jeudi 6 octobre 2022

Journal

Journal (334)

Ces derniers jours ont été marquées plusieurs manifestations contre la politique de la France au Tchad. Dans la capitale tchadienne comme en province, les manifestants ont réclamé le départ de l’armée française et l’arrêt immédiat de soutien politique à la junte militaire. Si la marche organisée par Wakit Tama le samedi dernier à N’Djamena était autorisée par les autorités, certaines personnes non identifiées ont profité de l’occasion pour vandaliser des stations-service Total. Pour maintenir l’ordre public, la police nationale, la gendarmerie et les gardes nomades ont procédé à des arrestations. L’équipe d’ialtchad a recueilli les propos de quelques citoyens sur les arrestations des manifestants. Vox pop.

Fatimé Adam Bichara, « la manifestation est un droit par lequel un citoyen exprime son ras-le-bol et c’est ce que les manifestants arrêtés ont fait, ils ne veulent pas de la France au Tchad, c’est leur droit, le gouvernement doit respecter ce choix.  L’arrestation des manifestants est injustice, nous réclamons leur libération ».

Allaynassem Sidérasse, « l’arrestation des manifestants est un acte illégal parce qu’ils manifestent dans leur droit, pour la cause commune et l’intérêt général du pays. Il faut que l’État fasse de son mieux pour leur libération ».

Zahra Moussa, « Selon moi, l’arrestation des manifestants contre la politique de la France au Tchad est injuste et anormale. Chaque citoyen est libre de donner son avis sur la chose publique, mais je trouve aussi injuste la brutalité des manifestants sur les biens privés des expatriés ou des Tchadiens. Les manifestants doivent être disciplinés et exemplaires. La liberté de manifester a des limites. »

Abakar Djimé Dona, « Les manifestants n’ont pas respecté l’itinéraire de la manifestation et ont saccagé  des stations Total, des biens publics appartenant à l’État, et des biens appartenant aux particuliers. C’est illogique et intolérable ce vandalisme, nous réclamons que justice soit faite. »

Hissène Kelly, « L’État ne devrait pas en principe donner une autorisation à la marche contre un partenaire diplomatique aussi important comme la France. C’est au nom de la liberté d’expression que cette marche a été autorisée,  mais les manifestants n’ont pas respecté l’itinéraire, moins encore la liberté des autres. Nous avons tous vu les actes de vandalisme faits sur les stations appartenant au groupe français Total et sur les voies publiques. C’est de l’atteinte à la liberté des autres que je condamne avec la dernière énergie. Manifester pacifiquement c’est admissible, mais saccager, piller c’est illégal et je suis persuadé que la justice fera son travail ».

Propos recueillis par Abderamane Moussa Amadaye   

Le bureau exécutif de l’Union Nationales des Étudiants Tchadiens (UNET) section de N’Djamena a animé hier vendredi 13 mai au campus d’Ardeb-djoumal un point de presse relatif au paiement des frais d’inscription et de la réinscription.

Le Secrétaire Exécutif de l’UNET section de N’Djamena Yaya Barkai Mahamat a indiqué dans un communiqué signé du Directeur de la scolarité et des examens demandant aux étudiants de cycle licence de s’acquitter des frais d’inscription et de réinscription qui débuteront ce lundi 16 mai  et prendront fin le 15 juin prochain. Il a demandé à ses camarades de se conformer à la date prescrite, « passé ce délai, il est difficile d’avoir une dérogation », affirme-t-il.

Aussi, Yaya Barkai Mahamat attire l’attention de ses camarades à ne pas se laisser manipuler par les politiciens qui ont un agenda caché. Et qui les manipulent pour leurs intérêts égoïstes ou à des fins purement personnelles. Le Secrétaire Exécutif de l’UNET section de Ndjamena exhorte les étudiants d’abandonner certaines pratiques irrespectueuses au sein du campus comme « baptême de feu » qui crée du désordre et met en conflit les étudiants entre eux. Il ajoute, « le règlement intérieur de l’Université ainsi que le texte de base de l’association interdisent tout acte de violence et surtout quand elle est physique ». Le Secrétaire Exécutif déplore le dysfonctionnement de restauration dans trois sites universitaires à savoir : Toukra, Farcha et Ardeb-djoumal et exige leur réouverture dans un bref délai.

Il s’est tenu ce 10 mai à l’hôtel Ledger Plazza de N’Djamena, un atelier de validation technique et politique du document de stratégie de misse en œuvre de la Zone de Liberté d’Échange du Continentale Africaine (ZLECAF). Aussi, la ZLECAF va renforcer les capacités des acteurs sur les thématiques de la ZLECAF, ses règles d’origine, et normalisation, évaluation, et promotion de la culture. Cet atelier est rendu possible grâce à la collaboration de la commission économique pour l’Afrique des Nations unies et le ministère du Commerce. Compte-rendu.

Créée en janvier 2012 après une décision adoptée par l’Union Africaine (UA) lors de la 18ème session ordinaire de la conférence des chefs d’États et de gouvernement tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. Le Tchad s’est inscrit dans cette dynamique d’un marché continental unique en signant le texte en faveur de l’avènement de la Zone de Liberté Echange continentale Africaine lors d’un sommet extraordinaire le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda.

Dans la perspective de la mise en œuvre de l’accord sur la ZLECAF, le Tchad a élaboré sa stratégie nationale de mise œuvre assortie d’un plan d’action opérationnel en vue de se préparer à mieux saisir les opportunités offertes par ce vaste marché et de réduire les risques y associés. Pour la réussite de cette stratégie nationale, il est donc, selon les organisateurs, impérieux que tous les acteurs à quelques niveaux que ce soit s’impliquent. Ces activités se déroulent en deux phases, celle de la validation technique et politique et celle de renforcement des capacités des acteurs sur les thématiques de la ZLECAF. La phase atelier vise à faire valider la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAF à travers laquelle le Tchad peut identifier les opportunités commerciales et industrielles, les contraintes ainsi que les mesures nécessaires pour profiter des marchés nationaux, régionaux, voire mondiaux dans le contexte de la ZLECAF. Les activités s’inscrivent donc en droite ligne des appuis de la Commission économique pour l’Afrique au Tchad afin de diversifier l’économie et le développement industriel.

Cet atelier de 5 jours a réuni plus de 120 participants issus de différentes composantes de la société. Il s’agit des membres du comité national ZLECAF, les enseignants de l’université, le staff technique du Ministère du Commerce et de l’Industrie, les hommes des médias, les organisations patronales et chambres consulaires, les associations des consommateurs et femmes entrepreneures, les experts spécialisés dans le commerce international.  

Haoua Adoum Ibeth

Les ex-travailleurs de Tchad-Cameroun Constructor (TCC) ont organisé une manifestation pacifique devant la Cour suprême (CS) de N’Djamena ce 9 mai 2022. Ils exigent de la CS l’exécution de la décision de justice par rapport au verdict en leur faveur prononcé depuis janvier dernier. Le président de la CS leur a fait une promesse.

Ils ont investi tôt ce matin les locaux de la CS. Assis sous le drapeau, ils attendent impatiemment l’arrivée du président de la CS Samir Adam Annour. À son arrivée, les ex-travailleurs se lèvent tous comme un seul homme et lui passent leur message à travers la banderole qu’ils tiennent en main. Voulant entrer au début sans les rencontrer, il a ensuite fait un demi-tour pour venir à la rencontre des ex-travailleurs et leur dit ceci, « revenez demain à 08h 30 min et je donne la décision à votre avocat ».

Un nouvel espoir d’entrer dans leur droit renaît. Aussitôt dit, les ex-travailleurs de TCC reviennent à la bourse du travail. Pour le porte-parole des ex-travailleurs de TCC, Djedouboum Apollinaire, les ex-travailleurs vont se mobiliser pour prendre au mot le président de la CS si jamais il ne respecte pas sa parole. Il souligne aussi que le dossier relatif au dédommagement des ex-travailleurs de TCC sera désormais confié à Me Jacqueline Moudeïna. « Esso quitte le Tchad en juin prochain alors on n’a pas de temps à perdre. Nous voulons entrer dans nos droits, car les ex-travailleurs ont beaucoup souffert et beaucoup d’entre nous sont décédés. Le président de la CS a intérêt à respecter sa parole », explique-t-il. Il ajoute également que le travail qui devrait se faire normalement en cinq est fait à trois et demi. C’est cela qui a précipité la mort prématurée de leur camarade, conclut-il.

Dans le cadre des activités marquant la semaine du  festival  du cinéma et de l’audiovisuel Sao, une projection d’un documentaire intitulé ‘« le dernier du doudou » a été projetée ce samedi 7 mai 2022 à l’institut français du Tchad IFT. C’est un documentaire de court métrage réalisé par Brahim Doudou Hisseine Bichara.

C’est un documentaire de 15 min réalisé par Brahim Doudou Hisseine Bichara. Ce documentaire qui relate la vie du réalisateur a été primé à deux reprises lors du festival des étudiants du film FESAF en France. Le réalisateur reconnaît qu’au Tchad, le domaine du cinéma  est presque vierge et incomplet. Mais en allant au nord du pays, il a attrapé le virus du cinéma. De son retour à N’Djamena, il s’est rendu compte qu’il n’existe nulle part une école pour le cinéma moins encore une salle de projection. « J’ai pris la résolution d’aller à la recherche du savoir. Ainsi étant, j’ai envoyé mes dossiers à l’université de Bordeaux Montagne en France ou je suis retenu. Après la phase théorique, je suis revenu au pays pour réaliser un film dans la phase pratique », explique-t-il.

Il souligne aussi qu’il est obligé de réaliser un film en trois mois sur sa propre personne. Les téléspectateurs ont posé des questions relatives au tournage du documentaire qui parle que le côté nord et laisse de côté le Sud. Pour lui, le documentaire parle de vie et comme il n’a pas fait au Sud, il ne pouvait pas introduire ce qu’il n’a pas vécu dans le documentaire. Il ajoute qu’il n’y a rien au monde qui le passionne plus que le cinéma. Alors la chance lui a souri et a travaillé après sa formation en France. Cela lui a permis d’avoir les moyens afin de réaliser ses rêves, celui de devenir un réalisateur tout fait. 

Haoua Adoum Ibeth

A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’université de Ndjamena ce mercredi 4 mai 2022 à la faculté des sciences de la santé humaine, quelques anciens étudiants se prononcent sur la qualité de la formation que donne l’université de N’Djamena 50 ans après. Vox pop.

Noubaramadji Nguena, ancien étudiant de la faculté des sciences juridiques et politiques. « Il y a eu des innovations sur le plan des infrastructures, le plan organisationnel et fonctionnel. En termes de ressources humaines on compte maintenant assez des professeurs que 10 ans auparavant. Ce qui n’a pas beaucoup changé à mon avis c’est l’élasticité de l’année. Comparée à d’autres universités à l’intérieur du pays, on peut finir une année académique à l’université de N’Djamena même en trois ans »,

Zamzam Djimet Ahmat, étudiante à la faculté des sciences économiques et de gestion. « Beaucoup de progrès sont à noter sur le plan de l’amélioration et la qualité de la formation contrairement aux années précédentes. Cette amélioration est visible sur les résultats des étudiants. Il y a également des nouvelles filières qui viennent d’être ajoutées dans presque toutes les facultés et précisément dans ma faculté. Alors je peux dire qu’en termes de formation, les choses ne sont plus les mêmes ».

Oumar Mahamat Abbo, ancien étudiant de la faculté des sciences exactes et appliquées. « En 50 ans d’existence a formé plusieurs cadres qui sont des cadres et mettent leurs compétences au service de l’État. A cela s’ajoute l’innovation tant du côté des enseignants que des étudiants.  Par exemple, les étudiants de notre faculté ont fait une invention des logiciels et des mécaniques sur le plan de l’agriculture. Malheureusement, ces logiciels sont peu utilisés dans les industries ».

Mahamat Moussa, étudiant à la faculté des sciences de l’éducation. « Je salue la qualité de formation à l’université de N’Djamena. En 50 ans, cette université a rencontré et rencontre d’énormes difficultés telles que l’élasticité de l’année, les grèves à répétition et tant d’autres problèmes qui mettent à mal la qualité de l’enseignement et de la formation que donnent nos enseignants. Mais l’université s’arme de courage avec ses enseignants-chercheurs pour pouvoir apporter le meilleur en termes de qualité de formation malgré les hauts et les bas ».  

Propos recueillis par Haoua Adoum Ibeth

Prévu pour le 10 mai 2022, le Dialogue National Inclusif (DNI) est reporté à une date ultérieure à la demande du Qatar.  Itchad Presse a baladé son micro en ville. Quelques citoyens ont réagi à la question : que pensez-vous du report du DNI ?

Nailogar Djakasmobei  est un retraité affirme, « le dialogue  National Inclusif est hypothétique franchement on comptait sur la date fixée  du 10 mai or, ils ont reporté sans donner  une autre date. C’est décourageant. Cela ne peut pas continuer ainsi. Nous sommes fatigués, ce n’est pas normal ».

Eloi un enseignant dit,  « le report était prévisible. Nous de la Société Civile, nous avons dit il faut revoir la charte qu’ils ont en main, mais comme ils ont un agenda caché, en plus les politico-militaires ne sont pas d’accord sur ce qu’ils sont en train de discuter à Doha (Qatar). Ils savent que ce sont les gens qui peuvent soulever les poussières comme ils ont l’habitude de les dire. C’est pour cela ils ont reporté ce Dialogue. Oui le Dialogue est reporté, mais nous ne serons pas d’accord pour reconduire la transition. On souffre trop, il faut que ces choses cessent afin qu’on puisse rebâtir ce pays. Il faut qu’ils s’arrêtent à ce niveau et c’est la dernière chance pour qu’on revoie ensemble comment rebâtir ce pays  que nos aïeux nous ont légué. Les 16 millions de Tchadiens doivent réfléchir et trouver une solution à ce problème. Est-ce que nous sommes prêts à rebâtir  ce pays? Ou bien le détruire ? Chacun réfléchit en lui-même pour trouver une réponse. Nous interpellons la Transition surtout le PCMT de prendre un temps et réfléchir tout seul sans ses conseillers. Nous sommes des conseillers à distance, c’est un conseil que nous lui donnons pour trouver une solution pour le Tchad  ».

Abdramane Ismaël un autre retraité dit « si le report va nous permettre de régler nos problèmes c’est bon, je ne vois pas le problème. Les Tchadiens ont beaucoup souffert, ils veulent la paix, sans la paix il n’y aura pas de développement. Il faut que les acteurs se comprennent : les politico-militaires, la Société Civile, la Transition, l’opposition pour bâtir un Tchad fort et prospère. C’est ce que nous attendons d’eux ».

Jules Masdégar soutient que « Le président de la transition a les mains liées. Présentement je vous dis c’est l’ambassadeur de la France qui est en train de diriger le pays. Donc, ne parlons pas de Dialogue. Ce n’est pas la peine de parler du Dialogue, la France ne veut pas de nous. La France ne veut pas du Tchad. Si vous parlez de Dialogue, ce n’est pas la peine. Dialogue ou pas, nous continuons  à souffrir ».

 Propos recueilli par Ousmane Bello Daodou

Cela fait 1 an que le Conseil Militaire de Transition (CMT) dirige le pays. Ialtchad Presse a demandé à 2 personnalités publiques et un citoyen ordinaire de se prononcer sur le bilan du CMT. Voici leurs réponses in extenso.

Clément  Abaifouta, président National de l’association des victimes des crimes du régime d’Hissène Habré dit, « le président du CMT a dit que tout n’est pas rose. Il y a des ratés et lorsque vous écoutez les  citoyens lambda beaucoup estiment que le CMT n’a pas satisfait les attentes. Vous prenez la sécurité on peut se dire que, à nos frontières, les rebelles ne sont pas de retour, pas de catastrophe. Mais en interne, les gens continuent à être tués, à être braqués. Les personnes qui ont commis ces crimes sont dehors. Ils continuent à assassiner. Il y a des braquages, de la violence, etc. Donc tout cela je me dis que le CMT a échoué et la justice est complètement par terre. Dans un pays,  c’est la justice qui élève la nation. Ici, les magistrats se sont molestés, ils sont interpellés. Un commissaire se permet de vouloir mettre sous verrou un avocat ? Je me dis que nous sommes dans  une jungle. C’est  le chef de race qui remplace la justice, mais on est où la ? Dans un pays respectueux de droit de l’homme, dans un pays qui se dit démocratique, mais ce n’est pas les chefs de race qui font office de justice, il  faudrait   que le CMT corrige tout ça. Les chefs de race s’autoproclament juges. Ce n’est pas normal cela créé les conflits intercommunautaires. Lorsque du lundi au samedi les gens crient famine. Ils disent « je ne peux pas inscrire mes enfants », les retraités se plainent. Le feu Maréchal, paix à son âme, a voulu intégrer 20 000 jeunes et la mort l’a emporté. Il faut que le CMT se réveille et dise non à ces gens qui le déroutent. À ce que je sache le Tchad est le seul  pays où la parole du chef d’État ne vaut pas l’acte, mais en droit on dit la parole d’un chef d’État fait l’acte. Il faudrait que le CMT arrive à nous convaincre que le Tchad  appartient aux Tchadiens, le musulman est le frère du chrétien. Que le CMT arrête de faire des promesses. Les Tchadiens veulent des actes. Le un an du CMT est à refaire et à retravailler. Nous avons intérêt  que le Tchad décolle.  Mais en tout état de cause je souhaite bon vent et beaucoup de courage au CMT ».

Selon Ngolembaye  Ambroisse  un des membres du collectif de lauréat  de l’Éducation affirme: « le bilan du CMT ?   Deux choses positives du CMT :  autorisation de fonctionnement des transformateurs et  l’autorisation des marches. Ces deux choses sont à saluer, mais le reste le CMT  crée les  zizanies politiques, la terreur, la peur . Regardez ce qui s’est  passé à Abéché, à Faya et à Sandana. Chaque jour  les confits  éleveurs contre agriculteurs, etc. Pourtant le CMT  s’est préoccupé de la question sécuritaire Le Tchad Est exceptionnelle, ils ont formé ce CMT pour la sécurité, mais en réalité on n’est pas en sécurité. C’est plutôt l’insécurité qui est à son paroxysme. Il faut que le CMT revoie sa manière de gérer les choses. Voyez le nombre des généraux, chacun sort avec sa décision unilatérale. Les généraux fragilisent le système. Ensuite, le problème de l’Éducation et le nombre pléthorique  des élèves qui s’assoient à même le sol pour prendre notent. Le CMT a promis d’intégrer 5000 jeunes. Où en sommes-nous ? »

Haroun Moussa est vendeur au marché Dembé. Il soutient,  «  j’ai salué la mise en place du CMT après la mort tragique du feu Marechal. Cela nous a permis d’être en paix parce que le CMT a pris ses responsabilités en sécurisant le pays pour que nous vaquions à nos occupations en tant vendeur au marché, mais le CMT est conforté à plusieurs problèmes. Nous demandons au PCMT de prendre ses responsabilités en baissant les prix de denrées de premières nécessités puis que la vie est cher. Nous lui souhaitons beaucoup de courage ».

Propos  recueillis par Ousmane Bello Daoudou 
Haoua  Adoum Ibeth

Le Tchad et  l’Institut International  pour la Démocratie et l’Assistance électorale internationale  au Tchad IDEA ont signé un accord de partenariat pour l’organisation du dialogue national inclusif (DNI). La cérémonie de la signature s’est déroulée ce vendredi 22 avril au ministère des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la coopération internationale.

La signature de cet accord intervient à quelques semaines de la tenue du dialogue national inclusif. Le partenariat a été signé côté gouvernement par le secrétaire d’État Oumar Ibni Daoud et le Directeur général d’IDEA Dr Roba Sharamo.

L’Institut International  pour la Démocratie et l’Assistance électorale internationale travaille d’un commun accord avec  l’Union européenne (UE) et est engagé à travailler aussi avec  le gouvernement tchadien pour promouvoir la réconciliation nationale. IDEA demande le support des médias et de la diaspora pour mener à bien sa mission. Le directeur d’IDEA Dr Roba Sharamo se réjouit de cette nouvelle collaboration et espère que le dialogue doit être consistant et contribuera à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Le Directeur général de l’Institut International  pour la Démocratie et l’Assistance électorale internationale affirme que la signature de cet accord vise à promouvoir la démocratie au Tchad. Il  suggère un dialogue national véritablement inclusif pour l’unité des fils et filles du Tchad.

La cérémonie de baptême du boulevard Maréchal Idrsiss Deby Itno s’est  déroulée ce matin à la mairie de N’Djamena. Cette avenue portait le nom d’un ancien ami Président Ngarta Tombalbaye  aujourd’hui devenu boulevard Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, à cet effet  Ialtchad  Presse  était sur place pour recueillir les avis de quelques citoyens riverains. 

Moussa, un habitant du quartier Kabalaye, affirme « Fontaine de l’Union était Fontaine de l’union de l’Afrique Centrale. Nous à l’époque nous appelons Ngarta Tombalbaye s’ils ne connaissent pas l’histoire, il faut qu’il demande aux anciens. Nous avons avenue Bokassa, avenue Mobutu, avenue El- Nimery.  Si l’État veut faire ce qu’ils veulent, ils peuvent le faire puisque l’État est responsable de la gestion du pays. Tout ce qu’ils veulent, ils le font, mais l’histoire reste. Ils veulent tout effacer,  l’histoire reste et restera  pour toujours ».

Pierre Oderi  ancien habitant du quartier Ambassatna, « à mon avis s’ils veulent baptiser l’avenue Mobutu au nom de Idriss Deby  Itno. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, il devrait faire une autre chose et puis baptisé au nom du Maréchal. Cette  avenue était baptisée au nom de l’ancien  Président  du Zaïre et ça reste dans l’histoire du Tchad. Il supprime le nom du Mobutu et donne le nom de Marechal  Idriss Deby Itno  ça ne peut pas aller, s’ils veulent  il faut qu’ils construisent une nouvelle route et baptisé  au nom du Maréchal Idriss Deby Itno ».

Moussa Abakar habitant au quartier Ambassatna, affirme, « les noms Mobutu Bokassa, devraient rester. Ils veulent effacer Mobutu pour mettre Maréchal Idriss Deby Itno, mais ce n’est pas normal. Pour oublier Mobutu, ce n’est pas facile, c’était un ami de l’ancien Président Ngarta Tombalbaye. Il est intervenu dans les conflits inter tchadiens à l’époque. Normalement, il ne faut pas qu’il change, il efface  tout ça  là est-ce que ça va rester ? Vous éliminez le monument et vous dites l’histoire, nous ne comprenons pas. Il faut que le monument reste, vous voulez effacer l’histoire, mais la génération future ce n’est plus l’histoire de Mobutu lamyfortain, tout ça, il n’ y a pas. L’histoire s’est  arrêtée et la page est tournée. S’il plaît, n’effacez pas l’histoire ».

Daoud  Oumar soutient que « changer le nom de l’avenue Mobutu en Maréchal Idriss Deby Itno ça ne cause pas de problème. Il était le  Président du Tchad  et il a beaucoup fait pour ce pays on lui devrait nommé autre chose en son nom au lieu de baptiser une rue à son nom  avec des dates  précises de son règne et ça restera dans l’histoire.

 Propos recueilli par Ousmane Bello Daoudou

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