jeudi 19 mai 2022
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Journal (264)

La capitale tchadienne, N’Djamena, est confinée à partir du 1er janvier 2021 pour cause d’explosion des cas de coronavirus.

La nouvelle année commence mal. Les N’Djamenois ne peuvent pas fêter avec comme à l’accoutumée. Le gouvernement, à travers un décret rendu public ce soir du 31 décembre, a décidé du confinement de la ville de N’Djamena à partir de ce 1er janvier 2021, et ce pour une semaine renouvelable.

Selon les termes du décret, la ville de N’Djamena est confinée pour une semaine à partir du 1er janvier 2021. Des mesures prises dans ce sens vont de la fermeture des frontières terrestres de la ville N’Djamena, des établissements scolaires, des lieux de culte, des bars et restaurants, de l’arrêt du transport interurbain et urbain et des attroupements de plus de 10 personnes.

Par dérogation, sont autorisés à fonctionner les centres de santé, les hôpitaux, les boulangeries, les pharmacies, les services des pompiers, les hôtels, les services d’eau et d’électricité, les vols cargo et le transport des produits alimentaires.

Les stations-service, les compagnies de téléphonie mobile, les banques et les services publics et privés essentiels sont autorisés à fonctionner avec un service minimum.

Autre nouveauté, le couvre-feu est instauré à partir de 18 heures à 5 heures du matin au lieu de 20 heures.

Pour rappel, N’Djamena a été placé en quarantaine le 6 mai avant que la mesure ne soit levée par la suite. C’est pour la deuxième fois que la capitale tchadienne se retrouve isolée. Il faut souligner qu’il y a 277 malades sous traitement.

Christian Allahadjim

L’opération « Conscience citoyenne » lancée par la Coalition des associations de la société civile pour l’Action citoyenne (CASAC) se poursuit en provinces.

Lancée le 20 septembre 2020 à Linia dans le Chari Baguirmi par la CASAC, la campagne dénommée « Conscience citoyenne » se poursuit dans les autres provinces. Pour cette semaine, la province de Hadjer Lamis est à l’honneur.

De Massaguet à Mani en passant par Douguia, Djermaya dans le département de Haraz Al Biar, des ambassadeurs de la CASAC ont fait le porte à porte pour recenser les doléances des citoyens. En toile de fond des échanges, la valeur cardinale de la paix, chère à la CASAC. Selon le président de la CASAC, Mahamoud Ali Seid, le renforcement de la cohésion sociale, la tolérance, l’amour de la patrie et surtout la préservation de la paix sont tributaires de l’effort collectif. « Ce qui nous amène à demander à nos compatriotes de donner le meilleur d’eux-mêmes pour que la marche irréversible que connait notre pays ne soit pas annihilée », a-t-il déclaré.

L’opération « conscience citoyenne » consiste à recenser les doléances des citoyen.nes face au contexte de l’heure et vise également à vulgariser les préceptes du vivre-ensemble. Prévue pour une durée d’un mois, l’opération semble être prorogée et se « poursuivra sur toute l’étendue du territoire et touchera toutes les couches sociales », a souligné Mahamoud Ali Seid. La CASAC remettra, à l’issue de cette caravane, un mémorandum dénommé « cahier citoyen ».

Le Décret de Couvre-feu d’hier instaure dans certaines provinces du Tchad pour lutter contre la Covid-19 est prorogé de 2 semaines et les horaires sont revus.

Les provinces du Guéra, du Kanem, du Moyen-Chari, du Logone occidental, Logone oriental, du Mayo-Kebbi Est, du Mayo-Kebbi Ouest, dans la Ville de N’Djaména, à Mandelia, au Logone-Gana, de N’Djaména-Farah à Guitté sont concernés par cette décision.

Les horaires du couvre-feu sont redéfinis comme suit : de 19 heures à 05 heures du matin pour les provinces du Mayo-Kebbi Ouest et du Moyen-Chari, pour N’Djaména et les autres localités susmentionnées de 21 heures à 05 heures du matin.

Dans un communiqué de presse, le Coordonnateur du Sous-comité Défense et Sécurité pour la Ville de N’Djaména, le Général de brigade Djontan Marcel Hoïnanty appelle au strict respect de ce décret. Il prévient que les contrevenants s’exposeront à des sanctions prévues à cet effet.

Mme Ballami Françoise, tenancière d’une Alimentation sise au quartier Atrone est mécontente, « cette prorogation est de trop. Pour nous qui ne vivons que des activités commerciales cela nous pénalise. Dès 20 heures 30 nos clients accourent vers leurs domiciles. Nous sommes obligés de fermer dans la précipitation avant que les forces de sécurité ne débarquent à 21 heures. Pourtant nous respectons bien la distanciation sociale et les autres mesures d’hygiène prises par les autorités. C’est tout simplement dommage !», peste la dame.

Assis plus loin, M. Allarassem Martin est enseignant. Grand mélomane, il a ses habitudes dans ce lieu. « Cette prorogation cause du tort non seulement aux opérateurs économiques, mais aussi aux artistes qui ne peuvent plus tirer profit de leurs concerts nocturnes. Ces activités de nuits constituent l’essentiel de leurs ressources. Apprenons à vivre avec la Covid-19 nous a-t-on dit », dit-il.

Allarassem s’interroge sur le pourquoi limiter encore les heures ? « 05 heures à 21 heures les gens ont déjà pris des précautions pour réduire les risques de contamination, ce n’est pas dans la nuit que le virus se propage. À l’allure où nous allons, nous craignons que les cours soient encore suspendus cette année et ce sera dommage pour l’éducation au Tchad», conclut-il.

Le ministre de l’Économie, de la Planification du Développement et de la Coopération Internationale, Dr. Issa Doubragne, et le Directeur Général de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), Dr Sidi Ould Tah, ont signé, le lundi 19 octobre deux conventions. Il s'agit des accords relatifs au développement local et à l'assistance des filles et femmes.

La première convention entre le Tchad et la BADEA concerne un accord de prêt de financement additionnel du Programme d’Appui au Développement Local et à la Finance inclusive (PADLFIT). Ce programme est mis en œuvre dans la province de la Tandjilé. Deux protocoles d’accord relatifs à l’assistance technique destinée à soutenir les femmes et les filles dans la province du Lac et la Formation en Langue Arabe au Tchad ont été aussi signés.

La signature de l'accord de prêt destinée au financement additionnel du PADLFIT est d’un montant cumulé 6 500 000 dollars américains. Celui des deux protocoles d’accord relatifs à l’assistance technique destinée à soutenir les femmes et les filles au Lac est de 500 000 dollars américains. Le financement de la Formation en Langue Arabe au Tchad est également de 500 000 dollars américains.

Selon le Directeur Général de la BADEA, c’est une fierté de voir ce projet se réaliser en si peu de temps. Il permettra d'ouvrir la porte à d’autres financements en faveur des femmes et des jeunes. Ça sera notamment le cas pour la micro finance et les activités génératrices de revenus dans les milieux ruraux et semi-urbains. Ce projet s’inscrit aussi dans le cadre des activités du G5 Sahel et des nouvelles priorités/stratégies de la BADEA 2020-2030. Dr Sidi Ould Tah souligne également que le projet en faveur des femmes est une activité que son institution compte renforcer dans les années à venir.

« Ces appuis inconditionnels de la BADEA, conjugués aux efforts soutenus des autres partenaires au développement et du Gouvernement contribueront à l’atteinte des objectifs fixés dans la vision 2030, le Tchad que nous voulons. Ils sont d’un grand apport à un moment où les actions soutenues du Gouvernement dans le sens de l’atteinte des objectifs fixés sont actuellement mises à mal par la pandémie de la COVID-19 » a déclaré le ministre de l’Économie, de la Planification du Développement et de la Coopération Internationale, Issa Doubragne.

Une enquête sur les statistiques d’emploi dans des entreprises du secteur moderne est lancée ce mardi. À l’œuvre, l’Office national pour la promotion de l’Emploi (ONAPE).

Réactualiser la base des données sur l’emploi, tel est le but visé par l’ONAPE à travers l’enquête-emploi auprès des entreprises du secteur moderne. Lancée ce mardi 20 octobre avec l’appui technique de l’Institut national des Statistiques et des Études économiques et démographiques (INSEED), cette enquête prendra fin le 12 novembre prochain. Elle concerne 10 provinces et la ville de N’Djamena.

Selon ONAPE, cette enquête va permettre d’une part d’évaluer le niveau d’emploi et les perspectives de recrutement des entreprises. D’autre part, elle fournira des informations sur les entreprises, leurs mains d’œuvre, l’effectif de leurs travailleurs, la masse salariale et leurs perspectives des unités de production.

Dans sa présentation, le directeur général de l’ONAPE, Sadick Brahim Dicko a indiqué que l’objectif de son organisation est de réduire le chômage, le sous-emploi et de lutter contre la pauvreté. Toujours selon lui, les statistiques sur l’emploi jouent un rôle non négligeable dans la conception des politiques d’emploi. « Ces statistiques contribuent à l’établissement d’une stratégie efficace de réduction du taux de chômage au Tchad.  J’exhorte les chefs des entreprises à collaborer avec les agents enquêteurs », dit-il.

La Journée mondiale de lavage des mains a été célébrée le 15 octobre dernier à travers le monde. Au Tchad, elle a été marquée par une cérémonie organisée conjointement par ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale et celui de l’Éducation nationale et de la Promotion civique.

La 13ème Journée de lavage des mains vise à motiver et mobiliser des millions de personnes dans le monde pour qu’elles se lavent les mains à l’eau et au savon. Pour l'année 2020, elle est placée sous le thème : « hygiène des mains pour tous ». Selon le Secrétaire d’État a la Santé et à la Solidarité, Dr Djiddi Ali Sougoudi, se laver les mains est l’un des moyens les plus sûrs et plus faciles d’empêcher la propagation des maladies liées à la main. C'est le cas par exemple de la fièvre typhoïde, du choléra, du coronavirus, de la conjonctivite, de la dysenterie entre autres. Il invite toute la population à avoir la culture de lavage des mains avant et après le repas pour en faire une habitude quotidienne.

En 2020, la Journée mondiale de lavage de mains se déroule dans un contexte de la pandémie de Covid-19. Elle vient rappeler l’importance du lavage de mains dans la prévention contre cette pandémie. A savoir, le ministère de l'Education nationale et de la Promotion civique a lancé la Stratégie Nationale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène en milieu scolaire le 27 Mai 2019. Selon le ministre Aboubakar Assidik Tchoroma, cette stratégie fut développée par un processus participatif avec les acteurs clés qui ont émis la vision suivante : « D’ici 2030, les enfants scolarisés du Tchad bénéficient d’une éducation de qualité grâce à un accès équitable et durable à l’eau potable, aux services d’assainissement et appliquent aisément les bonnes pratiques d’hygiène ».

C’est la 25e journée mondiale de la femme rurale. Et la ministre de la Femme et de la Protection de la Petite enfance, Amina Priscille Longoh, a fait une déclaration relative à cette célébration mercredi passé à son cabinet.

« La contribution de la femme rurale dans la lutte contre la pauvreté et l'impact socioéconomique de la COVID-19 » est le thème retenu pour cette édition 2020. Le village Koudougou, Département de Kimiti, Province de Sila a été choisi pour abriter les festivités. Celles-ci sont parrainées par la première dame, Hinda Deby Itno.

Selon la ministre Amina Priscille Longoh, la femme tchadienne, surtout celle du milieu rural, contribue de manière déterminante à l'économie nationale. Elle joue un rôle crucial dans le développement du pays. La femme rurale, dit-elle, s'occupe de l'agriculture et approvisionne les villes et villages de denrées alimentaires. De ce fait, elle contribue de façon efficace à l'amélioration de la sécurité alimentaire pour lutter contre la pauvreté.

« Les femmes du milieu rural sont confrontées à plusieurs défis notamment l’accès aux services essentiels : les intrants, l'eau, l'énergie, la propriété foncière, l'information, la formation, l'éducation, les crédits agricoles, etc. L'arrivée de la Covid-19 rend encore plus complexe la marche de ces femmes vers leur épanouissement socioéconomique », dit la ministre en charge de la femme.

Mme Amina Priscille Longoh lance un appel à tous les acteurs de développement, les partenaires techniques et financiers, à se mobiliser autour du ministère de la Femme.

Rappelons que la Journée mondiale de la femme rurale a été instituée par les Nations Unies en 1995, lors de la 4e conférence des Nations Unies sur les femmes, tenue à Beijing.

Le footballeur camerounais Samuel Eto’o sera présent à N’Djamena ce jeudi 15 octobre dans le cadre du programme « Ecole des Champions ».

Programme initié par le tchadien Nair Abakar, conseiller à la Jeunesse de l’Union africaine, l’Ecole des Champions est un projet qui ambitionne de permettre aux jeunes issus des différentes régions d’Afrique de bénéficier d’une bourse pour poursuivre un projet éduco-sportif d’excellence en dehors de leur pays. Il a été lancé le 11 septembre dernier à N’Djamena, capitale du Tchad.

C’est un vaste programme qui vise à réunir tous les acteurs du sport national autour d’un événement sportif panafricain, offrir l’occasion de perfectionner sa base en sport et créer l’enthousiasme autour du développement panafricain du sport jeune. De l’avis de Nair Abakar, l’Ecole des Champions représente une façon originale de promouvoir l’intégration africaine, de stimuler le financement du sport.

Bourses pour 15 jeunes footballeurs

Au Tchad, M. Nair a procédé avec son équipe à des sélections des jeunes talents à N’Djamena (12 et 13 septembre) et en province (18 et 19 à Moundou et 26 et 27 à Mongo). Après cette étape, environ 50 jeunes viendront défendre leurs talents devant une des idoles du football africain, Samuel Eto’o le jeudi 15 octobre. Le champion, natif de Douala, participera à la finale du concours de détection de jeunes talents. A l’issue de cette phase, 15 footballeurs, de 10 à 15 ans, gagneront des bourses pour intégrer la Kadji sport academy au Cameroun pour deux ans d’études. Un partenariat verra le jour pour la construction d’une école de football à N’Djamena.

Trois opérateurs de téléphonie mobile ont été sanctionnés, ce mardi, à verser plus de 13 milliards de FCFA à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP).

Ce que reproche l’Arcep à Airtel, Tigo et Salam est le manquement sur la qualité de service. En plus Airtel et Tigo sont accusés de ne pas respecter les engagements contenus dans le protocole d’accord signé en juin 2019.

D’après le président du Conseil d’administration d’ARCEP, Emmanuel Nadingar, les conclusions du rapport du 13e audit sur la qualité de service qui ont mis à nu ces manquements couvrent la période de juillet à septembre 2020. Il s’agit d’évaluer la couverture des réseaux 2G, 3G et 4G ainsi que la qualité des services 2G et 3G (voix, message et data) fournis par Airtel, Tigo et Salam dans 29 localités et sur les 27 axes routiers. Malheureusement, dit Emmanuel Nadingar, les conclusions de l’audit « ont relevé des manquements sur plusieurs indicateurs mesurés. »

Le Conseil tenu ce mardi 13 octobre a décidé des sanctions pécuniaires proportionnellement aux chiffres d’affaires réalisés par chaque opérateur en 2020. Airtel est condamné à payer 4 milliards. Ce qui équivaut à 7% de son chiffre d’affaires. Tigo Millicom, quant à lui, doit verser 4 milliards Cfa (6,28%). Tandis que Salam écope d’une sanction à hauteur de 63 millions FCFA pour un taux de 9,65%.  Somme toute, ces trois opérateurs de téléphonie mobile verseront 8,5 milliards à titre de sanction financière à ARCEP pour le compte de l’année 2020.

Des sanctions reconduites

En plus de ces sanctions, le Conseil d’ARCEP a décidé de reconduire celles infligées en 2018 à Airtel et Tigo. Ceci est la conséquence de l’annulation des protocoles d’accord signés entre l’organe régulateur et ces deux compagnies de téléphonie. Autrement, Airtel se voit reconduire sa sanction de 2018 qui s’élève à 3 milliards. Tigo, de son côté, versera en plus des 4 milliards (2020), 1,5 milliard FCFA. En tout, le montant total des sanctions pécuniaires pour 2020 s’élève à 13 milliards FCFA. Selon le PCA d’ARCEP, les produits de ces sanctions permettront à son institution de se doter des outils et des équipements performants pour assurer avec efficacité le contrôle de la qualité de service.

Le ministre d'État, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet, a dirigé une rencontre de la Commission spéciale pour le recrutement de 20.000 diplômés. C'est ce 09 octobre à la présidence. A cet effet, il a annoncé l’intégration de 6 000 jeunes avant fin octobre.

« 6 000 diplômés doivent être intégrés avant la fin du mois d’octobre, instruction du Maréchal du Tchad, Idriss Déby Itno ». C'est en ces termes que, Kalzeubé Payimi Debeut, ministre d'État, ministre Secrétaire général de la présidence, a annoncé la nouvelle vague d'intégration.

Au cours de la rencontre, Kalzeubé Payimi Deubet a tenu à faire le point sur les travaux de la commission chargée du recrutement des diplômés à la Fonction publique. Ces travaux ne sont pas satisfaisants au vu des résultats, estime-t-il. Le Secrétaire général de la présidence de la République a demandé au ministre de la Fonction publique et à la Commission d’accélérer la cadence.

Faut-il encore le rappeler, la Cellule technique d’appui à la Commission spéciale pour le recrutement devrait intégrer 5 000 diplômés à la fin du mois de septembre. Objectif qui n'est pas atteint. Car le nombre des intégrés est en deçà.

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