger cette erreur à la prochaine occasion et d'étendre l'organisation sur une semaine à dix jours.

Chaibou Idriss Ahmat couturier soutient que « tout début est difficile ». Et rajoute, « la faible présence des visiteurs est dû au manque de sensibilisation ». Toutefois, il assure que cette exposition leur a permis de distribuer leur dépliant et faire la connaissance des nouvelles personnes, de potentiels clients. Pour que la prochaine édition soit un succès, Chaibou suggère l'organisation de ce marché avant que les salariés de l'État et des entreprises gagnent leur salaire, « il est préférable que ce marché soit organisé une semaine avant la fin du mois pour que les salariés puissent venir acheter nos produits, passé cette période, il sera difficile d'augmenter nos chiffres d’affaires », dit-il.

Aïcha Ali est Directrice Générale de Missalisha spécialisée dans les cosmétiques à base de produits locaux, affirme « il y a un manque de publicité et cela est clairement visible de tous, il y a moins des visiteurs, les stands sont inconfortables, exposés au soleil et sans ventilation ». Aicha recommande aux organisateurs à doubler d'efforts tant sur le plan organisationnel que celui de la communication.

Soulignons que le Tchad fait partie des premiers pays au monde où la population consomme des aliments biologiques et le pays regorge d'énormes potentialités artisanales et culturelles. Avec l'explosion démographique de ses vingt dernières années, la population immigre petit à petit vers une alimentation industrielle. Pour que cette dernière puisse continuer à consommer, s'habiller, se chausser local, des jeunes filles, hommes et quelques personnes âgées avec l'appui des associations, ONG et d'autres partenaires se battent au quotidien pour mettre en valeur les produits locaux tchadiens.

Abderamane Moussa Amadaye
Ousmane Bello Daoudou


Depuis plus de deux semaines, la capitale tchadienne N’Djamena vit au rythme de pénurie de gaz butane. Les utilisateurs font des kilomètres pour recharger leur bonbonne de gaz, mais en trouvent difficilement. Cette situation inquiète les ndjaménois qui n’ont toujours pas eu des explications des autorités relatives à cette rareté. Reportage.

De la pénurie du gasoil, l’on passe à la pénurie du gaz butane. Le gaz butane est devenu rare dans les boutiques du coin à proximité des utilisateurs. Dans les points de vente, ne se passe pas cinq minutes sans qu’une personne ne se présente pour demander du gaz. Sur la moto, dans les brouettes, les porte-tout, dans les voitures ou sur les têtes, les bonbonnes de gaz sont transportées d’un point A à un point B. Les personnes transportant ces bonbonnes vides font des kilomètres dans l’espoir de trouver un coin pour les recharger. Elles rentrent malheureuses parce qu’elles ne trouvent pas les bonbonnes chargées pour échanger. Les habitants des quartiers périphériques viennent au centre-ville pour chercher le gaz et vice versa. Les boutiquiers qui sont parvenus à recharger leur bonbonne, les revendent à 2250 voir 2500 par endroit.

Madame Dénénodji Hélène a quitté Gassi à moto pour venir dans une boutique de gaz situé à Dembé, mais n’en trouve pas. Pour Mme Hélène, elle a fait presque le tour de la ville. Elle retient sa colère sur son visage. Et finit par lâcher cette colère, « vous ne pouvez pas aller même à Djarmaya pour nous recharger les bouteilles ? J’ai pris une demi-journée pour chercher le gaz sans en trouver. Je ne sais pas ce que les soi-disant autorités font dans leur bureau. La population crie pénurie cela n’émeut personne. Ce pays-là… », a-t-elle lancé.

Abdoulaye Rachad Ahmat est vendeur de gaz butane. Les bouteilles empalées les unes sur les autres devant sa boutique sont vides sauf que les bonbonnes encore neuves. Certaines personnes sont obligées d’acheter les bouteilles neuves pour utiliser. Il affirme ne rien comprendre à cette question de pénurie. Tout ce qu’il sait ce que le véhicule est passé ramasser les bonbonnes vides, mais n’est pas revenu et la situation ne semble sans solutions dans l’immédiat. « Les revendeurs ne disent rien à propos. Quelquefois les bouteilles rechargées arrivent en nombre insuffisant et nous sommes obligées de garder cela pour nos clients potentiels. En tout cas, on attend nous aussi une explication de la part de nos autorités. Sinon comment comprendre qu’on produit le gaz chez nous et on ne peut pas en trouver à tout moment », se lamente-t-il. Il ajoute que les autorités ont interdit le charbon de bois et le bois de chauffe au profit du gaz, mais la pénurie est souvent présente même si elle est périodique. Il appelle le gouvernement et particulièrement le ministère du Pétrole à régler ce problème rapidement.

Kouladoum Mireille Modestine

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