dimanche 26 septembre 2021

Radio FM Liberté souffle sur ses 21 bougies

Aoû 06, 2021

La radio pour la promotion et la défense des droits humains, la FM Liberté vient de célébrer hier 5 août 2021, ses 21 ans d’existence. Cette bande FM qui a pendant longtemps permis aux Tchadiens de s’exprimer sur les questions liées aux violations des droits fondamentaux peine à atteindre ses objectifs pour manque de moyens humains et financiers.

Créée le 05 août 2000, la radio FM Liberté a pour objectif de faire la promotion des droits fondamentaux de tous les Tchadiens sur toute l’étendue du territoire national. Elle a été créée par les organisations de la société civile, les syndicats et les associations des défenseurs des droits de l’Homme. Cette radio a permis de faire la lumière sur les violations des droits humains au Tchad. Pour le directeur Djékourninga Kaoutar Lazare qui s’exprimait à l’occasion de cet anniversaire insiste sur le fait que FM Liberté a été créée pour faire la promotion et l’éducation de la population tchadienne dans le domaine de la protection civique. « Notre objectif, c’est de faire la promotion et la défense des droits de l’Homme pour arriver à un développement harmonieux de la personne », précise-t-il. Le directeur estime que la radio évolue difficilement, mais d’un pas sûr, avant de souligner que la station rencontre d’énormes difficultés. Selon lui, c’est difficile de subvenir à des charges quotidiennes de fonctionnement de la radio. M. le directeur soutient que la radio c’est aussi la mobilité des journalistes pour chercher les informations et qu’avec des moyens financiers limités, ce n’est pas facile. Concernant le manque de moyens, M. Kaoutar Lazare souligne que la radio a besoin de moyens humains et matériels. « Nous sommes trop sollicités, mais nous n‘avons pas assez de journalistes pour faire normalement le travail. Si nous avons de moyens, nous allons recruter assez de journalistes pour satisfaire nos auditeurs et auditrices », dit ce dernier. Au sujet de traitement de l’information, il ajoute que la radio FM Liberté est une radio qui vulgarise la protection des droits de l’homme et qu’elle n’est pas en bonne odeur de sainteté avec les autorités publiques. Il estime que le pouvoir public est le premier violateur des droits de l’Homme à travers ses représentants tels que les chefs de cantons, les chefs de brigades, les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs. Toutefois, il reconnaît que depuis ces 3 dernières années, les pouvoirs publics comprennent le sens de leur ligne éditoriale. FM Liberté a 12 correspondants basés tous au sud du pays. « Ça me fait mal qu’on n’ait pas de correspondants au centre et au nord du pays », affirme le directeur de la radio M. Djékourninga Kaoutar Lazare. Pour lui, à chaque fois que les bonnes volontés se manifestent dans la partie nord du pays pour les aider, il y’a toujours de menaces et des intimidations de gouverneurs, des préfets et sous-préfets. Ces menaces ont poussé leurs correspondants dans cette partie du pays à jeter l’éponge. Pour le rédacteur en chef de la radio FM Liberté, M. Mekondo Sony, malgré le manque de moyens, le personnel a la volonté et c’est leur force. Selon lui, la radio FM Liberté est une radio associative et que les temps sont durs. Il manque des partenaires financiers pour faire fonctionner correctement la radio.

La radio FM Liberté ambitionne de couvrir tout le Tchad, de devenir un groupe avec une télévision qui fera la promotion des droits de l’homme.

Jules Doukoundjé

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