mercredi 20 octobre 2021

Journal

Journal (222)

Le maire de la ville de N’Djamena Ali Haroun et l’Ambassadeur de la Chine au Tchad viennent de signer, ce 12 octobre un accord de jumelage entre la capitale tchadienne, N’Djamena et la ville chinoise Chongqing. C’est l’ambassade de Chine au Tchad qui a accueilli cette cérémonie.

Selon Ali Haroun, maire de N’Djamena, la signature qui entérine le jumelage entre la ville de N’Djamena et la ville chinoise Chongqing, est le résultat d’une longue et franche collaboration. Il précise que cette initiative est venue de son collègue de Chongqing. Ce dernier  a échangé avec feu Maréchal Idriss Déby Itno, en marge du Forum sur la coopération Chine-Afrique qui a eu lieu à Beijing, en 2018, a-t-il rappelé. Le maire de N’Djamena souligne qu’une délégation de N’Djamena a séjourné à Chongqing du 21 au 27 avril 2019. « Au cours de ce séjour, les deux parties ont signé le 25 avril 2019 un mémorandum d’entente. Objectif, établir une relation de coopération amicale entre les deux Villes basées sur le principe de l’amitié. Les deux parties ont convenu d’encourager et de soutenir le développement de coopération dans plusieurs domaines », explique Ali Haroun.  

Il estime que ce destin qui unit les deux villes séparées par des milliers de kilomètres l’une de l’autre n’est pas fortuit. Il soutient qu’avec cet accord, leurs relations vont s’intensifier sur le principe de respect réciproque et d’égalité entre les deux villes. « Cette relation pourra favoriser les échanges entre les deux villes et promouvoir leurs potentialités », déclare-t-il.

Pour Li Jinjin, ambassadeur chinois au Tchad, signataire de cet accord, les relations entre le Tchad et la Chine se portent bien. «  Dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », les deux parties ont approfondi sans cesse leurs coopérations dans plusieurs domaines qui augurent des opportunités pour les deux peuples », note le diplomate chinois au Tchad. Li Jinjin se dit rassurer du jumelage de ces deux villes, ce sont des occasions d’échange des expériences. Une telle amitié, dit-il, va insuffler un nouveau dynamisme dans la construction de ces destins croisés. L’ambassadeur chinois promet œuvrer pour la consolidation de cette relation.

Au cours d’un point de presse fait ce 12 octobre à la maison des médias du Tchad, la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC) se dit sceptique de la réussite du prochain Dialogue national inclusif.

La CPDC affirme que les points majeurs notifiés par les résolutions de l’Union Africaines (UA) pour la transition au Tchad ne sont pas respectés par le Conseil Militaire de Transition (CMT). Elle indique que sa participation au dialogue national n’est donc pas un acquis. Elle demande à l’UA de faire une évaluation d’étape de la transition. Ce, conformément aux exigences du Conseil paix et sécurité (CPS) pour situer l’ensemble des acteurs avant le dialogue, précise les membres de la CPDC. Son rapporteur Noubatessem Jonathan Toguyanan, énonce, la modification de la charte de transition, le caractère non paritaire des membres du comité préparatoire du dialogue national inclusif, la constitution du Conseil national de transition avant le DNI.

Le rapporteur rappelle que la 996e réunion du CPS de l’UA a pourtant exigé, la modification de la charte de transition jugée inadéquate, l’inéligibilité des membres du CMT aux futures élections, l’organisation du DNI et la mise en place d’un parlement de transition.

Il souligne qu’aucun document n’a été écrit pour confirmer l’engagement du CMT de ne pas se présenter aux prochaines échéances électorales. La CPDC relève deux comités parallèles de préparation du DNI. Elle s’interroge sur les critères du choix des membres du Conseil National de Transition (CNT) et de sa représentativité. Noubatessem Jonathan Toguyanan, déclare que rien ne rassure de la bonne volonté de la junte à s’engager objectivement vers le dialogue. « Ce dialogue est pourtant crucial pour le présent et l’avenir de notre pays », dit-il.

Le rapporteur de la CPDC estime que la mise en place du CNT trop controversée est inopportune. Il demande l’annulation du décret instituant les conseillers nationaux. La CPDC plaide plutôt pour un parlement consensuel à la fin du DNI pour plus de légitimité. Selon Noubatessem Jonathan Toguyanan, un mémorandum de toute leur évaluation a été remis au Haut représentant de l’UA.

La CPDC déplore les violences physiques et verbales, les privations de liberté et autres intimidations de la part du gouvernement et du CMT à l’encontre des membres de Wakit Tama.  Les membres de la CPDC déclarent qu’avec cette allure, rien ne rassure pour un vrai dialogue national ni des élections libres et transparentes à venir.

La Fédération internationale du football association FIFA vient de réhabiliter le Tchad après quelques mois de suspension. La SISA a notifié lundi, 11 octobre 2021 à la Fédération tchadienne de football association (FTFA) avec copie au ministère des Sports et à la Confédération africaine de football, la FIFA la décision de la levée de la suspension du Tchad. Une décision qui est tombée le lundi 11 octobre.

Le football tchadien va reprendre enfin avec ses aventures internationales après quelques mois de suspension par la FIFA. L’instance internationale du football a notifié  lundi 11 octobre 2021 la levée de sa suspension contre le Tchad. Un buffet d’oxygène pour les autorités footballistiques du Tchad. 

Une mission FIFA-CAF est attendue à N’Djamena dans les jours à venir. Objectif, s’enquérir des réalités des élections de la Fédération tchadienne de football association FTFA de décembre 2020, selon la FIFA.  

Le Tchad était suspendu par la FIFA pour ingérence des autorités tchadiennes. En mars dernier, le ministère des Sports avait retiré la délégation de pouvoirs à la Fédération tchadienne de football association (FTFA) pour non-respect de ses textes statutaires. Peu de temps après, un comité de gestion provisoire du football a été créé.

La semaine dernière, le ministère des Sports avait abrogé ce retrait de la délégation de pouvoirs. Ce, quelques jours, après que les autorités tchadiennes ont dissous le comité provisoire de gestion du football mis en place en mars. Retour sur la réhabilitation du Tchad avec le SG de la FTFA.

Moyalbaye Nadjasna

Un incendie d’origine inconnue embrase la capitale du Borkou Faya. Plusieurs vergers de la palmeraie sont partis en fumée. L'incendie a commencé avant 08h au quarter Ngugri et s’est vite propagé sur d’autres quartiers selon le correspondant d’Ialtchad presse sur place. Reportage.

L’incendie a commencé avant 8h au quartier Ngugri selon notre correspondant surplace Maidé Barkaï Fodeya. Il s’est intensifié rapidement aux quartiers Andjanlaye puis Sougou. Les dégâts sont énormes pour l’instant il y a des centaines de vergers de palmerais sont brûlés.

Faya est la capitale de la région du Borkou. Elle était renommée Largeau lors de la colonisation française, d'après le nom du colonel Étienne Largeau. Un  officier français qui a joué un rôle historique dans la conquête du Tchad en 1913. Après  l'indépendance, la ville est rebaptisée Faya-Largeau. Depuis quelques années, l’ajout du nom Largeau est gommé. La ville à son nom d’origine Faya.

Faya est une ville caractérisée par un climat désertique chaud typique du Borkou. Une des régions du nord du Tchad. Une zone aride du plus grand désert chaud au monde. les températures maximales moyennes sont constamment supérieures à 40 °C d'avril à septembre inclusivement, en atteignant un pic maximal de plus de 44 - 45 °C en juin. La saison chaude dure environ 7 mois au Borkou et aucun mois de l'année n'a une température moyenne journalière inférieure à 20 °C. .

Moyalbaye Nadjasna
Maidé Barkaï Fodeya 

Les ressortissants du canton Kamaya dans la province du Borkou se sont retrouvés ce 9 octobre autour de leurs dignitaires traditionnels au quartier repos, dans le 4e arrondissement de N’Djamena capitale du Tchad. La communauté Kamaya réitère son soutien au Conseil Militaire de Transition (CMT). Et demande la création du canton Kamaya Hallanga de Alhadj Sougoumé Kamamadou.

15h. Quartier Blabline, dans le 4ème arrondissement de la ville de N’Djamena. Une marée humaine a pris d’assaut les lieux de la rencontre. Une foule constituée des jeunes diplômés, des cadres civiles et militaires et des opérateurs économiques. Les griots n’ont pas raté cette occasion. Ils chantent en l’honneur des dignitaires. L’ambiance était à la fête, à l’amitié et à la fraternité. Les uns après les autres, ils se relaient pour présenter leurs civilités aux chefs traditionnels. Tous détendus, ils méditent le sort de leur canton qui, selon eux, est mal géré.

Les dignitaires de la communauté Kamaya, Sa Majesté Alhadj Sougoumé Kamamadou et Ahmat Kosso Chahaimi rejettent la gestion actuelle du canton Kamaya. Ils réitèrent leur soutien au CMT. Ils disent être satisfaits de l’effort entrepris par le CMT pour le maintien de la paix et de la stabilité. Ils demandent au président du CMT la création du canton Kamaya Hallanga  sous l’égide du chef Alhadj Sougoumé Kamamadou.

La communauté Kamaya réclame également la réhabilitation du chef de canton légitime, Sa majesté Ahmat Kosso Chahaimi. Selon cette communauté, ce dernier est le seul  héritier habileté à succéder au feu Kellei Chahaimi. Le défunt chef de canton à avoir dirigé le canton Kamaya de 1936 à 2002.

Le maire de la ville de N’Djamena, capitale tchadienne, M. Ali Haroun a lancé ce 30 septembre à l’hôtel de ville, l’enrôlement physique de ses agents. Quatre commissions sont mises sur place avec la collaboration de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS) pour enrôler le personnel de la mairie. Cet enrôlement physique qui durera 1 mois est la condition pour les agents d’encaisser leur salaire du mois de septembre.

Tôt ce vendredi matin, les agents ont investi les locaux de la mairie centrale pour se faire enrôler. Chaque agent attend impatiemment son tour dans une file indienne. Dans la salle d’enrôlement, on peut voir d’un côté les agents de l’ANATS qui vérifie tous les documents demandés pour l’enrôlement. De l’autre côté, les agents déjà enrôlés qui perçoivent leur salaire du mois de septembre. Tous les agents se présentent munis de l’arrêté de recrutement, celui du dernier avancement, le certificat de présence effectif, la fiche de renseignement, l’acte de naissance ou la carte d’identité nationale. Pour le maire Ali Haroun,  La mairie centrale à elle seule compte 1282 agents avant l’enrôlement physique lancé ce 30 septembre. A l’en croire, l’objectif recherché à travers cet enrôlement est de savoir l’effectif exact du personnel afin de pouvoir maîtriser la masse salariale. Selon lui, ce chiffre est croissant qu’il faut vérifier si tous ces agents travaillent réellement pour le compte de la mairie centrale. Il ajoute que ces agents sont payés avec l’argent des contribuables.  Il estime qu’il est inacceptable que les agents perçoivent de salaire sans qu’ils travaillent réellement à la Mairie centrale.

Peu avant le lancement de cet enrôlement physique, les autorités de la mairie ont mis sur place quatre commissions chargées de superviser la paie du mois de septembre. C’est d’ailleurs ces commissions qui sont chargées de faire le recensement physique. Ensuite, les autorités communales ont informé les banques de la place du paiement au billetage du personnel pour le mois de septembre. M. Ali Haroun affirme que cette initiative va mettre fin à l’existence des agents fictifs qui émargent allégrement sur le compte de l’État. Le maire a fait appel à l’ANATS pour informatiser les données du personnel.

Kouladoum Mireille Modestine

La liste du Conseil national de transition (CNT) nommé par décret a été publiée hier vendre 24 septembre. Le CNT est composé de 93 membres issus de la société civile, des anciens parlementaires, les politico-militaires et surtout de 30 pour cent des femmes. Mais la plateforme des actions citoyennes Wakit tama n’est pas représentée.

La liste des membres du CNT, tant attendue, est publiée hier vendredi 24 septembres. Les 93 membres de cette institution qui va remplacer l’Assemblée nationale critiquée par certains opposants et la société civile sont connus vendredi soir. Sur cette liste, on retrouve les membres de l’ancien parlement, tels que Haroun Kabadi, Delwa Kassiré Koumakoye, Yorongar Ngarléjy, Romadoumngué Félix dernier chef de file de l’opposition sous le Président Idriss Deby.

Parmi les nouveaux membres du CNT, on trouve un ancien candidat malheureux à la présidentielle du mois d’avril dernier, comme Alladoum Djarma Baltazar et une candidature avortée du leader de la coalition de l’opposition Alliance Victoire Benzoune Bongoro Théophile. La nouvelle équipe qui va jouer le rôle de parlement est constituée de 29 femmes, soit 33 pour cent de l’effectif, une première dans l’histoire politique du Tchad. L’on constate aussi la présence de jeunes dans cette nouvelle équipe, une première dans l’histoire du parlement tchadien. Toutes les tendances sont représentées. La liste est composée de 29 femmes, 67% des hommes, dont 24 anciens députés, 69 nouveaux, 29 jeunes. Sur le plan linguistique, les arabophones sont représentés à hauteur de 25% et 75% francophones. Chaque province est représentée par au moins 3 personnes.

La plateforme des actions citoyennes comme Wakit Tama qui continue d’exiger l’organisation d’un dialogue national inclusif (DNI) avant la mise en place du CNT, n’a pas été représentée.

 Dans un message, le président du CMT, le général Mahamat Idriss Deby Itno a remercié l’assemblée nationale, maintenue à titre intérimaire depuis le mois d’avril d’avoir assuré la continuité du travail parlementaire.

Jules Doukoundjé

Un conflit intercommunautaire entre les villages de Kidji-Mira et de Tiyo, dans le Ouaddaï a fait environ 27 morts le 19 septembre dernier. Pour empêcher que la situation s’envenime, le président du CMT mobilise plusieurs membres du gouvernement et les sages de la province pour trouver des solutions idoines.

La convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH) interpelle les autorités à trouver une solution définitive aux conflits communautaires qui sévit dans le Ouaddaï. Le 19 septembre dernier, un conflit foncier a opposé les villages de Kidji-Mira et de Tiyo, dans le Ouaddaï a fait plus de 27 morts. Le secrétaire général adjoint (SGA) de la CTDDH, Ibrahim Mahamat Ibrahim, affirme que la responsabilité de cette tragédie incombe les autorités centrales et locales.

Pour le SGA, les nominations complaisantes des agents médiocres et sans formation dans l’administration locale seraient à l’origine de ces gestions scabreuses aux conséquences dramatiques des affaires provinciales. Brahim Mahamat Brahim estime que c’est le laxisme et l’irresponsabilité des responsables administratifs et sécuritaires qui a causé des pertes en vies humaines. Il affirme que son organisation est indignée en rajoutant que cette tragédie aurait pu être évitée. La CTDDH exige que les instigateurs de ces massacres soient arrêtés et punis conformément à la loi.  

Pour éclairer la lanterne des lecteurs, la rédaction a contacté le sultan d’Abéché, mais il affirme qu’ils sont en conclave avec les autorités locales et quelques membres du gouvernement de la transition pour trouver une solution idoine à ces conflits qui ont tant ensanglanté le Ouaddaï.

Dans un tweet, le président du CMT, le général Mahamat Idriss Deby Itno a condamné ce conflit. Il a aussi présenté ses condoléances aux familles éplorées tout en appelant la Justice à faire son travail. « Face à cette barbarie, le gouvernement a dépêché sur place plusieurs ministres pour prendre toutes les mesures qui s’imposent afin que les criminels à l’origine de ce bain de sang soient sévèrement punis conformément à la loi », écrit le président du CMT. Selon le ministère de la Justice, les deux villages se disputent une superficie d’environ 25 km2. La province du Ouaddaï a connu plusieurs conflits intercommunautaires de ce genre qui se sont toujours soldés par des pertes de vies humaines. Pour permettre aux communautés de vivre côte à côte en paix, les autorités locales et gouvernementales devraient s’atteler davantage à trouver des solutions définitives.

Jules Doukoundjé

Le Premier ministre de la Transition (PMT), Pahimi Padacké Albert, après 4 mois de transition rencontre la presse ce 9 septembre 2021. À travers cet échange avec les journalistes, il a d’abord rappelé le contexte socioéconomique et politique difficile que le Tchad a traversé. Ensuite, il a présenté les 5 axes : le mandat de la transition, les réalisations des autorités de transition, les perspectives à venir et le défi du financement du processus transitoire.

Le 3 mai passé était la date du démarrage effectif de la Transition a précisé le Chef du Gouvernement de transition, Pahimi Padacké Albert, ce 9 septembre lors de la conférence de presse. Le Premier ministre (PM) affirme que, son gouvernement, sous le président du Conseil Militaire de Transition (CMT) travaille d’arrache-pied pour assurer la sécurité et la paix aux Tchadiens. Selon M. Pahimi Padacké Albert (PPA), toutes les sensibilités ont été consultées dans cette démarche transitoire. Le but, dit-il, est de parvenir à un résultat dans l’intérêt commun pour la sauvegarde de la Nation tchadienne. Pour le Premier ministre, Dieu aime le Tchad et le peuple tchadien est un peuple qui croit à son destin. « Le Tchad ne doit plus être une exception. La vie de notre nation ne doit plus être rythmée par des accidents et des incidents de nature à compromettre notre commun désir de vivre ensemble », déclare-t-il. Cette Transition doit être la dernière, ajoute-t-il. Le PM affirme que les Tchadiens doivent se battre pour dessiner cet avenir rayonnant de liberté et de prospérité.

Au sujet des 5 axes, le PM explique. Pour le contexte socioéconomique et politique difficile traversé par le Tchad, il dit que dans la vie d’une nation, il y a des évènements heureux et malheureux. Il cite, la baisse des cours mondiaux de prix de baril de pétrole, la covid-19 et la disparition brutale de feu Idriss Deby Itno, President de la République. PPA relève que, les plus pessimistes avaient prédit le chaos, mais c’était sans compter avec la maturité et la capacité de résilience des Tchadiens qui, dans leur écrasante majorité, ont choisi la voie de la paix.

Au propos du mandat de la transition, il souligne que c’est un vaste son champ limité dans le temps. « Je l’ai dit aux partenaires techniques et financiers du Tchad. Notre mandat c’est de travailler pour que ce qui nous est arrivé ne se reproduise plus jamais ». D’après lui, il faudrait qu’à l’issue des 18 mois, les Tchadiens s’accordent à reconnaître que les seuls moyens pour accéder au pouvoir seront dorénavant les urnes. « Pour parvenir à cet objectif, nous sommes appelés à conduire une Transition apaisée dans le délai imparti de 18 mois au terme duquel, nous devons organiser des élections libres, transparentes et inclusives ».

Pour les réalisations, il liste, la Charte de transition promulguée par le CMT, le gouvernement de Transition de large consensus, la création d’un ministère exclusivement dédié au Dialogue et la Réconciliation. Il rajoute le Comité du Dialogue national inclusif, le Comité technique spécial pour dialoguer avec les politico-militaires, la Feuille de Route de transition, le maintien de la mission régalienne de l’État dans les secteurs de l’éducation, la santé, la diplomatie et le payement régulier des salaires du personnel civil et militaire. Pour les perspectives, PPA signale que le gouvernement va poursuivre l’Agenda de la feuille de route de transition. Les consultations avec les acteurs civils et militaires vont continuer en vue afin de conférer à ce dialogue son caractère inclusif. « Les résolutions issues du Dialogue National Inclusif, serviront à la réforme du corps juridique de l’État afin qu’il soit capable d’organiser des élections générales libres, démocratiques et transparentes, pour inscrire définitivement notre pays dans une trajectoire de paix et de stabilité », promet-il.

Enfin, les Finances, les nerfs de la transition. Le Chef de gouvernement soutient que les autorités font de leur mieux. « Nous continuons d’avoir une série de discussions avec nos partenaires qui font montre d’une volonté manifeste de nous accompagner dans cette période particulière et si délicate de notre histoire ».

Moyalbaye Nadjasna

Le secrétaire d’État à l’Économie, Dr Abderahim Younous Ali vient de lancer  ce, 8 septembre 2021 dans un hôtel de la place la campagne « Stronger Together ou Plus Fort Ensemble ».

Le projet SWEDD (projet pour l’Autonomisation des femmes et le Dividende Démographique au Sahel ) est un instrument de promotion de la femme et de la scolarisation de la jeune fille. Le lancement de la 2e édition de la campagne dénommée « Stronger Together ou Plus Fort Ensemble » est placé sous le thème, « Éducation des filles et leadership féminin ». Les cibles de ce projet regroupé en trois catégories sont, la cible primaire, secondaire et tertiaire.

La cible primaire concerne les adolescents, les jeunes filles et les femmes, la cible secondaire vise les parents, les époux, les jeunes garçons, les leaders religieux et traditionnels, les micros financés, les journalistes et animateurs communautaires, etc. La cible tertiaire touche, les autorités administratives, les chefs d’entreprise, les banques, les ministères, les partenaires techniques et financiers, les organisations internationales.

Ce projet ambitionne à éveiller un changement de comportement des différents acteurs impliqués afin de favoriser l’éducation des filles et le leadership féminin mis à mal ces derniers temps par l’avènement de la Covid-19. Pour le Coordonnateur national du projet, M. Younous Awaré Neissa, l’objectif de cette campagne est de maintenir les filles à l’école, leur accorder l’accès à l’emploi, aux opportunités économiques et aux instances de décisions, au service et produit de la santé de reproduction, à l’hygiène menstruelle et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et les pratiques néfastes.

Quatre zones d’intervention sont ciblées par la 2e phase de ce projet. Il s’agit des provinces, du Lac Tchad, de Hadjer Lamis, du Kanem et du Salamat. La sensibilisation va prendre fin le 31 décembre 2021. Un projet financé entièrement par la Banque Mondiale.

Moyalbaye Nadjasna

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

Vos Annonces sur votre site Ialtchad Presse

Votre Publicité sur Ialtchad Presse