jeudi 19 mai 2022
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Journal (264)

Dans une déclaration faite le dimanche, le conseil militaire de transition refuse de négocier avec les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (Fact) qu’il considère comme des hors-la-loi. Pour la classe politique et la société, ce refus risque de compromettre la paix et la stabilité.

L’annonce est tombée tel un coup de massue. Dans une déclaration radiodiffusée le dimanche 25 avril, le conseil militaire de transition (CMT) dit exclure toute négociation avec les « mercenaires » venues de la Libye (allusion faite au groupe rebelle du FACT). « L’heure n’est ni à la médiation ni à la négociation avec des hors-la-loi », a martelé le porte-parole du CMT, le général Azema Bermandoa Agouna. Pourtant en date du 24 avril, le chef rebelle Mahamat Mahdi Ali a déclaré sur les ondes de la Rfi, être disposé à dialoguer et à un cessez-le-feu. Ce refus de dialoguer avec ces hommes en arme pour une sortie de crise est condamné à la majorité par la classe politique.

François Djekombe, président du parti USPR, est l’un des acteurs politiques appelant le groupe rebelle du FACT à un cessez-le-feu pour l’organisation d’un dialogue inclusif. Pour lui, cette déclaration va-t’en guerre du CMT est la résultante du soutien que Paris lui apporte. « C'est une erreur stratégique », relève-t-il. Toujours selon lui, ce genre d’erreur a été à la cause du génocide au Rwanda. « Ce genre de prise de position ambiguë et de soutien aveugle qui étaient à l'origine du génocide au Rwanda en 1994, parce que les autorités en place pensent toujours sortir victorieuses de n'importe quelle guerre avec le soutien et la bénédiction de Paris », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Il dit ne pas comprendre pourquoi les nouvelles autorités de N’Djamena se refusent à la médiation proposée par les chefs d’Etat du G5 Sahel. « Dans la mesure où nous exigeons la dissolution de la junte militaire et la mise en place d'un gouvernement d'union nationale de transition, le CMT jouit de quelle notoriété pour refuser l'offre de dialogue avec la médiation du Niger, exigeant plutôt la capture du chef du FACT? », s’est-il interrogé, toujours sur sa page Facebook. « Si le CMT veut la guerre, ''à la guerre comme à la guerre'', la majorité des Tchadiens souhaitent la paix et c'est ça le plus important », conclut-il.

L’opposant Saleh Kebzabo a aussi réagi. Il dit désapprouver cette décision qui, selon lui, est contre-productive. « On veut aller à la paix donc il faut nécessairement dialoguer et encore un cessez-le-feu », déclare-t-il. Du côté de la société civile, la réaction est aussi la même. « C’est du mépris quand les gens rejettent l’appel au dialogue », dit Max Loalngar, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme. Il est pour lui de dire que ce groupe politico-militaire est composé des Tchadiens qui, face au refus de dialogue du régime Déby, ont pris les armes. Dans tous les cas, Max Loalngar dit exiger toujours la dissolution de ce CMT qui est illégal et illégitime.

Hormis l’exclusion du dialogue avec le groupe du FACT, le CMT appelle à la solidarité sous régionale, très précisément des États du G5 Sahel pour combattre ces « terroristes ». « Le Tchad lance un vibrant appel à tous les États membres du G5 Sahel pour plus de solidarité, de coordination et de mutualisation des efforts en vue de mettre hors état de nuire ceux qui ont assassiné le Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno, attenté à sa sécurité ainsi qu’à celle de l’ensemble du Sahel », a communiqué le général Azema Bermandoa Agouna. 

Pendant que les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) sont bombardés, les présidents du Niger Mohamed Bazoum et de la Mauritanie Mohamed Ould El-Ghazaouani consultent l’opposition démocratique dans le cadre de la transition avec le Conseil Militaire de Transition.

Selon des sources proches des rebelles, l’armée française continue a bombardé intensivement les colonnes des rebelles tchadiennes qui menaçaient d’attaquer la capitale, N’Djamena. Les éléments du FACT se seraient dispersés en petits groupes dans le désert. Une partie se serait réfugiée dans les massifs du Tibesti, à la frontière avec la Libye. Le président français dans son intervention hier aux obsèques de Deby, a signifié que, la France ne restera pas indifférente face aux actions qui menacent la stabilité et l’intégrité du Tchad.

Entre-temps, après les obsèques, l’opposition démocratique et la majorité présidentielle ont rencontré deux Chefs d’État Mohamed Bazoum et Mohamed Ould El-Ghazaouani,  délégués par le président en exercice du G5 Sahel Christian Mark Kaboré qui remplace au pied levé le défunt président Deby Itno pour entendre l’opposition et majorité.

Durant les échanges l’opposition a réclamé le retour à l’ordre constitutionnel et dénonce ce qu’elle appelle coup d’État du Conseil Militaire de la Transition (CMT). La majorité, elle, soutient à appuyer la junte militaire et la Charte de Transition. Selon nos sources la rencontre s’est passée dans une ambiance cordiale. Dans les prochains jours, d’autres rencontres sont prévues pour donner suite dans les prochains jours. D’autres partenaires se joindront pour aider les différentes parties à trouver une solution pour former un gouvernement de transition.

Pour revenir aux rebelles, selon des sources gouvernementales tchadiennes, le chef rebelle serait tué ou blessé au cours des bombardements. Toutefois, aucune source indépendante ne confirme cette information. Les rebelles démentent la mort de leur chef. Et affirment qu’il se trouverait dans un endroit sûr.

Rappelons que les rebelles du FACT avaient lancé une offensive contre les forces loyalistes, le dimanche 11 avril 2021. Jour où les Tchadiens étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. Ils avaient revendiqué le contrôle des garnisons de Wour et Zouarké, dans les massifs du Tibesti à plus de 1000 km de N’Djamena.

Le 19 avril, dans une offensive de l’armée nationale, le gouvernement du Tchad annonce la mise en débandade des rebelles. Le, 20 avril, une autre contre-offensive rebelle signalée au nord du Kanem à environ, 400 km de la capitale. Le même jour au front, le président Idriss Deby Itno fut tué, pourtant déclaré provisoirement vainqueur par la CENI du scrutin du 11 avril.

Le Conseil militaire de transition, mis en place après la mort du président Idriss Deby Itno, a promulgué la Charte qui doit régir le Tchad pour les 18 mois à venir. Elle a été publiée sur le site de la présidence pendant quelques heures avant d’être retirée pour publication de mauvaise version, disent nos sources. Voici la quintessence.  

La Charte de la Transition est calquée sur la Constitution du 4 mai 2021. La nouveauté est dans la création de nouvelles instances qui feront office de la présidence, de parlement et de gouvernement. Il s’agit du Conseil Militaire de Transition (CMT), du Conseil National de Transition (CNT) et du Gouvernement de Transition (GT).

Le Conseil militaire de transition

Selon l’article 36 de la Charte, le Conseil militaire de transition (CMT) est un organe de définition et d’orientation des questions de paix, de stabilité et de sécurité nationale. Il est dirigé par un président qui exerce les fonctions de président de la République, de chef de l’État et de chef suprême des armées. En tant que chef de l’administration, il assure la continuité de l’Etat. Composé de 15 généraux, le CMT est présidé le général de corps d’armées Mahamat Idriss Déby.

Un point important : le président du CMT dispose du droit de grâce et confère les décorations de la République (article 42).

Le gouvernement de transition

Le gouvernement de transition renferme l’exécutif. Il conduit et exécute la politique de la nation (article 52). A cet effet, il dispose de l’administration, des forces armées et de sécurité.  Ses membres sont nommés et révoqués par le président du CMT. Son secrétaire général est placé sous l’autorité du président du CMT pour la coordination du travail gouvernemental.

Des tractations sont en cours pour la formation de ce gouvernement.

Le conseil national de transition

Il fait office d’Assemblée nationale. Le conseil national de transition, composé de 69 membres, a pour mission de :

  • suivre et contrôler l’exécution, par le Gouvernement, des décisions et orientations du Conseil Militaire de Transition ;
  • exercer la fonction législative ;
  • veiller à la défense et à la promotion des droits de l’homme et des libertés ;
  • examiner et d’adopter le projet de Constitution et les textes législatifs (article 59).

Ces membres, appelés conseillers, sont désignés par le président du CMT. Ils jouissent des mêmes privilèges que des députés (indemnités, immunité…)

Bon à savoir, la durée de la transition prévue par la Charte est de 18 mois. Toutefois, elle peut être renouvelée une seule fois par le CMT.  Des élections en vue d’élire un nouveau président de la République et des députés mettront fin à la transition. Déjà le CMT est boudé par la société civile et les partis politiques qui réclament une transition civile, dans l’ordre constitutionnel.

Christian Allahadjim

Un des premiers décrets est signé ce 20 avril 2021 par le nouvel homme fort de N’Djamena, le Général de corps d’armée, fils du défunt président Idriss Deby Itno et président du Conseil militaire de transition (CMT) Mahamat Idriss Deby est composé de 15 membres.

Général de Corps d’armée, Mahamat Idriss Deby
Général de Division, Djimadoum Tiraina
Général de Corps d’armée, Bichara Issa Djadalla
Général de Corps d’armée, Oki Mahamat Yaya Dagache
Générale de Corps d’armée, Mahamat Ismaël Chaibo
Générale de Division, Souleymane Abakar Adoum
Général de Corps d’armée, Tahir Erda Tairo
Général de Brigade, Azem Bermandoa
Général de Brigade, Amine Ahmat Idriss
Général de Brigade, Gamané Moukhtar
Général de Division, Saleh Ben Haliki
Général de Corps d’armée, Abakar Abdelkerim Daoud
Général de Corps d’armée Ahmat Youssouf Mahamat Itno
Général de Corps d’armée, Mahamat Nour Abdelkerim
Général de Brigade, Gueilé Hemchi

Blessé lors de la contre-offensive des rebelles du Front pour l’alternance et la Concorde au Tchad (Fact), le Maréchal Idriss Deby Itno est décédé dans la nuit du 19 avril. Retour sur les circonstances de sa mort.

Lundi 19 avril. Selon nos sources les rebelles du FACT informés de la présence du président Idriss Deby Itno sur la base de repli de l’armée tchadienne aux alentours de Nokou, a lancé une contre-offensive au lever du jour vers 5h du matin. C’est lors de cette attaque-surprise que le président Deby Itno est blessé, au front (partie de la tête) entre 7h et 8 heures. Il est évacué dare-dare par hélicoptère sur la capitale N’Djamena, vers 12 heures. Le même jour, dans la soirée, alors que la Céni le proclame vainqueur pour un sixième mandat avec un score de 79,32%, Idriss Deby Itno serait décédé quelques heures plus tard. La nouvelle de son décès est rendue publique aujourd’hui le mardi 20 avril aux environs de 11 heures, heure locale.

Dimanche 18 avril. Les combats entre les rebelles et l’armée tchadienne ont été très violents. Plusieurs sont morts. Un combat qui a duré 6h de temps, pas de vainqueur ni de vaincu. Les belligérants se sont repliés, chacun de son côté à la tombée de la nuit. Le Président Deby Itno vient nuitamment aux nouvelles à la base de repli de son armée. C’est là où il sera blessé.

Un jour avant. On est samedi 17 avril. L’armée tchadienne neutralise l’équipe de logistique des rebelles. La colonne a été complètement détruite. Plus d’une trentaine de morts, une cinquantaine de prisonniers.

Il faut le rappeler, la rébellion du FACT venant de la Libye, a fait une incursion sur le territoire tchadien le 11 avril. Ils ont progressé en direction de la capitale, N’Djamena. L’armée est entrée en action pour stopper les rebelles à Ziguey dans le Kanem.

Ce mardi, une équipe de généraux de l’armée tchadienne annonce la mort du président. La constitution est suspendue. L’Assemblée nationale et le gouvernement sont dissous. Deux semaines de deuil sont décrétées sur l’ensemble du territoire national. Une charte de transition signée est proclamée pour une durée de 18 mois. Des élections seront organisées.

Aux dernières nouvelles, les obsèques du défunt président Deby Itno auront lieu le vendredi 23 avril à Amdjarass après une cérémonie officielle à N’Djaména, capitale tchadienne.

Le Président de la République Idriss Deby Itno, est mort tard dans la nuit d’hier lundi 19 avril 2021. Ialtchad presse a recueilli les impressions de quelques citoyens. Vox pop.

« Je viens d’apprendre comme tout le monde la mort de notre Président de la République.  C’est triste pour chaque mort, paix à son âme. Une page vient de se tourner. Il appartient à tous les Tchadiens de maintenir la stabilité. Mes condoléances à tous les Tchadiens et particulièrement à sa famille. »

« C’est triste, Deby est mort. Je crains que le pays sombre dans le chaos. Il faut rapidement une transition inclusive avec l’opposition civile, les militaires et la société civile. Condoléances. »

« L’homme est mortel. Je ne suis pas surpris. Maintenant, il faut une transition et organiser rapidement des élections libres et transparentes. C’est le chemin de tous. Condoléances à sa famille et au peuple tchadien. »

« J’attends une transition avec les civiles et non des militaires. Et puis il nous faut une période claire pour la transition. Courage à sa famille et condoléances à tous. »

« La mort est un droit. Il est mort comme il a vécu, c’est à dire dans la violence et par la violence. Sans hypocrisie, le Tchad doit repartir sur une nouvelle base, plus saine. C’est une chance à saisir. Qu’ Allah le pardonne. »

Les affrontements au sol font rage dans le grand Nord tchadien depuis quelques jours après l’incursion des rebelles tchadiens venus de la Libye le jour d’élection le 11 avril dernier.

Un premier affrontement a eu lieu le 17 avril, il y a plus de 24h, entre les rebelles tchadiens du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) et l’Armée nationale tchadienne (ANT) à Ziguey au nord de Mao, capitale de la province du Kanem. La guerre des communiqués fait rage, les rebelles et les forces gouvernementales réclament chacun la victoire, mais des sources affirment que les combats ont été durs avec des pertes énormes. Toutefois aucune source indépendante ne peut vérifier ces informations.

Un second affrontement a eu lieu aux alentours Nockou le 18 avril. Cette bataille a été également rude. Selon nos sources, il y a eu plusieurs blessés et des morts de deux côtés. La situation est confuse et tendue. Seule de la nuit tombée a séparé les belligérants.

Cette rébellion du Fact était signalée depuis le 11 avril passé, jour d’élection présidentielle au Tchad où le président Deby Itno rempile pour un 6e mandat. Elle est dirigée par Mahamat Mahdi Ali ancien membre de la rébellion de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) de Mahamat Nouri.

Selon des sources, les rebelles étaient arrivés en plusieurs colonnes pour lancer des attaques à différents endroits. Cette stratégie fait dire à plusieurs observateurs que d’autres affrontements sont à prévoir dans les heures et les jours prochains.

Selon plusieurs spécialistes ce sont les défaites et de l’affaiblissement du Maréchal Khalifat Haftar qui ont provoqué le reflux des combattants tchadiens engagés à ses côtés. Des sources sécuritaires tchadiennes affirment à la rédaction que d’importantes troupes de l’Armée nationale tchadienne (ANT) ont été envoyées au front.

Rappelons que le président Deby Itno aurait sollicité l’appui aérien de la France dans le cadre des accords de coopération militaire bilatérale entre les deux pays. Selon nos sources, les autorités françaises ont souhaité ne pas s’impliquer directement dans ce conflit, mais ont timidement appuyé le pouvoir tchadien en logistique et en renseignements. L’avion tchadienne aurait mené plusieurs raids aériens. Le président Deby Itno serait depuis hier soir dans la ville de Mao.

Ce 11 avril 2021, les Tchadiens vont aux urnes pour élire leur président de la République. Un vote où l’enjeu reste reste le taux de participation. Cette élection est boycottée par une partie de l’opposition. Le président sortant Idriss Deby Itno au pouvoir depuis plus de 30 ans, rempile pour un 6e mandat.

Qui sera le nouveau président de la République du Tchad ? Le choix sera connu à l’issue de l’élection présidentielle qui a lieu ce dimanche 11 avril 2021.  Le président sortant Idriss Deby Itno est allé voter à 8h au quartier Djamball-Ngatto, bureau de vote numéro 4. À N’Djamena, la capitale tchadienne, les bureaux de vote ont ouvert à 7h00 et vont fermer à 17h00. Mais à 12h locale le constat fait sur le terrain montre qu’il n’y a pas affluence. Dans plusieurs bureaux de vote, les électeurs se comptent au bout des doigts bien que les marchés et commerces sont fermés officiellement. Ils arrivent à compte-gouttes, seuls ou en petit groupe de 2 à 3 personnes. Si cette tendance se maintient, le président sortant et ses alliés auront de la difficulté à atteindre un taux de participation satisfaisant, nous confie un observateur sous le sceau de l’anonymat.

Rappelons que cette élection se passe dans un contexte politique tendu. Sur toute l’étendue du territoire national, des Tchadiens sont appelés à choisir entre dix candidats en lice, dont le président sortant Idriss Deby Itno. Cependant, trois figures de l’opposition se sont retirées de la course pour fustiger le climat dans lequel cette élection est organisée. 

À la suite de l’incident ayant entraîné la mort de deux enseignants devant les locaux de la SNRJ/PSIG, le procureur de la République Youssouf Tom s’est prononcé ce vendredi.

À l’entame de sa communication, le procureur de la République près du tribunal de grande instance de N’Djamena a tenu à préciser que les tirs n’ont été effectués ni par les éléments du peloton spécial d’intervention de la gendarmerie (PSIG) ni par la section nationale de recherche judiciaire (SNRJ). « C’est un élément de la garde nationale et nomade du Tchad en poste à l’Agence nationale de la sécurité informatique et la cybercriminalité électronique (ANSICE) qui a tiré », a dit le procureur. 

Les faits

Le 23 mars autour de 13 heures, deux enseignants sur une moto ont été tués par balles devant les locaux de la Section nationale de recherche judiciaire (SNRJ) et le Peloton spécial d’intervention de la Gendarmerie. Selon le procureur, l’auteur des tirs auditionné sur procès-verbal régulier affirme avoir repéré deux personnes tentant de voler un véhicule dans les locaux de l’ANSICE. En poste pour assurer la sécurité des biens et des personnes, il a réagi en voulant immobiliser le véhicule. « Il dit avoir visé les pneus », rapporte le procureur en citant le procès-verbal d’audition. Malheureusement, poursuit-il, les balles ont raté la cible. Et ont atteint mortellement deux enseignants qui passaient devant les locaux de l’agence. Les victimes sont Wantamo Solbel et Wilva Djilvankissam, tous enseignants à l’école primaire Notre dame de la paix de Beguinage.

La procédure

L’auteur des tirs a été interpellé le même jour. Le parquet a été aussitôt saisi, dit le procureur Youssouf Tom. Une enquête a été ouverte et le mis en cause a été auditionné sur procès-verbal régulier. Les parentes des victimes se sont constitués partie civile. L’auteur est déposé à la maison d’arrêt de Klessoum. Pour le procureur, cet événement est douloureux. « Perdre deux enseignants à la même heure est bien regrettable. Mais ce qui est arrivé est arrivé.  La justice est saisie et le droit va être dit, promet le procureur Youssouf Tom.

 

La Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT), décide de rejoindre la plateforme syndicale revendicative en grève. L’annonce a été faite ce vendredi, 15 janvier par son secrétaire général, Brahim Ben Saïd NOH. Cette décision fait suite au compte rendu de la rencontre des syndicats avec le gouvernement fait par la CLTT à sa base.

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