vendredi 1 juillet 2022
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Journal (282)

Alors que la rentrée des classes est pour le 1er octobre, le Lycée de Walia est jusqu’à présent occupé par des victimes des inondations. L’administration de l’établissement est inquiète.

« La présence des sinistrés au sein de notre établissement aura un impact sur la nouvelle rentrée des classes. », tels sont les mots du proviseur du Lycée littéraire de Walia, Rouane Abel. En effet, à la mi-août, des victimes des inondations ont été logées dans cet établissement. Selon ses explications, la Mairie du 9e arrondissement a promis aménager un site pour les héberger. Mais jusqu’a présent ces sinistrés sont toujours logés dans l’enceinte du lycée.

Le problème ce que dans 48 heures, c’est la rentrée officielle des classes. Et l’inquiétude du proviseur est grande. « Toutes les salles sont occupées. Notre souhait est que ses sinistrés soient déplacés le plus tôt possible pour qu'on puisse préparer la rentrée comme les autres établissements. » Sinon le délai sera trop court pour une bonne organisation. « Nous sommes déjà le 28 septembre et rien n’est fait. On a du travail. Il faudra remettre les tables-bancs, nettoyer le Lycée, etc.  On sera en retard de 2 ou 3 semaines. Cela est inévitable », estime le proviseur.

Plus loin, à Toukra, sur le site choisi pour accueillir les sinistrés, les travaux avancent. « Sur les 100 abris à construire, 80 sont déjà construits et il reste 20 », a fait le chef de chantier du site. Il rassure que d'ici mercredi (30 septembre) tous les 100 abris seront disponibles pour accueillir les premières familles des sinistrés. Au total, ce sont 100 abris aux normes internationales, plus de 100 abris, le site dispose de 50 toilettes et 3 forages.

Il faut souligner que la présence de ces sinistrés dans cet établissement a amené l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS) à délocaliser le centre de composition du baccalauréat dans une école primaire le 17 septembre.

L’artiste Kaar Kaas Sonn veut sauver la musique traditionnelle tchadienne. Il a pris l’initiative d’inviter des musiciens et artistes tchadiens vivant en France pour enregistrer des chants et musiques tchadiens en voie de disparition.

Les musiques traditionnelles tchadiennes disparaissent peu à peu. La crise de février 2008 n’a pas aidé à améliorer la situation. Une grande partie des archives sonores de la radio nationale tchadienne (RNT) est partie en fumée.

Un artiste a décidé de remédier à cette perte en reproduisant un support des musiques traditionnelles du Tchad.  « Partout dans le monde, les artistes sont immortels ; il n’y a qu’au Tchad où un artiste meurt doublement : d’abord physiquement, et ses œuvres meurent ensuite… », plaisante l’artiste.

Pour mener à bien son initiative, il réunit certains musiciens et artistes tchadiens vivant en France et d’autres venant du Tchad à la « Résidence champêtre des artistes tchadiens » en France. C'est le cas entre autres de : Keyba Natar, Gérard Mbaïguedem, Samuel Nodjiadjim, Richard Ramadjita, Felkissam Mahamat Djankréo, Adoum Mahamat Djanga, Pepiang Toufdy, Bamba Tchandoulaye (Jorio, décédé depuis lors), Doro Dimanta.

Ensemble, ils ont enregistré en live une quinzaine de chansons connues pour les fixer sur un CD. Une première série est déjà disponible https://t.co/aIwWPCZurA . Les titres comme « Eldjima » ou encore « Ta déné » sont des chansons qui rythment le quotidien des tribus aux modes de vie particuliers du sud du Tchad. Selon les porteurs du projet, les chansons issues de cette première rencontre expriment le rêve d’un peuple et le vécu quotidien.

Le ministère de la Communication, Porte-parole du Gouvernement a fait le bilan des accrochages entre l'armée et les terroristes de Boko Haram au Lac Tchad. Selon la publication faite ce samedi 26 septembre, 15 terroristes ont été tués.

« Deux accrochages entre l'armée tchadienne et des éléments terroristes de Boko Haram ont eu lieu ce jour, 24 septembre 2020, à 11 heures et 12 h 40 minutes dans le Lac Tchad, respectivement à Barkalam près de la frontière nigériane et à Bilabrim non loin de la frontière nigérienne », fait savoir le ministère de la Communication.

A Barkalam, l'armée a enregistré un blessé, neutralisé 15 terroristes, 3 hors-bords détruits, et plusieurs armes individuelles récupérées. 12 civiles dont 3 femmes, 2 filles et 7 enfants ont été libérés. En outre, A Bilabrim, 2 soldats ont été blessés et 5 terroristes tués.

Selon le Porte-parole du Gouvernement, les blessés ont été transportés à N'Djamena. Les femmes et enfants seront officiellement remis au ministère en charge de la Femme et de la Petite enfance pour leur réinsertion.

C'est à l'unanimité des 155 voix que les députés ont adopté, le vendredi 25 septembre, le projet de loi portant création d'un Fonds national de solidarité et de soutien aux personnes vulnérables.

La Création de ce Fonds fait suite à l'adresse à la Nation du président Deby Itno, en avril dernier, dans le cadre des mesures prises pour faire face à la pandémie de Covid-19. Il s'agit, de la mise en place d'un fonds pour une assistance sociale et favoriser l'insertion des personnes vulnérables en cas de catastrophe comme les inondations ou de tout autre sinistre.

Le Fonds national de solidarité et de soutien aux personnes vulnérables vise spécifiquement à : assister les personnes sinistrées (les plus vulnérables) en mettant à leur disposition ou en subventionnant les produits de premières nécessités ; appuyer l'accès à l'eau, à l'énergie, aux soins de santé, au logement aux personnes affectées par les mesures prises par les pouvoirs publics ; favoriser l'éducation, l'alphabétisation et la formation professionnelle, etc.

L’organisation aura un budget de 100 milliards de FCFA provenant de subventions de l'État, des dons et legs. Elle aura aussi comme ressources les propositions de financement direct issu de la restructuration des projets actifs au niveau local.

Le Projet a été porté par deux membres du gouvernement : le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, Abdoulaye Sabre Fadoul et son collègue de l'Économie, de la Planification de Développement et de la Coopération internationale, Issa Doubragne.

Les résultats du baccalauréat seconde session sont dévoilés ce mardi 22 septembre par le président du jury M. Bianzeubé Tikri, mais les candidats attendent toujours la confirmation par les « affiches classiques » des résultats.

Les résultats sont disponibles depuis hier, mais beaucoup des candidats qui ont vu leurs noms sur les deux réseaux de messagerie téléphoniques (airtel, tigo) ne sont pas satisfait. Ils disent ne pas être rassurés et attendent impatiemment les affiches pour confirmer leur réussite. Ialtchad Presse s’est rendu au Lycée technique commercial et au Lycée Félix Éboué, pour recueillir quelques commentaires.

« J'ai reçu un message de félicitation, mais je ne suis pas convaincu par ce message. Donc pour avoir une confirmation nette, j'attends les affiches de mon établissement », dit Hadjé Mariam Abdelkerim en TA4 au lycée Félix Eboué.

À côté Hassan Brahim Abakar, rajoute, « je suis ici depuis 9h pour avoir la confirmation de mon résultat. Je n’ai pas confiance aux résultats  publiés par les deux réseaux téléphoniques. Avec ces réseaux, parfois, on reçoit le message de félicitations sans être véritablement admis », explique-t-il.

Une dernière candidate, assise sous un arbre, inquiète, « je n'ai pas reçu un bon message. Cela qui veut dire que j'ai échouée, mais pour avoir la confirmation définitive, j'attends les affiches pour voir si je n'ai réellement pas réussi », dit Solkem Sidonie.

Les résultats de la deuxième série des épreuves écrites du baccalauréat session d’août 2020 se résument à: sur les 19 443 candidats admissibles, 15675 sont définitivement admis soit 17,91%. Ce sont désormais 33 712 candidats qui sont déclarés admis au baccalauréat 2020 soit un taux de réussite global de 38,52%. Sur les 87 500 candidats qui ont composé les épreuves, 33 712 sont déclarés admis. Les candidats de la série C arabe et G3 sont premiers avec un taux de réussite de 100%.

Le ministre en charge des Sport, Routouang Mohamed Ndonga Christian, s’est rendu au stade Idriss Mahamat Ouya, le jeudi 24 septembre 2020. Il a assisté aux entraînements des Crocodiles du Nil du Soudan, avant le second match amical avec les Sao du Tchad.

Hormis le  football, le Tchad et le Soudan sont  deux pays frères ayant une frontière commune et une coopération agissante dans beaucoup de domaines. Cette visite du ministre de la Jeunesse et des Sports, vise à encourager et féliciter l'équipe soudanaise d'avoir choisi le Tchad pour préparer les éliminatoires de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) 2022.  

Routouang Mohamed Ndonga Christian a déclaré à la délégation  soudanaise que les deux matchs amicaux permettront aux équipes nationales sœurs de bien préparer les échéances à venir. « Ce genre de rencontre doit être pérennisé pour permettre aux deux équipes d'avoir les aptitudes afin d'être compétitives » souhaite le ministre des Sports.

Le Tchad et le Soudan sont engagés dans les éliminatoires de la CAN 2022 au Cameroun. Déjà au premier amical les Tchadiens ont été battu sur leurs propres installations 2 buts contre 3. Le prochain match est prévu pour ce vendredi 25 septembre 2020 au stade Idriss Mahamat Ouya.

Pour mieux lutter contre la pandémie de la covid19, la société China National Petroleum Corporation (CNPC) a offert un lot d’équipements de protection individuelle au ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale.

Un avion spécial affrété par la CNPC a transporté des équipements depuis la Chine jusqu’à N'Djamena, le lundi 21 septembre. La réception de ces équipements a été faite par le directeur général adjoint du ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale, Dr Mahamat Hamit Ahmat. Le don est composé de 20 000 paires de lunettes de protection et de 300 combinaisons de protection. 

Selon le vice-président de la CNPC, Zhu You, son organisation s’est engagée aux côtés du Tchad pour combattre cet ennemi invisible qui est la covid19. D'autres domaines recevront l’aide de la société chinoise, dit-il.

Dr Mahamat Hamit Ahmat souligne que ces équipements viennent renforcer les capacités du système de santé. Ces équipements seront disponibles pour servir les patients et assurer la protection du personnel de santé.

Rappelons que, dès l’apparition des premiers cas au Tchad, la République populaire de Chine a déployé des matériels médicaux, des équipements de protection individuelle et des médicaments au profit du Tchad. Cette dotation a permis au personnel de santé de faire face à la pandémie.

La Justice a rendu son verdict dans l’affaire de la tentative d’évasion du colonel Abdoulaye Ahmat ce lundi. Le colonel et ses complices écopent de cinq ans de prison chacun et de radiation de l’armée.  

C’est un procès expéditif et sous haute sécurité qui s’est ouvert ce lundi 21 septembre devant une Chambre correctionnelle spéciale (CCS). Dans le box des accusés, le colonel Abdoulaye Ahmat et cinq de ses coaccusés. Ils comparaissent pour tentative et complicité d’évasion, outrage à magistrat. Les accusés ont plaidé non coupables. Dans ses réquisitions, le procureur a requis 10 ans de prison et leur radiation de l’armée.

Finalement le juge a tranché : 5 ans de prison ferme pour le colonel Abdoulaye Ahmat et ses acolytes, tous militaires. Le juge les a reconnus coupables d’outrage à magistrat, discrédit sur une décision de Justice et évasion. La même peine pour tous.

Rappelons que le jeudi 17 septembre dernier, le colonel Abdoulaye Ahmat  a été condamné à 5 ans de prison pour coups et blessures volontaires mortels dans l’affaire du marché dit Champ de fil. Contestant le verdict, le condamné a outragé les magistrats avant de prendre la fuite au grand dam des agents de sécurité qui devaient le conduire à la maison d’arrêt. Il a été appréhendé quelques heures après en compagnie de cinq de ses complices.

L’incident a provoqué l’indignation. Les magistrats ont qualifié cet affront à la justice de défi à l’autorité de l’État.  Lors d’une assemblée générale d’urgence, ils ont décidé d’entrer en grève pour protester et exiger la poursuite des auteurs de ces actes.

 

La ministre de l’Energie, Ramatou Mahamat Houtoin, a apporté des éclairages au sujet des récurrents délestages qui nourrissent l'actualité tchadienne. C'est à l'occasion d'un point de presse, animé le 20 septembre 2020.

« La crise énergétique que connait N'Djamena est causée par des pannes techniques et un incident sur le réseau de distribution de Djermaya », selon les responsables du ministère de l’Énergie. En effet, depuis quelques semaines, l'actualité tchadienne est nourrie par la question des coupures abusives d'électricité à N’Djamena et dans certaines provinces du pays. Cette situation a obligé la ministre responsable de l’énergie a effectué une visite et une réunion de travail avec les dirigeants de la Société Nationale d’Electricité (SNE).

Après les séances de travail, un comité pour contenir le problème de délestage est créé. La ministre, Ramatou Mahamat Houtoin a rassuré les abonnés de la SNE en affirmant que la question du délestage sera traitée.

Selon elle, cette situation est due à des problèmes techniques, mais aussi à l'accroissement sans cesse de la demande. La capacité initiale de la SNE ne couvre pas totalement le besoin de ses abonnés. En plus, le secteur a subi des perturbations techniques dues à des actes de vandalisme sur le réseau électrique de la ligne de Djarmaya. A cela s'ajoute la maintenance des groupes de la société. Pour être clair, à ce jour, il y a un écart entre la demande et l'offre, a confié la ministre de l'Énergie.

La création d'un comité pour la résolution du problème

La ministre Ramatou Mahamat Houtoin a déclaré que sur instructions des plus hautes autorités, des solutions sont en train d'être prises pour combler l’écart. C’est pourquoi un comité est créé. Il est composé des ingénieurs et techniciens du ministère ainsi que des associations de défense des droits des consommateurs qui viendront appuyer les équipes de la SNE. Ce comité s'occupera de la distribution de l'énergie électrique en priorisant les secteurs de la santé et de la sécurité pour les hôpitaux, les centres de santé, les casernes militaires, les grandes institutions.

Les membres du comité ad hoc reprendront des discussions avec les partenaires qui accompagnent la SNE dans la production. Le but est d'augmenter en toute urgence la capacité de production. A cela, il faut ajouter l'accélération de la maintenance des ouvrages afin d'accroître la production de l'énergie dans les meilleurs délais.

La Coalition des associations de la société civile pour l’Action citoyenne (CASAC) a lancé ce 20 septembre à Lian, une opération dénommée « conscience citoyenne ».

Cette opération a pour objectif de recenser les doléances des citoyens et citoyennes face au contexte de l’heure et vise également à vulgariser les préceptes nobles du vivre-ensemble.

Les Tchadiens de tous les bords confondus doivent prioriser les valeurs cardinales de la vie en société et éviter de céder aux pourfendeurs de la haine et de la division entre les citoyens, a dit le président de la CASAC, Mahmaoud Ali Seid. Il a ajouté en ces termes : "nous allons également mettre un accent particulier sur l’unité nationale qui doit être consolidée de plus belle".

Dans son linéaire, le président de la CASAC a fait savoir qu'à la fin de cette opération, un cahier des doléances citoyennes va être remis officiellement à qui de droit, pour que d’autres actions publiques nouvelles, en phases avec les souhaits des uns et des autres soient prises. Cette opération durera un mois et touchera plusieurs provinces du pays, selon Mahmoud Ali Seid.  

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