vendredi 1 juillet 2022
Journal

Journal (282)

Un banal accident sur la voie publique aux  environs de 13h en face de la maison de culture Baba Moustapha a failli tourner au lynchage. Une Française a percuté deux jeunes sur une motocyclette. L’affaire a failli tourner au vinaigre n’y été l’intervention de la gendarmerie nationale tchadienne.

Une citoyenne française qui conduisant sa voiture de marque RAV4 grise d’une plaque CD (Corps Diplomatique) roulait à toute allure a percuté au rond-point entre l’ambassade de l’Allemagne au Tchad et la Maison de culture Baba Moustapha deux jeunes sur une moto de marque Hajoue de couleur rouge. Un des accidentés, Djimet Ahmat âgé de trentaine d’années affirme, « nous avons quitté l’axe commissariat central pour se rendre à Chagoua. Arrivée au rond-point de la maison de culture Baba Moustapha, une voiture conduite par une Française nous a percutés par derrière. Sur-le-champ elle a fait un appel d’intervention de service de sécurité de l’ambassade de France pour venir la récupérer. Une fois arrivés, sans constat, les agents de sécurité de l’ambassade de France au Tchad m’ont demandé d’aller me faire soigner et de les retrouver à l’ambassade. Nos gendarmes arrivés avec un léger retard m’ont demander de laisser tomber l’affaire et d’exécuter ce que les agents de sécurité de l’ambassade de France m’ont dit ». Pour Abdallah, témoin oculaire « elle roulait à vive allure et les a percuter par derrière. Et on leur demande d’aller soigner les blessures et de déposer le rapport médical à l’ambassade. Ce n’est pas respectueux ».  

L’accident s’est déroulé alors que l’équipe des journalistes de la rédaction était en route vers un autre reportage et est tombée par hasard sur l’incident. Sur les lieux de l’accident, le ton a vite monté entre les civils tchadiens qui s’attroupaient et le comportement cavalier des agents de la sécurité de l’ambassade de France qui refusaient d’attendre le constat de la police de circulation routière. Ils ont tout fait pour bâcler le constat, qui n’a finalement jamais eu lieu. Ils ont été aidés en cela par les gendarmes tchadiens sur place. Tous étaient préoccupés par le sort de la Française que par les blessures des accidentés. Cette attitude a fait réagir plusieurs passants rage de colère.

N’eut été l’intervention des agents de sécurité de l’ambassade de France au Tchad et les gendarmes, cette dame aurait pu être lynchée par la foule.

À Kouri Bougoudi dans la province du Tibesti, à l’extrême nord, un conflit meurtrier a eu lieu sur le site d’exploitation artisanale de l’or. Il y a plusieurs morts. Cet évènement n’a laissé personne indifférent, citoyens, défenseur des droits de l’Homme et homme politique ont réagi au micro d’Ialtchad Presse. Vox pop

La nouvelle sur les massacres entre Tchadiens sur le site d’exploitation d’or à Kouri Bougoudi a fait couler d’encre et des salives. Pour certains citoyens rencontrés ce matin à l’exemple de Nadjla Hassan,  il est anormal de voir des Tchadiens s’entretuer pour des choses qui ne valent pas une vie humaine. « Notre génération doit prendre conscience, la guerre n’a aucun intérêt. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin de ramener l’ordre à Kouri Bougoudi et dans l’ensemble du pays», soutient-elle.

Un autre citoyen, Yaya Hassan estime pour sa part qu’il est absurde que des Tchadiens s’entretuent entre eux, il interpelle « le gouvernement à arrêter les responsables de ces massacres et de les juger conformément à la loi de la République ».

M. Lazard, Vice-président de l’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme (ATPDH) affirme que c’est bien malheureux ce qui s’est passé à Kouri Bougoudi, « des Tchadiens meurent bêtement pour des richesses épuisables. La vie humaine n’est pas l’équivalence d’une richesse» dit-il. Il soutient que si les Tchadiens s’entretuent c’est parce que les conditions de vie sont extrêmes, la vie est devenue chère, le manque d’emploi, etc. Chacun veut subvenir par tous les moyens à ses besoins. Il souligne également que l’or du Tchad, la population n’en bénéficie pas. Toute cette richesse va dans les poches de tierces personnes. « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et partager de façon équitable les richesses nationales ».

Ordjei Abderahim Chaha, Président du Parti Rassemblement pour la Justice et l’Égalité au Tchad (RAJET), «  la présence des cadres militaires incompétents à Kouri Bougoudi guidés par la quête effrénée du gain facile est à l’origine de ses violences. Le gouvernement doit s’impliquer, impliquer tout le monde dans la gestion de la chose publique. Il faut intégrer et affecter des cadres civils et des administrateurs militaires compétents dans les provinces. C’est crucial afin de remettre de l’ordre et faire régner l’autorité de l’État ».

Abderamane Moussa Amadaye

La ministre du Développement touristique et de l’Artisanat, Mme Mounira Hassaballah était au Centre Artisanal de N’Djaména ce jour lundi, 23 avril pour, dit-elle, faire l‘état de lieux du centre en arrêt depuis trois décennies.

En arrêt depuis le début des années 90, le centre artisanal de N’Djamena traverse une crise sans précédente.  Il est quasiment dans les oubliettes des décideurs politiques. Ce matin 23 avril 2022, La ministre du Développement touristique et de l’Artisanat, Mme Mounira Hassaballah s’est rendu sur le lieu pour faire le constat afin d’apporter des solutions idoines, dit-elle, que traverse ce centre depuis plus de 30 ans.

Elle a visité toutes les salles, de l’atelier fonderie-bijouterie en passant par l’unité de production des chaussures aux ateliers de reluire, de peinture, de sculpture, de maroquinerie et enfin la salle de gallérie d’art et d’artisanat qui sont, presque tous à l’abandon, envahi par des araignées où quelques objets sont exposés et quelques personnels âgés veillent dessus.

Pour la ministre du Développement touristique et de l’Artisanat, le Centre Artisanal de N’Djaména est un organisme du Centre National de l’Artisanat des Arts appliqués en abrégé « CNAA » qui est sous la tutelle de son ministère. Elle souligne que sa visite consiste à constater et faire état de lieux  du premier centre d’artisanat du Tchad. Elle a également affirmé que des solutions seront trouvées pour qu’enfin le centre soit relancé et le transfert de connaissance de ce noble métier soit effectif d’une génération à une autre.

Mme Mounira Hassaballah a rappelé aussi que le Tchad a gagné plusieurs prix à l’international grâce à l’artisanat « le Tchad a gagné autant de prix dans les années 60, 70, 80 et 86 et depuis les années 90 et plus au-delà nous n’avons jamais gagné un prix » a-t-elle affirmé. Et ajoute que l’artisanat peut aussi contribuer dans la lutte contre chômage des jeunes. La ministre a profité pour lancer un appel à  la jeunesse pour embrasser ce métier. Selon elle, l’État est prêt à mettre des moyens nécessaires à afin de les accompagnés et de relancer ainsi l’artisanat tchadien qui stagne depuis plusieurs décennies.

Rappelons que le Centre Artisanal de N’Djamena a été créé en 1969 pour former les jeunes à s’outiller des connaissances artisanales et à mettre en valeur la fabrication locale, mais depuis le début des années 90 le centre manque de soutien de l’État.

Abderamane Moussa Amadaye

A l’international comme au national, les organisations de la défense des droits de l’homme continuent à réagir suite aux arrestations des leaders des droits de l’homme, suite à la marche autorisée du 14 mai passé. Dans un communiqué conjoint signé le 21 mai, elles demandent leur libération immédiate et inconditionnelle. Retour sur la teneur du document avec Ialtchad.

D’abord, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains (FIDH-OMCT), la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH), et l’Association Tchadienne pour la Promotion et défense des Droits de l’Homme (ATPDH) condamnent les arrestations suite à la marche du samedi 14 mai dernier. Selon le contenu du document signé ce 21 mai par  M. Dobian Assingar, Délégué permanent de la Fédération Internationale des droits de l’homme auprès de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et le président par intérim de la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH), Me Adoum Mahamat Boukar, « c’est une marche pacifique pour dénoncer le soutien de la France aux autorités militaires de la transition au Tchad ainsi que la présence supposée d’une base militaire française sur le territoire tchadien.»

Pour ces défenseurs des organisations des droits de l’homme, cette manifestation de la coalition Wakit Tamma avait été dûment autorisée par le Ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration. Ils précisent que l’encadrement par les forces de défense et de sécurité tchadiennes tout au long du parcours en est une preuve. La FIDH et la LTDH réalisent que les incidents qui se sont produits en marge de la manifestation et des actes de vandalisme commis contre les stations-service du groupe pétrolier français Total sont en dehors du parcours autorisé. Ils déplorent que ces leaders de Wakit Tamma soient placés sous mandat de dépôt par le Procureur de la République près le Tribunal de N’Djamena et incarcérés à la maison d’arrêt de Klessoum, à N’Djamena. La FIDH-OMCT et la LTDH précisent que ces leaders sont poursuivis pour « destruction de biens » et « troubles à l’ordre public ». Elles ont aussi mentionné qu’ils s’inquiètent de la répression systématique envers les manifestants pacifiques au Tchad.  Ils rappellent aux autorités de la transition leur obligation de respecter et de protéger les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Pour appuyer leur propos, ils citent les articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et les articles 9 et 11 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ratifiés par le Tchad.

La FIDH-OMCT et la LTDH demandent aux autorités de la transition à garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et le bien-être psychologique de l’ensemble des défenseurs des droits humains au Tchad. Elles réclament un strict respect des libertés fondamentales (libertés d’expression, et de manifestation), une enquête prompte, exhaustive, impartiale et transparente afin de faire toute la lumière sur les violations et atteintes aux droits humains commises à l’encontre des défenseurs des droits humains, une garantie des conditions d’un environnement favorable aux actions légitimes de promotion et de défense des droits, cesser toute forme de pression exercée sur la société civile au Tchad. Aux partenaires internationaux du Tchad et particulièrement les Nations Unies, l’Union africaine, la CEMAC, l’Union européenne et la France, la FIDH-OMCT et la LTDH leur demandent de contribuer au respect et à la protection des droits humains et des défenseurs et manifestants au Tchad.

« L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible », a rapporté le communiqué. Le communiqué précise que la FIDH et l’OMCT sont membres de Protect Defenders, un mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale.

Moyalbaye Nadjasna

Ces derniers jours ont été marquées plusieurs manifestations contre la politique de la France au Tchad. Dans la capitale tchadienne comme en province, les manifestants ont réclamé le départ de l’armée française et l’arrêt immédiat de soutien politique à la junte militaire. Si la marche organisée par Wakit Tama le samedi dernier à N’Djamena était autorisée par les autorités, certaines personnes non identifiées ont profité de l’occasion pour vandaliser des stations-service Total. Pour maintenir l’ordre public, la police nationale, la gendarmerie et les gardes nomades ont procédé à des arrestations. L’équipe d’ialtchad a recueilli les propos de quelques citoyens sur les arrestations des manifestants. Vox pop.

Fatimé Adam Bichara, « la manifestation est un droit par lequel un citoyen exprime son ras-le-bol et c’est ce que les manifestants arrêtés ont fait, ils ne veulent pas de la France au Tchad, c’est leur droit, le gouvernement doit respecter ce choix.  L’arrestation des manifestants est injustice, nous réclamons leur libération ».

Allaynassem Sidérasse, « l’arrestation des manifestants est un acte illégal parce qu’ils manifestent dans leur droit, pour la cause commune et l’intérêt général du pays. Il faut que l’État fasse de son mieux pour leur libération ».

Zahra Moussa, « Selon moi, l’arrestation des manifestants contre la politique de la France au Tchad est injuste et anormale. Chaque citoyen est libre de donner son avis sur la chose publique, mais je trouve aussi injuste la brutalité des manifestants sur les biens privés des expatriés ou des Tchadiens. Les manifestants doivent être disciplinés et exemplaires. La liberté de manifester a des limites. »

Abakar Djimé Dona, « Les manifestants n’ont pas respecté l’itinéraire de la manifestation et ont saccagé  des stations Total, des biens publics appartenant à l’État, et des biens appartenant aux particuliers. C’est illogique et intolérable ce vandalisme, nous réclamons que justice soit faite. »

Hissène Kelly, « L’État ne devrait pas en principe donner une autorisation à la marche contre un partenaire diplomatique aussi important comme la France. C’est au nom de la liberté d’expression que cette marche a été autorisée,  mais les manifestants n’ont pas respecté l’itinéraire, moins encore la liberté des autres. Nous avons tous vu les actes de vandalisme faits sur les stations appartenant au groupe français Total et sur les voies publiques. C’est de l’atteinte à la liberté des autres que je condamne avec la dernière énergie. Manifester pacifiquement c’est admissible, mais saccager, piller c’est illégal et je suis persuadé que la justice fera son travail ».

Propos recueillis par Abderamane Moussa Amadaye   

Le bureau exécutif de l’Union Nationales des Étudiants Tchadiens (UNET) section de N’Djamena a animé hier vendredi 13 mai au campus d’Ardeb-djoumal un point de presse relatif au paiement des frais d’inscription et de la réinscription.

Le Secrétaire Exécutif de l’UNET section de N’Djamena Yaya Barkai Mahamat a indiqué dans un communiqué signé du Directeur de la scolarité et des examens demandant aux étudiants de cycle licence de s’acquitter des frais d’inscription et de réinscription qui débuteront ce lundi 16 mai  et prendront fin le 15 juin prochain. Il a demandé à ses camarades de se conformer à la date prescrite, « passé ce délai, il est difficile d’avoir une dérogation », affirme-t-il.

Aussi, Yaya Barkai Mahamat attire l’attention de ses camarades à ne pas se laisser manipuler par les politiciens qui ont un agenda caché. Et qui les manipulent pour leurs intérêts égoïstes ou à des fins purement personnelles. Le Secrétaire Exécutif de l’UNET section de Ndjamena exhorte les étudiants d’abandonner certaines pratiques irrespectueuses au sein du campus comme « baptême de feu » qui crée du désordre et met en conflit les étudiants entre eux. Il ajoute, « le règlement intérieur de l’Université ainsi que le texte de base de l’association interdisent tout acte de violence et surtout quand elle est physique ». Le Secrétaire Exécutif déplore le dysfonctionnement de restauration dans trois sites universitaires à savoir : Toukra, Farcha et Ardeb-djoumal et exige leur réouverture dans un bref délai.

Il s’est tenu ce 10 mai à l’hôtel Ledger Plazza de N’Djamena, un atelier de validation technique et politique du document de stratégie de misse en œuvre de la Zone de Liberté d’Échange du Continentale Africaine (ZLECAF). Aussi, la ZLECAF va renforcer les capacités des acteurs sur les thématiques de la ZLECAF, ses règles d’origine, et normalisation, évaluation, et promotion de la culture. Cet atelier est rendu possible grâce à la collaboration de la commission économique pour l’Afrique des Nations unies et le ministère du Commerce. Compte-rendu.

Créée en janvier 2012 après une décision adoptée par l’Union Africaine (UA) lors de la 18ème session ordinaire de la conférence des chefs d’États et de gouvernement tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. Le Tchad s’est inscrit dans cette dynamique d’un marché continental unique en signant le texte en faveur de l’avènement de la Zone de Liberté Echange continentale Africaine lors d’un sommet extraordinaire le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda.

Dans la perspective de la mise en œuvre de l’accord sur la ZLECAF, le Tchad a élaboré sa stratégie nationale de mise œuvre assortie d’un plan d’action opérationnel en vue de se préparer à mieux saisir les opportunités offertes par ce vaste marché et de réduire les risques y associés. Pour la réussite de cette stratégie nationale, il est donc, selon les organisateurs, impérieux que tous les acteurs à quelques niveaux que ce soit s’impliquent. Ces activités se déroulent en deux phases, celle de la validation technique et politique et celle de renforcement des capacités des acteurs sur les thématiques de la ZLECAF. La phase atelier vise à faire valider la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAF à travers laquelle le Tchad peut identifier les opportunités commerciales et industrielles, les contraintes ainsi que les mesures nécessaires pour profiter des marchés nationaux, régionaux, voire mondiaux dans le contexte de la ZLECAF. Les activités s’inscrivent donc en droite ligne des appuis de la Commission économique pour l’Afrique au Tchad afin de diversifier l’économie et le développement industriel.

Cet atelier de 5 jours a réuni plus de 120 participants issus de différentes composantes de la société. Il s’agit des membres du comité national ZLECAF, les enseignants de l’université, le staff technique du Ministère du Commerce et de l’Industrie, les hommes des médias, les organisations patronales et chambres consulaires, les associations des consommateurs et femmes entrepreneures, les experts spécialisés dans le commerce international.  

Haoua Adoum Ibeth

Les ex-travailleurs de Tchad-Cameroun Constructor (TCC) ont organisé une manifestation pacifique devant la Cour suprême (CS) de N’Djamena ce 9 mai 2022. Ils exigent de la CS l’exécution de la décision de justice par rapport au verdict en leur faveur prononcé depuis janvier dernier. Le président de la CS leur a fait une promesse.

Ils ont investi tôt ce matin les locaux de la CS. Assis sous le drapeau, ils attendent impatiemment l’arrivée du président de la CS Samir Adam Annour. À son arrivée, les ex-travailleurs se lèvent tous comme un seul homme et lui passent leur message à travers la banderole qu’ils tiennent en main. Voulant entrer au début sans les rencontrer, il a ensuite fait un demi-tour pour venir à la rencontre des ex-travailleurs et leur dit ceci, « revenez demain à 08h 30 min et je donne la décision à votre avocat ».

Un nouvel espoir d’entrer dans leur droit renaît. Aussitôt dit, les ex-travailleurs de TCC reviennent à la bourse du travail. Pour le porte-parole des ex-travailleurs de TCC, Djedouboum Apollinaire, les ex-travailleurs vont se mobiliser pour prendre au mot le président de la CS si jamais il ne respecte pas sa parole. Il souligne aussi que le dossier relatif au dédommagement des ex-travailleurs de TCC sera désormais confié à Me Jacqueline Moudeïna. « Esso quitte le Tchad en juin prochain alors on n’a pas de temps à perdre. Nous voulons entrer dans nos droits, car les ex-travailleurs ont beaucoup souffert et beaucoup d’entre nous sont décédés. Le président de la CS a intérêt à respecter sa parole », explique-t-il. Il ajoute également que le travail qui devrait se faire normalement en cinq est fait à trois et demi. C’est cela qui a précipité la mort prématurée de leur camarade, conclut-il.

Dans le cadre des activités marquant la semaine du  festival  du cinéma et de l’audiovisuel Sao, une projection d’un documentaire intitulé ‘« le dernier du doudou » a été projetée ce samedi 7 mai 2022 à l’institut français du Tchad IFT. C’est un documentaire de court métrage réalisé par Brahim Doudou Hisseine Bichara.

C’est un documentaire de 15 min réalisé par Brahim Doudou Hisseine Bichara. Ce documentaire qui relate la vie du réalisateur a été primé à deux reprises lors du festival des étudiants du film FESAF en France. Le réalisateur reconnaît qu’au Tchad, le domaine du cinéma  est presque vierge et incomplet. Mais en allant au nord du pays, il a attrapé le virus du cinéma. De son retour à N’Djamena, il s’est rendu compte qu’il n’existe nulle part une école pour le cinéma moins encore une salle de projection. « J’ai pris la résolution d’aller à la recherche du savoir. Ainsi étant, j’ai envoyé mes dossiers à l’université de Bordeaux Montagne en France ou je suis retenu. Après la phase théorique, je suis revenu au pays pour réaliser un film dans la phase pratique », explique-t-il.

Il souligne aussi qu’il est obligé de réaliser un film en trois mois sur sa propre personne. Les téléspectateurs ont posé des questions relatives au tournage du documentaire qui parle que le côté nord et laisse de côté le Sud. Pour lui, le documentaire parle de vie et comme il n’a pas fait au Sud, il ne pouvait pas introduire ce qu’il n’a pas vécu dans le documentaire. Il ajoute qu’il n’y a rien au monde qui le passionne plus que le cinéma. Alors la chance lui a souri et a travaillé après sa formation en France. Cela lui a permis d’avoir les moyens afin de réaliser ses rêves, celui de devenir un réalisateur tout fait. 

Haoua Adoum Ibeth

A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’université de Ndjamena ce mercredi 4 mai 2022 à la faculté des sciences de la santé humaine, quelques anciens étudiants se prononcent sur la qualité de la formation que donne l’université de N’Djamena 50 ans après. Vox pop.

Noubaramadji Nguena, ancien étudiant de la faculté des sciences juridiques et politiques. « Il y a eu des innovations sur le plan des infrastructures, le plan organisationnel et fonctionnel. En termes de ressources humaines on compte maintenant assez des professeurs que 10 ans auparavant. Ce qui n’a pas beaucoup changé à mon avis c’est l’élasticité de l’année. Comparée à d’autres universités à l’intérieur du pays, on peut finir une année académique à l’université de N’Djamena même en trois ans »,

Zamzam Djimet Ahmat, étudiante à la faculté des sciences économiques et de gestion. « Beaucoup de progrès sont à noter sur le plan de l’amélioration et la qualité de la formation contrairement aux années précédentes. Cette amélioration est visible sur les résultats des étudiants. Il y a également des nouvelles filières qui viennent d’être ajoutées dans presque toutes les facultés et précisément dans ma faculté. Alors je peux dire qu’en termes de formation, les choses ne sont plus les mêmes ».

Oumar Mahamat Abbo, ancien étudiant de la faculté des sciences exactes et appliquées. « En 50 ans d’existence a formé plusieurs cadres qui sont des cadres et mettent leurs compétences au service de l’État. A cela s’ajoute l’innovation tant du côté des enseignants que des étudiants.  Par exemple, les étudiants de notre faculté ont fait une invention des logiciels et des mécaniques sur le plan de l’agriculture. Malheureusement, ces logiciels sont peu utilisés dans les industries ».

Mahamat Moussa, étudiant à la faculté des sciences de l’éducation. « Je salue la qualité de formation à l’université de N’Djamena. En 50 ans, cette université a rencontré et rencontre d’énormes difficultés telles que l’élasticité de l’année, les grèves à répétition et tant d’autres problèmes qui mettent à mal la qualité de l’enseignement et de la formation que donnent nos enseignants. Mais l’université s’arme de courage avec ses enseignants-chercheurs pour pouvoir apporter le meilleur en termes de qualité de formation malgré les hauts et les bas ».  

Propos recueillis par Haoua Adoum Ibeth

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