jeudi 6 octobre 2022

Journal

Journal (334)

La marche pacifique acte 2 du Parti socialiste sans Frontière PSF a eu lieu ce 22 mars. Les militants de ce parti ont répondu présents à l’appel de leur président Yaya Dillo Djérou Betchi. À travers cette marche, ils demandent la non-prolongation de la période de transition. Cette marche a drainé un nombre important des militants.

Tôt ce matin, les militants du PSF ont pris d’assaut le rond-point de Dembé point de départ de la marche. Ils se sont habillés aux couleurs du parti. Sur les banderoles et pancartes, on peut lire des messages hostiles au gouvernement de transition. « Mahamat Kaka doit dégager dans 6 mois », « nous n’oublierons jamais les Tchadiens massacrés par le Président du Conseil Militaire de Transition » ou encore « le PCMT assumez-vous face à la cherté de vie ».

Tout au long de la marche, les militants constitués majoritairement des jeunes crient vouloir de l’emploi, de la bonne éducation, de la justice et à un dialogue sincère et inclusif. Pour ces jeunes marcheurs, la réduction des prix de connexion à internet ne constitue en rien une solution à leurs problèmes. Ils demandent plutôt l’électricité pour leur permettre de mener leurs activités génératrices de revenus. Chemin faisant, les militants ont fait la moitié de l’itinéraire de la marche avant que le président du Parti socialiste sans Frontière ne rejoigne l’équipe. La marche est encadrée par la police. Arrivée au point de chute, la police qui encadre la marche a envoyé un étui de gaz dans la foule. Quelques militants ont fui pour se mettre à l’abri du gaz avant de revenir écouter le discours de leur président.

Ousmane Bello Daoudou

Dans un document fuité, que la rédaction a obtenue copie, signé des mains du président du groupe de Doha Pr Bachar Assed Mohamed Aguid et intitulé « Projet d’accord de négociation de paix conditionnant la participation des mouvements politico-militaires et allié au dialogue national inclusif et souverain », on peut lire une réclamation en 5 points. Il s’agit de la sécurité du groupe pour leur participation au DNI, de la démobilisation et réinsertion (DDRR) de leurs combattants et leur indemnisation, des réclamations (bilinguisme, doléances spécifiques) et des garanties sur l’inéligibilité de tous les membres du Conseil militaire de transition (CMT).

De plus, le groupe de Doha demande en garantie, le Qatar comme médiateur mais également la Libye, le Soudan, le Nigeria et le Rwanda comme observateurs. Aussi, il demande la présence de l’Union africaine (UA), l’ONU et l’Union européenne (UE) comme témoins.

Pour finir, il est écrit dans le document que le groupe de Doha exige un comité de suivi pour l’application de cet accord. Il sera composé du Qatar, de la France, du Soudan, du Niger, de la Libye, de l’UA, de l’ONU, des représentants des politico-militaires et du gouvernement.

Rappelons que les négociations ont démarré depuis mercredi, après plusieurs jours de tergiversations, avec la création de 3 groupes. Le groupe de Doha, de Qatar et celui de Rome. Ce dernier groupe a été rencontré aujourd’hui. Il semblerait que cette première rencontre s’est limitée à des simples présentations.

Voir le Document projet Groupe de Doha

Les élèves des lycées scientifiques et littéraires Félix Éboué manifestaient à cause des frais de dépôt des dossiers revu en hausse.

En date du 21 mars dernier, le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur Mamadou Gana Boukar, a signé un communiqué qui indique que les frais d’inscription au baccalauréat sont ramenés à 15.000 comme dans les années précédentes pour les candidats libres.

Les élèves ont bien accueilli cette nouvelle, mais restent pessimistes quant à son application effective. Plusieurs ont payé le dépôt de 25.000FCFA et revendiquent le remboursement du surplus de 10.000FCFA. Cette restitution va être un peu compliquée vu les procédures nous confie le proviseur du lycée Félix Eboué Pabamé Gouara. L’argent est déjà déposé à la banque et pour le retirer, il faut toute est une procédure qui risque de prendre du temps. Il demande aux élèves concernés d’être patients, « les 10.000F leur seront restitués. »

Selon nos sources, le Qatar finalement a accepté d’être le médiateur du pré-dialogue de Doha. Le conseiller de l’émir Ahmed Abdallah Ali Al-Mousnat, chargé du dossier Tchad est le médiateur en chef. Il a rencontré tous les 3 groupes politico-militaires formés à Doha, en plus de rencontrer la délégation gouvernementale. M. Al-Mousnat est le même qui a dirigé pendant des années les négociations entre les Américains et les Talibans. Il est réputé être fin stratège dans l’art de la négociation.

Aux dernières nouvelles, les différents groupes tchadiens se sont identifiés comme suit. Et les Qataris ont commencé les travaux avec les représentant des politico-militaires

D’abord, le groupe de Rome. Ce sont ceux qui se sont rendus dans la capitale italienne un peu avant d’aller à Doha. Il sont au nombre de 14 mouvements. Ils ont aussi 14 délégués qui les représentent. Il s’agit des principaux groupes rebelles : le Fact, l’UFR, le CNR, le FSR etc. C’est le groupe des durs.

Ensuite, il y a le groupe de Doha, il est composé de 22 mouvements. C’est le groupe des récents ralliés, un peu avant et peu après la disparition de l’ex-président Idriss Deby Itno. Il s’agit  des Mackaye Aboud, de Hounno etc. Ils auraient 16 personnes.

Enfin le troisième, il est dénommé le groupe de Qatar. Il regroupe la société civile, quelques activistes, des personnalités ressources et de plusieurs arabophones.

Selon plusieurs sources, les négociations vont s’accélérer jeudi. Dès demain le médiateur en chef, et conseiller de l’émir M. Ahmed Abdallah Ali Al-Mousnat rencontrera les groupes de Doha et de Qatar. Et le lendemain jeudi, il rencontrera le groupe de Rome et la délégation gouvernementale dirigée par le ministre Chérif Mahamat Zène.

Le monde célèbre l’eau ce 22 mars. Au Tchad, certains établissements scolaires ne disposent pas de forage d’eau. D’autres en ont comme le cas de l’école Chagoua FDAR dans la commune du 7e arrondissement.

Il est 10h, pendant la récréation, les élèves de l’école sont autour de leur forage d’eau pendant la récréation. Chacun se positionne pour remplir sa bouteille d’eau surtout qu’il commence à faire chaud. Les plus grands tirent les plus petits de côté pour se servir avant eux. C’est une véritable jungle ou c’est la loi du plus fort qui règne. La lutte sur le point s’intensifie jusqu’à l’épuisement des 30min de récréation. Les enseignants qui viennent les renvoyer dans les salles de classe.

Selon des sources proches des « politicos », c’est pour les premières prises de contact directes. L’ordre du jour concernerait la question de la médiation et voir comment, avec les politico-militaires, entamé les discussions avec le gouvernement.

Contactée, la partie gouvernementale confirme la rencontre et précise qu’elle concernait tout le monde. Nos sources rajoutent que les échanges ont concerné essentiellement les difficultés des groupes politico-militaires à s’entendre sur le nombre et la désignation de leurs délégués. « Pas grande évolution », selon une source.

Rappelons que le pré-dialogue de Doha s’est ouvert depuis le 13 mars, mais bute à des divergences concernant le nombre des délégués.

Les retraités civils, militaires veuves et orphelins ont pris d’assaut hier matin l’entrée principale de la Caisse Nationale des Retraités du Tchad CNRT.

Les femmes retraitées s’étaient assises devant le portail bloquant l’entrée dans la cour de l’institution. Le Directeur de la CNRT Laring Baou était obligé de faire demi-tour à son arrivée. Cette obstruction vise, selon les retraités, à forcer la caisse à payer le 1er trimestre et les arriérés de pensions. Quelques retraités interrogés affirment qu’ils sont informés qu’une somme de 13 milliards a été versée à la caisse pour le payement de leur pension.

Pour eux, pas question de se faire payer en même temps que l’enrôlement biométrique. Raison invoquée par les retraités : la lenteur. Ils préfèrent s’enregistrer après le payement du 1er trimestre. Les retraités dénoncent aussi le comportement du Directeur de la caisse qui refuse de collaborer avec eux. Il a fermé toutes les portes qui mènent à lui et refuse de dialoguer. Une note circulaire signée en date du 17 mars par le Directeur de la caisse ne reconnaît pas le comité de crise et le comité ad hoc des retraités. Il leur interdit d’organiser des rassemblements à l’intérieur de la caisse. Les retraités demandent le départ du Directeur Laring Baou. Pour eux, il leur a fait plus du mal que du bien. Les retraités comptent prendre en otage le portail tous les matins jusqu’à la satisfaction totale de leur revendication.

Après une semaine d’arrêt de cours au Collège d’Enseignement Général (CEG) d’Abena, élèves et enseignants reprennent le chemin de l’école ce 21 mars.

Cet arrêt est dû au comportement de certains élèves qui jouent au jeu de hasard et au jeu d’amour au sein de l’établissement. L’administration a interpellé ces élèves. Une interpellation à l’origine du soulèvement des élèves sur les enseignants. Il a fallu des rencontres avec les chefs de carré, l’inspection départementale de l’Éducation nationale, les parents d’élèves et les chefs de classe pour que les choses rentrent dans l’ordre. Désormais, la police va veiller à la sécurité des enseignants au sein de l’établissement. 

Les discussions entre les politico-militaires continuent. Les délégations des mouvements armés sont au repos aujourd’hui après plusieurs jours des débats houleux entre eux. Une entente ne s’est pas dégagée après la suspension de 72h accordée par les Qataris pour permettre aux politico-militaires d’arrimer leurs positions.

Hier, un délai supplémentaire de 48 heures a été donné par les Qataris pour arriver à un résultat. Au moment de publier ces informations, 3 groupes se sont formés selon des affinités politiques. Chacun de ces 3 groupes a désigné ses délégués pour entamer les négociations avec le gouvernement. Chaque politico-militaire peut adhérer au groupe qu’il veut en fonction des conditions qu’il pose.

À titre d’exemple, celui qui veut rentrer avec le minimum de condition n’adhère pas au groupe qui réclame par exemple la modification de la charte. Les discussions devraient en principe commencer demain vendredi ou au plus tard samedi.

Un document de propositions, fuité, des politico-militaires circule dans les coulisses à Doha, au Qatar. Il s’agit d’un document  d’un groupe dénommé « les mouvements politico-militaires et Alliés (MPMA) et le gouvernement. Ce projet attribué aux politico-militaires sera, dit-on, soumis aux discussions à la délégation gouvernementale. Contacté par la rédaction un opposant politico-militaire dément ce projet de proposition et parle d’une fuite orchestrée par des politico-militaires espions. In extenso, ci-dessus, les 20 propositions en question :

1- Les membres de toutes les institutions de la transition (CMT et Gouvernement) ne doivent pas participer aux premières élections post-transition/

2- Cessation de toute hostilité de quelle que nature que soit, de campagnes médiatiques de dénigrements.

3- Libération effective, immédiate et sans conditions de tous les prisonniers de guerres, prisonniers politiques et d’opinion par un décret spécial.

4- Procéder d’un commun accord au Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) des combattants. Les dispositions de réinsertion doivent s’appliquer aussi aux militants civils exilés de retour au Tchad. Ils bénéficieront de l’aide à la création d’entreprises.

5- Création d’une véritable Armée nationale républicaine, apolitique, pluriethnique, creuset de la nation.

6- Création d’une Commission spéciale d’enquête quadripartite (CMT/Politico militaires et Alliés/Médiateur/Nations unies) afin de déterminer les responsabilités dans la disparition des prisonniers de guerres et que les coupables subissent la rigueur implacable d'une justice impartiale.

7- Création d’une Commission d’enquête, de recensement et d’évaluation des dommages perpétrés par l’armée tchadienne depuis18 ans dans la région de Korbol et environnants en indemnisation des victimes

8- La même Commission d’enquête spéciale doit mener ses investigations sur tous les autres crimes similaires dans les régions du Lac, Kanem, BET, les 2 Logones, Ouaddaï, Dar Sila, Salamat et autres.

9- Prise solennelle d’engagement du CMT de mettre fin immédiatement et sans conditions des répressions sanglantes et mortelles de toutes les manifestations pacifiques.

10- Participation des politico-militaires aux pouvoir à tous les structures de l’État et autres Institutions.

a- Exécutif

b- Législatif

c- Judiciaire et autres institutions de l’État Nationales et Internationales

11- Révision de la Charte de transition et participation équitable des membres des Mouvements politico-militaires et Alliés dans les organes de la transition.

a- le CMT (Conseil Militaire de transition)

b- le CODNI(Comité du Dialogue National Inclusif)

Outre les Mouvements politico militaires et Alliés, les membres de la société civile et partis politiques doivent intégrer le CMT.

12- Intégration des cadres civiles de retour d’exil dans la fonction publique (pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire) pour ceux qui le souhaitent.

13- Création d’une Commission vérité et réconciliation afin de renforcer la paix et la cohésion sociale.

14- Dans l’attente d’un nouveau gouvernement issu du DNI, tous les responsables civils et militaires coupables de crimes et délits doivent être traduits devant la justice.

15- Instauration d’un cessez-le-feu général, immédiat et concomitant sur l’ensemble du territoire national avant le démarrage du Dialogue national inclusif.

16- Le pays médiateur et les institutions internationales (ONU, UA) seront sollicités pour garantir le suivi et le respect des engagements pris lors de la signature du présent document par le CMT et les MPMA.

17- Reformuler la structure et la composition des Forces mixtes Tchad-Soudan avec l’implication des politico-militaires.

18- Après l’accord de paix, les MPMA qui souhaitent contribuer à l’édification de la démocratie, pourraient s’ériger en parti politiques. À cet effet, une procédure spéciale accélérée devra être adoptée afin de légaliser une liste collective des partis inscrits.

19- Création des trois (3) Commissions tripartites (CMT-MPMA-Organisation de la société civile)

- Politique et Juridique,

- Défense et Sécurité,

- Économique et sociale

20- La Commission constituée du pays Médiateur, de l’ONU, l’UA, pays limitrophes et organisations sous régionales, afin de garantir la sécurité des Mouvements politico militaires et Alliés avant, pendant et après le Dialogue National inclusif.

Les mouvements signataires sont : ADR, CNR, FACT, FPN, FSR, MPRT, UFCD, UFDD, UFR, CCSMR, FNDJT, RAFAD, ACTUS PRFE, NAR, CNRD, MAR, MJST, MDJT et FPL.

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

-Vos Annonces sur le site Ialtchad Presse-

  1. Divertissement
  2. Sports
  3. Mon Pays

Votre Publicité sur Ialtchad Presse