jeudi 6 octobre 2022

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Journal (334)

Le ministre de la Santé Abdoulaye Sabre Fadoul confirme, grâce à des résultats des laboratoires, qu’une épidémie de Chikungunya sévit dans la ville d’Abéché à l’est du Tchad.

Il n’y a plus de doute. C’est bel et bien la maladie de Chikungunya qui sévit actuellement dans la province du Ouaddaï et précisément dans la ville d’Abéché. C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Sant Abdoulaye Sabre Fadoul lors d’un point de presse jeudi 27 août. « Les résultats des analyses faites par le centre Pasteur du Cameroun confirment ceux de nos laboratoires. Donc il s’agit bien de la maladie de Chikungunya », a indiqué M. Sabre. 

Selon le ministre, son département n’a pas voulu s’empresser de confirmer par respect du règlement sanitaire international. Ce règlement, dit le ministre, exige que les résultats obtenus dans des laboratoires nationaux soient confirmés par un contrôle qualité par un laboratoire externe. Raison pour laquelle le ministère de la Santé a envoyé un échantillon de cinq prélèvements à l’Institut Pasteur du Cameroun.

6 163 cas enregistrés en deux semaines

Depuis le 14 août, date à laquelle de premiers cas ont été signalés jusqu’ à la date du 26 août, 6 163 cas sont enregistrés à Abéché, a dit Abdoulaye Sabre Fadoul. Cependant, rassure le ministre, aucun cas de décès ni d’hospitalisation n’est signalé dans une structure sanitaire. « Les malades sont placés en observation, sont traités et ensuite renvoyés chez eux », a souligné Abdoulaye Sabre Fadoul qui n’a pas manqué de préciser que les malades sont traités gratuitement.

Pour aider dans la prévention, le ministre annonce « la distribution incessamment des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée. » Il rajoute que le département de la Santé publique a déployé une équipe pluridisciplinaire dans la zone pour renforcer la surveillance épidémiologique. Toujours selon le ministre, des médicaments et des intrants pour la pulvérisation ont été envoyés pour venir à bout de cette épidémie.

Rappelons que le Chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Aèdes. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre et des douleurs articulaires.

La Mairie de N’Djamena a soumis ce vendredi à l’approbation de ses conseillers un budget rectificatif de l’exercice 2020.

Selon le Maire de la ville de N’Djamena, Oumar Boukar Gana, les recettes recouvrées de janvier à juin 2020 justifient largement la revue en baisse du budget communal de l’exercice 2020. « De janvier à juin 2020, les recettes font 3 173 052 252 F contre 9 094 551 875 F prévus soit 35% de baisse. Les dépenses effectuées sur cette même période montent à 3 474 204 991 F soit 38% », a dit Oumar Boukar Gana aux conseillers réunis ce 28 août en conseil ordinaire.

Toujours selon le maire, c’est en constatant cette baisse que les membres de la commission budget et finances ont revu à la baisse plusieurs lignes du budget. De 9 094 551 875F CFA, le budget va être rabaissé à 8 806 069 725F CFA soit une réduction de 1 803 225 526 F CFA.

La correction des copies des premières épreuves écrites du baccalauréat se poursuit à N’Djamena. Selon le président du jury Bianzeube Tikri, les candidats doivent se préparent pour la seconde session.

« Il y aura une seconde session des épreuves tant que le décret l’instituant n’est pas abrogé. Nous allons donc vers la seconde session. » Cette déclaration du président du jury Bianzeube Tikri coupe court aux rumeurs qui font état de l’annulation de la seconde série des épreuves du bac. Ces indiscrétions sont appuyées par des arguments du genre « le temps est trop court pour un deuxième tour ».

Cependant si le président du jury rassure qu’il y aura bel et bien une seconde série des épreuves, il reste vague sur la date. Selon nos sources, ce sera une semaine après la proclamation des résultats. Autrement, les candidats doivent se tenir prêts.  Ils sont 87 500 à composer la première série.

Précisons que la composition du baccalauréat de cette année s’est faite un peu tard (août) due à la pandémie du coronavirus. Habituellement cet examen se passe en juin ou juillet.

La phase de correction des copies du baccalauréat session d’août 2020 a été entamée ce lundi à N’Djaména.

Ce sont 3 centres de correction installés à N’Djamena qui ont accueilli ce lundi 24 août les correcteurs venus de différents horizons du Tchad. Selon le président du jury, Bianzeube Tikri, 95% des présidents des centres sont déjà à N’Djamena. Ce qui a permis de commencer avec la correction des copies des épreuves écrites. Cette étape va déboucher sur le traitement des copies au relevé des notes qui conduira à la proclamation des résultats. « Tout se passe dans de bonnes conditions pour l’instant », dit le président du jury.

Pour rappel, les épreuves écrites du baccalauréat ont débuté le 17 et se sont achevées le 22 août. Ce sont au total 87 500 candidats qui ont composé cette année. D’après Bianzeube Tikri, le déroulement des épreuves s’est fait dans des conditions particulières à cause de la pandémie du coronavirus et de l’intense saison pluvieuse que connaît le pays. Mais « rien n’a pu perturber le bon déroulement des épreuves », estime-t-il.

Un Comité des associations des jeunes pour la riposte contre l'inondation a commencé ses activités ce vendredi 23 août 2019. Il vole au secours des quartiers inondés de la capitale tchadienne, N'Djamena.

Les associations des jeunes n'ont pas tardé à réagir à l'appel du gouvernement pour des actions urgentes contre les inondations à N'Djamena. Elles se sont organisées en Comité des Associations des Jeunes pour la riposte contre l'inondation sous la houlette du Conseil National Consultatif des Jeunes (CNCJ). Leur objectif est de venir en aide aux victimes des quartiers inondés.

Les jeunes ont rempli des sacs avec du sable pour aider à contenir les eaux. Ce geste citoyen a été apprécié par les victimes qui soutiennent que c’est n’est qu’une goutte dans la misère qui les accable ces derniers jours. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Routouang Mohamed Ndonga Christian s’est déplacé sur les lieux. Cette initiative dans le 7e et 9e arrondissement est la première étape de cette opération, disent les organisateurs.

Rappelons que depuis quelques jours plusieurs quartiers de la capitale ont été inondés par l’intensité de la pluie, provoquant ainsi la colère de ses résidents.

Une réunion d’urgence du gouvernement sur les inondations à N’Djamena a été dirigée ce jeudi 20 août par le ministre d’État, ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, M. Kalzeubé Payimi Deubet.

Depuis quelques jours, plusieurs quartiers des 8e et 7e arrondissements de N’Djamena sont sous les eaux. Des maisons écroulées, des rues impraticables, etc. Cette situation a amené le ministre d’Etat, Kalzeubé Payimi Deubet à diriger une réunion consacrée aux inondations dans la capitale, selon le site d’information de la Présidence de la République.

La Présidence annonce que la rencontre à laquelle ont participé ministres et maires des communes a débouché sur plusieurs décisions. « Il faut sauver N’Djamena », c’est le maître mot de la rencontre.  L’accent a été mis sur ce qui est à faire dans l’immédiat pour empêcher que la situation ne se dégrade davantage.

« L’on ne peut rester les bras croisés », a rappelé dès l’entame de la réunion, le Ministre d’État Kalzeubé Payimi Deubet qui a donné la parole aux ministres concernés et aux Maires. Chacun en fonction de l’appréciation de la situation, a fait valoir ses propositions. Ce qui est entrepris sur le terrain, à en croire le maire de la Ville de N’Djamena, M. Oumar Boukar, n’a pas suffi pour contenir les inondations, selon la présidence.

Dans l’après-midi du mardi 18 août, les compagnies de téléphonie mobile se sont chargées d’annoncer la nouvelle à leurs abonnés, « la connexion internet est rétablie dans les villes : Abéché, Amdjarass et Moundou ».

Sevrés depuis le 22 juillet dernier, les internautes de quelques provinces ont renoué avec internet. Motif de soulagement pour Djogmbaye Valery, responsable des ressources humaines et du contentieux d’une entreprise privée à Moundou, capitale provinciale du Logone Occidental. « Nous avons intégré l’internet dans nos habitudes professionnelles. Sa suspension a causé un grand souci. Sans internet, la fluidité du travail est fortement impactée. Le traité de salaire du personnel, la communication avec les collaborateurs, etc. ont souffert », dit-il. Les compagnies de téléphonie mobile, en l’occurrence Tigo et Airtel devraient penser à une mesure compensatoire réclament les internautes de Moundou. Car, témoignent-ils, « nous sommes plusieurs à souscrire les forfaits internet. Nous ne les avons pas utilisés et le délai est arrivé à échéance ».

Mbaitodjireou Nadjita, professionnel de la communication lui, se dit soulager que la connexion soit rétablie à Moundou. Son vœu : que ce soit le cas sur l’ensemble du Tchad et non de manière sélective. « C’est désolant de voir des milliers d’internautes privés de la connexion internet sans raison valable dans un pays de droit » dixit le communicateur.  

L’Office national de sécurité alimentaire (ONASA) a tenu, le mardi 18 août, une session extraordinaire. Cette session pour l’exercice 2020-2021 a permis d’installer officiellement le nouveau président du conseil d’administration de cette institution, Mahamat Annadif Youssouf.

L’Office national de sécurité alimentaire a pour principal rôle la constitution et la gestion des stocks, des réserves stratégiques et des produits alimentaires. La crise sanitaire actuelle, liée à la pandémie de Covid-19, a entraîné la récession et l’inflation au point de vue de la production agricole et économique. C’est aussi le cas de l’augmentation des prix des denrées alimentaires. La tenue du conseil d’administration selon le nouveau PCA, Mahamat Annadif Youssouf permettra à l’ONASA de se mouvoir pour apporter des réponses adéquates à cette calamité qui menace la population tchadienne.

La session extraordinaire, qui a vu l’installation du nouveau PCA, a donné des orientations et des directives claires à la direction de l’ONASA en vue de jouer pleinement son rôle. « Le Conseil sera très regardant dans la gestion de l’ONASA, cet organisme mis en place au service de la population afin de pallier en cas de calamité » a déclaré le PCA Mahamat Annadif Youssouf. 

Pour rappel, le gouvernement a octroyé un montant de 5 milliards de FCFA à l’ONASA pour l’achat des produits vivriers au bénéfice de la population tchadienne, en cette période de Covid-19. Le Programme alimentaire mondiale, à travers cet office a aussi apporté une aide de 10 milliards au Tchad. Sans oublier la Banque islamique de développement qui a manifesté son soutien avec le même montant en faveur des populations nécessiteuses et vulnérables.

Le Mouvement patriotique du Salut (MPS) commémore l’an 4 de l’investiture du président Idriss Deby Itno ce samedi 8 août 2020. A cette occasion, le secrétaire général du MPS, Mahamat Zen Bada a dévoilé le choix de leur candidat aux prochaines élections présidentielles.

« Le Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno a hissé notre pays à un rang jamais égalé dans le monde. Il est candidat aux élections présidentielles de 2021. C’est une imposition du MPS et de ses alliés. »  C’est en ces termes que le secrétaire général du MPS Mahamat Zen Bada a annoncé le choix de leur candidat à la magistrature suprême ce 8 août 2020 au cours d’un point de presse. Même si cette annonce n’est pas surprenante, Zen Bada est-il allé très vite et trop tôt en annonçant la candidature de leur poulain ? Alors que les élections sont prévues en avril 2021 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Au pouvoir depuis 1990, le président du Tchad, récemment élevé à la Dignité de Maréchal, Idriss Deby Itno est à son cinquième mandat. Si cette imposition, comme le dit Zen Bada, est acceptée par le concerné, il sera candidat à un sixième mandat.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a lancé officiellement la phase pilote de révision du fichier électoral. La cérémonie a eu lieu ce samedi 08 août 2020 à la commune du 6ème arrondissement de N'Djaména.

L'enrôlement généralisé pour les prochaines élections au Tchad est prévu à partir du 1er octobre 2020. En prélude, la Céni lance la phase pilote. C'est après avoir convoyé d'Amsterdam les kits réceptionnés et testés que les responsables de la Céni ont lancé l’opération.

L'enrôlement pilote concerne ceux et celles qui ont atteint depuis 2015 la majorité. Il touche aussi les personnes qui n'avaient pu se faire enrôler pour la même période, pour une raison ou une autre. « Ce sont ces catégories de citoyens qui en sont concernés », dit le président de la Céni, Mahamat Kodi Bam. Selon lui, la qualité d'enrôlement est fonction du matériel d'enrôlement choisi mais, est déterminante aussi de la qualité des utilisateurs du matériel.

Il a exhorté les participants à la session d'enrôlement, de donner le meilleur d'eux-mêmes, pour relever le défi. « Démontrez-nous que vous vous êtes bien appropriés de l'utilisation des matériels biométriques. Aucune défaillance ne sera tolérée », déclare le président de la Céni.

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