mercredi 16 juin 2021

Arts et Culture : La culture tchadienne est riche

Oct 03, 2019

La culture tchadienne est riche. Elle est alimentée par les différentes traditions des nombreuses ethnies qui se côtoient depuis des siècles. Cette richesse se manifeste dans plusieurs disciplines artisanales et culturelles telles que le cinéma, la littérature, la musique.

En littérature, le Tchad a connu de grandes plumes telles Antoine BANGUI avec son ouvrage autobiographique intitulé « Prisonnier de Tombalbaye » (1980) et « les Ombres de Kho » (1983). Un autre écrivain que le Tchad a connu c’est Joseph Brahim SEID, ancien ministre de la Justice, auteur entre autres de deux ouvrages devenus des classiques et qui sont étudiés dans les écoles africaines. Il s’agit d’un recueil de contes « Au Tchad sous les étoiles » (1962) et un récit autobiographique « Un Enfant du Tchad » (1967). La littérature tchadienne a également été marquée par la jeune plume de Baba Moustapha, mort prématurément en 1982 à l'âge de trente ans. Il a laissé plusieurs pièces théâtrales dont le plus connu est sans nul doute « Le Commandant Chaka » qui dénonce les dictatures militaires. Selon les critiques il comptait, au moment de sa mort, parmi les meilleurs espoirs littéraires du pays. La nouvelle génération d’écrivains tchadiens également suscite de l’espoir et parmi eux on peut citer NJEKERY Noël. Installé en suisse, il a écrit « Sang de kola » (1999) et « Chroniques tchadiennes » (2008). Mandowé Naïndouba auteur de l’Etudiant de Soweto.

On peut aussi citer d’autres écrivains tchadiens comme Marie Christine Koundja. N. Djédanoum, Koulsy Lamko, Nimrod, Zackaria Fadoul Kitir, Ali Abderamane Haggar, Ouaga-balé Danai ou encore la Première Dame Hinda DEBY ITNO avec son autobiographie « La main sur le coeur » (2008).

Le 7ème art se fraie petit à petit un chemin. Il est relativement jeune. Des cinéastes, mus par le désir de faire découvrir le regard cinématographique du Tchad, se sont lancés dans l’aventure. Cela leur réussi plutôt bien. En témoigne quelques récompenses glanées notamment par Mahamat Saleh HAROUN avec son film « Un homme qui crie » (Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2010). A ses côtés, on peut également citer Issa Serge COELO avec une filmographie qui s’agrandit et déjà constitué de « Daresalam », « N’Djaména City » ou encore « Prie Dieu pour ne pas être riche parmi les pauvres ».

Ces derniers ont eu comme ainés Edourd Sailly et Ngarseti Djiadingar qui ont produit des courts métrages et des documentaires.

La musique tchadienne a connu des talents comme Adoum Framous fondateur de l’orchestre Chari Jazz, le celèbre chanteur compositeur Noudjalta Chiquito ou encore le virtuose de la guitare Ramadjingué Lazingar fondateur de l’orchestre Africa Mélodie. Masdongar Clément avec son timbre perçant et ses exceptionnels mouvements de corps, MC Solar, Mawndoé du groupe Yeelen, HSAO et Mounira Mitchalla surnommée la panthère douce lauréate du prix découvertes RFI 2007 en sont les principaux ambassadeurs. D’autres et non des moindre comme Moussa chauffeur, Ildjima, Issa Moussa, Maître Gazonga, Ahmat Pécos, Talino Manu ont fait danser de nombreuses générations.

La génération d’aujourd’hui est encore plus inspirée. Elle se compose entre autres de Soubyanna Music, Saint MBété Bao, Ingamadji Mujos, Jorio Stars, Dounia Danpeur, Tibesti, Leulbo, Sanko Stars, Matania, Audrey Lynda Shey, Mimi la tchadienne, Achille Baldal, Beral mbaïkoubou, Ngass David, Cidson Alguewi, Darsila, Yassmine, Cravate Saint Valson, Abdoulaye Ndergué, Diégo, Bâton Magic, Dambadjoya, Santos, Kaar Kaas Sonn, Samouraï, Matrix, Rayis Kim, Croquemort…

Le théâtre tchadien aussi apporte une contribution de qualité à la culture tchadienne. Avec des acteurs populaires tels Mandargué, Alhadj Tawa, Hadre Dounia, Hassan Keiro et le colonel Al Kanto pour ne citer que ceux-là. Les potentialités et les talents existent incontestablement.

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