Monnaie de change, un véritable casse-tête

Sep 05, 2021

Depuis quelques mois, les Tchadiens sont confrontés à des problèmes de circulation des pièces de monnaie et des petites coupures des billets de banque.  Les billets de 2000 francs, 5000  CFA ont quasiment disparu sur le marché.  Un véritable casse-tête pour les détenteurs de gros billets surtout, les usagers de billets de 10.000 FCFA. Reportage.

Les petits billets de banque deviennent de plus en plus rares sur les  marchés, les boutiques voire les stations d’essence de la capitale tchadienne, N’Djamena. Ce manque pose des difficultés dans les échanges commerciaux et la vente en détail. Les pièces rares sont celles de 25F, 50F et 100F. Les petites coupures de 500f, 1000F, 2000 francs et 5000 CFA sont de plus en plus introuvables. Même si on en trouve, la qualité n’est pas. Il se trouve que même certaines pièces sont dégradées et rejetées faute des numéros lisibles.

Il est difficile d’effectuer des achats d’articles et divers produits lorsqu’on a de gros billets. Les commerçants posent d’avance le problème de reliquat. Ce qui oblige les clients à dépenser plus que leur budget prévu pour les courses. M. Ngarassem René est comptable dans une station de la place. Selon lui c’est un problème délicat qui joue sur les relations clients-vendeurs. « On a souvent de  la difficulté de rendre la monnaie aux clients à chaque fois qu’ils arrivent à la pompe. Pour certains clients impatients, nous nous donnons beaucoup de mal pour les désintéresser, d’autres nous comprennent et repassent plus tard chercher leurs reliquats », dit-il. Il ajoute qu’il leur arrive de demander aux clients s’ils ont le montant exact avant de les servir, ce qui n’est pas bien pour les affaires. Un client, sous couvert de l’anonymat, déclare que cette situation commence par être agaçante. Pour lui, certains  pompistes disposent bien de la monnaie, mais c’est une manière d’amener les clients à acheter plus. C’est devenu une stratégie marketing. Un autre pompiste, Ali Mahamat, lance un cri d’alerte auprès des banques.  «  Nous rencontrons beaucoup de problèmes concernant les pièces de monnaie et les petites coupures des billets. Nous demandons aux banques de faciliter la circulation des petits billets», dit-il.

Pour Mahamat Al-Hassan, vendeur de piment et autres produits au grand marché, il y a un sérieux problème de monnaies. « Si les clients achètent les articles ou produits de 250 et 300 FCFA, même avec un billet de  500 FCFA, on a souvent de la difficulté pour lui rendre sa monnaie. C’est pareil pour les billets de  2000F et 5000 F, qui sont rares ». La rareté des pièces de monnaie et de billets de petites coupures font déambuler les femmes dans les marchés durant des heures.

Pour une caissière d’une banque de la place, les pièces et les petites coupures des billets qui servent de monnaie sont rares à cause de leurs états piteux. « La Banque centrale se serait trouvée dans l’obligation de les récupérer. Ces billets piteux en état sont parfois remplacés ou purement et simplement détruits. Voilà pourquoi, les banques n’arrivent pas à ravitailler en monnaies », explique-t-elle.

Des marchés, des centres commerciaux en passant dans les petites boutiques des quartiers, les agences de voyages, le constant est le même. Tout le monde se plaint, clients,  commerçants ou vendeurs. Certains grossistes et même les détaillants estiment que c’est un manque à gagner pour l’économie du pays.

Mahamat Kao, Hermine et Hassanié

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