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Salibou Garba, « le Tchad est une République du Gondwana »

Aoû 06, 2021

Le leader du parti Alliance nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), Salibou Garba, a échangé avec la presse ce 05 aout 2021 à la Maison des médias du Tchad. Au menu, le processus de transition.

Le processus de la transition au Tchad suscite chaque jour des interrogations et des échanges entre différents acteurs. Ce jeudi 05 aout , Monsieur Salibou Garba, président de l’Alliance nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), au cours d’une conférence de presse a qualifié de coup d’État la prise de pouvoir par la junte au Tchad. Selon lui personne ne dira le contraire à moins que, les concepts de droit et de la démocratie soient tropicalisés. Il rajoute par ailleurs que, le Tchad c’est la République du Gondwana, le pays du président fondateur, citant ainsi le chroniqueur de la Radio France Internationale (RFI), Mamane.

Le député Salibou Garba, indique que devant l’impossibilité, d’organiser une élection présidentielle, deux possibilités sont envisageables. Il cite l’intérim tel que prévu par la constitution dirigée par le président de l’Assemblée nationale ou son vice-président. Cette phase declare-t-il, outre la gestion des affaires courantes doit se consacrer à préparer après-intérim. Secundo, le président national de l’AND note la transition. Il explique que seules les forces vives peuvent conférer la légitimité bien évidemment à travers une rencontre suffisamment représentative. Pour déplorer le processus de la transition au Tchad, Salibou Garba souligne que la loi est mise à côté et la charrue est mise avant les bœufs. D’après lui, au Tchad, tout se fait à l’envers. Il précise en outre qu’une transition apaisée implique l’équilibre et la participation de tous, et renchérit ensuite que, la transition consensuelle intègre les avis de tous dans toute décision. Le président de l’AND souhaite que cette rencontre soit similaire à la conférence nationale souveraine.

Salibou Garba indique que, les points des sujets à débats et controverses sont : la révision de la charte de transition, la mise en place du Conseil national de transition(CNT) et le comité d’organisation du Dialogue national inclusif(DNI). Selon lui, la charte comporte assez de lacunes et précisément au niveau du préambule, il n’est pas fait mention de l’autorité qui l’a approuvée et adoptée. En plus, dit-il, la charte revêt un caractère dilatoire, l’objet de bras de fer engagé avec le Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine. Le président de l’AND plaide auprès de toutes les sensibilités qu’elles soient nationales ou internationales de saisir cette situation inattendue en opportunité pour arrêter le délitement sous toute forme contre les institutions étatiques. D’après lui, cela est possible si les uns et les autres cessent de penser uniquement aux avantages souvent illicites du pouvoir.

Les journalistes ont demandé à monsieur Garba s’il croit à la tenue des élections en 2022 ? Sa réponse est non ! Pour une bonne élection affirme-t-il, il faut un nouveau recensement général de la population, une révision de code électoral, une révision du fichier électoral électronique et réviser la charte des partis politiques.

Moyalbaye Nadjasna