mercredi 16 juin 2021

Journal

Journal (152)

Les membres du Comité ad hoc pour la mise en place du conseil national de transition ont été nommés dans la journée du 13 juin. Une équipe composée des partis politiques et de la société civile.

C’est un premier pas vers la mise en place du Conseil National de Transition (CNT), l’organe qui fera office de l’Assemblée nationale. Par décret rendu public le 13 juin, le président du Conseil militaire de transition (CMT) a nommé des membres du Comité ad hoc de sélection des candidatures pour le CNT. Mais qui compose ce comité ?

A la tête de ce Comité, se trouve le Général de division Djimadoum Tiraina, vice-président du CMT. Officier de formation, le président du comité ad hoc a travaillé régulièrement à l’état-major général des armées. Il a été récemment fait ministre de la Défense par le défunt président Déby avant qu’il ne soit désigné comme vice-président au sein du CMT mis en place après la mort de Déby.

Comme 1er vice-président, Mahamat Allahou Tahir. Président du parti Rassemblement démocratique tchadien (RDP) du défunt président Lol Mahamat Choua, il est un allié de l’ancien parti présidentiel, le MPS.

Le 2e vice-président n’est rien d’autre que Me Jean-Bernard Padaré. Surnommé « feu de brousse », il est le secrétaire général, porte-parole du MPS.

Aux postes de rapporteurs, il y a Mahamat Hamid Koua et Ziang Saint Léon. Le premier est un Mpsiste. Il a été plusieurs fois ministre sous le régime Déby et actuellement ministre dans le gouvernement de transition. Le second est du parti RNDT le réveil, de l’actuel PM de transition, Pahimi Padacké Albert.

Six membres accompagnent ce comité. Parmi ceux-ci, il faut signaler l’implication d’Allamine Abakar Dangaya, président du Conseil national de la jeunesse du Tchad (CNJT). Celui-ci a été secrétaire général de la toute puissante organisation estudiantine, l’UNET avant d’en devenir son président. Il faut également signaler la présence du 1er vice-président de l’UNDR, Celestin Topona, actuellement conseiller chargé des missions du président du CMT. Souad Awad, l’actuelle directrice générale de la maison de la Femme figure également parmi les membres.

Le Comité ad hoc a cette mission de procéder par sélection des candidatures pour la composition du CNT, deuxième organe de la transition. Cet organe sera composé de 93 représentants, selon des critères qui ne sont pas encore définis.

Christian Allahadjim

Par un point de presse fait le 12 juin dernier, à la Maison des Médias du Tchad (MMT), la coordinatrice du collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, Hadjé Moussa Kach, a dénoncé les dérives de la Société Nationale d’Électricité (SNE), tout en proposant des solutions d’amélioration des services.

Pour la coordinatrice du Collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, Hadjé Moussa Kach, l’énergie électrique est le socle, sinon la pierre angulaire de tout développement. Et, partant des constats désastreux faits sur le terrain, on ne peut prétendre à un développement si l’on n’a pas accès à suffisance à l’énergie électrique, dit-elle. Selon Hadjé Moussa Kach, le tristement célèbre terme « kouran djabo » est la preuve irréfutable que l’énergie électrique est un luxe au Tchad. D’après elle, son organisation panafricaine « House of Africa », par le biais du collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, est conscient du calvaire que vivent les clients de la SNE. « Ce calvaire dure depuis des lustres, sinon, aussi loin que l’on se rappelle, quitte à croire que notre obscurité est leur priorité. Les services fournis sont plus que médiocres, c’est pourquoi le Tchad se retrouve à la traîne au classement mondial d’accès à l’électricité », dit Hadjé Moussa Kach. Elle affirme qu’après observation de la situation, plusieurs problèmes entravent l’amélioration de l’électricité au Tchad. Il y a entre autres, « le délestage chronique, la répartition inégale de l’énergie électrique, la défaillance des certains postes de distribution, l’inexistence des notes d’informations à l’intention des consommateurs pour des éventuels délestages, la cherté du prix du Kilowatt, la non-maîtrise de la tension de l’énergie distribuée, etc. », a-t-elle cité.

La coordinatrice du collectif des jeunes pour l’amélioration de l’énergie au Tchad, souligne que pour relever les défis et faciliter un accès effectif et permanent de l’électricité au pays et à N’Djamena en particulier, son organisation, fait plusieurs propositions. Il s’agit de la permanence de l’énergie électrique, la répartition égale et équitable de l’électricité si nécessité oblige, la mise en place d’un comité indépendant des suivis et évaluations relatifs au ravitaillement en carburant, la limitation de la prise en charge à 200 KW par bénéficiaire, la transparence sur la taxation du prix du Kilowatt. « Nous recommandons aux autorités de tutelle, à la SNE et aux partenaires techniques de la SNE de saisir de ces propositions afin l’électricité soit permanent au Tchad. Cette sortie n’est pas pour amuser la galerie. D’autres actions d’envergures peuvent être entreprises si la situation ne nous laisse pas le choix », conclut Hadjé Moussa Kach.

Rappelons qu’« House of Africa » est une organisation panafricaine créée le 25 janvier 2017. Elle est basée dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Elle intervient dans plusieurs domaines, notamment les actions humanitaires, l’autosuffisance alimentaire, la résilience communautaire, la défense des droits des consommateurs tchadiens.

Allarassem Djimrangar

Les rideaux sont tombés sur le 10e congrès extraordinaire du Mouvement patriotique du salut (MPS). A l’issue des assises, Haroun Kabadi a été désigné par acclamation, nouveau secrétaire général dudit parti.

C’est la grosse surprise de ce 10e congrès extraordinaire du Mouvement patriotique du salut (MPS) tenu ce samedi 12 juin. Même si les rumeurs persistantes prédisaient déjà l’éviction de Mahamat Zen Bada du poste de SG du MPS,  les membres du comité d’organisation de ce congrès ont rassuré que l’ordre du jour porte sur la redynamisation du parti,  après la mort tragique de son président fondateur Idriss Deby Itno. Et qu’en aucun cas il n’est question de désignation d’un nouveau secrétaire général. Rétropédalage, les congressistes ont désigné à la fin des assises l’actuel président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi, secrétaire général par acclamation. Il remplace à ce poste Mahamat Zen Bada, contestataire de ce congrès. Il a exprimé justement le fait que ce congrès visait à l’évincer.

Ce n’est pas pour la première fois que Haroun Kabadi occupe ce poste. Il avait déjà en 2009-2010 présidé aux commandes de ce parti. Grand militant respecté et discret,  il est un fidèle parmi les fidèles du feu président Deby, président fondateur du MPS. Il a dorénavant la charge de préparer le parti de l’oriflamme guerrière aux prochaines échéances électorales après la période de transition.

Il faut rappeler que ce congrès s’est tenu sous haute sécurité. Des éléments de la DGSSIE et ceux des unités antiémeutes ont été déployés pour la circonstance.

Les tensions sociopolitiques au Tchad semblent se décrisper peu à peu et la tendance va vers un dialogue inclusif. La Coordination des actions citoyennes Wakit Tamma accepte de dialoguer pour un Tchad sur des nouvelles bases démocratiques. Wakit Tamma a fait quelques propositions. Ialtchad Presse décrypte pour vous le document en question. 

Wakit Tamma, signifie en arabe tchadien, l’heure a sonné. C’est une coordination des actions citoyennes qui regroupe des mouvements de la société civile, la centrale syndicale UST et quelques partis politiques de l’opposition démocratique. Cette coordination s’opposait, à ses débuts, au sixième mandant du feu président Idriss Deby Itno. Selon un document signé le 02 juin 2021 des porte-parole notamment Me Max Loalngar (LTDH), Mahamat Nour Ibedou (CTDH), Dr Sitack Yombatnan (vice-président du parti les Transformateurs) Beni et Michel Barka (président de l’UST), Wakit Tamma justifie son ras-le-bol en quatre points.

Elle note d’abord l’injustice dans la gestion du pays et réclame justice pour tous. Ensuite, elle exige un dialogue sincère et le respect. Troisièmement, elle dénonce l’ingérence de la France dans les affaires internes du Tchad. Et la confiscation par les armes du pouvoir et sa conquête par les armes.

Pour le mouvement Wakit Tamma, la mort du Maréchal ainsi que celle d’une quinzaine des manifestants le 20 et le 27 avril aurait pu être évitée s’il y avait un dialogue sincère. Il faut signaler que Wakit Tamma, insiste sur le coup d’État de la junte et la dévolution dynastique du pouvoir au fils.

Il faut noter l’analyse contextuelle faite par Wakit Tamma des drames du 20 et 27 avril, il en ressort de cette analyse que le Tchad n’a non seulement perdu son président, mais plusieurs Tchadiens ont perdu leur vie soit dans le conflit armé ou communautaire et dans les manifestations. Pour le cas particulier des manifestants pacifiques, une quinzaine de morts et au moins 1200 cas d’arrestations.  En effet, le document note une chose importante qu’il faut souligner. Il s’agit du plaidoyer de Wakit Tamma pour un dialogue sincère et ouvert à tous. Dans le document la coordination des actions citoyennes dit être disposée à dialoguer, ce qui est différent d’une réclamation de participation active dans un des organes actuels de transition. Les membres de cette coordination entendent faire partie du processus de préparation, de la tenue et du suivi du dialogue inclusif. Ils veulent en fait jouer un rôle en créant des conditions saines pour des élections libres pour tous.

« Le Conseil militaire de transition doit montrer sa bonne foi… »

Dans ce document Wakit Tamma craint que ce dialogue ne tienne pas ses promesses. Il propose un forum similaire à la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Les critères d’égalité des parties prenantes, d’équité, de transparence, sans aucun esprit de clientélisme et de trafic d’influence sont à éviter, affirme le document. Compte tenu de l’importance du dialogue, Wakit Tamma estime que le Conseil militaire de la transition doit mettre en place une commission préparatoire plus représentative de la diversité des organisations qui la composent.

Wakit Tamma à travers ce document appelle à la bonne foi et la disponibilité du CMT à dialoguer. Le document va plus loin. Il réclame la libération des marcheurs arrêtés, les prisonniers de guerre et d’opinions, et l’ouvrir d’une enquête pour situer la responsabilité des ceux qui ont tiré sur les marcheurs et d’indemniser les familles. Il plaide aussi pour l’autorisation des marches et manifestations pacifiques. Le document propose également au CMT d’exprimer sa disponibilité à dialoguer avec les politico-militaires. « Muter le CMT en conseil Républicain de transition avec un président civil et un vice-président militaire. Les membres de l’exécutif transitoire ne participeront pas aux prochaines élections, modifier la charte de transition et l’adapter réellement au contexte de transition », c’est l’essentiel de la déclaration d’intention de Wakit Tamma.

Moyalbaye Nadjasna

Depuis le 20 avril, date officielle du décès du président Idriss Deby Itno, les attentes des Tchadiens au changement semblent hypothéquées. Les contestations ne cessent pas. Certains organisent des marches pacifiques, d’autres font de la communication qui va dans tous les sens. Retour sur les nouvelles sorties médiatiques du parti Union pour la République démocratique au Tchad (URDT) et du Collectif d’action des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (CAJPDET).     

Le processus de la transition au Tchad assuré par la junte est loin de convaincre l’opposition politique démocratique. Il y a quelques jours, le parti Union pour la République démocratique au Tchad(URDT) dans une communication faite par son secrétaire général Klamong Sou Nguetour, note que la transition qui s’opère doit être une opportunité de redéfinition de la politique au Tchad. Selon lui, la mise en place des mécanismes de transition malgré l’arbitrage de l’Union Africaine (UA) exigeant une transition de 18 mois hypothèque les attentes des Tchadiens. Pour réussir cette transition, l’URDT propose que le gouvernement de transition soit revu tout en impliquant les technocrates de toutes les forces vives. « Aller très vite au dialogue national inclusif. Le CNT doit être dignement constitué et représentatif de toutes les provinces, les élus de la 3e législature doivent être écartés y compris les membres du Cadre national de dialogue politique (CNDP) », dit-il. D’après lui, il faut interdire les cumuls de représentativités d’une même formation politique ou société civile dans le GVT et le CNT. M. Klamong Sou Nguetour demande au CMT d’arrêter de terroriser le peuple tchadien par les armes, les représailles sanglantes des manifestants pacifiques et de libérer ceux qui sont détenus. Il rajoute, que les paisibles citoyens soient sécurisés contre les détenteurs illégaux des armes qui endeuillent les familles.  Les villages Ndoh dans la sous-préfecture de Bebopen, département de Mandoul occidental le, 31 mai 2021 en est une des illustrations, précise-t-il. Pour lui, le peuple tchadien ne doit rien attendre de la France après 60 ans d’indépendance et prendre son destin en main. Il pétitionne auprès des formations politiques de s’engager sans calcul égoïste dans le processus pour la réussite de la transition, seul gage des futures élections démocratiques, libres et transparentes.

La finalité de toutes les démarches relève-t-il, c’est d’aboutir à la mise en place des institutions démocratiques fortes et crédibles au Tchad. « Le CMT doit prendre en compte à toute urgence, les réclamations des différents mouvements citoyens notamment, les organisations syndicales, les diplômés sans emplois, les associations des personnes handicapées entre autres », souligne le SG de l’URDT. Il estime que la situation actuelle exige une prise de conscience, du courage et un engagement total. « Un pays ne se construit pas avec la peur et l’injustice », martèle-t-il.

À contre sens, Mahamat El-Mahadi Abderamane, président du Collectif d’action des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (CAJPDET) dit apporter son soutien total au CMT. Pour lui, la jeunesse tchadienne est aux prises des défis colossaux à relever. Il demande aux jeunes de se ressaisir de tout acte de vandalisme ou de violence. Car note-t-il, de tels agissements ne sont pas constructif pour le pays dans le contexte actuel. Il appelle à la sagesse des uns et des autres. « La jeunesse tchadienne ne doit pas suivre les vendeurs d’illusions qui sapent les efforts du gouvernement pour la consolidation de la paix et la cohésion sociale », déclare le président du CAJPDET. Il encourage le gouvernement à la préservation des relations avec les pays voisins dans un élan de coopération sans frontière pour la paix et la justice.

Moyalbaye Nadjasna

Dans la matinée d’hier jeudi, une bagarre a éclaté dans un camp militaire situé en périphérie de Moussoro. Diverses sources évoquent un recrutement pour la garde présidentielle qui aurait mal tourné.

Certaines recrues venues de N'Djaména et d'autres provinces du pays se disent victimes de discriminations. Après avoir été admises, elles auraient finalement été renvoyées par le supérieur en charge du recrutement. Le motif : elles n’appartiendraient pas au large clan ethnique au pouvoir.

Les critiques dénonçant une garde présidentielle clanique sont récurrentes au pays. Des accusations de discrimination balayées par le ministre de la Défense, Daoud Yaya Brahim. Il évoque un mouvement d'humeur des nouvelles recrues en formation, qui ont des difficultés à s'adapter à la vie militaire.

Le ministre assure que le calme est revenu dans la journée au camp militaire de Moussoro. Une source locale affirme que l'hôpital reste encerclé par les forces de l'ordre pour sécuriser les blessés, mais aussi pour éviter une nouvelle bagarre.

Le calme semble être revenu ce vendredi matin. Des sources militaires avancent le chiffre de 18 blessés parmi lesquels 2 seraient des cas graves. Les hôpitaux où sont soignés ces blessés est encerclé par l’armée

À suivre

Le ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale a fait ce 3 juin, dans ses locaux, un briefing aux professionnels des médias sur la préparation de la campagne nationale de déploiement et de vaccination contre la Covid-19 au Tchad. Le vaccin qui sera utilisé est le Sinopharm. Voici les dix choses à savoir sur ce vaccin.

1)      Certifié par l’OMS

D’origine chinoise, le vaccin Sinopharm a été homologué par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 7 mai 2021. Il est testé sûr à 82%. Il a été utilisé en Égypte, Chine, etc.

2)      La dose

Contenu dans un flacon, Sinopharm a un dosage de 0,5ml et ne contient qu’une dose par flacon. Les personnes désirant se faire vacciner avec ce produit doivent prendre absolument deux doses sur un intervalle de 21 jours. Ce sont au total 200 000 doses pour environ 50 000 personnes.

3)      Les personnes cibles

Le vaccin contre la Covid-19 concerne que les personnes âgées de 18 ans et plus. Mais compte tenu de l’urgence, le Sinopharm qui vient d’être introduit au Tchad ne profitera que pour cette première phase au personnel de la santé, les personnes âgées de 65 ans et les candidats au pèlerinage à La Mecque. Il y aura en tout sept phases.

4)      Les avantages du vaccin

Le vaccin contre la Covid-19 protège l’individu qui le reçoit, en particulier les plus exposés de même que le reste de la population (membres de la famille et le reste de la communauté) ;

La personne qui reçoit le vaccin réduit les risques de complication qui sont à la base des décès chez les plus vulnérables (les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que les personnes présentant les maladies chroniques) ;

La vaccination constitue le moyen le plus sûr pour protéger la santé de la population qui nous permettra de lever les mesures de restrictions telles que : couvre-feu, confinement, limitation du nombre de personnes en réunion, des mouvements des populations, etc.

5)      La date de lancement de la vaccination

La date retenue pour le lancement de la vaccination contre la Covid-19 au Tchad est le vendredi 4 juin. Elle sera simultanée dans trois provinces à savoir N’Djamena, Moundou et Abéché. À N’Djamena, l’hôpital de la Renaissance est le site choisi pour le lancement officiel.

6)      Les centres de vaccination

Le vaccin contre la Covid-19 sera administré par le personnel qualifié. Les séances de vaccination se feront dans des postes de vaccination préalablement sélectionnés. À N’Djamena, 7 sites sont retenus : l’hôpital général de référence nationale, l’hôpital la Renaissance, l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine, l’hôpital de la Mère et de l’enfant, l’hôpital le Bon samaritain, l’hôpital provincial de Farcha, le Centre international des endémies.

A Moundou : l’hôpital provincial de Moundou.

A Abéché : l’hôpital provincial d’Abéché.

7)      Le nombre de personnes à vacciner par jour

Un nombre déterminé de personnes doit être vacciné par jour. Chaque site doit vacciner 250 personnes par jour jusqu’au 13 juin.

8)      Les exceptions

Le vaccin ne concerne prioritairement que ceux qui ne sont pas encore atteints de la Covid-19. Pour des  personnes déjà atteintes de la Covid-19, on ne doit pas leur administrer le vaccin aussitôt.  On ne leur administrera que 6 mois après leur traitement.

9)      La durée du vaccin

Aucune étude n’a pour le moment attesté de la durée que peut protéger le vaccin contre la Covid-19. Raison pour laquelle le ministère de la Santé recommande même à ceux déjà vaccinés de continuer à se protéger de la pandémie. Selon les responsables du ministère de la Santé, ce vaccin est efficace. Pour vérifier s’il a ou pas d’effets secondaires, il est demandé d’observer 30minutes après s’être fait vacciné avant de quitter les lieux.

10)    Un vaccin non obligatoire

Le vaccin n’est pas obligatoire, selon le ministère de la Santé publique. Toutefois, il est un impératif pour tous ceux qui désirent voyager dans des pays où c’est recommandé. Les candidats au hadj sont dans l’obligation de se faire vacciner.

Le vaccin Sinopharm est un don fait au Tchad par la Chine. Il a été réceptionné dans la soirée du 2 juin par le ministre de la Santé publique Abdoulaye Sabre Fadoul en présence du représentant de l’OMS au Tchad et d’autres partenaires. Dans peu, l’autre vaccin Pfizer sera introduit au Tchad dans le cadre de Covax.

Allarassem Djimrangar
Christian Allahadjim

Un lot de vaccin Covid-19 pour le Tchad est livré ce mercredi 2 juin, à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena. C’est un don de la Chine.

C’est à bord d’un Airbus d’Air France que le lot de vaccin contre la pandémie Covid-19 don de la Chine au Tchad est arrivé à N’Djamena. 18H50mn, le ministre de Santé publique, Abdoulaye Sabre Fadoul, l’ambassadeur de la Chine au Tchad, Li Jin Jin, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Jean Bosco Ndihokubwayo inspectent les lots déchargés de l’avion. A 19 heures, l’ambassadeur chinois procède à la remise officielle du don de vaccin anti Covid-19 au ministre de la Santé publique. Celui-ci, après réception, les remet au responsable du comité national de riposte sanitaire.

Pour l’ambassadeur de la Chine au Tchad, Li Jin jin, malgré la demande domestique considérable, son pays a tenu à ses promesses en offrant des vaccins à plus de 80 pays en voie de développement et en exportant le vaccin à 43 pays. « En plus, nous avons orienté une aide à plus de 2 milliards de dollars aux pays en voie de développement touchés par l’épidémie afin de les accompagner dans la riposte sanitaire et la reprise économique et sociale », ajoute-t-il. Selon lui, la Chine a offert du matériel médical à plus de 150 pays, 13 organisations internationales et des partenariats de riposte entre les hôpitaux chinois et africains qui ont été mis en place y compris l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine. « Depuis que le Tchad a été frappé par la pandémie du Covid-19, le gouvernement chinois l’a offert une dizaine de lot de don de diverses matérielles médicaux. Et aujourd’hui, nous témoignons de l’arrivée de ce don de vaccin. Quelques-uns disent que c’est une diplomatie de vaccin, mais ma réponse est simple, la chine ne veut pas monopoliser cette diplomatie », déclare l’ambassadeur Li Jin jin. 

Le représentant de l’OMS au Tchad, Dr Jean Bosco Ndihokubwayo, quant à lui, indique que les virus n’ont pas de frontière. La Covid-19 est une pandémie que tout le monde doit la combattre, dit-il. « C’est un plaisir de voir le Tchad pour lequel, je travaille depuis 5 ans recevoir le vaccin anti Covid-19. Je voudrai du fond de cœur remercier les autorités nationales pour leur leadership, leur vision pour que nous puissions en arrivé là où nous sommes », se réjouit-il.

Selon le ministre de la Santé publique, Abdoulaye Sabre Fadoul, le Tchad a reçu, il y a de cela un an, sa première livraison, aide en matériel de protection contre la Covid-19. Une année plus tard, l’ambassade de la Chine fait un autre geste à l’endroit du peuple tchadien en lui offrant 200.000 doses de vaccin contre la Covid-19, informe-t-il. « Aujourd’hui, nous recevons ce vaccin et nous sommes prêts à commencer la campagne de vaccination dès vendredi 4 juin, en commençant par les personnes prioritaires, c’est-à-dire les personnels de santé et les personnes âgées de plus de 65 ans », souligne le chef de département de la santé publique.

C’est par la signature des documents de remise de don que la cérémonie a pris fin.

Malgré le communiqué conjoint et l’arrivée d’une forte délégation à N’Djamena, capitale tchadienne la tension retombe à peine.  Sur le terrain, il a eu d’échange de tirs mercredi entre les deux armées. Toutefois, le Tchad continue d’acheminer des renforts militaires dans cette zone. 

Pourtant 24 à 48h avant, le ministre tchadien des Affaires étrangères Chérif Mahamat Zene et son homologue centrafricaine Sylvie Baipo Temon, ont annoncé dans un communiqué conjoint la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour établir les responsabilités dans l’attaque du 30 mai dernier à la frontière entre les deux pays ayant occasionné la mort de six soldats et blessés cinq autres.

Après avoir opposé un refus de recevoir la délégation dépêchée par Bangui, les autorités tchadiennes ont finalement accepté de rencontrer cette délégation mardi 1er juin. Dès son arrivée, « la délégation a eu une séance de travail avec leurs collègues tchadiens des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité, avant d’être reçu par le président du conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby », informe le communiqué qui précise que les deux parties ont reconnu la gravité de la situation et souligné l’urgence d’élucider les circonstances dans lesquelles cette attaque a été opérée. « La mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale, composée des partenaires traditionnels de deux pays qui sont l’Organisation des Nations unies (Onu), l’union Africaine (UA) et la communauté économique des états de l’Afrique centrale (Ceeac), a l’effet de déployer les espères sur les théâtres des attaques pour établir les faits et déposer un rapport qui situera les responsabilités a été convenue », annonce ce communiqué.

Les pays s’engagent à mettre en application les conclusions du rapport de la commission internationale indépendante d’établissement des faits afin de travailler ensemble sur une nouvelle base pour renforcer la sécurité à la frontière commune et éviter à l’avenir que des tels incidents malheureux ne se reproduisent.

Le deux pays souhaitent renforcer leur coopération bilatérale. Les ministres centrafricains dépêchés à N’Djaména et leurs homologues tchadiens réitèrent l’engagement des deux chefs d’État, Mahamat Idriss Deby et Faustin Archange Touadera de « privilégier le dialogue pour préserver la paix et la stabilité dans les deux pays et mutualiser leurs efforts pour relever les défis sécuritaires communs », conclu le communiqué.

Les autorités centrafricaines ont dépêché dare-dare une délégation conduite par la ministre des Affaires étrangère Mme Sylvie Baipo Temon chez le président de la Transition Mahamat Idriss Deby Itno pour faire baisser la tension provoquée par le massacre de 6 soldats Tchadiens par les Forces armées centrafricaines (FACA).

Malgré cela les autorités ne décolèrent pas, « c’est un affront qu’il faudra laver tôt ou tard », nous souffle un responsable. Un autre haut gradé rajoute, « il faut donner à ces « centros » une correction digne de notre rang militaire ».

Rappel des faits

Tout est parti le 30 mai 2021, Cherif Mahamat Zène, ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration africaine et des tchadiens de l’étranger, a annoncé par un communiqué du gouvernement une attaque d’un poste avancé de Sourou, en territoire tchadien par l’armée centrafricaine. Ce poste selon le communiqué est gardé par 12 éléments détachés de forces de Défenses et de la Sécurité tchadienne. D’après ce communiqué, cette attaque a occasionné la mort de 6 soldats tchadiens. Le gouvernement de la RCA a réagi ce 31 mai 2021. Il déplore l’incident qui s’est produit et réitère sa volonté d’entamer toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples. Retour sur l’évènement.

Les autorités tchadiennes sont tellement furieuses qu’elles refusent de recevoir, au moment de publier cet article, une délégation centrafricaine bloquée à Douala au Cameroun en attente d’un feu vert pour arriver dans la capitale tchadienne. Entre temps, les réseaux sociaux tchadiens crient vengeance. La tension entre les deux voisins est vive. La cause : 6 soldats tchadiens sont morts dans une incursion des FACA au poste avancé de Sourou, en territoire tchadien non loin de la localité de Mberé en lisière de la frontière de la RCA, selon le gouvernement de la République du Tchad. D’après le ministre Cherif Mahamat Zène, le Tchad est agressé sur son propre territoire par les FACA.

Tout a commencé ce dimanche, 30 mai à 5 heures du matin dit-il, l’attaque du poste avancé de Sourou gardé par douze éléments détachés, en territoire tchadien. Des assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et 5 blessés, 5 autres enlevés puis exécutés à Mbang du côté centrafricain, note-t-il. Selon Cherif Mahamat Zène, le DG de la gendarmerie centrafricaine a saisi l’ambassade du Tchad à Bangui pour que les autorités tchadiennes récupèrent auprès du chef de village Mbang les dépouilles de ces 5 soldats faits prisonniers puis exécutés.  Pour le gouvernement tchadien, ce crime de guerre et d’une gravité extrême. Elle est préméditée et opérée à l’intérieur du Tchad, dont seul le gouvernement de la RCA en connaît les raisons ne sauraient restés impunis. Le Tchad conclut le communiqué, tient à alerter la MUNISCA, l’UA et la CEAC de cette grave agression dont il est la cible.  

Le gouvernement centrafricain a réagi par le truchement de son porte-parole M. Ange Maxime Kazagui, ministre centrafricain de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement. Pour lui les échanges de tirs qui ont eu lieu départ et d’autre ont malheureusement occasionné des morts deux côtés. Le gouvernement de la RCA, impute l’attaque de ce dimanche 30 mai  aux éléments de la rébellion  Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). La RCA condamne le mode opératoire de la CPC qui procède par des attaques sur la population centrafricaine avant de traverser la frontière. Il déplore les pertes des vies humaines et adresse ses condoléances aux familles endeuillées. Il réaffirme en outre leur détermination et leur volonté d’œuvrer conformément à la lettre des dispositions de la commission mixte tchado-centrafricaine de décembre 2019. La RCA se dit prête à entamer toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples. Elle est disponible pour travailler avec la partie tchadienne pour préserver la paix et la sécurité des deux pays. Les hautes autorités de la RCA proposent la mise en place d’une mission d’enquête conjointe.

Aux dernières nouvelles N’Djamena peine à contenir sa colère. Des attroupements de l’armée tchadienne sont signalés à la frontière centrafricaine.

Younouss Sidick

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

Vos Annonces sur votre site Ialtchad Presse

Votre Publicité sur Ialtchad Presse