lundi 29 mai 2023

Journal

Journal (628)

Comme d’autres pays du monde, le Tchad va célébrer le 3 mai prochain, la journée mondiale de la liberté de presse sous le thème, « les responsabilités sociales des journalistes en période de transition : cas du Tchad ». La rédaction a échangé avec Dimanche Isaac, président de la sous-commission communication du comité d'organisation de cette messe en faveur de la presse.

Pour Dimanche Isaac, l'objectif de la célébration de cette année est de défendre les principes fondamentaux de la liberté de la presse, l’évaluer et défendre l’indépendance des médias, dit-il. Il affirme qu'il y a aussi des objectifs spécifiques pour cette journée notamment, tracer un portrait de la liberté de la presse, défendre l’indépendance des médias face au processus politique et au système judiciaire, se souvenir des journalistes censurés, emprisonnés ou assassinés et rendre hommage à ceux décédés dans l’exercice de leur métier, sensibiliser à l’importance du journalisme indépendant, protéger l’accès à l’information et à la liberté d’expression, précise-t-il. Il soutient aussi que plusieurs activités sont prévues pour cette journée. « Les activités s'étalent sur trois jours. Allant du 1er au 3 mai 2023 », a dit M. Dimanche. Il ajoute qu'un point de presse du comité d'organisation, un match de football avec la police, une série de 7 conférences et une soirée de gala seront organisées pour immortaliser cette journée spéciale, a-t-il confié.

Rappelons que la journée mondiale de la part de liberté de presse a été instaurée par l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 1993. Elle permet chaque année de rappeler les atteintes portées contre les journalistes et la nécessité de défendre ce droit d'expression fondamental pour la démocratie. « Façonner un avenir des droits: la liberté d'exploitation, clé de voûte des droits humains » est le thème retenu par les Nations Unies.

Abderamane Moussa Amadaye

La commission Hadj 2023 a lancé ses activités hier après-midi à son siège au quartier Bololo dans le 2e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Tout a commencé par la lecture du saint coran en présence de l'ambassadeur de l'Arabie saoudite et celui de la Libye au Tchad. À cette occasion du lancement des activités du pèlerinage 2023 au Tchad, Oumar Adouma Abdoulaye le président de la commission Hadj 2023 dit être fière d'annoncer le début des activités pour cette année, la commission a pu obtenir un nombre conséquent pour le Tchad. 8 729 pèlerins sont admis pour accomplir leur devoir religieux en terre sainte de l'islam.

Il relève que le montant du pèlerinage au niveau mondial est estimé à 3 509 524 F CFA. Il ajoute que grâce à l'intervention des autorités de la transition, le coût pour le pèlerin tchadien est ramené à 3 055 992 F CFA sans les frais des agences. Il assure le vol Ndjamena-Médina à l'aller et Jeddah-NDJAMENA au retour. « Chaque pèlerin à droit à 2 sacs de 25 kg, puis deux sacs de bagages plus un Ihram et un bidon de 5 litres de Zamzam qui sera remis au retour du pèlerinage sur le tarmac de l'aéroport de N’Djamena », explique-t-il.

Selon le président de la commission, grâce aux investissements faits par les autorités saoudiennes pour améliorer les conditions du Hadj pour garantir le séjour confortable les hébergements de qualités, des hôtels 4 étoiles situés à moins 800 m du Haram sera disponible, plus un buffet ouvert durant le séjour à Makka.

Enfin, il confirme que pendant les 4 jours à Mina et le jour d'Arafat 3 repas par jour seront servis aux pèlerins pour leur permettre de se concentre sur leur spiritualité et la connexion avec Allah.

Ousmane Bello Daoudou

La fédération de l'opposition crédible qui regroupe à son sein 8 partis politiques a échangé avec la presse publique et privée cet après-midi, 26 avril 2023 au siège du parti socialiste sans frontières (PSF). Elle dénonce les dérivés des autorités de transition et prévoit une marche pacifique le 14 mai prochain.

C'était en présence des journalistes du privé et du public que les leaders du FOC ont échangé sur plusieurs questions de la vie politique. 8 leaders à leur tête, le Président du PSF, Yaya Dillo. La FOC a tout d'abord rejeté en bloc la commission nationale chargée de l'organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) qu'il qualifie d'une pure entité des autorités de transition montée de toute pièce pour prévaloir et asseoir leur politique ou encore truquer les élections, dit M. Yaya Dillo. Il a qualifié les partis politiques qui ont accepté de participer à cette transition « des accompagnateurs ». Il a aussi demandé aux partenaires du Tchad de se désolidariser de la junte. Il estime que leur soutien « enterrera l'espoir du Tchad », confie-t-il. Au sujet du cadre national de concertation des politiques (CNCP), M. Dillo estime que c'est la copie conforme de la défunte CNDP (Cadre national du dialogue politique) mise par Deby père dans l'ultime but de jouer le jeu démocratique.

L’affaire Savannah Energy et la brouille diplomatique Tchad-Cameroun n'a pas été aussi occulté. M. Dillo affirme que la junte est dans une sorte de prédation et veut vaille que vaille avoir des ressources nécessaires pour se protéger. Selon lui, cet égoïsme démesuré de la junte au pouvoir l'a poussé à nationaliser arbitrairement les actifs de Savannah Energy qu'il a au départ approuvé en disant que Savannah avait toutes les capacités et les habitudes financières.  M. Dillo relève que le Cameroun est un pays partenaire stratégique et important pour le Tchad. Il invite la junte à la responsabilité. En ce qui concerne, la sortie du Conseiller national, Takilal Ndolassem Hillaire qui a brandi une arme intimidant le Cameroun d'une attaque, Dillo souligne que cette attitude est enfantine et doit être commandé.

Sur la question du chômage des jeunes, Le président du FOC estime que c'est une question délicate, mais gérer avec légèreté et avec des fausses promesses d'intégrations à la fonction. Selon lui, aucun État au monde et même les grandes puissances n'ont pas réglé le problème par l'intégration à la fonction, « la fonction publique ne peut absorber tous les diplômés », estime-t-il. Selon lui, il faut une politique favorable au climat des affaires et à l'appui conséquent des financements des projets pour les jeunes.

M. Dillo a aussi évoqué avec la presse l'expulsion de l'ambassadeur de l'Allemagne du Tchad. Selon ses mots, « l'ambassadeur a été chassé comme mal propre pour le simple fait qu'il dénonçait les attitudes dictatoriales de la junte et le non-respect des droits humains », dit-il. Enfin, le Président du FOC, a annoncé une marche le 14 mai prochain. Selon ses dires, « cette date marque l'anniversaire de la marche réussie organisée l'an dernier ». Il ajoute, « l'internetaire est prévu du Palais des arts et de la culture comme point de départ et le point d'arrivée est prévu au rond-point de Klemat. Nous allons marcher pour dénoncer les derrières de la junte en place», a-t-il conclu.

Abderamane Moussa Amadaye

La hausse des prix et la rareté de gasoil fait réagir la population. La rédaction a recueilli les réactions de quelques citoyens sur cette situation ce mercredi 26 avril.Vox-pop.

Haroun Mahamat Lyan, étudiant personne vivant avec un handicapé. « Le manque de gasoil joue énormément sur nous tous, surtout nous les handicapés, le prix de transport en commun, les minibus, a augmenté. Pour un handicapé, il est difficile d'avoir 200 F CFA pour payer le transport. Nous sommes dans une situation impossible à tenir. De plus, il fait extrêmement chaud. On nous dit qu'il n'y a pas de gasoil pourtant notre pétrole sert d'autre pays. Si notre pétrole nous sert, nous n'aurons pas ce problème. Je ne comprends pas pourquoi les prix grimpe ntde jour en jour ? Il faut que l'État prenne ses responsabilités.

Mansoura Hammat, étudiante. « À cause du manque des gasoil, nos bus ne viennent pas au 1er tour. Hier nous étions sortis à 11h, mais le bus n'est même pas venu. Nous sommes restés jusqu'à 13h pourtant nous avons fini à 11h. Aujourd'hui nous sommes venus en retard. C'est honteux pour un pays producteur qui dépend des autres pays en matière de carburant. J’interpelle les autorités à prendre au sérieux cette pénurie ».

Amouna Abdelkerim, citoyenne. « Notre pays est l'un de pays producteur de pétrole. Alors pourquoi le gasoil et l’essence ? Les prix ont augmenté, « nous n'acceptons pas  ». À mon avis, il nous faut une solution urgente »

Propos recueillt par Ousmane Bello Daoudou

La vente d'une part des actifs de Savannah Energy à l'État camerounais a suscité un malaise diplomatique entre les deux pays. Ialtchad Presse a baladé son micro ce mercredi 26 avril pour recueillir les réactions de quelques citoyens tchadiens. Vox pop.

Abdelbagui Idriss Ramadan. « Je suis derrière mon pays. 10 % c’est trop pour un pays qui n'est pas propriétaire et qui bénéficie. Ce n'est pas normal. Nos relations datent de très longtemps et ont toujours été dans la tranquillité et l'harmonie. Le problème de 5% ou 10 % qui vient nous diviser. D'après moi, il faut chercher à résoudre ce problème. Il faut que les deux États s'assoient pour trouver une meilleure solution bénéfique pour les deux ».

Madina Ahmat Oumar. « Nous avons écouté sur les ondes des radios et vu sur les réseaux sociaux la divergence entre Savannah Énergy et notre pays. Pour moi le problème entre ces deux États frères n'est pas normal, il faut qu'ils trouvent une solution par la voie diplomatique sans violence ni invective ».

Abdelkader Moussa. « Nous les Tchadiens, nous n'acceptons pas la proposition du Cameroun. Nous sommes derrière notre pays. Ils prennent 10% de notre pétrole. Pourquoi? À mon avis, il faut que nous respections les 5% qui étaient prévus dans le texte ».

Propos recueillis par Ousmane Bello Daoudou

Vient de paraître aux éditions Ifrikiya, à la collection interlignes au Cameroun le livre, « Général Youssouf Ahmat Tyera, les traces d'un grand patriarche autodidacte » coécrit par Cheikh Souleymane et Dr Youssouf Ahmat Tyera et préfacé par un universitaire camerounais, Professeur Assana Brahim.

En 369 pages, les auteurs de ce livre relatent le parcours figuratif d'un témoin et acteur de l'histoire contemporaine du Tchad et le sens des épreuves de la vie, en la personne du Général Youssouf Ahmat Tyera, militaire de formation et docteur en science économiques et de gestion. « L'ouvrage est subdivisé en 3 parties et 11 chapitres», indique l'un des auteurs. Il ajoute que «la première partie est consacrée à une entrevue, la deuxième sur l'auteur principal et le réseau des grands officiers et la troisième et dernière est constituée sur le mobile de cet ouvrage, la vie intérieure du général, la religion, l'entrepreneuriat, etc ». A travers cet ouvrage, l'auteur décrit son parcours singulier, témoigne son vécu de l'histoire politique récente du Tchad et livre aussi des conseils à la nouvelle génération qui est souvent égarée ou en manque de repère.

Pour rappel, Youssouf Ahmat Tyera est docteur en sciences économiques et de gestion de l'université de Sfax de Tunisie. Il est à la fois Général de brigade et  entrepreneur exceptionnel dans l'agroalimentaire et la volaille avec plusieurs années d'expérience. Il est actuellement conseiller spécial du Président de Transition.

Abderamane Moussa Amadaye

La Commission nationale d'organisation de Référendum constitutionnel (Conorec) s’est mise en marche cet après-midi par le ministre de l'Administration du Territoire et de la Bonne Gouvernance au palais des arts et de la culture dans le but d'organiser le référendum qui permet à l'ordre constitutionnel.

Ils sont cinq différentes divisions, une coordination technique et une cellule technique sont constituées pour les élections.

Pour Issa Adjidei, Coordonnateur national, leur priorité est l'ensemble de processus électoral qui va conduire au référendum constitutionnel.

Limane Mahamat, ministre de l'Administration du Territoire et de la bonne gouvernance affirme que les membres sont choisis en fonction de leurs compétences au-delà des couleurs politiques et des appartenances. « C’est une mission commune d'intérêt national qu’est celle d'organiser le référendum constitutionnel, premier pas pour le retour à l'ordre constitutionnel dans notre pays », dit-il. Il affirme cette étape permettra au pays d'avoir une nouvelle constitution et surtout répondra à la question qui divise l'opinion, celle qui concerne l'organisation administrative du territoire national.

Il rappelle qu'il n'y a une nette différence par rapport au passé sur la composition partisane entre la majorité et l'opposition. Toujours selon M. Limane dans cette transition, il n'y a plus opposition, ni majorité. Le ministre a demandé aux uns et aux autres de travailler dans le respect de la hiérarchique et dans la loyauté avec plus de détermination pour la réussite de cette mission.

Rappelons que l'installation de la Conorec a été reportée plusieurs fois, avant de se tenir ce mardi.

Ousmane Bello Daoudou

C'était lors d'une communication faite dans l'après-midi du 23 avril 2023, la fondation Mayar Al-khayria annonce en partenariat avec les anciens étudiants tchadiens du Soudan et des entrepreneurs une aide financière aux étudiants tchadiens bloqués au Soudan à la suite aux affrontements qui se déroulent dans ce pays.

Pour donner suite à l'appel de détresse lancé par les étudiants tchadiens bloqués au Soudan, la fondation Mayar et ses partenaires ont annoncé des aides, dit son Coordonateur Général, Sadick Souleymane Adam. Il soutient qu'en moins de 10 ans, que ce soit en Libye, en Afrique du Sud et récemment au Soudan, des conflits périlleux ont mis des Tchadiens qui s'y trouvent, particulièrement les étudiants dans une situation de vulnérabilité extrême. « Par manque de moyens, ils souffrent énormément », dit-il. Il ajoute, « ils sont non seulement en insécurité physique, mais aussi alimentaire et psychologique », soutient-il. M. Sadick. Il estime ne pas douter de la capacité de l'État tchadien à assurer la sécurité des Tchadiens au Soudan ou de leur rapatriement. « Nous, en tant que citoyens, des patriotes et de surcroît de la société civile, nous ne pouvons tout laisser à la charge de l'État. Nous avons décidé unanimement d'apporter notre contribution, minimale, soit-elle, afin de soulager les étudiants qui se trouvent là-bas », a-t-il précisé.

Selon Seffal Nassour Al-Mahi, fondateur de la fondation Mayar Al-khayria, leur organisation compte plus de 40 associations de la société civile. « Cette initiative a été lancée en partenariat avec les anciens étudiants tchadiens ayant effectué leurs études au Soudan et au des commerçants », a-t-il confié. M. Seffal Nassour explique que des fonds financiers sont rassemblés en vue d'être envoyés. « Ces fonds seront transmis soit à l'ambassade ou à l'union des étudiants tchadiens du Soudan pour que cela soit géré de façon transparente et permette aux étudiants de manger convenablement durant cette dure période », a-t-il souligné. Il souligne également que la fondation est en train de travailler d'arrache-pied afin de préparer le terrain en cas de leur retour, « la prise en charge, l'accueil l'hébergement seront faites », a-t-il dit.

Enfin, le fondateur de la fondation Mayar Al-khayria, invite les autres citoyens à emboîter leur pas afin de venir au secours des étudiants. « Ils sont dans la désolation en détresse à Khartoum et dans d'autres villes soudanaises », conclut-il.

Abderamane Moussa Amadaye

20 avril 2021- 20 avril 2023, il y a 2 ans que le Conseil Militaire de la Transition (CMT) accéde au pouvoir avant de basculer à la deuxième phase de transition. Quelques citoyens ont donné lurs avis sur le bilan de la Transition. Vox pop.

Nguerebaye Adoum Saleh, Directeur de communication du siège de MPS, « L'étape de la transition, 2 ans après le décès du maréchal, le MPS est toujours mobilisé car c'est un parti de masse mais on a pas mis en place un parti fictif. La transition a réussi d'organiser le dialogue National Inclusif et Souverain qui a vu la présence de 1500 participants venant de tous les bords. Il y a eu des recommandations et résolutions de DNIS et la transition est entrain de mettre en pratique les différentes recommandations par des actes concrets. Le 20 octobre, si les manifestants ont dit qu'ils ne reconnaissent pas le gouvernement, c'est une forme de rébellion et d'insurection».

Générale Halimé Bouyé, « La transition marche bien. Après le décès du maréchal, les militaires ont pris le relais pour assurer la sécurité grâce à leur courage. La transition règne bien, ce n'est pas comme au Soudan après la chute d'Oumar Al Béchir ou bien en Libye après la chute de Gadhafi où il y a eu des chaos. Ici au Tchad la transition a fait notre fierté et c'est aussi grâce à notre armée que nous sommes en sécurité. On a pas eu des difficultés, les conflits intercommunautaires existaient bien avant la transition c'est-à-dire au temps de maréchal. Chaque problème à une solution et ça se passe par le dialogue».

Abdramane Djasnabaye, « le 20 octobre pendant la transition est une erreur stratégique et tactique de ceux qui l'ont organisé. Tout le monde voit mal la transition à cause des gens non expérimentés qui poussé les enfants à sortir dans les rues. il y a un problème de gouvernance c'est à dire la transition a prit un retard d'abord sur la structure de gouvernance, tout le monde la critique, ce n'est pas seulement le gouvernement et le conseil national de transition qui va diriger la conorec parce que le processus est déjà biaisé d'avance. Il faut redresser la pente pour que cette transition soit réussie».

Jean Bosco Manga Juriste et journaliste, « cette transition n'a fait que le bonheur de certains acteurs dont certains se sont vite enrichis en un laps du temps en prenant le loisir de détourner de centaines de milliards de FCFA sans être inquiété parce qu'ils croyaient s'enrichir vite. La transition a fait le bonheur de certains hommes politiques de l'opposition et leurs activistes qui étaient en marge de la mangeoire sous le maréchal sont entrés dans la reine gastronomique de manière fracassante et tonitruante  grâce à la prétendue main tendue mais qui aujourd'hui contribuent actuellement à embourber le pays. Si non c'est une transition imbibée de sang des tchadiennes et des tchadiens à l'exemple des massacres de Faya, d'Abéché, de Sandanan, du logone occidental, la fois dernière à Dheli et avec ce qui se passe dans les Monts de Lam actuellement sans oublier les marcheurs qui ont été tués au début de la transition et les massacres de 20 octobre dont on a prétendu condamné et de gracier alors que les auteurs de ce massacre horrible ne sont pas inquiétés, c'est une transition qui a échouée sur toutes les lignes et à cette allure on doit s'attendre au pire quand le peuple osera encore contesté les échéances en cours ou certains cherches déjà à travers la stratégie et des prétextes pour rallonger le règne catastrophique d'Idriss Deby ».

Noël Adoum

Par un communiqué lu ce 20 avril à la télévision nationale par Ministre Secrétaire d'État à la Présidence Gali Ngothe Gatta, l'Etat tchadien a rappelé son ambassadeur au Cameroun pour consultation. L'achat d'une part du réseau d'exploitation pétrolière par Savannah Energy est à l'origine de cet incident.

 La Présidence de la République du Tchad dit informer l'opinion nationale et internationale de la persistance des différends qui se créent entre le Tchad et le Cameroun, notamment autour de la question de la prétendue acquisition des actifs de l'ex-ESSO par Savannah Energy que le gouvernement qualifie de « nébuleuse ». Le communiqué affirme que par tous les canaux de communication existant entre le Tchad et son voisin, la question a été soumise à l'attention du Cameroun, « tout en l'informant également des agissements inamicaux et contraires aux intérêts du Tchad posés par ses représentants dans les conseils d'administration de COTCO et TOTCO», dit le communiqué. Selon la présidence tchadienne, plusieurs lettres de suite ont été adressées aux autorités camerounaises, mais elles sont restées sans réponse, dit-il. « Il est à noter que dès l'entame des discussions au sujet de la venue de la société Savannah Energy au Tchad, il est apparu que derrière cette société gravitaient de nombreuses personnalités camerounaises et d'autres pays africains, qui n'ont cessé d'interférer auprès des officiels Tchadiens », explique le communiqué. Il poursuit, « Et ce jour, 20 avril 2023, par voie de presse, le Tchad a appris la signature d'un accord prévoyant la cession par une filiale de Savannah Energy PLC de 10% du capital social de Cameroon Oil Transportation Company S.A. (« COTCO »), en contradiction avec les conventions et les statuts de COTCO, à la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun », a déploré le gouvernement tchadien.

Toujours selon le communiqué, « sur un autre registre, le Tchad, dans le cadre de l'acquisition des actifs de Pétronas a déposé, en accord avec cette dernière un dossier d'agrément en bonne et due forme comprenant le Contrat de cession signé entre le Tchad et Pétronas auprès des services en charge de la concurrence de la CEMAC, conformément à la règlementation communautaire en vigueur », a-t-il précisé.  Selon le gouvernement tchadien, plus d'un mois après, il revient que seul le Cameroun n'a pas répondu aux lettres de demande d'avis de non-objection adressée par la CEMAC à chaque ministre en charge du Commerce des pays membres, lettres utiles à la convocation de la commission de la concurrence qui devra statuer sur l'acquisition des actifs de Pétronas par le Tchad, dit-il. « Aussi, le Tchad se trouve une fois de plus, dans l'obligation de défendre ses intérêts et sa respectabilité et dénonce les agissements répétés du Cameroun et de ses représentants qui mettent à mal, dans ces dossiers et en CEMAC, les relations entre les (02) pays », explique le gouvernement. Face à l’attitude des autorités camerounaises selon le gouvernement tchadien, le Tchad décide du rappel pour consultation de son Ambassadeur auprès de la République du Cameroun.

Rappelons que la nationalisation des actifs d'Esso qui sont en réalité ceux de Savannah Energy ont été réalisée en mars dernier.

Abderamane Moussa Amadaye

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