jeudi 6 octobre 2022

Reportage

Reportage (1070)

Le Conseil national de la transition (CNT) mis en place depuis 9 mois déjà par le Conseil militaire de la transition (CMT) pour jouer le rôle de parlement provisoire, les conseillers disent être satisfaits de leur travail. Après ces 9 mois exercices, quelques conseillers expriment ici leur point de vue sur leur fonction qu’ils qualifient de marathon et de harassant surtout dans la confection et l’adoption des projets des lois. Reportage

9 mois après leur installation officielle, les 93 conseillers nationaux, représentant les 23 provinces du pays et la diaspora pour jouer le rôle de parlementaires provisoires vont prendre une pose de 2 mois à partir de ce 1er juillet. 9 mois, selon eux, de travail harassant et marathon au service de la nation pour voter les projets de lois en attendant le dialogue nation inclusif (DNI). A l’occasion des vacances parlementaires, certains conseillers donnent leurs avis sur leurs tâches et l’évolution de la transition.

Pour le conseiller Manadji Tolkoum Bertin, président de la commission éducation nationale, culture, jeunesse sports, arts et loisirs, ce sont des activités intenses, il y a une parfaite collaboration entre les conseillers et que les différentes commissions. « Nous avons bien travaillé pendant les 9 mois ». Selon lui, pour les uns, c’est un apprentissage difficile, mais il faut s’imprégner de la réalité des activités parlementaires. Il souligne que les 9 mois ont été bénéfiques pour les uns et les autres. M. Tolkoum Bertin soutient qu’ils ont adopté assez des lois pour le bon fonctionnement du pays, de l’État et du gouvernement. Il explique que beaucoup de projets des lois ont été soumis et tous les projets de lois ont été adoptés par les conseillers nationaux.

Le conseiller national Brahim Ben Seid, rapporter de la commission politique, se réjouit du travail bien fait. Il mentionne aussi que plusieurs lois ont été votées. Il estime que des lois sociales ont été votées, celles sur la police nationale, la paix, sur la caisse de retraite, sur le statut de l’armée nationale. Il ajoute que le débat est élevé et indépendant. Et ces débats contradictoires ont permis de prendre des décisions qu’il faut dans l’intérêt du peuple.

Dans le même esprit, le conseiller national Mahamat Nimir Hamata, de la commission défense et sécurité dit être satisfait parce que pendant cette première session 2021-2022, ils ont eu à adopter plusieurs projets de lois qui sont envoyés par le gouvernement, conformément à sa feuille de route. Il a évoqué les lois adoptées pour le ministère en charge de la Défense et de Sécurité. Le conseiller Mahamat Nimir Hamata révèle que 7 lois ont été adoptées pour ce ministère surtout pour la justice militaire, la loi portant orientation du système de renseignement au Tchad, le projet de loi portant secret défense nationale et le projet de loi sur le statut général de la police nationale. Selon lui, sa commission a beaucoup fait pour l’amélioration du système de sécurité de son pays. Et il en est fier.

Enfin, la conseillère Katia Djonfoun, dit aussi, être satisfaite et que jusqu’à présent, les choses se passent bien. Selon elle, la paix s’installe progressivement au Tchad et c’est un soulagement pour tous. Katia Djonfoun reconnaît que les projets de lois votés par les conseillers ont permis au gouvernement d’asseoir une politique pour pérenniser ses actions. Elle remercie le peuple tchadien qui a fait preuve de maturité dans leur action malgré les difficultés. La conseillère affirme que ce qui l’a le plus marqué dans l’hémicycle, c’est le climat de convivialité entre les conseillers, surtout la rigueur dans le travail. Mme Djonfoun soutient que le pays est en train de traverser un moment spécial, il faudrait se mettre ensemble pour asseoir un travail digne. « Tout ce climat, cette volonté qui a animé chacun de nous m’a véritablement marqué pendant ces 9 mois », dit-elle.

Jules Doukoundjé
Sangnoudji Francine

Le Tchad fait partie des pays où les prix des denrées alimentaires connaissent une inflation des prix sans précédent. L'insécurité alimentaire et la malnutrition touchent 5,5 millions de personnes et 1,7 million sont en situation d'insécurité alimentaire sévère selon le rapport du Bureau de coordination de l'action humanitaire de l'ONU (OCHA). Le coût de la vie continue à être à la hausse. Des prix qui pèsent sur le panier des ménages. L'équipe d'Ialtchad Presse s'est rendue dans quelques marchés de la capitale, N’Djamena, pour constater cette hausse. Reportage.

Comparé aux mois passés ou l’année écoulée, les prix à la consommation a connu une hausse considérable et le panier de la ménagère est durablement touché. Ismaël Bahar Abdallah, la soixantaine révolue, acheteur trouvé au marché d'oignons et pomme de terre estime que toutes les choses et plus précisément les denrées alimentaires au marché a connu une forte hausse de prix. Il relève que la défaillance incombe l'État tchadien qui ne régularise pas les ventes, « au temps du Président Tombalbaye, si un commerçant n'indique pas le prix sur le tableau, on le verbalise et le boutiquier risque de voir sa boutique fermer. Le contrôle de prix au marché ainsi que les boutiques du quartier était strict, l'État contrôlait tout pour qu'il n'y ai pas inflation de prix au marché et même dans les boutiques au quartier. Aujourd'hui, c'est la désolation », affirme-t-il.

A quelques mètres se trouve Khadija Ali, ménagère. Pour elle, les prix de l'oignon, de l'aile, du haricot, d'huile, etc. ont connu une hausse considérable. Elle souligne que le « coro » de l'oignon qui était vendu par le passé à 900 FCFA est aujourd'hui à 1250 ou 1500 FCFA, soit une inflation de 40 à 45%. Mme Khadidja Ali indique que le haricot a connu une hausse de prix, le « coro » qui était à 1000 FCFA est en hausse de 50%, il est désormais à 1500 FCFA, a-t-elle martelé. Elle interpelle le gouvernement à venir en aide pour qu'en fin la population puisse vivre décemment chez elle.

Si la hausse de prix affecte fortement la ménagère, les commerçants ne sont pas du reste. Ils se plaignent, eux aussi.

Amgoudja Kebir, commerçante soutient que le prix a haussé chez les grossistes. Pour elle, aujourd'hui le « coro » d'oignon est vendu à 1500 FCFA soit le double du prix il y a quelques mois. Elle ajoute que le sucre, l'huile d'arachide ont connu aussi une hausse. « Le litre d'huile que nous vendons par le passé à 750, 800 aujourd'hui, nous le vendons à 1500 FCFA et le « coro » de sucre est passé de 1500 FCFA à 2500 ». Selon elle, le commerçant ne peut pas acheter le sac ou les bidons d'huile à un prix élevé et vendre à perte, dit-elle. Amgoudja interpelle le gouvernement tchadien pour appuyer et motiver les agriculteurs. Elle estime que l'autosuffisance alimentaire n'est possible que par la production en quantité suffisante de l'intérieur avec le soutien de l'État. Du côté des céréales, Lamadine Djibrine vendeur grossiste de maïs, l'un des aliments le plus consommés par les N'Djamenois confie ce dernier temps la provenance du céréale est exclusivement le sud du pays. Il relève que par le passé, le maïs provient du Lac-Tchad et un peu du centre. Selon lui, la forte demande, la production d'une seule contrée, le transport et les magouilles des agents de la sécurité en route expliquent clairement la hausse de prix du maïs au marché. Le sac de maïs de 100kg qui était à 24000 FCFA est désormais vendu aux alentours de 30 000 FCFA a indiqué Lamadine. Cette vente impacte aussi ceux qui vendent en détail, autrement dit en la vente en Koro a ajouté le commerçant de céréales.

Soulignons qu'au début de ce mois de juin, par un décret, le gouvernement de transition a déclaré une urgence alimentaire et nutritionnelle. Malgré que le Tchad dispose d'un énorme espace de terre fertile et sans égal, le gouvernement appelle les partenaires humanitaires à venir en aide à la population. Selon nos sources, les partenaires boudent et reprochent au gouvernement tchadien sa propension à trop investir dans la sécurité.

Abderamane Moussa Amadaye

Les corrections du baccalauréat session juin 2022 ont commencé et les correcteurs ont au moins pour 4 jours pour finir ces pilles de copies toutes séries confondues. La rédaction de Ialtchad Presse s’est rendue dans quelques centres de correction pour constater l’ambiance. Reportage.

Après les épreuves écrites du bac session 2022, place à la correction. Des milliers de enseignants vont s’atteler pendant 4 jours environs pour évaluer les 90 000 élèves de toutes les séries qui ont passé les examens du baccalauréat du second degré session juin 2022.

Pour le coordonnateur du centre de correction au lycée du Sacré-Cœur, Zouyané Abel, le centre du Sacré-Cœur est uniquement pour la correction de la philosophie des séries A4, A arabe, les séries C, D et E, série C arabe, D et AB arabe. Selon lui, les séries A4 et AB comptabilisent environ 60.257 copies pour 201 correcteurs, 18871 copies pour les séries C, D et E pour 63 correcteurs. Les séries A arabes, C et D ont 2246 copies pour 7 correcteurs et enfin A arabe et AB avec 7789 copies pour 26 correcteurs.  Le coordonnateur précise que correcteur doit corriger environ 300 copies et la correction va s’étaler sur 4 jours. Zouyané Abel exhorte ses collègues correcteurs à respecter le délai imparti pour la correction et de bien s’appliquer dans la correction. Il souligne aussi qu’après la correction, il y aura une autre étape qui consiste à vérifier toutes les copies qui ont été corrigées afin de voir si les notes attribuées sont bien méritées.

Nguetoloum, correcteur de philosophie, du lycée de Béboto, dans la province du Logone Oriental, affirme que les corrections débutent bien pour le moment et espère que tout ira pour le mieux pour les restes. Le correcteur est un habitué de cet exercice de correction du bac, ajoute qu’il a déjà un plan de correction et espère aussi être disposé à corriger les 300 copies avec plus d’attention et de rigueur.

Abondant dans le même sens, un autre correcteur moins bavard et calme, lui c’est Hindi Ismaël soutient que les corrections se passent comme il se doit. Il souligne que les notes des élèves sont bien pour ce début, il espère que les résultats seront bons en philosophie pour cette année. La correction se plaint toutefois de la qualité d’écriture. Selon lui, les candidats écrivent mal et il est pénible de lire les copies et cela rend le travail difficile.

Dans la même logique, un autre correcteur qui s’exprime sous couvert d’anonyme, précise que cette année, la correction du bac est mieux que les autres années précédentes. Selon lui, les correcteurs sont bien installés dans les salles et sont dotés des corrigés et des écritoires.

Au total 97.915 candidats de toutes les séries confondues ont composé, soit 61 pour cent des candidats de la série A4. La ville de N’Djamena a, elle seule 42.228, soit 43,13 pour cent, 55.687 candidats pour les autres provinces, avec un pourcentage de 56,87 pour cent.

Les résultats du baccalauréat session de juin 2022 seront connus vers mi-juillet prochain. Les autorités de l’office national des examens et concours du supérieur (ONECS) promettent de publier les résultats dans la transparence.

Jules Doukoundjé  

La Fondation africaine pour l’entrepreneuriat  et le développement économique FAFED en appui avec le Fonds des Nations Unies pour la population et le technidève organisent une formation de 50 000 femmes arabophones en entrepreneuriat. La première phase de  cette  formation dénommée formation  des formatrices qui regroupe 50 femmes arabophones a démarré ce mercredi, 29 juin  à la Maison de la Femme de N’Djamena. Reportage.

50 formatrices venues de différentes organisations suivent une formation  sur la santé sexuelle et reproductive, la paix et la bonne gouvernance initiée par Fondation africaine pour l’entrepreneuriat  et le développement économique (FAFED). Selon Hisseine Mahamat Ibrahim, directeur administratif et financier de la FAFED, ce groupe de femmes en formation va à son tour former 100 femmes pour la phase pilote de la caravane 50 000 femmes arabophones en entrepreneuriat.  «  Le Fond des Nations unies pour la population (UNFPA), le Technidéve  et la FEFAD, ensemble nous avons décidé de toucher le monde arabophone  à travers ce projet », soutient-il. Hisseine Mahamat Ibrahim affirme que le premier volet de cette formation à  va regroupe donc 50 formatrices accompagnées de 150 bénéficières pour la phase pilote.  Il précise que le projet va être élargi pour toucher les 23 provinces du Tchad.

Concernant l’accompagnement le directeur de la FAFED soutient que de mesures d’accompagnement vont suivre le montage des projets. « On fera de plaidoyer pour rechercher des financements afin qu’on puisse les appuyer pour démarrer leur business ou leurs Start up. On va faire la même chose comme ça a été le cas dans les précédents projets  « mon quartier mon engagement et le projet Goumou-Léna » avec les 50 lauréats qui se préparent actuellement pour aller dans les provinces du Tchad »,  dit Hisseine Mahamat Ibrahim.

La phase pilote de cette session de formation va commencer dans deux semaines pour une de durée de 2 mois.

Haoua Adoum Ibet

Plusieurs milliards ont été détournés par des individus au détriment du Trésor public et depuis quelques jours, la nouvelle circule dans les réseaux sociaux. Entre rumeurs et vérité, deux grandes centrales syndicales ont été rencontrées par Ialtchad Presse ce mercredi 29 juin pour donner leurs points de vue. Il s’agit de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) et de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT). Ils condamnent ces détournements. Elles exigent au gouvernement d'engager contre les détourneurs une poursuite judiciaire afin de rapatrier ces fonds au trésor public. Reportage.

Selon Younous Mahadjir vice-président de l'Union des syndicats du Tchad (UST), le bureau exécutif s'insurge contre les détournements des deniers publics. Pour la centrale syndicale, les travailleurs tirent le diable par la queue alors qu'une bande des personnes mafieuses organisent des pillages à ciel ouvert des biens de l'État. L'UST s'indigne que les retraités et les travailleurs soient laissés pour compte et dans le désarroi total. Younous Mahadjir va plus loin au nom de l'UST, il exige au gouvernement d'engager une poursuite judiciaire contre les auteurs de ces détournements et malversations financières. L'UST demande aussi le reversement intégral des milliards extirpés au trésor public. Elle demande de surcroît, le remboursement des fonds retenus des travailleurs pendant la période des 16 mesures en 2016, la suspension pure et simple de la retenue de 30% d'impôts des travailleurs du secteur privé et de les aligner au même pourcentage que ceux du secteur public. La centrale syndicale demande au gouvernement d'augmenter le salaire à 50% à tous les agents du secteur public et privé pour faire face à la cherté de vie. L'UST appelle ses camarades à se mobiliser pour leur intérêt commun afin d'engager des actions d'envergures dans les jours à venir, a dit Younous Mahadjir.

Le pacte social est triennal est signé en octobre 2021 selon Brahim Ben Said, Secrétaire Général de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT). A son avis, les choses avancent quand même. « Prenons quelques exemples : les avancements, les reclassements des fonctionnaires sont en train d'être traités même si c'est timide. Les titres de transport ont été aussi payés en janvier et avril dernier au service de santé, l'éducation nationale, le service social, l'enseignement supérieur », soutient-il. Le SG de la CLTT s’est prononcé aussi sur la question de la revalorisation de la pension des retraités. Il affirme que le gouvernement a augmenté le point 15% ce qui est mieux que rien. Sur les montants et les arriérés évalués à 26 milliards, le gouvernement a fait une avance de 13 milliards, assure Brahim Ben Said. Il soutient que le gouvernement pour mettre à jour les fichiers des retraités a procédé au recensement biométrique. « Ce recensement va permettre de maîtriser les irrégularités et mieux servir les retraités désormais enrôlés sur des fichiers numérisés. Je pense que c'est enlever une épine du pied. Ce sont quand même des points du pacte social », se défend-il.

Toutefois, le SG de la CLTT reconnaît la réalité de la cherté de vie et précise qu'aujourd'hui, le Tchad est le pays où le coût de la vie est le plus élevé d’Afrique centrale. Ce sont des choses qu'il faut négocier avec le gouvernement, dit-il. M. Brahim Ben Said estime qu'il faut d'abord faire un bilan à mi-parcours avec le gouvernement. Ce bilan, déclare-t-il, va permettre de voir ce qui est fait et ce qui reste à faire. C'est trop tôt de faire maintenant un bilan, il faudrait attendre un an et demi, assure-t-il. « On a prévu une campagne de sensibilisation par rapport au pacte social. Il faut que tout le monde s'approprie le pacte, syndicats et travailleurs. Le pacte social ce ne sont pas seulement les retombées, mais le contenu est important », dit le SG de la CLTT.

La CLTT condamne aussi le détournement des fonds publics

Brahim Ben Said s'insurge contre les détournements des deniers publics. Il suppose qu’il y a une complicité au niveau des banques. Car, dit-il, on ne peut pas faire un chèque d'un milliard dans les banques de la place. « Ce sont des transactions qui ont été faites à l'étranger. Est-ce que cela veut dire qu'à partir de votre compte créditeur, vous créditez un autre compte à l'étranger à des milliards, mais non au Tchad. Il faut qu'on nous ramène cet argent », lâche-t-il. A son avis la création du Collège de contrôle du revenu pétrolier dissous, c'était pour répondre à de tels soucis. Pour avoir l'argent du pétrole en son temps, le collège a en son sein le gouvernement, les syndicats, l'Assemblée nationale, la société civile, ils décident et après avis du chef de l'État. Malheureusement le collège a disparu sans qu'une loi abroge la loi qui l'a créée. « Nous ne sommes pas d'accord que des individus prennent pour eux seuls des milliards au moment où le pays a plus le besoin. Ce qui est sûr, l'argent est quelque part, il faut le ramener. Des mesures doivent être prises contre les « détourneurs » des fonds publics ».

Moyalbaye Nadjasna

L’association des lamyfortains et des n’djamenois sortent de leur silence et appellent les Tchadiens de tous les bords à œuvrer pour la paix du cœur, mode de vie de ceux-ci. Elle exhorte les autorités de la transition et les politico-militaires, en pré dialogue à Doha au Qatar depuis plus de 3 mois à penser d’abord au peuple et à une paix de cœur, condition pour le vivre ensemble. Reportage.

Dans une rencontre avec la presse nationale dans leur siège situé au quartier Ardeb Djoumbal, situé dans le 6e arrondissement de la ville de N’Djamena, les lamyfortains et les N’Djamenois, organisés en association, évoquent la nécessité de la paix du cœur qui est une mode de vie et non la paix des politiciens. Selon eux, la ville de N’Djamena qu’ils aiment tant constitue le point névralgique du Tchad, parce qu’elle abrite les grandes institutions du pays. Malheureusement, les lamyfortains et les n’djamenois constatent que ce n’est plus le cas.

Pour le président de cette association, Hissein Banaye, le rôle et la mission de l’association des lamyfortains et des n’djamenois est de servir de catalyseur de la paix et de semer l’entente entre les familles, les voisins, dans les quartiers et les arrondissements de leur chère ville. Selon lui, depuis quelques années, la notion de la solidarité a disparu en cédant la place au communautarisme, à l’intolérance et aux propos violents. Il déplore avec la plus grande tristesse et amertume l’explosion éhontée des réseaux sociaux qui font l’apologie de la violence dans leur cité. « Nous avons la lourde responsabilité de bâtir le Tchad et cela passe par les lamyfortains. La marche est longue, difficile, parsemée d’embûche, mais pas insurmontable », dit-il. Le président Hissein Banaye lance un appel aux politico-militaires en négociation au Qatar sur leurs conditions de participer au dialogue national inclusif de regarder le peuple qui a soif de la paix et de l’harmonie. Pour ce dernier, aimer son pays est une question d’engagement, de volonté et de liberté. Il estime que le pré dialogue a trop duré et que leurs compatriotes ont soit soif de la paix. M. Hissein Banaye demande aussi au gouvernement de transition de s’assumer et que les Tchadiens ont assez souffert de l’égoïsme des politiciens. Il soutient que le DNI demeure le seul cadre pour débattre des problèmes du pays et que ce n’est pas de l’extérieur que l’on peut bâtir une nation. « Parlons entre nous, le temps qu’il faut, mais à l’intérieur, chez nous pour jeter les bas d’un Tchad nouveau, beau, grand et fort », insiste-t-il.

Jules Doukoundjé

Un accord de coopération sanitaire signé mardi, 28 juin 2022 entre le ministère tchadien de la Santé publique et l’ambassade d’Israël au Tchad avec résidence à Dakar au Sénégal.  Objectif : poursuivre la coopération sanitaire entre les deux pays. Reportage.

Les relations diplomatiques entre le Tchad et Israël est au beau fixe. Ce 28 juin, le ministre tchadien de la Santé publique Dr Abdel-Madrid Abderahim et l’ambassadeur d’Israël au Tchad avec résidence à Dakar au Sénégal Ben Bourgeul, ont signé une coopération sanitaire. Cette signature fait suite à une visite effectuée par une délégation israélienne dans les hôpitaux tchadiens. La délégation a trouvé que les besoins sanitaires urgents nécessitent un renforcement du système pour répondre aux attentes de la population tchadienne.

L’Agence israélienne pour le développement (MASHAEV) sous l'égide de Eynat Shlein, promet de renforcer la coopération et d’œuvrer en un temps record à la mise en œuvre de ce projet. Selon elle, la consolidation de cette coopération pour les deux peuples est plus importante. La directrice de MASHAEV met en exergue dans cette coopération, le partage d’expériences et le transfert des compétences.

L’ambassadeur d’Israël Ben Bourgeul affirme que son pays est disposé à accompagner le Tchad à travers le ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale pour répondre aux besoins en santé  des populations tchadiennes. Le ministre tchadien de la Santé publique, Abdel-Madrid Abderahim assure que cette coopération va renforcer le plateau technique de notre pays. Il soutient également que c'est un plus pour la médecine au Tchad et le transfert des compétences encore plus. Le ministre indique aussi que cette coopération va pérenniser les acquis et  redynamiser les actions réalisées. Au nom des plus hautes autorités de la République et du Gouvernement, le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale a adressé ses sincères reconnaissances au peuple et Gouvernement israélien pour leur appui  au secteur de la santé au Tchad.

Abdel-Madrid Abderahim instruit une collaboration profonde des services compétents avec la partie israélienne. D'après le ministre, une synergie d'actions est un gage de succès de ce protocole d’accord au grand bénéfice des usagers des institutions sanitaires tchadiennes.

Moyalbaye Nadjasna

Depuis la mise en place du comité de normalisation de la Fédération tchadienne de Football Association (FTFA), l'espoir de voir le football tchadien renaître semble acté. Dans la perspective d'organiser un championnat national, une compétition zonale répartie en sept (7) zones sur l'étendue du territoire a eu lieu du 18 au 25 juin. Sur 22 clubs, 12 se sont qualifiés pour le championnat national qui se déroulera à N'Djamena du 3 au 12 juillet prochain. L'équipe de Ialtchad s'est rendue à la fédération tchadienne de Football Association pour le constat. Reportage.

Le championnat zonal qui s'est déroulé du 18 au 25 juin 2022 sur toute l'étendue du territoire national et qui a regroupé les 22 meilleurs clubs des provinces et de la capitale tchadienne en 7 zones de regroupements a permis à triller encore 12 autres clubs. Ces 12 clubs sont désormais qualifiés pour le championnat national qui va se dérouler à N'Djamena le mois de juillet prochain. Parmi ces elles, quatre sont de la capitale tchadienne, l'AS PSI, Tout Puissant Élec Sport, Foullah Édifice et Renaissance FC et 8 sont des équipes de provinces, Boule d'Or (Pala, MK Ouest), Expérience (Bongor, MK Est), Gazelle (Sahr, MC), FC Amboko (Dobo, L.O), AS Santé (Abéché, Ouad.), Olympique de Mao (Mao, Knm), Espoir FC (Mongo, Guera) et enfin AS Santé (Amdjarass, Enn. Est).

Moussa Abakar, membre du Comité de Normalisation de la Fédération tchadienne de Football Association (FTFA) se réjouit du bon déroulement du championnat zonal. Il soutient que la date prévue pour le championnat national sera maintenue comme indiqué. Il relève aussi que les délégations qualifiées pour cette édition sont attendues pour le 30 juin prochain à N'Djamena. Moussa Abakar estime que tout est fin prêt pour le lancement du championnat. Il souligne que les sites d'hébergement des joueurs et les staffs techniques sont identifiés afin que ces derniers puissent passer un séjour agréable. Malgré que le Tchad ne dispose pas des stades homologués par la FIFA ou la CAF, le Membre du CONOR indique que seul N'Djamena dispose des stades avec des pelouses, « c'est ce qui explique le choix de la délocalisation du championnat à N'Djamena », dit-il. Ces trois stades où vont se dérouler les matchs sont : le stade de Diguel, celui de Paris-Congo et enfin l'Académie de Farcha, a-t-il dit. Par rapport à l'état alarmant des vestiaires, de la sécurité, Moussa Abakar a confié « une commission a été mise sur pied pour résoudre les détails afin de permettre aux joueurs de jouer dans des conditions acceptables », a-t-il lancé. Par rapport au déplacement des supports des différents clubs de provinces, le membre du CONOR a laissé entendre  que la responsabilité n’incombe pas à la Fédération tchadienne de Football Association, mais plutôt aux clubs d'assumer ou non le déplacement du douzième joueur (supporters).

Signalons que le championnat national se tiendra du 3 au 17 juillet prochain à N'Djamena. Le tirage au sort est prévu dans les prochains jours. Ce championnat a pour objectif de triller les deux meilleures équipes locales, l'une représentera le Tchad à la Champions League Africaine et l'autre à la Coupe de Confédération Africaine.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Centre d’Étude pour le Développement  et la Prévention de l’Extrémisme a organisé une conférence-débat sous le thème « prévention  des conflits intercommunautaires et la promotion du dialogue ainsi  que le rôle de chefs traditionnels, religieux, la société civile et la classe politique ». Plusieurs intervenants ont débattu du thème du jour qui a attiré l’attention de plusieurs participants. Cette conférence-débat entre dans le cadre de la préparation du prochain dialogue national inclusif (DNI). Reportage

Au cours de ce débat, les panellistes ont diagnostiqué les sources de conflits intercommunautaires et ils ont présenté un plan de résolutions. Pour M.  Tamita Djidingar, Président des associations des chefs traditionnels du Tchad, pour mieux lutter contre ce phénomène il faut la mise en place d’un comité de gestion de crise, impliquer et sensibiliser les chefs coutumiers et éviter la stigmatisation de certaines communautés. « La faiblesse de l’autorité judiciaire est l’une de cause, qui empêche la résolution de ces conflits intercommunautaires. L’agriculteur et éleveur sont condamnés à vivre ensemble, qu’ils ne soient pas la proie de chefs politiques. On ne peut pas aller au dialogue national inclusif (DNI) sans résoudre ce problème. Pour une raison inconnue, certains individus véreux  ne veulent pas que ces conflits cessent.  On doit apprendre aux populations de gérer et résoudre leur conflit sans ingérence », ajoute-t-il.

Selon M. Kebir Mahamat Abdoulaye, la promotion de la gouvernance légitime, la culture de la paix et le partage de richesse sont à privilégier. « Nous devons nous investir dans la culture de paix durable, promouvoir la lutte contre la pauvreté, la corruption et le détournement des derniers publics, promouvoir la bonne éducation dès le jeune âge et développer les voies de communication sur l’ensemble du territoire. Une personne bien instruite, quel que soit le problème dans lequel  il se retrouvera, il fera tout pour éviter le conflit. La majorité des Tchadiens sont de jeunes on est dans l’obligation de leur laisser un pays qui a une culture de paix. C’est une ambition difficile, mais pas impossible », affirme-t-il.

Aussi, les participants ont évoqué plusieurs différents sujets lors des échanges avec les panéllistes comme : le chômage de jeunes, l’octroi illégal de titre foncier, etc. Enfin, les recommandations ont clos les échanges.

Rappelons que cette conférence-débat est organisée dans le but de contribuer  positivement à la lutte contre les conflits intercommunautaires.

Maryam Mahamat Abakar

Les épreuves physiques du baccalauréat session 2022 viennent de débuter lundi, 27 juin dans plusieurs centres ici à N'Djamena. Dans certains centres visités par l'équipe d'Ialtchad, comme le lycée Félix Éboué des journalistes ont été agressés et les épreuves perturbées par un groupe d'individus supposés être des étudiants. Reportage.

Une semaine après les épreuves écrites, les candidats au baccalauréat session de 2022 ont été convoqués ce lundi 27 juin pour les épreuves physiques. C'est une marée humaine ce matin au lycée Félix Éboué. Il était 10h, un groupe d'individus supposés être des étudiants a fait irruption et ont perturbé le déroulement des épreuves. Ils se sont déchaînés avec une violence inouïe sur les journalistes de Ialtchad presse qui couvraient le déroulement des épreuves physiques. Nos confrères ont refusé d’obtempérer à leur injonction de remettre les images d’un évènement public d’intérêt national : les épreuves physiques du baccalauréat. Il a fallu la ténacité de nos reporters et l’intervention plus tard d’un responsable de la police pour sortir nos journalistes.

Gonda Angéline, candidate en série A4 du lycée de Walia est découragée du comportement des étudiants. « Les étudiants sont venus en masse nous perturber. Nous n'avons rien fait jusque-là. On nous demande de revenir à 15h donc on ne sait pas si ce serait possible. Je crains surtout qu'ils reviennent encore nous perturber », confie-t-elle. Kitel Nadège, elle aussi est en série A4 et candidate du lycée de Walia. Elle soutient qu'elle est venue avec l'espoir d'aborder toutes les quatre épreuves physiques, mais vu le nombre des candidats, son rêve se brise. « C'est dommage pour moi, je ne peux pas finir aujourd'hui. En fait, je compte revenir vers 15h comme promis pour voir si je pourrais en finir avec tout cela. Il me semble que les notes des épreuves physiques n'y figurent pas sur le relevé, mais on le fait quand même », assure-t-il.

Abdel-Moumine Abdramane Idriss un autre candidat en série A4. Il est du lycée le "Renouveau". « Ce matin J'ai fait la course de vitesse. Les éducateurs physiques et sportifs nous demandent nos cartes biométriques et sur une fiche de relevé, ils pointent nos performances pour nous noter après. Je vais revenir dans l'après-midi pour le saut en hauteur, le saut en longueur et le lancer de poids ».

Au lycée Sacré-Cœur, tout est en ordre. Ce n'est pas comme au lycée Éboué. Selon Ngartoudjou Begoto, chef de section des épreuves physiques, tout a bien commencé depuis 7h du matin. Le centre du Sacré-Cœur, dit-il, regroupe les candidats des séries G1, G2,G3, E et C. « Quatre épreuves sont obligatoires à savoir : la vitesse, la hauteur, la longueur et le lancer de poids. Pour mon centre, ce sont en tout 3000 candidats qui vont affronter pendant 3 jours ces épreuves physiques. Concernant la discipline, les élèves suivent normalement les consignes pour le moment, rien de grave à signaler », dit Ngakoutou. À son avis, le critère de notation reste le même, mais c'est la note majorée qui est portée sur le procès-verbal à envoyer à l'Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS).

Pour répondre à la question de prise en compte des notes des sports dans le relevé des notes après admission au baccalauréat, Ngakoutou Bégoto affirme que la majoration entre directement dans les épreuves écrites.

Moyalbaye Nadjasna

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