Le CNJT accusé de sabotage

Juil 26, 2021

Le samedi dernier, la réunion des leaders des associations des jeunes, convoquée par le CNJT, a viré au cauchemar. Des candidats boutés ont déchiré tous les documents afférents au processus de désignation. 

C’est un spectacle honteux que des leaders des associations des jeunes ont offert le samedi 24 juillet à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. Ce jour, le Conseil national de la Jeunesse du Tchad (CNJT) a convoqué ses leaders pour la désignation des représentants de la jeunesse au sein du comité d’organisation du dialogue national inclusif en vue. Mais très vite, la réunion s’est transformée en cauchemar. Des candidats qui ont vu leurs dossiers rejetés ont boudé et se sont mis à déchirer tous les autres dossiers se trouvant sur la table du présidium. Des images et des vidéos de cette scène ont fait le tour des réseaux sociaux.

D'après Mbairamadji Désiré, président de l’AJASSA, tout est parti de la mauvaise volonté du président du CNJT, Abakar Dangaya. « Nous avions tenu une réunion à la veille avec le ministre en charge de la Réconciliation pour retenir un schéma. Mais le jour J, Abakar a sorti une autre feuille de route de  son chapeau », fait-il savoir. Le schéma, selon ce qui est retenu avec le ministre de la Réconciliation, accorde une place au CNJT, une autre aux provinces et trois autres places aux jeunes de N’Djamena. « Le jour de la rencontre décisive, le président du CNJT a réparti les places avec des connotations divisionnistes. Il a parlé des nordistes, des sudistes, des francophones, des arabophones et la gent féminines », rapporte le président de l’AJASSA. Les contestations ont commencé à partir de là. Malgré tout, les leaders des jeunes ont accepté que le vote se passe. Là encore le CNJT est pointé du doigt d’avoir ourdi un plan. « Abakar s’est imposé en président du présidium. C’était cautionné. Ensuite certains candidats ont déposé séance tenante leurs dossiers. Enfin, le CNJT a validé 14 candidatures sur les 39 déposées sur la base de quoi on ne sait », décrit Mbairamadji Désiré.

Toujours selon lui, la goutte d’eau qui a débordé le vase est l’absence d’une candidature féminine parmi celles retenues. « Pourtant le CNJT a accordé une place à la gent féminine. Et il y avait dix candidatures féminines », se désole-t-il. Des voix féminines ont commencé par s’élever pour dénoncer ce coup. Le présidium, sous pression, a fini par retenir une candidate. Cela n’a pas pu calmer les tensions. Les autres candidats, boutés, se sont rués sur le présidium pour arracher. « C’était la pagaille. Les gens ont commencé par s’invectiver, mais ils ne sont pas des coups de poing », affirme le président de l’AJASSA. Pour Mbairamadji Désiré, le spectacle qui a été offert est un plan du CNJT. « C’est un boycott planifié par le CNJT qui veut faire passer son plan machiavélique qui consiste à proposer des personnes à son niveau », croit-il.

Finalement le processus de désignation des représentants de la jeunesse a été suspendu. En soirée, le CNJT publie un communiqué pour déplorer l’incident et se dédouaner de toute accusation. L’organe représentatif de la jeunesse d’indiquer les cinq représentatifs au comité d’organisation du dialogue national inclusif seront désignés de concert avec le ministère en charge de la Réconciliation parmi les 15 candidats retenus.

Christian Allahadjim

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