mercredi 20 octobre 2021

Une rentrée scolaire 2021-2022 morose

Aoû 30, 2021

Bientôt c’est la rentrée scolaire 2022. A N’Djamena, la capitale tchadienne, certains établissements scolaires privés amorcent le processus déjà des inscriptions et des réinscriptions. Mais l’ambiance est morose. Le cœur n’y est pas. C’est du moins le constat fait par nos reporters sur le terrain dans quelques lycées et collèges privés des quartiers nord et sud de la ville. Reportage.

Après une pluie de quelques millimètres tombée ce matin du 30 août 2021 à N’Djamena, le climat était doux. Il était 10h lorsque la rédaction a sillonné quelques établissements scolaires privés de la capitale tchadienne pour s’enquérir des préparations de la prochaine année scolaire.

Premier arrêt : Lycée et collège Fort-Lamy, cet établissement scolaire est situé sur la rue de 40 m, Avenue N’garta Tombalbaye, dans le 3e arrondissement.  M. Ibrahim Mahamat Iguémir en est le Proviseur. Il nous reçoit amicalement. Après les chaudes poignées de mains, nous déroulons l’objet de notre visite : « nous venons nous enquérir des préparatifs de la rentrée scolaire 2022. » Selon lui, son établissement se conforme toujours au calendrier scolaire du ministère de l’Éducation nationale. « Nous avons prévu le début des réinscriptions, le 1 septembre 2021. Pour les nouveaux élèves, leur admission dans notre établissement se fait par voie de tests. Nous avons reçu déjà plus de 200 dossiers pour le recrutement des nouveaux élèves. Le test concerne le 1er et le 2d cycle avec quelques matières qui vont être affichées à la veille », explique-t-il. Le proviseur affirme que son école fait la politique de l’excellence prônée par les autorités. Pour lui, seuls ceux qui méritent et définitivement admis au test qui seront inscrits. M. Ibrahim Mahamat Iguémir souligne que les parents d’élèves sont leurs partenaires privilégiés. « Nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour assurer un meilleur encadrement de nos élèves pour ne pas décevoir les parents qui nous font confiance. Après le test et une fois le résultat affiché, nous ne prendrons aucun enfant. Nous délivrons une liste des matières au programme aux parents afin de leur permettre d’acheter les fournitures de leurs enfants », soutient-il. Il informe que mêmes les chargés de cours sont recrutés par voie de test, sous l’autorité du Conseil des sages. Il ajoute que son établissement travaille avec le programme réactualisé et déroulé par le ministère de tutelle. « Par exemple cette année nous avons présenté 355 candidats de toutes séries confondues au baccalauréat . 245 sont déclarés admis d’office, soit 70,49% de taux de réussite ».

Deuxième arrêt : Lycée et Collège Baba Lagré, situé à gauche de la rue de 40 m. Nous rencontrons le fondateur, M. Lagré Moussa Allamine. Il déclare que, c’est peut-être prématuré de parler de la prochaine rentrée, avant de préciser qu’ils ont plutôt, opter pour l’instant à une remise de niveau de leurs candidats admissibles à la seconde session du Baccalauréat. « Nous voulons organiser des petites séances des travaux dirigés en faveur de nos candidats admissibles au baccalauréat. Cela va leur permettre d’être prêts pour aborder la seconde session fixée le, 4 septembre 2021 par l’ONECS », indique-t-il. Il soutient que son administration a convoqué quelques enseignants, surtout pour les matières de base pour voir ensemble ce qu’il y a lieu de faire. Ils entendent maximiser la chance de ces jeunes pour leur admission définitive à cette seconde session. « Après cette phase, nous allons nous consacrer totalement aux réinscriptions et inscriptions. D’ailleurs nous détenons des fiches avec tous les renseignements inhérents aux inscriptions et réinscriptions que nous mettons à la disposition des parents d’élèves. Sinon c’est timide comme vous le remarquez », dit-il.

Troisième et dernier arrêt : Lycée et collège des Assemblées chrétiennes au Tchad, situé au quartier Ardep-djoumal, dans le 3e arrondissement. Le censeur M. Mbermbaye John attend la rédaction avec aplomb. Il est l’homme clé qui détient toutes les informations scolaires de son établissement. « Une année se termine, une autre année commence automatiquement. Nous avons déjà fait la planification pour les inscriptions et réinscriptions pour démarrer, le 2 août, mais il y avait une coïncidence avec le déroulement du baccalauréat », affirme-t-il. Selon lui, son établissement a bel et bien lancé les inscriptions et les réinscriptions, mais c’est difficile. Ce mois, dit-il, est un mois difficile, les parents d’élèves disent que leurs finances sont mal en point. « Nous disons aux parents de réserver les places de leurs enfants et s’acquitter plus tard des frais d’inscription, mais ils semblent ne pas comprendre », dit-il. M. Mbermbaye John affirme qu’il n’y a pas d’engouement, cela posera des problèmes d’encombrement plus tard.

Entre temps dans les établissements privés l’ambiance en ce qui concerne les couturiers est tout à fait différente. Ils  travaillent d’arrache-pied pour confectionner les tenues scolaires dans chaque établissement qui les recrute. Dans les établissements publics par contre, rien à signaler sauf les administrations qui s’activent pour la seconde phase des épreuves du baccalauréat 2021.

Moyalbaye Nadjasna

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