samedi 24 septembre 2022

Journal

Journal (329)

La plateforme le TCHAD d'abord a animé hier matin un point de presse sur l'organisation de la deuxième édition du prix du « meilleur citoyen de l'année 2021 ». C’était à Radisson Blu.

« Le TCHAD d'abord » est une organisation apolitique laïque et à but non lucratif. Elle est composée, selon ses dirigeants, de soixante-neuf associations (69) membres de la plateforme.

La seconde édition du prix du « meilleur citoyen » est une initiative citoyenne qui vise la valorisation du Tchad, la promotion de la paix, de vivre ensemble de la citoyenneté et de patriotisme pour un Tchad meilleur. Selon la présidente du comité d'organisation Mme Hapsita Djibrine Assali par ailleurs membre de la plateforme a indiqué ce projet est de décerner chaque année à des citoyens qui se sont distingués par leur  patriotisme, leur nationalisme dans les différentes corporations. Cette récompense peut concerner  tout citoyen, des artistes, des sportifs, des chefs d'entreprise, des associations, des humanitaires et des membres de la diaspora tchadienne pour les amener à aimer leur patrie. Elle incite aussi à la sensibilisation de la population  sur la citoyenneté et a poussé les jeunes à contribuer au développement de leur pays.

Pour finir Mme, Hapsita Djibrine Assali a tenu à informer l'assistance qu'une soirée de Gala sera organisée le vendredi 25 mars à l'hôtel Radisson Blu. Elle sera placée sous le haut patronage de Premier ministre, chef de gouvernement de transition.

M. Asseïd Gamar Sileck ex-directeur général de l’Office national de sécurité alimentaire (ONASA) est, depuis mercredi 9 mars, en garde à vue à la Police judiciaire.

Selon plusieurs sources, M. Gamar est suspecté par l'Inspection Générale d'Etat d’avoir attribué des marchés sans avoir lancé un appel d’offres public lorsqu’il dirigeait l’Onasa pour environ cent quatre-vingt-dix-sept millions (197 000 000) de francs. Les proches de l’ex-baron du régime du défunt Maréchal rétorquent que ces offres ont été attribuées sur ordre du défunt président et devant plusieurs témoins encore en vie.

Selon les amis politiques de M. Gamar, cette garde à vue est un règlement de compte politique depuis que l’ex-directeur a quitté le Mouvement patriotique du Salut (MPS) pour créer sa formation politique dénommée Une Nation Pour Tous (UNPT).

Rappelons que M. Gamar a été déjà entendu une première fois le 4 janvier passé. Il a été député, vice-président de l’Assemblée nationale, Président du Collège de contrôle et de Surveillance des Revenus Pétroliers et plusieurs fois ministres sous le règne du président Deby Itno. En 2011, c’est lui qui a mené la campagne victorieuse du Candidat Idriss Deby Itno en tant que Directeur de campagne.

Des sources proches de l’ancien président tchadien Goukouni Weddeye, choisi pour mener les négociations avec les politico-militaires, affirment que l’ex-président du Comité technique spécial (CTS), un comité chargé de négocier avec les politico-militaires, ne s’est pas entendu avec le Conseil Militaire de transition, et a fini par jeté l’éponge ce mercredi à N’Djamena. D’autres sources affirment plutôt que le CTS a accompli sa mission. Et qu’il est dans les normes des choses de confier la seconde étape du processus au Comité spécial chargé des négociations avec les politico-militaires (CSCNPM). À moins d’une semaine des pourparlers avec les politico-militaires à Doha au Qatar, cela fait jaser pour la suite du processus pour la tenue du dialogue national inclusif (DNI).

Le président du Comité technique spécial (CTS) relatif à la préparation de la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif (DNI) dirigé par l’ancien Président Goukouni Weddeye vient de céder la place au Comité spécial chargé des négociations avec les politico-militaires (CSCNPM). C’est à la suite d’un décret rendu public ce mercredi 9 mars que le public a appris la nouvelle. La précipitation de ce décret interroge sur cet acte à 3 jours de l’ouverture du pré-dialogue de Doha. Démission ou limogeage? Rien n’est tiré au clair.

À moins d’une semaine de la rencontre entre le gouvernement de la transition et les politico-militaires, prévue pour le 13 mars prochain à Doha au Qatar, cette démission ou ce limogeage mettrait certainement en cause la date de la tenue de la première ronde du pré-dialogue qui devrait commencer ce dimanche. L’ancien président Goukouni Weddeye est un homme qui fait l’unanimité de tout le monde pour mener les pourparlers avec les politico-militaires. Sa démission ou son limogeage pour le moment sans explications pourrait constituer une difficulté pour le reste des démarches compte tenu de sa fine connaissance du monde des politico-militaires.  Créé par décret présidentiel le 26 avril dernier, le comité spécial est chargé de conduire les pourparlers avec les représentants des groupes de politico-militaires jusqu’à aboutissement d’un accord final.

Pour le Professeur Ahmat Mahamat Hassan, ancien doyen de la faculté de droit de l’université Adam Barka d’Abéché et ancien ministre de la Justice, garde de sceau chargé des droits humains sous Idriss Deby Itno, l’ex-président aurait démissionné. Et la question du dialogue national inclusif et celle du pré-dialogue avec les politico-militaires sont des processus conçus pour légitimer le gouvernement du Conseil militaire de la transition (CMT) par rapport à la méthode de la prise du pouvoir. Selon lui, c’est un exercice de légitimation du pouvoir pour justifier la prise du pouvoir par les militaires.  A son avis, le Président Goukouni Weddeye, nommé président du comité technique spécial a compris qu’il n’y a rien de sérieux, il ne s’agit pas de faire une véritable paix, et une réconciliation de cœur et des esprits. L’ancien ministre de la Justice estime que le président Goukouni Weddeye s’est rendu compte par rapport au tâtonnement dans les négociations et il a tiré les conclusions qu’il n’y a rien de sérieux et il a démissionné.  Pour le juriste, cette démission annonce les mauvaises choses pour le pays compte tenu de la stature du président Goukouni avec une expérience que tout le monde lui concède. « Il pensait que ce comité technique spécial allait apporter une paix définitive. Mais comme il a compris qu’il n’y a rien de sérieux, il a démissionné », dit-il. Il ajoute que le CMT voulait juste utiliser son statut et sa réputation d’ancien politico-militaire et ancien président de la République pour légitimer un pouvoir pris par la force. L’enseignant chercheur affirme que c’est une mise à nue du pouvoir politico-militaire qui est en place. Et c’est dommage pour le Tchad. Ahmat Mahamat Hassan craint que cette démission risque d’avoir des conséquences indéniables dans la suite du processus prévu le 13 mars prochain à Doha au Qatar.

Le CTS est mort. Il est désormais remplacé par le nouveau Comité spécial chargé des négociations avec les politico-militaires. Le ministre des Affaires étrangères Cherif Mahamat Zène prend la tête de ce comité. Les travaux ouvriront dimanche 13 mars, plusieurs membres des politico-militaires ont reçu leur visa de départ. Ils n’attendent plus que leurs billets d’avion.

Jules Doukoundjé

La mission gouvernementale qui s’est rendue au village de Sandana ou un massacre a eu lieu le 10 février dernier, après son retour à N’Djamena, capitale tchadienne a publié un communiqué. La délégation fait état de 13 morts. Le gouvernement signale une mission spéciale de désarmement dépêchée sur le terrain.  

Selon le ministre tchadien de la Communication porte-parole du gouvernement, Abdramane Koulamallah, le conflit intercommunautaire survenu dans le village Sandana, sous-préfecture de Koumogo, province du Moyen-Chari, a occasionné la mort de 13 paisibles citoyens. Il vous souviendra que le Président du Conseil militaire de Transition a dépêché 4 membres du gouvernement sur le terrain pour s’informer des réalités des faits.

Naturellement, la délégation a présenté ses condoléances aux parents éplorés dit le porte-parole du gouvernement. Abdramane Koulamallah souligne que les missionnaires ont écouté attentivement les préoccupations des parents des victimes. À l’effet dit-il, de prendre des mesures adéquates pour ramener la paix et la quiétude dans la localité. « Dans sa quête d’instaurer l’ordre public, la délégation a instruit les services de défenses et de sécurité de procéder aux arrestations des présumés auteurs et complices de ce massacre et rechercher les personnes en fuite », soutient le porte-parole du gouvernement.

Le gouvernement affirme-t-il, condamne ce massacre et la détention d’armes de guerre par des personnes non habilitées. Abdramane Koulamallah dit qu’une mission de désarmement est dépêchée sur le terrain afin de maintenir l’ordre dans la localité. « Une enquête est ouverte par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Sarh pour faire la lumière sur cet évènement malheureux et de situer les responsabilités des uns et des autres », rassure le ministre. Il évoque que le gouvernement met en garde toute personne qui profiterait de cette situation dramatique pour attiser la tension entre les différentes communautés. « Seule la justice bien rendue pourra ramener la paix », déclare le porte-parole du gouvernement.

La situation est calme et totalement sous contrôle, rassure Abdramane Koulamallah. Les habitants du village touché vaquent normalement à leurs occupations, signifie-t-il. Pour le ministre tchadien de la communication, le gouvernement se félicite de la retenue dont a fait preuve la population meurtrie. Le porte-parole du gouvernement promet à travers sa communication que justice sera rendue à la population victime.

Moyalbaye Nadjasna

Les personnes handicapées tchadiennes vont célébrer le 7 février 2022, leur journée nationale. Plusieurs activités commémoratives vont se dérouler à Mao, chef-lieu de la province du Kanem. En prélude à cette fête, le secrétaire général de l’Union nationale des associations des Personnes handicapées du Tchad M. Djimnayel Robkedji donne le film de l’évènement.

« Responsabilisation et implication des personnes handicapées pour un développement inclusif et durable après covid-19 », c’est le thème de la journée nationale des personnes handicapées du Tchad. C’est la ville de Mao, chef-lieu de la province du Kanem qui accueille la fête. Mao, ancien Royaume du Kanem Bornou est une ville de Kanouri, Kanembou et Tedaga selon l’histoire. Sa population est estimée à 35 468 en 2009. Selon le SG de l’Union nationale des associations des Personnes handicapées du Tchad (UNPHT) Djimnayel Robkedji, dès dimanche, des activités vont commencer. Il y aura, dit-il, des exposés-débats sur des sous-thématiques, la vulgarisation sur la loi 007 pour sa mise en œuvre (cette loi dispose déjà son décret d’application), la responsabilisation de personnes handicapées, la professionnalisation des organisations des PH etc. La fête est prévue pour le 7 février.

La particularité de cette année, l’UNFPA, (fonds de nations unies pour la population) va faire une offre de service gratuit de santé de la reproduction au profit des femmes et personnes handicapées. L’objectif de cette célébration vise à l’amélioration de conditions de vie de personnes handicapées. L’enjeu c’est d’amener les personnes handicapées à développer leurs potentialités conformément aux objectifs de développement à travers des activités génératrices de revenus.

La Loi du 09 mai 2007 détermine les principes fondamentaux en matière de protection des personnes handicapées. Selon cet instrument, la personne handicapée « est toute personne se trouvant dans l'incapacité d'assurer par elle-même en tout ou partie des nécessités d'une vie individuelle ou sociale normale du fait d'une déficience congénitale ou acquise, de ses capacités physiques, sensorielles et mentales ». La loi 007 distingue cinq (05) catégories des personnes handicapées. Il s’agit de personnes handicapées physiques/motrices, de personnes handicapées auditives, de personnes handicapées mentales, de personnes handicapées visuelles et de personne polyhandicapées.

Cette loi garantit aux personnes handicapées les mêmes droits reconnus par la Constitution de la République à tous les citoyens tchadiens. La prévention, le dépistage du handicap et les soins des personnes handicapées nécessitent une attention particulière de l'État, précise la loi 007. Toujours selon cette loi, les personnes handicapées détentrices d'une carte d'invalidité ont droit à une assistance constante à la réduction des frais de soins et de rééducation dans les centres sanitaires publics. Bref, ces personnes à mobilité réduite bénéficient des Droits à l'Éducation et à la Formation, à l'insertion socio-économique, à la culture, aux sports, aux loisirs et à la communication, au transport, à l'habitat et à la sécurité. À peine 48h, le gouvernement venait de lever la mesure leur interdisant de traverser le pont de Ngueli pour aller à Kousserie, ville camerounaise, frontière avec le Tchad.

Moyalbaye Nadjasna.

Le Premier ministre de la transition Pahimi Padacké Albert a annoncé ce 27 janvier 2022, le report de la tenue du dialogue national inclusif. Au lieu du 15 février comme prévu, le DNI va se tenir le 10 mai prochain. Cette notification est faite à la suite d’une rencontre avec les membres du comité d’Organisation du dialogue national inclusif CODNI et autours du Président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby aujourd’hui au palais présidentiel. Reportage !

Le dialogue national inclusif(DNI) au Tchad vient d’être repoussé pour le 10 mai 2022 au lieu de 15 février. C’est ce qu’a déclaré Pahimi Padacké Albert, Premier ministre de la transition. Selon lui, le Qatar a proposé de réunir les politico-militaires à Doha à partir du 27 février 2022. « Nous voulons avoir un dialogue national inclusif où personne ne sera laissée de côté. La tenue de ce dialogue des politico-militaires devient comme un préalable avant la tenue du DNI », exprime le chef du gouvernement. Le PM justifie que le pré-dialogue des politico-militaires qui devrait commencer ce 27 février, induit naturellement un glissement de l’agenda du DNI. Le CODNI évoque-t-il, a fait un travail de simulation de délai. Le premier ministre précise qu’à l’issu des échanges autour du chef de l’État, il est convenu que toutes les dispositions seront prises à l’issu du pré-dialogue de Doha. « Dans le chemin d’organisation de ce DNI, il fallait comme les autres pré-dialogue celui des politico-militaires soit demain. Il se trouve que dans les préparatifs, le pays hôte a constaté, la dispersion des politico-militaires dans le monde et les questions logistiques. Beaucoup d’entre eux n’ont pas le titre de voyage. Le Tchad devrait se mettre en ordre de bataille pour leur trouver de documents de voyages », clarifie le Premier ministre.

 Il énonce qu’à partir de 10 mars, le Comité Technique Spécialisé(CTS) va préparer son rapport. « Lequel rapport va intégrer le rapport général du CODNI. Tout ce temps pour mettre les choses en forme, afin de mieux rassembler les tchadiens », relate Pahimi Padacké Albert. Il informe que le CODNI propose déposer auprès du chef de gouvernement, le rapport général incluant les conclusions de Doha le 15 avril 2022. C’est à partir de ce moment poursuit le premier ministre que, le DNI pourra être convoquée le 10 mai 2022.

Pahimi Padacké Albert signifie que le DNI est le cœur du dispositif de la transition. « Le président du CMT dans son adresse à la nation, lors de sa prise de pouvoir a voulu que le dialogue ait un caractère totalement inclusif. Où les tchadiens et tchadiennes se retrouvent pour refonder notre nation et trouver un nouveau contrat social », rappelle le chef du gouvernement. C’était dans cette perspective dit-il, que le CODNI a organisé à l’intérieur du pays dans les 23 provinces et dans la diaspora à l’extérieur des pré-dialogue. Dans le même sillage, le CTS, s’est investi dans le pré-dialogue avec les politico-militaires, souligne Pahimi Padacké Albert.

Moyalbaye Nadjasna

Deux jours de formation à l'intention des blogueurs et journalistes des médias digitaux sur les jeux de la transformation numérique organisé par le CODNI vient de se clore.

Le Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI) à travers les organisations faîtières des médias forme les journalistes des organes électroniques et des blogueurs pour la couverture médiatique du dialogue national inclusif (DNI) en vue. C'est autour du thème « À quoi sert le journalisme et le digital, une opportunité pour les médias » que  les professionnels des nouveaux médias et des blogueurs ont débattu durant deux jours. Le but est d’apprendre à comment cerner les contours des plateformes qu’offrent les réseaux sociaux afin de permettre à ces acteurs de jouer leur rôle avant, pendant et après le DNI.

L'objectif de ce deuxième atelier est de réfléchir avec les participants sur les enjeux de la transformation numérique et les introduire à l'importance de leur rôle dans la couverture du DNI. Il s’agit d’introduire les participants à la problématique  de la désinformation, de les préparer à être alertes sur la désinformation, les fakes news, la vérification des faits,  etc.

Cet atelier de formation pour les institutions des médias numériques fait suite à celle qui ciblait la presse écrite et la radiodiffusion audiovisuelle.

Lors de son allocution, la représentante formée de l'Institut International pour la Démocratie et les Élections, Amina Zalanda, a salué les efforts du Comité préparatoire du Dialogue National. Aussi, le ministre d'État au Dialogue et à la Réconciliation, Cheikh Ibn Omar, apprécié la position de l'Institut international pour la démocratie et les élections, et son soutien au Tchad.

La formation sur l'utilisation des médias sociaux lors d'un dialogue national inclusif, organisée par le Comité du Dialogue National Inclusif (CODNI) en partenariat avec African Media Initiative (AMI), IDEA, la Maison de Médias du Tchad et l'Union des Journalistes Tchadiens (UJT) a pris fin ce vendredi 21 janvier dans la capitale tchadienne, N'Djamena.

La cérémonie a été présidée par le ministre d'État au Dialogue et a la Réconciliation nationale, M. Acheick Ibn Oumar.

Mahamat Kao Adoum

Les personnes handicapées sont une fois de plus sorties ce lundi 17 janvier pour exprimer leur mécontentement. Elles exigent du gouvernement l’ouverture du pont de N’guéli afin qu’elles exercent leurs activités génératrices de revenus. La manifestation a tourné au vinaigre. Reportage. 

Les personnes à mobilité réduites ont décidé depuis quelque temps déjà de ramper pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis du gouvernement. Lors de leur dernière manifestation, les autorités leur ont accordés un délai de 72h  pour  trouver une solution à leur revendication. Selon eux, 72h après il n’y a rien de concret qui s’est passé. Lassés d’attendre qu’une solution à leur revendication, les personnes handicapées sont sorties sur l’avenue, devant l’Ambassade des États-Unis, pour manifester en rampant. Arrivées au niveau de la voie qui longe à l’hôpital de l’union, la police a fait usage de grenade lacrymogène pour les disperser.

Bonaventure Kello fait partie des manifestants. Il a inhalé une bonne dose de lacrymogène. Pour lui, la police les a surpris en  lançant des gaz lacrymogènes. « Les autorités nous ont fait une promesse qu’ils sont incapables de respecter. Alors nous sommes sortis ce matin pour manifester notre mécontentement.  Ils se sont concertés pour nous lancer des grenades lacrymogènes », explique-t-il. Selon M. Bonaventure, il y a eu arrestations parmi lesquels leur porte-parole Ali Houssimbété Justin. A cela s’ajoutent 3 blessés dont deux sont conduits à l’hôpital. Il précise que les personnes handicapées arrêtées sont emmenées au niveau du Commissariat de Sécurité Publique N° 10. Parmi les manifestants arrêtés se trouve une personne asthmatique qui est en crise.

Malgré la répression faite sur les personnes handicapées, elles n’entendent pas  lâcher prise. « Nous ne voulons pas le fauteuil présidentiel, nous voulons juste la réouverture du pont de N’guéli pour nous permettre d’exercer nos activités de trafic. La répression de ce matin nous rend encore plus forts. Tant qu’on ne trouve pas gain de cause, la lutte va continuer », dit M. Bonaventure. De l’avis des personnes à mobilité réduite, les autorités ne disent pas la vérité quant à  leur réclamation. Elles affirment que les autorités vont toujours les trouver sur leur chemin. Elles demandent aussi aux autorités en charge de la sécurité, la libération immédiate et sans condition de leurs camarades de lutte. « Ils sont des pères de famille et certains parmi eux sont asthmatiques alors nous appelons les autorités du CSP 10 de les libérer. Ils n’ont fait qu’exprimer leur droit de manifester pour une cause juste ».

Kouladoum Mireille Modestine

Les prévisions des recettes budgétaires du projet de loi des Finances 2022 s’élèvent à 1 359 Milliards. Une légère augmentation de 260,8 milliards comparée à celle de 2021, selon le conseil extraordinaire des ministres du mercredi 22 décembre.

L’examen du projet de Loi des Finances 2022 par le conseil extraordinaire des ministres ce 22 décembre prévoit 1 359 milliards de recettes budgétaires y compris les dons. Une hausse significative de 260,8 Milliards par rapport à la Loi des Finances 2021. Les causes sont l’accroissement de plus de 86% des recettes pétrolières due à l’augmentation des cours du pétrole en 2021. Selon le conseil, cela a eu des répercussions positives sur l’impôt sur les sociétés, les redevances et les participations. Le déficit budgétaire hors don est évalué à 13, 238 Milliards. « Ce qui obligera l’État à faire recours à la Facilité Élargie de Crédit dans le cadre de son programme avec le FMI, ainsi qu’à des appuis des partenaires au développement pour financer son budget », dit le gouvernement.

Le projet de la loi des Finances 2022 a été confectionné en partenariat avec le conseil d’Administration du Fonds monétaire international (FMI), précise le conseil. Ce partenariat avec le FMI est basé sur un nouveau programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) sur la période 2021-2024. « Ce programme est un catalyseur pour la mobilisation des appuis budgétaires, des dons et des prêts auprès d’autres partenaires au développement », affirme le gouvernement. D’après les autorités tchadiennes, ce projet de Loi des Finances constitue une traduction de la feuille de route du gouvernement. L’organisation du dialogue inclusif, la réforme électorale et l’organisation des élections générales feront l’objet de sollicitation d’apport des partenaires au développement du Tchad.

Pour le gouvernement, ce projet de Loi des Finances est élaboré dans un contexte particulier de transition qui va s’achever en 2022. Selon le conseil, il faut stabiliser le fondement de notre économie avec les nouvelles institutions. Cela prendra en compte les aspects sanitaires, sécuritaires et climatiques. Pour le gouvernement, ce projet de loi a pour objectif d’apporter des réponses aux difficultés budgétaires. Il s’agit de relancer les secteurs porteurs et améliorer les investissements, souligne le conseil. Il ajoute, la facilitation des affaires du commerce intérieur et extérieur par des mesures incitatives. Mais il faudra aussi atténuer certains impôts et taxes, le plafonnement des pénalités, la mise en place d’une amnistie fiscale et la régulation des contrôles fiscaux.

Chocs macroéconomiques et innovations

Le projet de Loi des Finances 2022 n’a pas fait table rase du contexte macroéconomique marqué par divers chocs. Ces chocs sont liés à la pandémie du Covid-19, à l’insécurité dans les pays limitrophes, à l’afflux des réfugiés et aux changements climatiques. « En dépit de ce contexte difficile, l’économie tchadienne devrait enregistrer un taux de croissance de 4,1% en 2022 contre 3,7% en 2021. Ce regain de croissance proviendrait du dynamisme global des activités économiques aussi bien dans le secteur pétrolier que dans le secteur hors pétrole », dit le document. Pour les autorités, ce Projet de Loi introduit des innovations fiscales. Il s’agit des modifications ou des compléments à certaines dispositions du Code général des Impôts et du Code des Douanes de la CEMAC.

Une autre importante innovation est la simplification et l’unification des textes législatifs et réglementaires qui encadrent la gestion des revenus pétroliers. Le projet prévoit aussi, l’introduction d’une taxation au taux réduit pour certains matériaux de construction. Ce sont le fer à béton, les produits finis et dérivés de l’industrie textile. Objectif, améliorer le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des industries nationales. Ce projet de loi des finances 2022 n’a pas perdu de vue les acquis sociaux des travailleurs, les conditions de vie des soldats, des étudiants, le soutien aux personnes vulnérables (personnes handicapées, la jeunesse, la petite enfance, la femme, le monde rural etc.)

En 2022, le gouvernement affirme qu’il va fournir plus d’efforts pour la mobilisation et la sécurisation des ressources. Il va aussi poursuivre la rationalisation des dépenses publiques dans le respect strict de la discipline budgétaire.

Moyalbaye Nadjasna

Le maire de la ville de N’Djamena Ali Haroun et l’Ambassadeur de la Chine au Tchad viennent de signer, ce 12 octobre un accord de jumelage entre la capitale tchadienne, N’Djamena et la ville chinoise Chongqing. C’est l’ambassade de Chine au Tchad qui a accueilli cette cérémonie.

Selon Ali Haroun, maire de N’Djamena, la signature qui entérine le jumelage entre la ville de N’Djamena et la ville chinoise Chongqing, est le résultat d’une longue et franche collaboration. Il précise que cette initiative est venue de son collègue de Chongqing. Ce dernier  a échangé avec feu Maréchal Idriss Déby Itno, en marge du Forum sur la coopération Chine-Afrique qui a eu lieu à Beijing, en 2018, a-t-il rappelé. Le maire de N’Djamena souligne qu’une délégation de N’Djamena a séjourné à Chongqing du 21 au 27 avril 2019. « Au cours de ce séjour, les deux parties ont signé le 25 avril 2019 un mémorandum d’entente. Objectif, établir une relation de coopération amicale entre les deux Villes basées sur le principe de l’amitié. Les deux parties ont convenu d’encourager et de soutenir le développement de coopération dans plusieurs domaines », explique Ali Haroun.  

Il estime que ce destin qui unit les deux villes séparées par des milliers de kilomètres l’une de l’autre n’est pas fortuit. Il soutient qu’avec cet accord, leurs relations vont s’intensifier sur le principe de respect réciproque et d’égalité entre les deux villes. « Cette relation pourra favoriser les échanges entre les deux villes et promouvoir leurs potentialités », déclare-t-il.

Pour Li Jinjin, ambassadeur chinois au Tchad, signataire de cet accord, les relations entre le Tchad et la Chine se portent bien. «  Dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », les deux parties ont approfondi sans cesse leurs coopérations dans plusieurs domaines qui augurent des opportunités pour les deux peuples », note le diplomate chinois au Tchad. Li Jinjin se dit rassurer du jumelage de ces deux villes, ce sont des occasions d’échange des expériences. Une telle amitié, dit-il, va insuffler un nouveau dynamisme dans la construction de ces destins croisés. L’ambassadeur chinois promet œuvrer pour la consolidation de cette relation.

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