mercredi 7 décembre 2022

Reportage

Reportage (1150)

Le ministre de la Santé publique et de la solidarité nationale Dr Abdel-madjid Abderahim a dirigé une séance de travail sur la carte sanitaire du Tchad sur la période 2019-2025. Plusieurs techniciens et chefs de service ont pris part à cette séance de travail. Reportage

Avoir la carte sanitaire est d’une importance capitale pour le système de santé d’un pays. C’est ce sens que le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, Dr Abdel-madjid Abderahim a procédé à une séance de travail sur la carte sanitaire de notre pays, et cela, allant de la période de 2019 à 2025 prochain. Ce travail a été réalisé grâce à la contribution de toutes les directions du ministère de la santé et d’autres acteurs intervenants dans le domaine de la santé.

 Le ministre de la Santé, Dr Abdel-madjid, se réjouit du travail réalisé par les services concernés et les partenaires. Selon lui, la carte sanitaire est un instrument qui tient lieu de principe de justice, d’équité, d’évaluation et renforce les documents de premier plan pour une bonne gestion de santé. « Cet outil permet de réglementer et de recadrer les actions et les interventions des acteurs », ajoute Dr Abdel-madjid.

Il soutient aussi l’importance de la vulgarisation du document pour une appréhension générale par les techniciens et les responsables à tous les niveaux afin de mieux cerner la réalisation et œuvrer pour plus de progrès dans le système de santé au Tchad.

Les ressources humaines et la couverture vaccinale, qui sont des thématiques phares de la carte sanitaire ont permis de faire des propositions pour couvrir les besoins constatés afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients.

Dans un exposé, le directeur de la statistique et du système d’information sanitaire, Bassounda Poidingem a expliqué les étapes de l’élaboration, la recherche documentaire, la poursuite de la planification et la validation des outils de collectes. Le technicien a également rappelé que l’un des buts recherchés est l’amélioration de l’offre de soins. A son avis, la carte sanitaire donne toutes les informations nécessaires sur le système de santé, en particulier la fonctionnalité de services de santé dans tout le pays et ce qui permet d’observer le principe d’équité, de coordination et de suivi régulier des formations sanitaires.

Le Tchad est l’est l’un des pays de la sous-région de l’OMS où le système sanitaire et le plateau technique restent en bas de l’échelle. L’élaboration d’une bonne carte sanitaire devrait permettre aux autorités de mieux prendre les besoins de la population en matière de la prise en charge sanitaire.

Jules Doukoundjé

Le Président de la transition, Mahamat Idriss Deby dans sa page Facebook sur les réseaux, instruit le gouvernement que justice soit rendue suite aux événements survenus le 6 août au Mayo-Kebi Est. Un conflit a éclaté dans le canton Léo, département de la Kabia et s'est déplacé dans plusieurs autres localités de la province du Mayo-Kebi Est. Pr Avocksouma Djona, leader du parti Les Démocrates affirme que « dans le monde il n'y a pas quelqu'un qui a eu le dessus sur le peuple ». Reportage.

Suite au conflit qualifié d'agriculteurs-éleveurs le 6 août, le Pr Avocksouma Djona, leader du parti Les Démocrates rejette ce qualificatif. D'abord, dit-il,  c'est incompréhensible que des individus en coalition  sortent de nulle part, armée et viennent tirer sur des paisibles citoyens et les tuer. D'après lui, août est un mois d'intenses activités agricoles, les champs des paysans. Il est inconcevable qu'on perturbe ainsi les agriculteurs. « Je suis en colère d'autant plus que ceux qui se sont mis à massacrer les villageois il y a deux semaines ne sont pas des éleveurs. C'est un faux qualificatif lorsqu'on parle d'un conflit agriculteur-éleveur. C'est depuis des décennies qu'on vivait avec des Peuls et des Arabes, mais je n'ai jamais vu cette forme de violence orchestrée de façon gratuite sur la population du sud' », déclare Pr Avocksouma. Pour lui, c'est un génocide organisé. Il rappelle que le défunt maréchal révélé la vérité le 18 novembre 2020.  Il précise qu'il a fait venir tous les gouverneurs 80% militaires et les généraux. Il leur a dit « vous laissez tomber l'activité d'élevage ou vous quitter l'armée ». Cela suppose que le maréchal avait déjà identifié ces éleveurs modernes. Le natif du Mayo-Kebi souligne que ce sont des éleveurs déguisés qui arment leurs bouviers qui tuent la population. C'est toujours eux qui les protègent, insiste-t-il.

Avocksouma balaie d'un revers de main l'argumentation du gouverneur de la région affirmant que des poursuites sont enclenchées contre les voleurs de bétail. C'est un manque de respect envers les administrés à son avis. Le politique souligne que dans un pays ou les mamelles de l'économie sont l'élevage et l'agriculture, il faut plutôt œuvrer pour la conciliation de ces activités. « On tend la main à l'extérieur pour question de famine et on met encore les bétails dans les champs pour les détruire. Ce gouverneur sait qu'il est au-dessus de la loi, il est protégé », affirme-t-il.

Rendre justice

J'interpelle le PCMT parce que depuis qu'il est arrivé au pouvoir il y a 15 mois, il y a eu autant de morts, assure Avocksouma. Pour lui, il faut y veiller, car ce qui se passe ouvre une porte aux gens pour s'entretuer au Tchad. Il n'y a rien à attendre de ce dialogue national inclusif. Il déplore qu'à l'approche d'un événement pareil on massacre la population. « Le militaire le plus puissant c'est le peuple et le peuple va arracher son indépendance. Dans le monde il n'y a pas quelqu'un qui a eu le dessus sur le peuple. Nous sommes le peuple et le peuple doit résister, rien d'autre », signifie-t-il.

Dans un communiqué de presse, le cercle des jeunes unis pour la cohabitation pacifique fustige la gestion partisane du conflit par les forces de sécurité, qui n'ont fait que l'envenimer. Ils exigent la libération des innocents en cette période d'intenses activités agricoles arrêtées, la poursuite judiciaire des auteurs, commanditaires et complices impliqués dans ces actes barbares. Il appelle le PCMT à s'investir personnellement pour mettre fin à ces dérives graves répétitives qui perdurent.

Le PCMT après avoir présenté ses condoléances aux familles endeuillées, dit « une fois de plus, une fois de trop le sang de nos compatriotes a coulé ». Il affirme avoir suivi personnellement les réponses apportées par les autorités administratives sur le terrain et qu'il est conscient de l'insuffisance constatée dans la riposte à ces déchaînements de violences. « J'ai instruit le Premier ministre à prendre toutes les mesures nécessaires au retour au calme, à rendre justice avec toute la rigueur de la loi. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin d'assurer la cohabitation pacifique entre tous les Tchadiens ».

Moyalbaye Nadjasna

Mbaillassem Emanuel et Morem Stelle deux journalistes de l’hebdomadaire salam Info ont été arrêtés et brutalisés par les agents de sécurité. C’était à l’occasion de la fête de l’indépendance lors de la cérémonie de prise d’armes à la Place de la Nation. Cette attitude a poussé le Patronat de la Presse privée au Tchad à sortir de ces gongs. La rédaction d’IalTchad s’est entretenue avec les deux journalistes. Reportage.

D’après les explications de Mbaillassem Emanuel journaliste reporter a l’hebdomadaire Salam Info. Le secrétaire de rédaction les aurait affectées à couvrir la cérémonie de prise d’armes à la place de la nation. Selon lui, arriver à la place de la nation, les journalistes étaient fouillés avant de rentrer. Ils se sont soumis à la fouille comme les autres expliquent-ils. Mais parmi les militaires un aurait pris leur appareil photo et a allumée puis il s’est mise à vérifier les photos un par un. C’est ainsi qu’il aurait vu les images des manifestations, des évènements de Sandana aussi, explique-t-il. « Il nous a demandé pourquoi gardons-nous de tels genre d’image sur l’appareil. Automatiquement il a gardé notre appareil photo, mais malgré que nous lui avons présenté nos badges il n’a rien voulu comprendre. Il nous a interdit de bouger et nous a aussi retiré nos matériels de travail. Ensuite il nous a demandé d’informer notre directeur de publication afin qu’ils viennent nous libérer. C’est ainsi que j’ai écrit à notre la rédaction qui a relayé sur les réseaux sociaux l’information. Le ministre de la Communication aurait vu et aurait donné des instructions qu’on soit libérés. Entre temps nous étions maintenus sur place plus de  2h de temps avant d’être relâchés, ils nous ont remis nos matérielles et nos badges. Après, le militaire nous a dit qu’il va nous amener pour couvrir la cérémonie alors que tout est presque fini. Nous avons refusé et avons rejoint le journal».

Nos deux confrères déplorent le comportement de force de l’ordre qui n’est pas conscient du sens de la démocratie. Il poursuit que c’est lors des 62 années de fête de l’indépendance que des tels comportements se produisent, se lamente-t-il. Il conseille aux responsables de sécurité d’enseigner à leurs subalternes le rôle du journaliste dans un pays démocratique et souverain.

Répondant sous anonymat, le Directeur de Publication par intérim reconnaît qu’effectivement il a affecté ses deux collaborateurs pour couvrir l’évènement à la place de la nation. Mais grande est sa surprise souligne-t-il de recevoir des appels et des messages d’autres confrère qui l’aurait informé que la sécurité a arrêté ses collaborateurs explique-t-il. « J’étais tellement choqué. Comment se fait-il que la fête de l’indépendance qui est une fête nationale qui soit interdit aux journalistes ».

Joins au téléphone Allafi Amadou Nganansou le Po, Secrétaire General du Patronat de la presse privée au Tchad qui soutient que la liberté de presse au Tchad est une liberté à double Façade. Pour lui les journalistes sont à tout moment victimes d’agression, d’arrestation, d’humiliation donc il ne peut pas parler de la liberté de presse au Tchad, dit-il. Le patronat de la presse interpelle le président de la transition et son service de presse a donné de la considération à la presse privée. Accordé une protection des journalistes lors des activités officielles. Il tire la sonnette que le patronat de la presse se réserve le droit de retirer tous ces organes membres de toutes les activités présidentielles dans les jours à venir.

Djénom Josiane

A l'occasion du 62e anniversaire de l'indépendance du Tchad, une cérémonie de prise d'armes a eu lieu ce jour 11 août 2022 à la place de la nation de N'Djamena en présence du Président de la transition, Mahamat Idriss Deby Itno. Reportage.

Déclaré indépendant le 11 août 1960, le Tchad n'a cessé d'immortaliser cette date historique chaque année par des défilés militaires. Il est 10h passé, la place de la nation appelée aussi « cinquantenaire » était bondé de monde. Le Chef de la junte militaire Mahamat Idriss Deby Itno, assisté par  deux autres Présidents africains venus pour la circonstance, Antoine Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo (RDC) et de Umar Cissoko Embalo de la Guinée-Bissau durant la cérémonie de prise d'armes à eu lieu à la place de la nation. Le début de la cérémonie est marqué par la décoration nationale de l'Émir du Qatar au grade de dignité de grande croix de l'ordre national du Tchad, s'en est suivi le dépôt de gerbe de fleurs aux martyrs par le Président de la transition militaire. La fête s'est poursuivie par une démonstration éloquente des aviations militaires à 120 mètres au-dessus du public présent sur lieu. 4 soukoy-25 de combat, des hélicoptères mi-17,  mi-24... ont survolé la place de la nation. Après la démonstration c'est le défilé militaire. Toutes les forces militaires, paramilitaires et de la sûreté ont offert au public un show de cadence inégalable avec des ovations et des cris. Le défilé pédestre terminé, place à la parade motorisée. Des voitures lourdement armés des canons, des engins tout-terrains ont fait des démonstrations monstrueuses devant les invités de marque du Président de la transition et des milliers de Tchadiens présents.

Pour Général Halimé Bouyé Mahamoud, cette journée est exceptionnelle. « Ça nous rappelle d'où vient et où part le Tchad », dit-elle. Elle ajoute, « la volonté du Président Mahamat Idriss Deby, d'unir les Tchadiens est grande. Avec le dialogue qui se pointe à l'horizon, j'appelle tous les Tchadiens à prendre part à ce grand rendez-vous afin de contribuer à un climat apaisé, de paix pour un Tchad nouveau », a-t-elle affirmé. Ahmat Abdoulaye Ogoum, Conseiller national, pour sa part estime que les impressions sont bonnes. Il souligne que cette fête de l'indépendance coïncide avec le Dialogue National Inclusif. Pour lui, c'est l'occasion de créer des institutions républicaines fortes pour la jeunesse, le futur cadre de demain. Au DNI, le Conseiller National appelle certains groupes armés non signataires de l'accord de Doha d'enterrer la hache de la guerre et venir assister au dialogue. « Ils doivent regagner les 16 millions de Tchadiens, car le linge sale se lave en famille » a-t-il ajouté. Pour Fatimé Suzanne, 62 ans d'indépendance c'est un sentiment de fierté et de détermination. Elle explique, « c'est une fierté d'assister au 62e anniversaire de l'indépendance de notre pays et de détermination,  parce qu'aujourd'hui les Tchadiens sont unis et soudés comme un seul homme », dit-elle. Au DNI qui s'approche à grands pas, Suzanne se dit optimiste « l'effort qu'avait fait le PCMT a porté ses fruits et nous en sommes fier », a-t-elle confié. Elle appelle ceux qui sont hésitants de rentrer à la raison.

Signalons que le Tchad comme la plupart des États d'Afrique est une formation de plusieurs entités politiques traditionnelles. Il est devenu une colonie française après la conquête française et a évolué au sein de l'Afrique-Équatoriale Française (AEF) dès 1910. Le Tchad devient République en 1958 après le référendum voté cette même année qui découle de la conférence de Brazzaville (1944) et devient indépendant le 11 août 1960. Il a aujourd'hui 62 ans d'indépendance.

Abderamane Moussa Amadaye

Les 10 candidats malheureux à l’élection du représentant du monde des arts et de la culture à la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuels (HAMA), ont organisé un point de presse ce 10 aout à la maison des médias du Tchad. Ils dénoncent les irrégularités qui ont selon eux a entachée cette élection Ils demandent son annulation. Reportage.

Selon les contestataires, le vote qui s’est déroulé le 6 aout dernier à la Bibliothèque nationale est entaché d’irrégularités et les candidats malheureux à ce que cette élection soit annuler. Pour eux, cette mascarade électorale vilipende le milieu culturel et artistique qui doit servir de probité, de morale et d’intellectualisme. Ils affirment que le Bureau Tchadien du Droit d’Auteur BUTDRA les a mis devant un fait accompli et ils refusent d’accepter cela. Sinon la justice tranchera cette affaire au besoin. « Il est dit que ce sont seuls les 735 sociétaires du BUTDRA détenteur de leur carte sociétaire qui doivent voter. Sur les 735 sociétaires déclarés par le directeur, il n’y a eu que 121 votants. Monsieur Allamine Kader, de mèche avec le DG et le directeur des arts, ont à eux seuls monté cette combine. Sachant d’avance que c’est monsieur Allamine Kader qui sera élu, cette magouille a été démasquée par les artistes lors de la rencontre avec madame la ministre de la Culture » a indiqué le représentant des candidats malheureux Nocky Djédanem. Selon lui, les artistes se sont ressaisis pour attendre la fin du vote pour se concerter afin de dénoncer les irrégularités constatés. Il déclare que le vote doit en temps normal être ouvert à tous les artistes reconnus par les trois plateformes, mais ce n’était pas le cas.

Nocky Djédanem dénonce la confusion que les organisateurs ont semée dans la tête des artistes. Selon lui, Le BUTDRA à travers son directeur organisateur de l’élection affirme qu’aucune carte du BUTDRA n’a été délivrée à quelconque sociétaire depuis 2017. Tout de même, ils imposent le vote par présentation de cette carte. A leur grande surprise, le directeur des arts dit que la carte n’est pas obligatoire et que les artistes peuvent voter par présentation de leur carte d’identité nationale. Le représentant des candidats malheureux estime que cette manière de faire n’honore pas le monde des arts et juge utile de le porter à la connaissance de l’opinion nationale les faits qui se sont déroulés.

Kouladoum Mireille Modestine

Les activités génératrices de revenus qu’exerce les élèves pendant les grandes vacances pour subvenir à leurs besoins et préparer  aussi la rentrée scolaire, à l’exemple des vendeurs de pains sur l’axe double voie en pleine circulation, ces vendeurs courent des risques inconsidérés. Ialtchad Presse est allée au rond-point doubles voies au quartier Abena dans le 7e arrondissement  ce mercredi pour faire le constat. Reportage.

L’axe du rond-point double voie qui mène au pont double voie  est transformé en un lieu de vente des pains qui met en danger la vie des vendeurs.  Les pains sont étalés à droit du pont et d’autres vendeurs tiennent en mains pour courir après les clients à toute vitesse  sans tenir compte des risques qu’ils encourent. Cette  manière de courtiser les clients engendre de véritables troubles à la voie publique et agace les clients. Un vendeur des pains reconnaît qu’ils courent des risques et sont souvent victimes des accidents de circulations, ils sont escroqués par des individus mal intentionnés ainsi que les étudiants violents qui arrachent souvent les pains. «  Ce n’est pas facile de vendre les pains ici, nous face à tous les problèmes, notre vie même est en danger, mais on n’y peut rien. Nous sommes obligés de vendre pour subvenir à nos besoins et aider nos parents. Nous trouvons  cet endroit le mieux placé pour la vente des pains et c’est pourquoi on vient toujours ici », explique un vendeur.  

Pour Nanadoumgnar vendeur est un Tchadien, il est toujours celui court des risques pour survivre, tout est dans la main de  Dieu. «  Nous avons des parents pauvres on est contraint de courir tous les risques pour soulager les parents, d’autres enfants de notre  âge  qui ont des parents riches sont bien gâtés par contre nous on doit se battre pour survivre », dit-il

Kosmadji Patrice client rencontré non loin de l’étale des pains suggère à ces vendeurs d’étaler leurs marchandises sur place et attendre les clients que de courir dans tous les sens, cela ne perturbe pas seulement la circulation met leur vie en danger. « Ils nous facilitent la tâche, de fois on oubli de prendre les pains en ville c’est arrivé au rond-point qu’on se souvient, et on achète, mais c’est une activité à risque », souligne Kosmadji

Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine

À la veille de fête de l’indépendance. Une équipe de la rédaction d’IalTchad Presse est allée à la place de la nation s’enquérir des préparatifs. Reportage.

Bientôt c’est la 62e fête de l’indépendance du Tchad. Un détour à la Place de la nation pour s’enquérir des préparatifs. Il est 11h sous une chaleur lourde des balayeurs s’activent dans les travaux de nettoyages, etc. Des technicien (nes) de surface de N’Djamena Nadif taillent les fleurs, lavent les pavés et avec un de leurs camions-citernes arrose au fur et à mesure les fleurs. Des tentes sont enlevées et retravaillées, des barres des fers sont déposées par terre en tas. Des enfants s’amusent assis où en train de courir à gauche et à droite.  Des militaires s’activent avec en leurs possessions des sceaux des peintures, des pinceaux et ils retracent les anciennes peintures presque délavées. À la question de savoir les peintures qu’ils retravaillent c’est pour quel objectif ? Un des agents nous explique que c’est pour permettre aux militaires qui défilent de bien garder leurs rangs.  

Tormal Marthe agent de nettoyage de la Mairie centrale dit que la fête de l’indépendance est une fête de réjouissance pour le pays. Elle poursuit que c’est depuis 1 mois qu’elles ballaient.  Pour elle, ce travail vise à montrer une bonne image de son pays, souligne-t-elle. Elle se lamente qu’il y a des personnes de mauvaise intention qui viennent déféquer à l’air libre dans cet endroit. Et il y a ceux aussi qui fument de la drogue alors que l’endroit est le plus fréquenté par des enfants ce qui n’est pas du tout bon, souligne-t-elle.  Pour elle la place de la nation est un endroit de loisir où n’importe qui peut venir prendre de l’air, sauf en cas de fête. Elle conseille, « c’est nous qui allons construire chez nous et non d’autres personnes. Il faut que ceux qui se livrent à des mauvaises pratiquantes réfléchissent. À nos dirigeants il faut qu’ils se mettent ensemble pour arranger les choses afin que tout fonctionne. Tous tournent aux ralentis, il faut un changement » relate-t-elle.

Interrogé aussi dans les cadres de préparatif de la fête Guidibe Frer Macire Officier Garnison au niveau de QG.EMGA : « nous sommes dans les préparatifs comme vous le constaté. Nous nous s’activons pour le 11 août, une fête historique qui symbolise la liberté de notre pays. Je souhaite à ce que le pays avance, nous voulons la paix, stabilité pour que les enfants du pays vivent aisément. ».

Adama Bernard est agente de nettoyage de la Mairie centrale d’après elle les travaux de nettoyage sont presque à la fin. Elle poursuit que son pleur va à l’endroit du PCMT afin qu’il tourne son regard a l’endroit des pauvres. Elle souligne, « nous voulons simplement manger. Il faut que nos enfants diplômés soient intégrés au même rang que d’autres enfants des nantis. Nous voulons la paix surtout » se lamente-t-elle.

Djénom Josiane

La signature d’un accord entre certains politico-militaires et le Conseil militaire de la transition (CMT) à Doha au Qatar devant garantir la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif (DNI) du 20 août prochain a fait réagir des analystes et des leaders de la société civile. Certains estiment que c’est un accord à minima et d’autres pensent est que c’est un accord qui permettra au pays d’aller de l’avant. Reportage. 

Le conseil militaire de la transition (CMT) était pendant plus 5 mois en négociation à Doha, au Qatar, avec les politico-militaires pour leur permettre de participer sans inquiétude au prochain DNI prévu le 20 août prochain. Un accord est obtenu avec une partie des politico-militaires. Il a été signé le 8 août entre gouvernement et cette partie des politico-militaires, après le déplacement express du président du conseil militaire de la transition (PCMT), le général Mahamat Idriss Deby Itno à Doha.

Mais cet accord signé à moins de deux semaines du dialogue a fait réagir certains analystes politiques.

Pour l’analyste et enseignant chercheur à l’université de N’Djamena, Dr Evariste Ngarlem Toldé, ce n’est pas un accord de paix et de réconciliation comme on s’y attendait et qu’on a fait croire aux Tchadiens au début. Selon lui, c’est un accord de participation des politico-militaires au DNI. Il ajoute que c’est un accord à minima et que plus d’une quinzaine de parties n’ont pas posé leur signature. Cela lui enlève le caractère inclusif recherché parce qu’on attendait les 52 mouvements au dialogue. Le chercheur estime que les mouvements non-signataires restent une menace pour la poursuite de la transition. Mais l’analyste reconnaît que c’est un premier pas parce que le dernier de ces pré dialogues qui ouvrent la voie à l’organisation du DNI et souverain qui permettra aux Tchadiens de se retrouver autour d’une table et de discuter de leurs problèmes. Dr Evariste Ngarlem Toldé espère que les décisions qui sortiront seront favorables à ce que souhaite une bonne partie de la société civile, même si beaucoup pensent que tout est fait pour légitimer le CMT, pour faire en sorte que les autorités de la transition se présentent aux prochaines élections et que la réforme de l’armée ne soit effective. « C’est un accord, mais les non-signataires gardent leur capacité de nuisance et les Tchadiens sont en droit de s’inquiéter pour l’avenir de ce pays », dit-il.

Un chercheur en droit constitutionnel s’est prononcé sous couvert d’anonymat, en soutenant que l’accord signé entre les deux parties devrait permettre en toute sécurité de garantir la participation des politico-militaires au DNI et cela pourrait remplir la question de l’inclusivité du dialogue permettant à tous les Tchadiens, quel que soit leur divergence. Ils pourraient s’entendre sur une nouvelle constitution sur la base de laquelle, on pourrait organiser des élections libres et démocratiques. Au sujet de ceux qui n’ont pas signé, le juriste explique que cela augure de la violence dans notre pays. Selon lui, en principe si le PCMT a fait le déplacement c’est une bonne chose, mais c’est encore meilleur s’il obtenait un accord de paix de tous pour abandonner l’option militaire avec tous les politico-militaires, il aurait marqué un grand point de légitimité. Et un espoir pour les Tchadiens. « Maintenant il y a encore de résistant, c’est dommage que le dialogue ne soit pas inclusif et risque d’être partiel », regrette le chercheur en droit constitutionnel.

Jules Doukoundjé  

Après avoir séjourné au Qatar pour la signature de l’accord avec les politico-militaires le président du conseil militaire de la transition (PCMT) a regagné Ndjamena ce 9 août 2022. Reportage.

Après de 5 mois de discuter entre les politico-militaires et le gouvernement de la transition pour leur participation au dialogue national inclusif, un accord a été signé le lundi 8 août 2022 à Doha au Qatar, le principal groupe rebelle Front pour l’Alternance et la Concorde Nationale( FACT) et d’autres mouvements rebelles ont rejeté l’accord en dénonçant sa vacuité.

Dans un climat doux ce matin à l’aéroport Hassan Djamous que le président du Conseil militaire de la transition (PCMT) a été accueilli par ces amis politiques. Il est 11h passé l’avion transportant le PCMT est atterri. Au bas de la passerelle étaient alignés les membres du Conseil militaire de transition (CMT). Le Premier ministre de transition (PMT), les membres du gouvernement étaient tous présents.

Quelques personnes ressources rencontrées se sont exprimées au micro de Ialtchad presse.

Pour Amadaye Abdelkerim Bakhite le président du Conseil National économique social et culturel. La volonté manifeste et patriotique du PCMT se concrétise. Chaque jour que Dieu crée, il pose un nouveau jalon surtout après 5 mois des travaux ardus avec complications. Enfin, Dieu nous a aidés à arriver à un accord de paix, « je souhaite que tous les autres frères restés retissant de revenir dans leur pays natal pour apporter leur contribution pour un nouveau ou il fera bon vivre ».

Pour Mme Mariam Djimet Présidente des réseaux des femmes Leaders, le PCMT a su mener les négociations jusqu’à aboutissement de la signature de cet accord. En tant maman et femme leader quand il y a la paix, les femmes vont être plus des femmes locales pour donner la valeur ajoutée à la chose publique.

Youssouf Mahamat Yaro, Maire du 2e  arrondissement soutient que les Tchadiens ont connu beaucoup des problèmes, cet accord du Doha est abouti. C’est la chose la plus importante parce que nous voulons vivre tranquillement. « Les politico-militaires ont accepté de signer pour venir participer au dialogue cela me réjouit ». Le Maire soutient qu’il ne veut plus de voir les enfants du Tchad vivre ce qu’il a vécu dans les années 79, il croit à un dialogue sincère.

Enfin, pour la ministre Amina Priscille Longoh le déplacement de Président a permis la signature de cet accord tant attendu par tous les Tchadiens et sans oublier les politico-militaires. Le dialogue est une opportunité pour réconcilier les gens et lancer la refondation de la nouvelle république pour avoir le maximum des Tchadiens ensemble, « traçons le chemin que nous allons emprunter ».

Ousmane Bello Daoudou

La Haute Autorité des Médias de l’Audiovisuel a animé un point de presse ce 09 aout à la maison des médias du Tchad. Le président de la HAMA Abderrahmane Barka Doninga a fait un tour sur les revendications liées à l’aide à la presse entamée par les responsables de certains organes de presse, la couverture médiatique du dialogue national inclusif et la non-conformité de certains médias relatifs aux règles qui régissent le secteur. Reportage.

Afin de faire prévenir les éventuels effets néfastes sur le Tchad en prélude au dialogue national inclusif d’une part, et assainir l’environnement de l’exercice de la profession du journalisme d’autre part, Abderrahmane Barka Doninga président de la HAMA appelle les organes de presse au professionnalisme. Cet appel fait suite à la réaction de certains responsables des organes de presse relative au formulaire de renseignement demandé par la HAMA et le versement de l’aide à la presse. Pour Abderrahmane Barka, certains médias ont pris mal cette initiative et organisent des agitations qui ne sont pas de nature à amener la HAMA à interrompre ce processus d’assainissement du milieu de la presse tchadienne. Il rappelle que cette initiative vise à constituer une base de données fiable des médias tchadiens d’existence légale. Cependant, son institution entend faire de plaidoyer pour l’aide à la presse. « Pour renforcer l’engagement à la responsabilité sociale des journalistes et des médias, la HAMA s’engage à mener des plaidoyers auprès des hautes autorités pour l’augmentation substantielle de l’aide à la presse ainsi que de sa régularité. Des sessions de formation seront organisées pour renforcer les capacités des journalistes afin d’évoluer progressivement vers l’autorégulation pour alléger le travail de l’instance de régulation », a-t-il ajouté. Pendant que les médias privés crient pour l’aide à la presse, le président de la HAMA affirme que la radio nationale tchadienne, les médias audiovisuels et les stations provinciales qui doivent relayer les informations dans les coins les plus reculés du Tchad, connaissent des difficultés liées au manque de carburant et de l’arrêt de l’émetteur onde courte.

Abderrahmane Barka Doninga rappelle également le rôle que doivent jouer les médias tchadiens pour porter à l’attention du public les débats et les conclusions du dialogue national inclusif dont la réussite dépendra selon lui, du professionnalisme et de la responsabilité de chaque médium. « Les médias sont tenus de transmettre fidèlement aux Tchadiens les informations pour son engagement à l’édification d’un Tchad nouveau de paix, de solidarité et de concorde nationale. Malheureusement, le paysage médiatique tchadien évolue à contre-courant des textes qui régissent la profession. Cela ne donne pas toute garantie nécessaire pour une couverture de l’événement », affirme-t-il. De son avis, beaucoup de médias privés évoluent en marge du code d’éthique et de déontologie du journalisme tchadien. D’aucuns fonctionnent sans document administratif approprié et d’autres qui en ont ne sont pas à jour. Abderrahmane Barka fustige aussi le comportement de certains patrons de presse utilise des superflus pour tromper la vigilance de l’autorité de régulation. Ils font souvent porter les titres de rédacteurs en chef et directeurs de publication aux diplômés en journalisme qui ne travaillent même pas dans leur média. En plus de cela la plupart des organes de presse en ligne après avoir obtenu leur autorisation, publient leur information sur la page Facebook au lieu de les diffuser dans les sites web dédiés à cet effet comme le font les autres. Aussi, relève-t-il que la majeure partie des journaux en ligne ne renouvelle pas leur contenu rédactionnel. Le président de la HAMA a fait un aveu comme quoi, ils ont découvert un organe de presse en ligne travaillant avec l’indicatif téléphonique national sans avoir été déclaré ni avoir une présence réelle au Tchad et s’attaque aux personnes physiques comme morales dans le pays.

Kouladoum Mireille Modestine

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