samedi 12 juin 2021

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Journal (149)

Le sommet des chefs d’État du G5 Sahel a pris fin ce mercredi. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le suivi des engagements communs pris à Pau.

C’est la crise sanitaire qui a été au centre des discussions entre les présidents des 5 pays Tchad, Niger, Mauritanie, Mali et Burkina Faso et le président français. La pandémie affecte gravement les économies de ces pays fragiles. Selon le communiqué final, les pays risquent de contraction sérieuse du Produit intérieur brut (PIB) pouvant aller, pour certains États de 7% à 8% en 2020.

Les chefs d’État du G5 Sahel ont saisi cette circonstance pour renouveler leur appel à l’annulation de la dette extérieure des pays membre du G5 Sahel. C’est l’une des mesures dans la « Déclaration de Nouakchott sur la pandémie de COVID-19 » issue de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’État du G5 Sahel du 27 avril dernier.

La lutte contre le terrorisme est l’un des sujets abordés. Les dirigeants des États du G5 Sahel ont salué l’engagement des effectifs supplémentaires de la force Barkhane. Le succès de l’opération baptisée « colère de Boma » dans la région du Lac Tchad au mois d’avril 2020 contre les factions de Boko Harem a par ailleurs été saluée, sans perdre de vue, l’adoption par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) d’un plan d’actions prioritaires 2020-2024 pour éradiquer le terrorisme dans l’espace CEDEAO.

 De plus, les 5 pays ont exprimé leur préoccupation face à l’expansion de la menace terroriste dans la sous-région. Et ont souligné l’urgence d’une action collective et énergique en vue de l’éradiquer.

Aussi, la France se défend de toute immixtion dans les affaires internes des 5 pays et affirme que l’opération Barkhane existe à la demande des pays concernés. Ensuite, le Tchad soutient que ses troupes ne pourront être déployées dans la zone de 3 frontières au détriment de sa propre sécurité, surtout dans la région du Lac, avec la saison de pluie qui commence.

Rappelons que ce sommet est la suite du sommet de Pau (France), tenu le 13 janvier passé, pour évaluer la situation au Sahel.

 

Dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi, le parti Union Nationale pour le Renouveau et le Développement (UNDR) exige la démission du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) Kodi Mahamat Bam.

Selon le communiqué, l’UNDR exige la démission du président de la CENI. Le parti de M. Saleh Kebzabo va plus en remettant en cause l’élection de M. Kodi. « Il a été élu dans des conditions frauduleuses. » 

De plus, l’UNDR dit ne plus être solidaire des actions de la CENI. Et affirme que la CENI reçoit ses ordres de la Présidence de la République. Pour les responsables de ce parti, la CENI doit suivre des orientations collectives et consensuelles venant des partis politiques et des autres composantes de la société afin d’organiser des élections acceptables pour tous.

Pour finir, l’UNDR appelle les autres partis politiques et les partenaires sociaux à une action concertée pour corriger le désordre organisé par le gouvernement pour hypothéquer indéfiniment les élections à venir.

La Covid-19 vaincue ?

D’après le communique de ce vendredi 26 juin 2020, le Tchad ne compte plus que 13 malades sous traitement.

Il n’y a plus que 13 malades sous traitements en cette date du 26 juin. Depuis le 19 mars jour où le Tchad a été enregistré son premier cas de la pandémie de Covid-19. Est-ce la fin de cette pandémie au Tchad ? Au moment de publier cette nouvelle, la situation épidémiologique se présente comme suit : 2 cas confirmés, 4 guéris, 0 décès et 13 malades sous traitements.

Sur l’ensemble du pays, 16 provinces ont été touchées. Il s’agit de N’Djamena avec 761 cas, Batha 6, Chari Baguirmi 1, Ennedi-Est 1, Guera 19, Kanem 18, Lac 5, Logon Occidental 13 etc. Les mesures barrières ont été dans la plupart du temps respectées par la population : port de masques, distanciation sociale de 1 m, ne pas se serrer les mains.

Rappelons que la pandémie a frappé le pays le 19 mars passé. Depuis quelques jours les autorités ont pris quelques décisions, encore timides, de déconfinement du pays. Notamment en autorisant la reprise des cours et en ouvrant les lieux des cultes avec des conditions, le respect des mesures barrières.

Le chef de l’Etat Idriss Déby Itno, a reçu la distinction de Maréchal du Tchad. C’est suite au vote d’une proposition de résolution à l’Assemblée nationale, le vendredi passé.

« Le Général Idriss Déby Itno est élevé à la dignité de Maréchal du Tchad pour service rendu à la Nation et les nombreuses victoires militaires remportées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », souligne l’article 1er de la proposition de résolution votée par les députés. C’est par 146 voix pour, 00 contre 00 abstention.

Il faut préciser que le député Saleh Kebzabo présent lors de la plénière a quitté la salle avant le vote. Il n’a pas apprécié la procédure adoptée. Pour lui, cette récompense est contestée dans sa méthode mais pas dans le fond.

Cette distinction a été saluée par le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense nationale, Mahamat Abali Salah, présent aux assises. Selon lui, cette idée était déjà en réflexion dans les grandes formations des armées, avant l’initiative des parlementaires.

C’est la reprise officielle des cours ce jeudi 25 juin 2020 dans quelques écoles.

Ce jeudi, les cours ont repris dans les collèges et lycées arabophones et francophones de la ville de N’Djamena. Aux lycées et collèges Félix, Éboué, technique commerciale, Assemblée Chrétienne, les salles de classe étaient remplies des élèves.

Les mesures barrières édictées par le gouvernement ont été dans la plupart des établissements respectées. Devant le portail, lavoirs et savonnettes sont bien en place pour que les élevés se lavent les mains avant d’entrer en classe. Pas d’accolade, pas de salutations main en main. Chaque élevé a un masque et la distanciation d’un mètre est de rigueur dans les salles de cours où il n’y a qu’un élevé par table banc.

D’après les élevés, la reprise est vraiment différente à cause de la pandémie de covid-19. « La reprise n’est plus comme avant, chacun son table banc, les caches nez sont obligatoires », dit Viviane Nanta Barbara élève de TD au Lycée Assemble Chrétienne. « Malgré la difficulté de s’adapter aux gestes barrières, je suis contente de reprendre les cours après 3 mois à la maison. Surtout que je suis en classe d’examen », ajoute-t-elle.

Toutefois, certains élèves se plaignent du port obligatoire de masque. « Avec le masque, on a du mal à respirer et là on doit supporter toute la journée, ce n’est pas facile », dit N’gabataroum Gloria, élevé de 3e au collège Assemblée Chrétienne. Les chefs des établissements veillent sur le respect strict des mesures barrière.

Rappelons que le gouvernement avait annoncé il y a quelques jours cette reprise des cours vu que la pandémie COVID-19 est moins virulente qu’à son début à la mi-mars.

Le calendrier scolaire de l’année académique 2019-2020 est modifié. C’est par un arrêté signé du ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique, Aboubakar Assidick Tchoroma que la nouvelle est tombée.

Comme annoncée, la reprise des cours pour les classes d’examen le jeudi 25 juin est maintenue, selon le nouveau calendrier. La fin d’exécution des programmes scolaires pour les niveaux concernés est prévue pour le vendredi 31 Juillet 2020 à la dernière heure.

Cependant, la suspension des cours le 19 mars dernier à cause de la crise sanitaire a un impact sur les activités pédagogique de l’année 2020-2021. Le 1er septembre 2020 va marquer la rentrée administrative pour l’année scolaire prochaine. Contrairement aux années précédentes où les élèves regagnent les salles de classe en octobre, cette année les cours reprennent le mardi 15 septembre 2020. Un mois sera consacré pour les classes intermédiaires en vue d’achever les heures de cours restantes de l’année scolaire 2019-2020. Les grandes vacances pour la prochaine année scolaire sont fixées au mercredi 16 juin au Samedi 31 août 2021.

A la sortie d’une réunion avec les secrétaires généraux ce 22 juin, le bureau de l’Union National des Étudiants Tchadiens (UNET) appelle les étudiants de ne pas reprendre les cours à la date fixée par le gouvernement.

Le président de l’UNET Aserpé Dickréo Amos a déclaré « le ministre de l’Enseignement supérieur, à travers une note circulaire le 9 juin, a annoncé que les étudiants reprendront les cours le 25 juin. Au niveau du bureau national, nous avons trouvé cette décision salutaire ».

Malheureusement, il a déploré qu’aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour faciliter cette reprise des cours. Première difficulté a souligné le président de l’UNET c’est le problème de déplacement des étudiants. Eux pour qui le gouvernement a exceptionnellement autorisé le voyage du 21 au 25 juin.

« On a trouvé que le délai est très court. On est allé vers le ministre de l’Enseignement supérieur afin de plaider pour qu’il puisse plaider auprès du comité de gestion de la crise afin que cette date soit un peu prolongée. Il nous a répondu sèchement que cela n’est pas possible », s’est plaint Aserpé Dickréo Amos. En plus du délai court, il informe que depuis le 21 juin, les agences de voyages refusent de sortir les bus. Les propriétaires attendent une note écrite de la part des autorités pour les autoriser à circuler.

Le bureau de l’UNET précise que les masques n’ont pas été remis aux étudiants pour leur protection. « Les gels hydro alcooliques, les savons et la désinfection de nos amphithéâtres, rien n’a été fait » a regretté le président.

Pour ces manquements, le bureau de l’UNET demande au gouvernement de mettre à la disposition des étudiants, des bus pour regagner leurs lieux d’études. En attendant de trouver des solutions, le président du bureau national de l’UNET demande aux étudiants de garder leurs positions jusqu’à l’appel du bureau national. « La reprise des cours ne va pas avoir lieu. Nous nous opposons actuellement parce que les conditions ne sont pas réunies », conclut-il.  

Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. David Houdeigar et le président de l’université de N’Djamena Mahamat Saleh Haggar, ont effectué ce mardi 23 juin une visite dans les établissements d’enseignement supérieur.

Ils se sont rendus dans 4 universités, la faculté de Toukra, Ardepdjoumal, Farcha, la Faculté de science et la santé et l’Université roi Fayçal.

« Partout où nous sommes passés, nous avons constaté que les dispositifs nécessaires ont été prises. Les salles sont pulvérisées, la sécurité est assurée », a dit le ministre Houdeigar.

Aussi, les bus des étudiants ont été désinfectés, tandis que d’autres sont attendus pour renforcer le parc actuel. Le ministre précise, « les bus transporteront désormais 40 étudiants maximum ». Pour la restauration, les aménagements ont été pris pour se confirmer aux mesures barrières.

Enfin, le ministre assure que toutes les dispositions ont été prises pour que les mesures sanitaires soient respectées. Il ajoute que les masques sont en train d’être distribués. 

Le monde de la culture n’a pas échappé à la pandémie du coronavirus. Elle est passée par là, toutes les activités culturelles sont suspendues. Le 21 juin, la fête de la musique a été virtuelle.

Au Tchad aussi les activités de l’édition 2020 se sont déroulées virtuellement, à travers les réseaux sociaux.  A l’Institut Français du Tchad (IFT) en passant par la Maison du Quartier Chagoua, quelques artistes ont donné de spectacles diffusés en direct sur les réseaux sociaux. Même son de cloche à la télévision Électron TV. Les mélomanes se sont connectés pour suivre les différents web-concerts.

Rappelons que dans les années passées, les salles de spectacles étaient remplies de spectateurs. Les artistes communiaient directement avec leurs fans, mais cette année le coronavirus a rendu la fête différente.

A l’occasion de la célébration du 30eme anniversaire de la journée de l’enfant africain, madame la ministre de la femme, de la protection de la petite enfance et de la solidarité nationale, Djalal Ardjoun Khalil a fait une déclaration.

« La journée de l’enfant africain célèbre les actions courageuses pour défendre les droits des enfants en Afrique et appelle à une sérieuse introspection et à un engagement à travers les nombreux défis auxquels ils sont confrontés », déclare la ministre.

Depuis son instauration en 2002, elle a été commémorée avec plusieurs différents conformément à la pratique et sur la base de la recommandation du Comité Africain d’Expert sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant (CAEDBE). Pour cette édition, le thème choisi est : « l’accès à un système de justice adapté aux enfants en Afrique ».

Selon madame Djalal Arjoun Khalil, « une analyse exhaustive des facteurs socioculturels, économiques, politiques, structurelles et conjoncturelles explicatives des violences, abus, exploitations et négligences faites aux enfants a été faite et a permis d’identifier les principaux goulots d’étranglement liés à la pauvreté des familles ».

« Plusieurs réalisations ont été entreprises », d’après la ministre.  

Rappelons que la journée de l’enfant africain est une journée internationale organisée chaque année depuis le 16 juin 1991 par l’organisation de l’unité africaine. C’est en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976.

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