mercredi 27 octobre 2021

Grève des enseignants du Supérieur, les étudiants confus

Sep 22, 2021

Une semaine après la reprise des cours le 15 septembre dernier, le syndicat des Enseignants et Chercheurs du Supérieur SYNECS lance pour la 2e fois une grève d’avertissement. Cette cessation d’activités prend effet dès ce mercredi 22 septembre, sur toute l’étendue du territoire national. À la faculté d’Ardep-djoumal de N’Djamena, capitale du Tchad, visitée par la rédaction, les amphithéâtres sont vides. Reportage.

Tout est aux arrêts ce matin à la Faculté d’Ardep-djoumal, dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena. Les bus de transport des étudiants garés, les portes des amphithéâtres et les bureaux des enseignants sont restés hermétiquement fermés. La cour ressemble à un village fantôme. Qu’est-ce qui se passe ? Les Enseignants chercheurs du supérieur sont en grève. Cette séquence de grèves dite « perlée » désespère les étudiants.

Bembaye Jacob est en 2e année des Sciences de l’Éducation, il se dit désolé des grèves répétitives des enseignants. « L’enseignement supérieur au Tchad est très déplorable. Une semaine seulement après la reprise des cours de l’année qui est inachevée, les enseignants observent une grève. Ça fait très mal », dit-il. Certains étudiants affirment qu’ils sont fatigués de subir les conséquences d’incompréhensions répétitives entre le gouvernement et les enseignants du supérieur. Selon eux, l’espoir d’avoir un avenir meilleur a disparu.

D’autres étudiants estiment pour leur part que le gouvernement et le SYNECS doivent s’asseoir pour trouver une solution définitive à ces grèves. Mbaïramadji Didier étudiant en Sciences humaines et sociales est confus. « Je m’interroge si le problème vient du gouvernement ou des enseignants. À quel niveau se situe exactement l’incompréhension ? À mon avis, le gouvernement doit respecter ses promesses », dit-il. Bembaye Jacob trouve logique que les enseignants réclament ce qui leur revient de droit. « J’encourage les enseignants à tenir bon malgré les conditions de vie et de travail très défavorable. Toutefois qu’ils pensent aussi à nous, car nous constituons la relève de demain. Il faut bien nous former. Quelquefois on fait seulement 2 à 3 mois de cours pour une année académique. Cela devient ridicule pour l’avenir de l’enseignement supérieur au Tchad », regrette-t-il.

En attendant le 29 septembre prochain, jour de fin de grève, les étudiants attendront à la maison.

Kouladoum Mireille Modestine

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